Étiquette : Marabout
Les solariens par N. Spinrad
Fiche de Les solariens
Titre : Les solariens
Auteur : N. Spinrad
Date de parution : 1966
Traduction : I. Collard-Bentia
Editeur : Marabout
Première page de Les solariens
« Encore un combat inégal. Quatre contre trois, l’habituel rapport de forces en la circonstance, pour cette bataille qu’on allait livrer d’un moment à l’autre dans le système Sylvanna, l’ennemi alignait quatre-vingts vaisseaux de leur traditionnelle couleur noir de mort ; à l’instant, cette flotte traversait l’orbite de la planète extrême, en formation conique serrée, la base à l’avant, le vaisseau de commandement au sommet.
Pour sa part, dans le camp des Humains, le commandant Jay Palmer avait disposé sa Onzième Flotte en un disque de trois vaisseaux d’épaisseur, le vaisseau de commandement au troisième rang.
Palmer était assis sur son siège de pilotage ; devant lui, le localisateur principal de combat où la Flotte Duglaari apparaissait comme un cône de points rouges, et où ses propres vaisseaux, inférieurs en nombre, se représentaient par soixante points dorés. Sylvanna, un soleil G-5, y avait la forme d’un globe vert. A la gauche du commandement, le Tableau des Pertes : soixante lumières, actuellement toutes de couleur verte, désignaient chacun de ses vaisseaux, paré au combat et, bien sûr, toujours indemne. »
Extrait de : N. Spinrad. « Les Solariens. »
Le gambit des étoiles par G. Klein
Fiche de Le gambit des étoiles
Titre : Le gambit des étoiles
Auteur : G. Klein
Date de parution : 1958
Editeur : Marabout
Première page de Le gambit des étoiles
« Les recruteurs
Il avait trente-deux ans et se nommait Jerg Algan. La presque totalité de ses jours s’était passée sur la Terre, à un endroit quelconque de la planète ; il avait sillonné les mers sur des glisseurs louches, survolé les continents à bord d’avions désuets, vestiges du siècle passé ; il s’était doré au soleil sur les plages d’Australie ; avant que le plateau désertique basculât dans l’océan, il avait chassé le dernier lion d’Afrique.
Il n’avait presque rien fait. Il n’avait jamais quitté la Terre. Jamais il n’avait franchi l’atmosphère. Entre deux vagabondages, il vivait à Dark de métiers bizarres, comme on ne peut le faire que dans la plus grande ville – la seule, à vrai dire – de la Terre.
Dark, bourgade de trente millions d’habitants, était dans toute la Galaxie, l’unique refuge de cette sorte de gens. Pourvu qu’ils s’y tinssent tranquilles, ils pouvaient échapper à la police psychologique. La position et l’ancienneté de Dark en font, malgré la petitesse de la ville, un des plus importants ports de ce secteur de la Galaxie, et tous les trafics s’y donnent »
Extrait de : G. Klein. « Le Gambit des étoiles. »
L’armada des étoiles par J. Blish
Fiche de L’armada des étoiles
Titre : L’armada des étoiles
Auteur : J. Blish
Date de parution : 1971
Traduction : C. Boland-Maskens
Editeur : Marabout
Première page de L’armada des étoiles
« Tout a commencé lors de l’explosion de l’étoile », pensa Jorn Birn, déprimé.
Cette idée ne le réjouissait guère. Il est toujours dur de devoir attribuer ses soucis à un événement qui s’est passé il y a trois cents ans, surtout lorsque ceux-ci sont encore présents, immédiats et pleins de petits détails agaçants qui n’ont, semble-t-il, rien à voir avec l’Histoire, et moins encore avec l’astronomie.
Le cas qui se présente à nous en fournit un excellent exemple. Nous voyons d’abord un jeune homme assis seul dans sa chambre. Il est célibataire et vit dans cette chambre que le gouvernement a mise à sa disposition au sein d’une « résidence collective » pour hommes – euphémisme tout à fait clair utilisé par les gouvernants pour désigner un genre de caserne-dortoir qui, en réalité en comprend seulement les aspects les plus rébarbatifs. »
Extrait de: J. Blish. « L’Armada des étoiles. »
Pâques noires par J. Blish
Fiche de Pâques noires
Titre : Pâques noires (Tome 2 sur 3 – Faust-Aleph-Zéro)
Auteur : J. Blish
Date de parution : 1968
Traduction : E. Gille
Editeur : Marabout
Première page de Pâques noires
« Préparation de l’opérateur
Des relents démoniaques empuantissaient la pièce.
Et pas seulement la pièce ; ce qui aurait été inhabituel, mais non pas sans exemple dans les annales du couvent. Les démons n’étaient pas des visiteurs appréciés à Monte Albano, où l’on pratiquait surtout la magie dite transcendantale, qui se donnait pour but la recherche d’une union mystique plus parfaite avec Dieu et Ses deux révélations, les Écritures et le Monde. Mais, de temps à autre, on tâtait aussi de la magie cérémoniale – art appliqué plutôt que pur, visant à l’obtention de certains avantages immédiats – et il arrivait parfois qu’à cette occasion les Moines Blancs fissent descendre des Hauteurs un démiurge ou, plus rarement encore, qu’ils fissent surgir des Profondeurs l’un des Anges Déchus. »
Extrait de : J. Blish. « Faust-Aleph-Zéro – Pâques noires. »
La conquête du chaos par J. Brunner
Fiche de La conquête du chaos
Titre : La conquête du chaos
Auteur : J. Brunner
Date de parution : 1964
Traduction : F. Howe
Editeur : Marabout
Première page de La conquête du chaos
« Le Pays Stérile s’étendait à la surface du monde comme un ulcère, presque rond, d’environ cinq cents kilomètres de circonférence. Il était là depuis si longtemps qu’on avait fini par l’accepter ; il était là, c’était un fait et il existait.
À plusieurs jours de voyage de ses limites, la campagne était autrefois aussi vide que le Pays Stérile lui-même, mis à part l’herbe et les arbres qui ne poussaient pas dans le Pays Stérile.
Cependant, au cours des générations, les gens avaient reculé, poussés par la pression de la population, par de légères différences de climat, par la migration du gibier ou par simple esprit de contradiction, jusqu’à établir une douzaine de villages presque sur la ligne de démarcation. Il fallait y combattre les choses qui, de temps en temps, s’écar »
Extrait de : J. Brunner. « La conquête du chaos. »
Matriarchie par R. Bloch
Fiche de Matriarchie
Titre : Matriarchie suivi de La fourmilière
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1975
Traduction : C. Meistermann
Editeur : Marabout
Sommaire de Matriarchie
- Matriarchie
- La fourmilière
Première page de Matriarchie
« Quelque chose n’allait pas.
Quelque chose n’allait vraiment, absolument pas. Il savait cela, mais guère plus.
Il y avait eu une douleur aiguë, mais pourquoi fallait-il que la lumière, l’air et le simple fait mécanique de respirer lui fissent si mal ? Il y avait des voix qu’il avait refusé de comprendre parce que la compréhension semblait douloureuse elle aussi.
Se tenir debout avait été douloureux, de même que marcher, monter, courir. Pourtant, il s’était tenu debout, avait marché, était monté, et il était maintenant en train de courir.
Il courait dans une rue. Ce devait être une rue : une large surface carrossable entre des bâtiments, avec des trottoirs qui bordaient l’asphalte. Mais ni circulation ni piétons.
Cela l’aida quelque peu. Personne en vue. Il était seul et cela valait mieux, d’une certaine manière. La solitude facilitait la réflexion. »
Extrait de : R. Bloch. « Matriarchie. »
Cimetière de l’effroi par D. Wandrei
Fiche de Cimetière de l’effroi
Titre : Cimetière de l’effroi
Auteur : D. Wandrei
Date de parution : 1948
Traduction : B. Becker
Editeur : Marabout
Première page de Cimetière de l’effroi
« MYSTÈRE À ISLING
La Vadia est une vieille route de pierre qui serpente jusqu’à Isling. Après avoir contourné l’ouest de la ville, elle continue jusqu’au cimetière. Là, elle s’arrête brusquement et se prolonge par un chemin de terre qui longe la haie d’aubépine entourant le cimetière. Elle reprend ensuite son cours sinueux.
La légende veut que la Vadia ait été utilisée par les légions au temps de l’occupation romaine, et qu’elle fut construite bien avant l’arrivée de l’armée impériale, mais les archéologues sont persuadés du contraire, car, affirment-ils, ni les Pictes ni les Gallois qui occupèrent ces collines sauvages, n’eussent été capables d’un tel exploit qui requérait des connaissances techniques sérieuses. »
Extrait de : D. Wandrei. « Cimetière de l’effroi. »
Lucifer et l’enfant par E. Mannin
Fiche de Lucifer et l’enfant
Titre : Lucifer et l’enfant
Auteur : E. Mannin
Date de parution : 1945
Traduction : J. Light
Editeur : Marabout
Première page de Lucifer et l’enfant
« L’HOMME QUI PORTE DES CORNES
Le 18 mars 1618, Margaret et Philippa Flower furent brûlées vives pour sorcellerie sur le bûcher de Lincoln, Angleterre. L’affaire avait tout d’abord été instruite par des magistrats distingués, ensuite des juges qualifiés dirigèrent le procès, et enfin le Premier Président de la Cour des Plaids Communs, Sir Henry Hobbart, prononça la condamnation. Les deux femmes avaient avoué leur commerce avec des esprits familiers pour l’accomplissement de maléfices et en outre elles reconnaissaient qu’elles avaient eu des visions périodiques de démons. Leur mère, qu’on avait arrêtée en même temps qu’elles, protesta de son innocence. Elle réclama du pain, en s’écriant : « Qu’il m’étouffe si je suis coupable ! ».
Les annales de l’époque rapportent qu’on lui donna du pain et qu’elle tomba raide morte dès qu’elle l’eut porté à sa bouche. Quelle que soit l’explication cherchée, le fait est historique. »
Extrait de : E. Mannin. « Lucifer et l’enfant. »
Les voyageurs de l’anti-temps par H. Raes
Fiche de Les voyageurs de l’anti-temps
Titre : Les voyageurs de l’anti-temps
Auteur : H. Raes
Date de parution : 1970
Traduction : J. Buytaert
Editeur : Marabout
Première page de Les voyageurs de l’anti-temps
« La visite des égouts
J’étais enfin parvenu à obtenir la permission de visiter les égouts souterrains de la Cité de la Paix. Cela ne s’était pas fait sans peine. Les services compétents qui dépendent de l’autorité communale, n’organisent ces expéditions que de temps à autre. En outre, les égouts sont placés depuis quelque temps sous le contrôle des services gouvernementaux. Partant, il faut obtenir une double autorisation. De plus, ces visites organisées sporadiquement ne sont plus considérées comme des curiosités touristiques. Elles sont réservées exclusivement aux compatriotes et il faut introduire une demande ou poser sa candidature pour pouvoir participer à une des prochaines promenades. Le jour du départ, je veillai à me trouver très tôt sur les lieux du rendez-vous. J’y trouvai déjà une demi-douzaine de personnes. Quand elles s’aperçurent que je me joignais à leur groupe, elles me dévisagèrent gravement et en silence. Puisque chaque barque ne peut charger que neuf passagers, je me mis à attendre les deux derniers. Mais le guide arriva avant eux. Il fuma une cigarette en faisant les cent pas un peu à l’écart ; il évitait ainsi de lier »
Extrait de : H. Raes. « Les voyageurs de l’anti temps. »
Pour une autre Terre par A. E. van Vogt
Fiche de Pour une autre Terre
Titre : Pour une autre Terre
Auteur : A. E. van Vogt
Date de parution : 1965
Traduction : G. Colson
Editeur : Marabout
Première page de Pour une autre Terre
« Du coin de l’œil, le jeune Lesbee vit Ganarette sur l’échelle qui menait au pont de commandement. Il en fut vaguement irrité. À dix-neuf ans, Ganarette était un grand gaillard robuste, à la mâchoire carrée et au comportement plutôt agressif. Comme Lesbee, il était né à bord du vaisseau spatial, mais il n’appartenait pas à la caste des officiers ; l’accès à la passerelle lui était interdit. C’est pourquoi sa présence contrariait Lesbee : il supportait mal cette entorse au règlement. Son antipathie personnelle vis-à-vis de Ganarette n’entrait pas en ligne de compte.
D’autre part, son tour de garde finissait dans cinq minutes.
Ganarette franchit la dernière marche et posa un pied hésitant sur le sol élastique de la passerelle. Jusque-là, toute son attention s’était portée sur la descente, mais quand il leva les yeux et vit l’immen- »
Extrait de : A. E. van Vogt. « Pour une autre Terre. »