Étiquette : Marabout
La fin de Flora par Red Port

Fiche de La fin de Flora
Titre : La fin de Flora (Tome 5 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1975
Editeur : Marabout
Première page de La fin de Flora
« Un monde étrange : Flora
De toute la planète Vénus, Dan Dubble, Annalee Neil et Linda ne connurent qu’une terrasse et un restaurant. À peine l’engin de Peter Moon s’était-il en effet posé sur la Vénusienne Centrale qu’Alan Wild avait entraîné ses amis vers le restaurant de l’aérogare.
L’effervescence y était vive.
De toute évidence, un événement grave se préparait et même, à en juger par l’incessant va-et-vient des Vénusiens, il avait commencé.
Le temps de laisser l’engin atterrir, le temps d’embrasser ses amis retrouvés, le temps de présenter ses hommages à Linda, le temps enfin de remettre aux Services de Contrôle Scientifique les peaux de bêtes, la flèche et le sable ramenés de la planète Survie, et Alan Wild avait piloté ses amis vers le restaurant de la « Centrale ». »
Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – La fin de Flora. »
La grande panne de Red Port

Fiche de La grande panne
Titre : La grande panne (Tome 4 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1975
Editeur : Marabout
Première page de La grande panne
« En route vers Vénus
Bon Dieu, que ça commençait mal ! Pour rien au monde, Peter Moon n’aurait voulu inquiéter ses jeunes amis et pourtant il allait bien falloir leur dire quelque chose… Depuis qu’il avait emmené Dan Dubble et Annalee Neil à bord de son engin pour ce qui devait n’être qu’une simple promenade de la Terre à Vénus, Peter Moon se rendait parfaitement compte que quelque chose n’allait pas. Il avait bien songé à faire machine arrière mais outre que le risque était grand d’aller s’écraser quelque part entre les deux pôles, il avait gardé confiance (un peu trop longtemps sans doute) dans les possibilités techniques de l’appareil et bien sûr en son étoile. Maintenant, c’était trop tard. Le point de non-retour avait été franchi. Ballotté dans l’espace comme une coquille de noix sur une mer houleuse, le petit engin de Moon n’était plus guère orientable. »
Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – La grande panne. »
Vénus en maison 7 par Red Port

Fiche de Vénus en maison 7
Titre : Vénus en maison 7 (Tome 3 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1974
Editeur : Marabout
Première page de Vénus en maison 7
« Le document
Selon une tradition maintenant bien établie, Dan Dubble, à la veille de son anniversaire, avait quitté le collège d’Édimbourg pour regagner l’auberge des Chardons, que sa tante Jane Wilmore tenait toujours à White-Lamb.
Depuis ce 27 décembre à 16 h 10, il avait dix-huit ans. Un âge réputé difficile et merveilleux. Toute la vie encore à traverser à l’horizon, et pourtant, pourtant… Mais n’anticipons pas.
Dan Dubble était à un carrefour. Ses humanités brillamment terminées, il écoutait, bien sûr, les avis qu’on lui donnait de toutes parts et qui le poussaient à poursuivre à Oxford ou à Cambridge une formation déjà remarquable. En vrai marin qu’il était, Jack Neil, le père de la belle Annalee, était le seul à lui suggérer – oh, bien timidement – de suspendre ses études pendant un an, le temps d’accomplir un nouveau voyage. »
Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – Vénus en maison 7. »
Le pont vertical par Red Port

Fiche de Le pont vertical
Titre : Le pont vertical (Tome 2 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1974
Editeur : Marabout
Première page de Le pont vertical
« Rien ne serait arrivé si Dan Dubble n’avait pas téléphoné ce soir-là à l’auberge des Chardons. Pour son quinzième anniversaire, qu’il venait de passer comme tous les 27 décembre de sa vie à White-Lamb(1), Dan, en raison de ses excellents résultats au collège d’Édimbourg, avait obtenu de sa tante Jane l’autorisation de séjourner quelque temps aux Orcades, chez Jack Neil. Une bourse d’études de trois mois venait de lui être attribuée pour lui permettre, sur sa demande, de visiter et d’explorer la région du cap Nord. Il ne rejoindrait Édimbourg qu’au lendemain des vacances de Pâques, pour le troisième trimestre.
Il fut donc convenu que Dan partirait de White-Lamb dès le lendemain de la soirée d’anniversaire pour rejoindre Neil aux Orcades, qu’il y passerait quelques jours et qu’il partirait ensuite avec le marin avisé qu’était Jack Neil pour sa petite expédition hivernale. »
Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – Le pont vertical. »
Destination Flora par Red Port

Fiche de Destination Flora
Titre : Destination Flora (Tome 1 sur 6 – Dan Dubble)
Auteur : Red Port
Date de parution : 1974
Editeur : Marabout
Première page de Destination Flora
« La soirée d’anniversaire
C’est dans les Highlands, la partie pauvre et montagneuse de l’Écosse, que tout a commencé, le soir de mon treizième anniversaire. Je ne connaissais rien de la vie ou presque, mais, bien sûr, je croyais tout connaître. Ma mère était morte lorsque j’avais quatre ans, et tout ce que je revois d’elle, c’est un sourire immense et triste penché sur moi comme un bouquet de fleurs sauvages dans les landes. Mon père élevait des moutons qu’il gardait lui-même avec un autre berger, le cousin Wilmore. À ma naissance, il acheta d’autres bêtes et se construisit une ferme si petite qu’on l’appela toujours « la fermette ». Une fois par mois, il allait avec le cousin Wilmore vendre les produits de sa ferme au port de Wick, à plus de vingt lieues. J’avais sept ans quand la voiture, par un soir d’orage, se renversa sur la route du retour. »
Extrait de : Red Port. « Dan Dubble – Destination Flora. »
Derrière le mur blanc par E. C. Bertin

Fiche de Derrière le mur blanc
Titre : Derrière le mur blanc
Auteur : E. C. Bertin
Date de parution : 1977
Traduction : H. Fagne
Editeur : Marabout
Sommaire de Derrière le mur blanc
- Fait de toiles d’araignée
- Quelque chose de petit, quelque chose d’affamé
- Deux roses pour Carl
- Le cercueil dans la mer
- L’homme vide
- L’horreur murmurante
- Un pentagramme pour Cenaïde
- Un goût de pluie et de ténèbres
- Le prix à payer
- L’homme qui collectionnait les yeux
- Claudia
- La saveur de ton amour
- Derrière le mur blanc
Première page de Fait de toiles d’araignée
« Comme il était assis là, laissant reposer sa tête en feu sur ses deux mains, posées comme deux taches blanches débraillées sur le volant glacé, ses pensées lui parurent faites de toiles d’araignées ; elles flottaient à sa vue, comme apportées par une brise folâtre, mais avant qu’il pût les saisir pour découvrir à quoi elles s’attachaient vraiment, elles se dissolvaient en fils de soie qui se rompaient et s’éparpillaient.
Il venait tout juste de reprendre place dans sa voiture après avoir sonné trois fois en vain à l’appartement de Radstone. Les fenêtres paraissaient froides et obscures, et personne ne venait ouvrir. Il avait déjà remarqué les fenêtres sans lumière en arrivant, mais il avait quand même essayé ; il ne parvenait pas à admettre que Radstone ne fût pas chez lui. »
Extrait de : E. C. Bertin. « Derrière le mur blanc. »
Lutte avec la nuit par W. M. Sloane

Fiche de Lutte avec la nuit
Titre : Lutte avec la nuit
Auteur : W. M. Sloane
Date de parution : 1937
Traduction : G. Godard
Editeur : Marabout
Première page de Lutte avec la nuit
« Fin de soirée
Le vieux taxi descendait avec prudence la route qui plongeait vers la falaise. Les roues, en écrasant le gravier, m’avertirent que je devais ouvrir les yeux, que j’étais très près de la maison. Encore une minute à rester dans ce tacot, à me laisser emporter sans effort et sans pensée. Ensuite la torpeur du voyage qui m’avait permis de m’abandonner au simple mouvement du train et de la voiture s’effacerait. Durant cinq mille kilomètres et pendant trois jours, j’avais essayé d’imaginer ce que je ferais lorsque les roues s’arrêteraient et que j’aurais à reprendre conscience.
L’air qui entrait par le carreau était déjà plus froid ; il avait la fraîcheur de Long Island Sound. Je me suis redressé sur mon siège et j’ai regardé autour de moi. »
Extrait de : W. M. Sloane. « Lutte avec la nuit. »
La rive incertaine par W. M. Sloane

Fiche de La rive incertaine
Titre : La rive incertaine
Auteur : W. M. Sloane
Date de parution : 1939
Traduction : J. Cathelin
Editeur : Marabout
Première page de La rive incertaine
« Il se peut que l’homme pour qui je raconte cette histoire soit encore en vie. Il se peut aussi qu’il soit déjà mort. Mais s’il vit, j’ignore son nom, je ne sais ni où il est, ni rien le concernant, si ce n’est que j’ai quelque chose de vital à lui dire. Sans doute est-ce une étrange et bien maladroite méthode de communication que d’écrire un livre entier sans même avoir la certitude qu’il lui tombera entre les mains, et c’est pourtant le seul expédient dont j’imagine pouvoir faire usage pour l’avertir. J’ai tout lieu de croire qu’il y a de fortes chances pour que cela réussisse. Peut-être un jour dans une librairie, ou bien dans une bibliothèque, aura-t-il en main un exemplaire de ce récit. Ou bien quelqu’un de sa connaissance lui en parlera accidentellement et il se sentira poussé à rechercher cet ouvrage et à le lire. »
Extrait de : W. M. Sloane. « La rive incertaine. »
Huit histoires de Cthulhu par A. Derleth
Fiche de Huit histoires de Cthulhu
Titre : Huit histoires de Cthulhu
Auteur : A. Derleth
Date de parution : 1969
Traduction : C. Boland-Maskens
Editeur : Marabout
Sommaire de Huit histoires de Cthulhu
- Le visiteur venu des étoiles par R. Bloch
- L’ombre du clocher par R. Bloch
- Sueurs froides par R. Campbell
- La cité soeur par B. Lumley
- Le rempart de béton par B. Lumley
- On rôde dans le cimetière par J. V. Shea
- Epouvante à Salem par H. Kuttner
- Manuscrit trouvé dans une maison abandonnée par R. Bloch
Première page de Le visiteur des étoiles
« Je suis ce que je prétends être, un écrivain fantastique. Tout enfant déjà, je fus captivé et fasciné par ce pouvoir occulte de l’inconnu, de l’irréel. Depuis toujours, craintes indicibles, rêves absurdes, chimères étranges et semi-intuitives qui hantent nos esprits ont exercé sur ma personne un charme puissant et inexplicable.
En littérature, j’ai accompagné Poe le long des sombres chemins de la nuit et je me suis faufilé avec Machen aux Enfers. Baudelaire m’a conduit au domaine des astres horrifiques et je me suis repu de la démence interne de la terre en compagnie des contes ancestraux. Mon maigre talent pour le croquis et le dessin me poussa à visualiser grossièrement les hôtes insolites de mes rêveries. Cette même tendance triste qui me poussait à dessiner provoqua en moi un grand intérêt pour les royaumes obscurs de la composition musicale ; ma préférence allait aux accords passionnés de la Planets Suite et autres œuvres de la même veine. »
Extrait de : A. Derleth. « Huit histoires de Cthulhu. »
Eden par Stanislas Lem
Fiche de Eden
Titre : Eden
Auteur : Stanislas Lem
Date de parution : 1972
Traduction : E. & E. Pomorski
Editeur : Denoël
Sommaire de Eden
« Il y avait eu une erreur dans les calculs. Ils n’avaient pas survolé l’atmosphère, ils venaient de la heurter et le vaisseau s’enfonçait dans l’air avec un bruit de tonnerre qui faisait gonfler les tympans. Aplatis sur leurs gîtes, ils avaient senti les derniers mouvements des amortisseurs. Les flammes traversèrent subitement les écrans et s’éteignirent, le coussin des gaz incandescents s’écrasa contre la proue en noyant les objectifs extérieurs. Le freinage était insuffisant et retardé ; une odeur de caoutchouc brûlé envahit la cabine de pilotage. Sous la pression de la décélération, ils devenaient sourds et aveugles ; c’était la fin, mais ils étaient incapables d’y penser : ils n’avaient pas assez de force pour soulever la poitrine, la gonfler d’air. C’étaient les pulsoréacteurs d’oxygène qui enfonçaient l’air dans leurs poumons, comme dans des ballons craquants. Brusquement, le grondement cessa. »
Extrait de : S. Lem. « Eden. »