Étiquette : livre
N’ooma par Daniel Piret

Fiche de N’ooma
Titre : N’ooma
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1979
Editeur : Fleuve noir
Première page de N’ooma
« — Quelle fumée, bon Dieu ! Quelle fumée et quel bruit ! Il n’y a vraiment pas d’autres endroits où aller ?
— Je n’en connais pas d’autres, sinon plus malfamés encore. Antaréga d’Afnor n’est pas Léna XII… loin de là ! Faute de merles, on mange des grives, dit un ancien dicton terrien…
— Quel maudit planétoïde que cet Antaréga ! Combien de temps devrons-nous y rester ?
— Je ne sais pas au juste, Horst… Une semaine, deux semaines peut-être, le temps nécessaire aux réparations du Hativ… Les pièces sont arrivées par transmutateur aujourd’hui…
— Aujourd’hui !… Qu’est-ce que cela veut dire, « aujourd’hui », sur ce misérable caillou où les jours et les nuits sont artificiels ?… Vivre sous cette maudite cloche comme un fromage ! s’exclama le nommé Horst. Il y a de quoi devenir fou !
— Il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur !
— Oh ! toi et tes proverbes ! »
Extrait de : D. Piret. « N’ooma. »
Les survivants de Miderabi par Daniel Piret

Fiche de Les survivants de Miderabi
Titre : Les survivants de Miderabi
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1976
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les survivants de Miderabi
« Gaal retenait son souffle. Tous sens en éveil, les muscles tendus, tapi derrière le buisson d’épines, il regardait. L’oiseau de métal s’était posé dans un long sifflement semblable à celui du grand aigle en colère, à quelques mètres de lui.
Il regardait de tout ses yeux. Il avait eu un moment l’idée de fuir, mais une force plus forte que sa volonté propre l’en avait empêché ; peut-être s’appelait-elle : curiosité… Et maintenant, il était là, tremblant, dans l’attente de quelque chose.
Combien de temps se passa-t-il ? Il n’aurait pu le dire, mais sûrement plusieurs heures. Gaal, immobile comme la pierre, ne bougeait pas. Il était habitué à ces longues attentes ; combien de fois n’avait-il pas guetté le grand aurochs ou l’ours des cavernes, et pour lui le temps ne comptait pas.
« L’oiseau » était là, à peu de distance, il était bien plus gros que le plus gros mammouth laineux. La lueur qui l’entourait tout à l’heure avait maintenant disparu et Gaal distinguait mieux. »
Extrait de : D. Piret. « Les survivants de Miderabi. »
Les fils de l’Atlantide par Daniel Piret

Fiche de Les fils de l’Atlantide
Titre : Les fils de l’Atlantide
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les fils de l’Atlantide
« Dim s’étira longuement et émit un bâillement sonore. Il s’assit sur le rebord de la couchette et acheva de se libérer des fils qui le retenaient, prisonnier volontaire, à l’ordinateur-hibernateur. Il se leva lentement et fit jouer ses muscles. Quelques instants, il pratiqua la traditionnelle gymnastique de « remise en forme », puis, calmement, s’approcha des indicateurs directionnels.
Un simple coup d’œil le rassura, la trajectoire était bonne, les temps respectés. Il enclencha la touche d’un tabulateur miniaturisé, prit place dans un fauteuil, étendit les jambes et attendit, feuilletant d’un regard distrait La Terre, un vieux bouquin qui ne le quittait jamais. Une dizaine de secondes plus tard, une voix nasillarde le tirait de sa rêverie.
— Approchons zone 3472 ZH, limite cosmo-spatio-temporelle connue. Vous communiquons tracé théorique à suivre d’après coordonnées dernier repérage professeur Olam.
Une longue suite de chiffres, de symboles mathématiques s’inscrivit sur le petit cadran surmontant le tabulateur, tandis qu’une longue bande perforée apparaissait à la base de la machine. »
Extrait de : D. Piret. « Les Fils de l’Atlantide. »
Les envoyés de Méga par Daniel Piret
Fiche de Les envoyés de Méga
Titre : Les envoyés de Méga
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les envoyés de Méga
« Pour la troisième fois de la journée l’office central de surveillance s’était vu contraint d’interrompre les émissions de télévision. Cela se reproduisait depuis des semaines. Les coordinateurs de programmes s’affolaient, les Anciens les avaient menacés des pires sanctions. Les responsables des différentes chaînes de distribution s’arrachaient les cheveux ; seuls les androïdes, et pour cause, conservaient leur calme.
Nul ne parvenait à comprendre et par suite à expliquer ce qui se passait. Les émissions s’interrompaient brusquement et des textes s’inscrivaient sur les écrans tandis qu’une voix artificielle se faisait entendre… Une voix semblable à celle du Coordinateur Central, énorme ordinateur qui régissait toute la vie de l’empire de Méga.
Le C.C. ne pouvait transmettre que ce qu’on lui avait programmé, il était incapable d’initiative, incapable d’invention et surtout de rébellion. Or ce qui se passait, ce qui s’inscrivait sur les écrans était un appel à la révolution, non point direct mais insidieux, car il menaçait de jeter à bas l’édifice social, la hiérarchie, les coutumes, les usages, les croyances, l’éthique… »
Extrait de : D. Piret. « Les envoyés de Méga. »
Les Égrégores par Daniel Piret

Fiche de Les Égrégores
Titre : Les Égrégores
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les Égrégores
« — Je n’y suis absolument pour personne, Elvyre, dit l’inspecteur Michot en refermant soigneusement la porte du bureau derrière lui. Il se ravisa, rouvrit.
— Vous me ferez monter quelques sandwiches et une bière.
— Bien, Monsieur l’inspecteur.
— Ah oui, j’allais oublier. Dès qu’Alex arrivera, vous me l’enverrez… Lui et personne d’autre ! Compris ?
— Compris, Inspecteur ! À quoi, les sandwiches ? Jambon, saucisson, rillettes ?
— Cela m’est parfaitement égal ! Faites comme pour vous ! L’inspecteur passa derrière l’immense bureau ministre qui encombrait la petite pièce et posa devant lui un volumineux dossier dont la couverture portait en lettres rouges « Ultra confidentiel Interpol ».
Il s’installa dans le fauteuil à roulettes qui, avec le bureau et un ou deux classeurs à rideau, constituait tout le mobilier de la pièce. Il repoussa du revers du bras quelques papiers qui encombraient la table de travail, alluma une cigarette et ouvrit le dossier. »
Extrait de : D. Piret. « Les égrégores. »
Les égarés du temps par Daniel Piret

Fiche de Les égarés du temps
Titre : Les égarés du temps
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les égarés du temps
« — Mais non, c’est impossible, de telles créatures ne peuvent pas exister. Avez-vous remarqué ces corps ridicules, ce crâne obtus, ces organes de la vue primitifs ?
— Pourtant, maître, ces êtres existent dans la galaxie blanche, ils vivent en communauté. Nos espions spatiaux sont formels. Nous possédons films et enregistrements qui…
— … le plus retardataire des animalcules de Xorem est plus avancé qu’eux. Ils respectent, eux, les lois de la nature. Or, d’après les rapports que vous m’avez présentés, ce n’est pas le cas de ces… de ces… comment les appelez-vous, déjà ?
— Je dois avouer que nous ne leur avons pas encore donné de nom… Ils ne ressemblent à aucune autre créature connue dans l’univers…
— Peu importe, d’ailleurs ! Soyons sérieux, frères, lorsque je les aurai personnellement examinés, je vous donnerai mon opinion. Qu’en dit 324 R ?
— Le grand ordinateur est catégorique… Ces êtres sont intelligents… et risquent de représenter, dans un avenir très proche, un danger pour nous autres, Wratz.
— Allons donc ! fit Wrunar, celui que l’on appelait maître.
D’un mouvement vif, son tentacule ventral enclencha la touche d’un tabulateur sphérique placé à ses côtés. Les gros yeux pédonculaires se fixèrent sur l’écran. »
Extrait de : D. PIret. « Les égarés du temps. »
Les disques de Biem-Kara par Daniel Piret

Fiche de Les disques de Biem-Kara
Titre : Les disques de Biem-Kara
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les disques de Biem-Kara
« L’affaire n’eut aucun témoin. Qui, d’ailleurs, se serait attardé, à pareille heure, sur ce petit chemin vicinal perdu au fin fond de la Bourgogne ? Il était à peine plus de 4 heures du matin, un petit crachin froid, anormal pour la saison, tombait. La soucoupe se posa sans aucun bruit à quelques centaines de mètres de la ferme des Labrune, au beau milieu d’un champ de blé. Elle s’irradia d’une lueur bleutée, tandis qu’un sas s’ouvrait dans ses flancs. Un homme vêtu d’un blouson de cuir en sortit… Un homme d’aspect tout à fait normal. Sans regarder en arrière, sans faire un signe, il s’éloigna rapidement, empruntant le petit chemin qui allait se perdre au loin, entre deux collines… Le chemin qui menait au lieu-dit « Monte-loups ». »
Extrait de : D. Piret. « Les disques de Biem-Kara. »
Les dévoreurs d’âmes par Daniel Piret

Fiche de Les dévoreurs d’âmes
Titre : Les dévoreurs d’âmes
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1977
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les dévoreurs d’âmes
« — Mais écoutez-moi, bon Dieu !… Pourquoi ne voulez-vous pas comprendre ? Je vous le dis, derrière « Lui » il y a autre chose, quelque chose de terrible… Ils en ont assez, un jour viendra où ils vont nous détruire… Mais lâchez-moi, non je ne veux pas… (L’homme hurlait, se débattait tandis que deux infirmiers musclés l’entraînaient. Il avait des périodes de calme, d’abattement même et puis soudain ses « crises » le reprenaient… alors il racontait des histoires « sans queue ni tête » ; des histoires de voyages cosmiques, de lieux où le temps n’était pas le même, de femme qui disparaît, absorbée par son propre corps… On n’y faisait plus attention… Il y avait maintenant plus de cinq années qu’il était en traitement à l’hôpital de Vinéapolis mais son état ne présentait guère d’amélioration.)
Le docteur Sper sortit de son bureau alors que les deux infirmiers encadrant l’homme passaient devant. Ils s’arrêtèrent. »
Extrait de : D. Piret. « Les dévoreurs d’Âmes. »
Les deux soleils de Canaé par Daniel Piret

Fiche de Les deux soleils de Canaé
Titre : Les deux soleils de Canaé
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir
Première page de Les deux soleils de Canaé
« Le relais 92 était une plate-forme artificielle, semblable à toutes celles créées par les hommes et qui parsemaient, comme des jalons, tout l’univers conquis. Elle était aux dimensions d’une planète. Comme jadis les antiques civilisations martiennes avaient créé Phobos, les hommes de la Terre l’avait construite. Immense roue tournant sans cesse sur un axe infini, elle ressemblait, lorsqu’on l’apercevait de loin, arrivant ou partant pour les mondes les plus proches, à un immense cerceau qu’un géant aurait négligemment abandonné parmi les étoiles.
L’immense construction circulaire, qui avait exigé des générations de labeur acharné, avait un diamètre de quelque 150 kilomètres. Dès que l’on y pénétrait, on oubliait son caractère artificiel. Les entrailles de l’immense masse métallique recelaient la vie, la vie bourdonnante, affairée. Le centre de la roue, énorme sphère métallique, renfermait ce que les « Reliens » appelaient « la Ville ». Le grand anneau circulaire, lui, contenait les laboratoires, les machines, les générateurs énergétiques, les ordinateurs, les divers centres administratifs. »
Extrait de : D. Piret. « Les deux soleils de Canaé. »
Le Tell de la puissance par Daniel Piret

Fiche de Le Tell de la puissance
Titre : Le Tell de la puissance
Auteur : Daniel Piret
Date de parution : 1975
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le Tell de la puissance
« Comment ai-je osé franchir le mur qui entoure la Cité ? Quelle invincible force me pousse à agir comme je le fais ? Le sang me bat les tempes ! J’ai chaud, horriblement chaud. Du revers du bras, tout en courant j’essuie la sueur qui coule en gros sillons sur mon front brûlant.
Ne pas m’arrêter surtout… ne pas m’arrêter !
Je n’ose pas jeter un regard en arrière. Je sais qu’ils sont là, implacables, que rien ne les arrêtera, qu’ils n’auront de cesse que lorsqu’ils m’auront rejoint et tué. Je voudrais hurler ma terreur, implorer leur pitié…
A quoi bon ?
Les Trann n’ont pas de cœur, ils ignorent la pitié. Ils accomplissent une mission, c’est tout. Leur rôle est de protéger la Cité, d’en éliminer tous les éléments nuisibles et je suis un élément nuisible !
Boire ! Boire ! Une horrible soif me dévore. Le soleil darde ses rayons. Je sais sans le voir, que, comme une araignée au centre de sa toile, celui qui hante le « temple » où jamais personne ne pénètre, attend. Qu’Il attend ma mort ! »
Extrait de : D. Piret. « Le Tell De La Puissance. »