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Histoires vénéneuses par C. Seignolle

Fiche de Histoires vénéneuses
Titre : Histoires vénéneuses
Auteur : C. Seignolle
Date de parution : 1970
Editeur : Marabout
Sommaire de Histoires vénéneuses
- Le venin de l’arbre
- Chaque chose à sa place
- Une veillée
- La vierge maudite
- L’Odile
- La fille gagnée
- Les roses d’en-haut
- L’impossédable
- La brume ne se lèvera plus
Première page de Le venin de l’arbre
« Moi, Simon, il faut que je regarde la Malvina, et, si je ne l’avais pas, je crois bien que je n’aurais rien pour aider ma vie qui n’a pas les mêmes goûts que celle des autres.
Quand je la regarde, je crois visiter une personne aussi grande mais bien plus douce que le Bon Dieu qu’on raconte au catéchisme. Lui, il me fait peur, tellement il est puissant pour faire naître les gens, dire aux plantes de pousser et commander aux choses.
C’est par crainte de Lui que je mets sur moi beaucoup de Signes de Croix.
La Malvina, elle, ne m’oblige à rien. Je sais qu’elle ne peut pas autant, mais, si je veux une grande lumière, c’est à elle que je la demandé sans être forcé de me mettre à genoux, et de faire le plus petit signe obligé.
Je la regarde et je vois qu’elle voit dans sa tête, plus loin que plus loin, des pays pas comme celui d’ici, avec des châteaux de fer couverts de toits de cuivre et habités par des princes d’argent ou des rois d’or. »
Extrait de : Claude Seignolle. « Histoires vénéneuses. »
Histoires maléfiques par C. Seignolle

Fiche de Histoires maléfiques
Titre : Histoires maléfiques
Auteur : C. Seignolle
Date de parution : 1965
Editeur : Marabout
Sommaire de Histoires maléfiques
- L’âme boiteuse
- Le bahut noir
- Pauvre Sonia !
- Ce que me raconta Jacob
- L’exécution
- Les âmes aigries
- Le millième cierge
- Le chupador
- Le faucheur
- L’homme qui ne pouvait mourir
- Le rond des sorciers
- Un petit monstre à louer au quart d’heure
- Et si c’était !
- Delphine
Première page de L’âme boiteuse
« Oncle Christian est étendu sur son lit, encore en tenue de promenade matinale, mais nous lui avons retiré sa veste, débouclé sa ceinture, dénoué sa cravate et largement ouvert le col de sa chemise. Nous… ses proches, venus hâtivement : son frère Michel et ses deux fils, mes cousins Louis et Henri ; le docteur, son ami de toujours ; Marthe, sa vieille bonne et moi, autre neveu par sa sœur.
Subitement poignardé par une attaque, l’oncle se meurt dans cette tenue négligée, lui pour qui la correction vestimentaire est devenue le bouclier de l’âge. Son visage buriné par tous les vents de la terre et que le soleil a cuit comme une brique, se déteint en gris cendres et se boursoufle de tourments. On dirait un grossier nœud de chêne. Ses paupières, closes, lui montrent déjà le noir revers de la vie. Son cœur, coupable d’abandon, ne spasme plus qu’après hésitation, et ce n’est pas, hélas ! »
Extrait de : Claude Seignolle. « Histoires Maléfiques. »
Contes sorciers par C. Seignolle

Fiche de Contes sorciers
Titre : Contes sorciers
Auteur : C. Seignolle
Date de parution : 1974
Editeur : Marabout
Sommaire de Contes sorciers
- L’oubliette
- Mais, qui est le plus fort ?
- Une santé de cerisier
- La morsure de Satan
- Un viol
- Il ne faut jamais
- La « Panard »
- A l’enseigne de l’étrange
- Un vieux mélomane
- Hupe et Pupuler
- La main de pierre
- Une enfance sorcière
Première page de L’oubliette
« Saint-Gaudrans est ce bourg aux maisons grisâtres tassées contre le château, comme peureuses, soumises à cet énorme monstre trapu d’épaisses murailles rousses, toujours roi de son passé terrifiant, mais vide de guerriers et grignoté par des vents rongeurs qui, après seigneurs et batailles, a continué à ruiner les finances municipales.
On le tint en vente pendant des années, mentant aux acheteurs ses inconvénients et vantant ses qualités perdues. Mais, qui eût acheté cinquante immenses pièces, toutes à refaire ? C’eût été plus coûteux que de construire à neuf ! Personne, ni richissime excentrique, ni milliardaire américain, n’en voulait malgré les avantages que promettait désespérément le maire, accablé par ce legs de pierres reçu de la vieille et dernière demoiselle châtelaine.
Il fallut la chance du député qui, devenant ministre, put imposer qu’on y installât un hospice de vieillards, poussant si adroitement l’affaire que les travaux de réfection commencèrent aussitôt l’achat conclu. »
Extrait de : Claude Seignolle. « Contes sorciers. »
Contes macabres par C. Seignolle

Fiche de Contes macabres
Titre : Contes macabres
Auteur : C. Seignolle
Date de parution : 1966
Editeur : Marabout
Sommaire de Contes macabres
- Le miroir
- L’homme qui savait d’avance
- L’Isabelle
- Un exorcisme
- Les Gorel
- Celui qui avait toujours froid
- Non, pas moi !
- Le bout du monde
- Le Christ est vengé
- Deux dents, pas plus…
- La mémoire du bois
- Pris entre Dieu et Diable
- Comme une odeur de loup
- Un hasard minutieux
- Un bel ensorcelé
- Le matagot
Première page de Le miroir
« Elle arriva seule, au volant d’une luxueuse conduite intérieure. Le gardien de la villa l’attendait, impatient depuis des heures, la guettant dans la grisaille de ce crépuscule de décembre.
Le vent d’hiver lacérait de plaintes agressives cette petite ville balnéaire, déserte et d’allure méchante comme en affectent les lieux aigris par l’abandon saisonnier.
Elle descendit la vitre et se fit connaître. Sa voix était douce, harmonieuse, mais feutrée par une grande tristesse. Elle demanda aussi qu’il l’excusât.
Troublé, aimable à contrecœur, le gardien répondit qu’attendre faisant partie de son métier, il en avait l’habitude ; qu’il n’y portait plus attention. Et il s’empressa de lui ouvrir la portière.
Mais, en voyant sortir l’arrivante, il fut saisi de méfiance : si elle était majestueuse, bottée de daim, couverte d’une riche fourrure dont la houppelande lui recouvrait la tête, son visage, presque entièrement dissimulé sous un châle noir, ne laissait entrevoir que ses yeux, éperdument fixes et absents. »
Extrait de : Claude Seignolle. « Contes macabres. »
Requiem pour demain par Daniel Walther

Fiche de Requiem pour demain
Titre : Requiem pour demain
Auteur : Daniel Walther
Date de publication : 1976
Editeur : Marabout
Sommaire de Requiem pour demain
- Antienne au commandeur
- Solstice (aux portes d’Obriariatan)
- Tristes derniers jardins du monde
- Maskakrass
- Les fourches patibulaires
- Maintenant que Friedberg est mort …
- Deux lunes endeuillées pour veiller la planète mourante
- Fragments de la biographie de Vladimir Kostenstko ou un cas désespéré
- Klimax
- Mon cher amour, je suis si loin de toi !
- Deus vel machina ?
- Nocturne en bleu
- Neiges et gel d’amour sur le château du Couchant
- Un vent de furie
Première page de Antienne au commandeur
« astronef quenouille d’absence englué dans la gelée du non-temps semble parfaitement immobile, semble parfaitement mort. Nous approchons rapidement, dérapant sur des rails invisibles, à bout de course. Encore quelques minutes TG et nous saurons peut-être à quoi nous en tenir. Nous sommes tous crispés, les entrailles nouées, on dirait que nous sommes gelés dans notre attente. L’angoisse nous empêche de parler. Encore quelques petites minutes de Temps Galactique et nous connaîtrons peut-être la réponse à la question qui nous dévore : quelle force mystérieuse tapie dans le gouffre de l’espace entraîne nos vaisseaux dans les cavernes du néant. Nous nous tenons debout dans les coursives et nous avons l’impression que le froid du dehors s’insinue dans l’astronef, tapisse de givre les parois luminescentes. C’est une sensation à peine supportable et il faut une longue habitude des courses silencieuses dans les plaines ténébreuses du cosmos pour lutter victorieusement contre la »
Extrait de : D. Walther. « Requiem pour demain. »
Le druide noir par F. B. Long

Fiche de Le druide noir
Titre : Le druide noir
Auteur : Frank Belknap Long
Date de parution : 1977
Traduction : J. Parsons
Editeur : Marabout
Sommaire de Le druide noir
- Le druide noir
- Un visiteur venu d’Egypte
- La chance du pêcheur
- Le danger des sacs à malice
- Le curieux
- La seconde nuit
- Sombre vision
- La petite fille en or
- La tête de pont
- L’esprit élémentaire
Première page de Le druide noir
« M. Stephen Benefield –entra dans la bibliothèque et suspendit son pardessus de ville noir à l’un des rares portemanteaux que les administrateurs avaient fait installer pour y accrocher les accessoires destinés à protéger des intempéries et du froid. Il y avait déjà sept pardessus. M. Benefield prit le temps de les compter car c’était un homme méthodique, doué du sens de l’observation, puis il alla au bureau du catalogue. Lorsque la bibliothécaire s’approcha, il lui fit un signe de tête aimable.
— Je désirerais, s’il vous plaît, consulter Les Cromlechs de Lucian Brown. C’est le n° 3268 A. Je l’ai vu hier dans le catalogue.
La bibliothécaire prit un air renfrogné et alla chercher le livre. Quand elle le rapporta à M. Benefield, celui-ci le saisit fermement dans ses longues mains gantées et le feuilleta jusqu’à ce qu’il eût trouvé le passage qu’il recherchait « Rutilius Namatianus affirmait que les Druides transféraient à tous les objets qu’ils touchaient quelque chose du pouvoir maléfique qui leur était particulier, à tel point que quiconque effleurait seulement le bas de leur robe était exposé au terrible danger de devenir un participant de leur culte aboli. »
Extrait de : F. B. Long. « Druide noir. »
Trafic interstellaire par C. Vauzière

Fiche de Trafic interstellaire
Titre : Trafic interstellaire
Auteur : C. Vauzière
Date de parution : 1961
Editeur : Marabout
Première page de Trafic interstellaire
« Le disque vert orange de Tzula – ou Antarès II – la seconde planète du système antarien, rapetissait graduellement dans l’espace. L’auréole diaphane de son atmosphère – parfaitement respirable pour les humains ou pour leurs homologues humanoïdes appartenant à d’autres espèces pensantes – commençait à dessiner un anneau lumineux, dégradé à sa périphérie. Déjà, Antarès, le soleil pourpre géant, semblait lui aussi s’éloigner, perdre insensiblement son aveuglante clarté, déconcertante au milieu de ce vide d’une noirceur d’encre.
Le Stars Rider, astronef-cargo-mixte affecté de longue date aux liaisons commerciales entre la Terre et Antarès II, avait décollé deux heures plus tôt. Sa masse trapue, inélégante, terne – rafistolée comme une vieille baderne, raillaient les mauvaises langues – avait quitté à seize heures locale l’astrodrome de Krolg-City, la capitale planétaire de Tzula…
Krolg-City, cette vaste métropole ultra-moderne édifiée 200 ans plus tôt par les pionniers terriens, an début du XXIIe siècle, et qui tenait son nom des Krolgs, les autochtones de cette planète. »
Extrait de : C. Vauzière. « Trafic Interstellaire. »
Spoutnik 7 a disparu par C. Vauzière

Fiche de Spoutnik 7 a disparu
Titre : Spoutnik 7 a disparu
Auteur : C. Vauzière
Date de parution : 1960
Editeur : Marabout
Première page de Spoutnik 7 a disparu
« M. René Normand, le célèbre magnat de la presse, propriétaire d’une chaîne de quotidiens et magazines européens, avait réuni l’élite de la High Society parisienne – et nombre de notabilités étrangères aussi – dans sa somptueuse résidence du bois de Boulogne. Le matin même, le mariage civil de sa fille avec le secrétaire de cabinet du ministère de l’Information avait revêtu le caractère d’une cérémonie quasi officielle.
A cet événement mondain assistaient plus de deux cents convives outre quantité de journalistes, radioreporters et « télémen », pour la plupart toutefois invités personnels de M. Normand ou de son gendre.
Le soir, dans le grand parc brillamment éclairé, les flashes jetaient leurs brefs éclats sur tel invité de marque, vedette de cinéma, de la radio, de la T.V. ou encore célébrités littéraires ou personnalités politiques. Aux longues tables du buffet dressé dans le parc et où foisonnaient gâteaux, vins fins, liqueurs, champagnes, sandwiches-caviar, saumon et autres amuse-gueule, les amateurs de danse préféraient l’immense hall de la villa où un orchestre jouait sans relâche. »
Extrait de : C. Vauzière. « Spoutnik 7 a disparu. »
L’héritage des templiers par C. Vauzière

Fiche de L’héritage des templiers
Titre : L’héritage des templiers
Auteur : C. Vauzière
Date de parution : 1965
Editeur : Marabout
Première page de L’héritage des templiers
« Jeff Mauroy se cala confortablement dans l’un des fauteuils moelleux du living, face à la baie vitrée grande ouverte. Lassé par les palabres de ses amis – penchés sur diverses cartes Michelin étalées sur la table en bois de teck – il alluma philosophiquement une cigarette. La soirée de ce 9 juillet était étouffante et pas le moindre souffle d’air n’agitait les longs voiles de tulle à travers lesquels on apercevait la paisible avenue Charles-de-Foucàuld, éclairée de place en place par de hauts lampadaires. Une avenue d’autant plus tranquille qu’en cette période estivale, la plupart de ses élégants pavillons, en bordure du Bois de Vincennes, avaient été désertés par leurs propriétaires.
Ingénieur électronicien, ancien pilote d’hélicoptère et ceinture noire de judo, Jeff Mauroy était un solide gaillard de trente-quatre ans, au visage ouvert, sympathique, au teint bronzé. Sa fine moustache, sa chevelure brune, coiffée « à la Titus » et sa carrure athlétique (sans « rembourrage », son léger polo bleu pâle en témoignait) lui conféraient une allure « jeune » et sportive qui ne manquait pas de distinction. »
Extrait de : C. Vauzière. « L’héritage des Templiers. »
Echec aux végans par C. Vauzière

Fiche de Echec aux végans
Titre : Echec aux végans
Auteur : C. Vauzière
Date de parution : 1962
Editeur : Marabout
Première page de Echec aux végans
« Un soleil de plomb dardait ses rayons sur Cap Canaveral et malgré une brise légère venue de l’Atlantique, l’air était étouffant. Au-dessus du sol surchauffé, des nuées miroitantes stagnaient, créant des « mirages inférieurs » au travers desquels les immenses portiques mobiles, encadrant les fusées en cours de révision, paraissaient soumis à un curieux – et inquiétant – tremblotement.
Dans le P.C. du bunker souterrain, toutefois, régnait une atmosphère douce qui permettait aux nombreux techniciens de travailler à l’aise sans devoir, à chaque instant, s’éponger le front, le cou et le visage. Mais si l’atmosphère – au sens thermique du terme – était fort agréable, l’atmosphère psychologique, en revanche, semblait particulièrement tendue, L’état de nervosisme, d’anxiété auquel les techniciens et officiers supérieurs étaient soumis s’accroissait de minute en minute. »
Extrait de : C. Vauzière. « Échec aux Végans. »