Étiquette : Martin

 

Nightflyers par G. R. R. Martin

Fiche de Nightflyers

Titre : Nightflyers et autres récits
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2018
Traduction : O. Sabathé-Ricklin, M. Cartanas, M.-C. Luong, E. Holstein, E. Devos, H. Hémon,
Editeur : ActuSF

Sommaire de Nightflyers

  • Le volcryn
  • Pour une poignée de volutoines
  • Week-end en zone de guerre
  • Sept fois, sept fois l’homme, jamais !
  • Ni les feux multicolores d’un anneau stellaire
  • Une chanson pour Lya

Première page de Le volcryn

« Dans les temps reculés où l’on mettait en croix Jésus de Nazareth, le volcryn se trouvait dans la Voie lactée, à moins d’une année-lumière de la Terre. Mais quand, sur Terre, se déclenchèrent les nouvelles Guerres du Feu, le volcryn faisait déjà route vers Poséidon et ses mers mortes.

À l’époque où la découverte de l’hyperpropulsion transformait la Fédération des Nations de la Terre en Empire Fédéral, le volcryn errait quelque part aux confins de l’espace hrangan. Les Hrangans n’en ont jamais rien su. Comme nous, c’étaient des enfants de ces planètes chaudes qui tournent inlassablement autour de leurs petits soleils et ils ne connaissaient rien des abîmes de »

Extrait de : G. R. R. Martin. « The Nightflyers et autres récits. »

Maximes et pensées de Tyrion Lannister par G. R. R. Martin

Fiche de Maximes et pensées de Tyrion Lannister

Titre : Maximes et pensées de Tyrion Lannister
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2013
Traduction : J. Sola
Editeur : J’ai lu

Première page de Maximes et pensées de Tyrion Lannister

« Sur le nanisme

« Aux yeux de leur père,
les nains sont toujours bâtards. »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Maximes et pensées de Tyrion Lannister – Trône de Fer. »

Les rois des sables par G. R. R. Martin

Fiche de Les rois des sables

Titre : Les rois des sables
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1979
Traduction : J.-P. Pugi, S. Docke, P.-P. Durastanti
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Les rois des sables

  • Par la croix et le dragon
  • Aprevères
  • Vifs-amis
  • Dans la maison du ver
  • La cité de la pierre
  • La dame des étoiles
  • Les rois des sables

Première page de Par la croix et le dragon

«  Hérésie », me dit-il. Des vaguelettes troublèrent les eaux saumâtres de sa piscine.

« Encore une ? répondis-je d’un ton las. Il y en a tant de nos jours… »

La remarque eut le don d’irriter mon Maître Commandeur. Il se retourna lourdement, dans une gerbe d’éclaboussures. Une vague se brisa contre le bord de la piscine et une nappe d’eau inonda les dalles de la chambre de réception. Une fois encore, mes bottes se retrouvèrent trempées. Je l’acceptais avec philosophie. J’avais chaussé ma plus vieille paire, car je n’ignorais pas que des pieds trempés étaient l’une des inévitables conséquences d’une visite à Torgathon Neuf-Klariis Tûn, Ancien des ka-Thane et archevêque de Vess, Très Saint Père des Quatre Vœux, Grand Inquisiteur des Chevaliers de Jésus-Christ et conseiller de Sa Sainteté le pape Daryn XXI de La Nouvelle-Rome. »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Les rois des sables. »

Le voyage de Haviland Tuf par G. R. R. Martin

Fiche de Le voyage de Haviland Tuf

Titre : Le voyage de Haviland Tuf
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1986
Traduction : A. Robert
Editeur : J’ai lu

Première page de Le voyage de Haviland Tuf

« Allô, allô !

Oui, ça marche. Bon.

Je m’appelle Rarvik Hortvenzy, administrateur adjoint, et si je vous parle, c’est pour vous mettre en garde, vous qui recevrez ce message.

Le crépuscule est proche ; pour moi ce sera le dernier. Le soleil s’est couché derrière les falaises, à l’ouest, après avoir coloré la terre d’une teinte sanglante, et la pénombre s’étend vers moi, inexorablement. Les étoiles s’allument, une à une, mais la seule qui m’importe brille jour et nuit. Elle m’accompagne sans cesse, et, à part le soleil, rien ne brille aussi fort qu’elle dans le ciel. C’est l’Étoile de la Peste.

Aujourd’hui, j’ai enterré Janeel. De mes mains nues, je lui ai creusé un trou dans le sol rocailleux, j’ai creusé à m’en mettre les bras en feu. Ma besogne terminée, après avoir jeté ma dernière misérable pelletée de cette terre étrangère sur sa tête, après avoir posé la dernière pierre sur son cairn, je me suis relevé et j’ai craché sur sa tombe. »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Le voyage de Haviland Tuf. »

Le volcryn par G. R. R. Martin

Fiche de Le volcryn

Titre : Le volcryn
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1981
Traduction : O. Sabathé-Ricklin
Editeur : ActuSF

Première page de Le volcryn

« Dans les temps reculés où l’on mettait en croix Jésus de Nazareth, le volcryn se trouvait dans la Voie Lactée, à moins d’une année-lumière de la Terre. Mais quand, sur Terre, se déclenchèrent les nouvelles Guerres du Feu, le volcryn faisait déjà route vers Poséidon et ses mers mortes.

À l’époque où la découverte de l’hyperpropulsion transformait la Fédération des Nations de la Terre en Empire Fédéral, le volcryn errait quelque part aux confins de l’espace hrangan. Les Hrangans n’en ont jamais rien su. Comme nous, c’étaient des enfants de ces planètes chaudes qui tournent inlassablement autour de leurs petits soleils et ils ne connaissaient rien des abîmes de l’univers.

Pendant mille ans, la guerre enflamma l’empire. Quelque part, là où nul feu ne peut brûler, le volcryn était. Inaccessible. Indifférent. Autre.

L’Empire Fédéral éclata, se démantela. Les Hrangans s’évanouirent dans la nuit du »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Le Volcryn. »

One-eyed jacks par G. R. R. Martin

Fiche de One-eyed jacks

Titre : One-eyed jacks (Tome 8 sur 9 – Wild cards)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1991
Traduction : H.-L. Planchat
Editeur : Nouveaux Millénaires

Sommaire de One-eyed jacks

  • Solitaire par W. Simons
  • La chance d’être une femme par C. Claremont
  • Personne ne me connaît aussi bien par W. Simons
  • Les chevaux par L. Shiner
  • Monsieur Personne vient en ville par W. Simons
  • Dragon de neige par W. F. Wu
  • Personne ne connaît mes tourments par W. Simons
  • Clancy ne peut même plus chanter par V. Milan
  • Tu n’es rien tant que personne ne t’aime par W. Simons
  • Seize bougies par S. Leigh
  • Mon nom est Personne par W. Simons
  • Le triangle du diable par M. Snodgrass
  • Personne à la maison par W. Simons
  • Les battements d’un coeur mort par J. J. Miller
  • Personne ne s’en sort vivant par W. Simons

Première page de Solitaire

« La lumière du soir les réchauffait. Elle était allongée nue sur le lit, les mains jointes sur son ventre, les yeux clos. Il suivit du regard le contour de son corps, cherchant à retenir le moment d’extase et de plaisir qu’il avait ressenti avec elle quelques instants plus tôt – mais celui-ci s’évanouissait déjà. Les femmes le conservaient plus longtemps. Une sensation de bien-être. Qui finissait aussi par disparaître.

« Tu pourrais rester un moment », dit Jerry. Par le ton de sa voix, il voulait laisser entendre que le meilleur était encore à venir – pas difficile, au vu de leurs récentes réjouissances.

« Non. » Veronica ouvrit les yeux, se redressa. Sa chevelure brune était plaquée par la sueur sur son visage et son cou. Grâce à ses talents, espéra Jerry, plutôt qu’à cause de la chaleur du mois d’août. Elle patienta quelques secondes, puis se leva, se dirigea vers la salle de bains et referma la porte derrière elle. « Appelle-moi un taxi. »

Extrait de : G. R. R. Martin. « One-Eyed Jacks – Wild cards. »

Dead man’s hand par G. R. R. Martin

Fiche de Dead man’s hand

Titre : Dead man’s hand (Tome 7 sur 9 – Wild cards)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1990
Traduction : S. Guillot
Editeur : Nouveaux Millénaires

Première page de Dead man’s hand

« Les arbres bougeaient, bien qu’il n’y ait pas de vent.

Il ignorait combien de temps il avait marché, ou comment il était arrivé là – mais il s’y trouvait bel et bien, seul, et il avait peur. Il faisait nuit, une nuit plus longue, plus sombre que toutes celles qu’il avait vécues jusque-là. Le clair de lune peignait le paysage en nuances de noir et de gris, mais le satellite terrestre semblait anormalement enflé et arborait la couleur de la chair en décomposition. Il leva une fois les yeux dans sa direction ; à sa grande horreur, il le vit palpiter. Ne plus le regarder. Quoi qu’il fasse, il ne devait plus le regarder.

Il marchait. Encore et encore. La fine herbe grise paraissait s’accrocher à ses pieds nus à chacun de ses pas, s’insinuer volontairement entre ses orteils. »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Dead man’s hand – Wild cards. »

Ace in the hole par G. R. R. Martin

Fiche de Ace in the hole

Titre : Ace in the hole (Tome 6 sur 9 – Wild cards)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1989
Traduction : S. Guillot
Editeur : Nouveaux Millénaires

Première page de Ace in the hole

« Spector tira d’une main gantée sur le cadenas, qui céda aussitôt. Il l’ôta de la porte en étain ondulé, puis pesa de tout son poids sur celle-ci pour l’ouvrir en essayant de faire aussi peu de bruit que possible. Il y faufila son corps mince et referma derrière lui. Jusqu’à présent, tout correspondait avec ce qu’on lui avait dit.

L’endroit sentait la poussière et la peinture fraîche. Une unique lampe de plafond, située au centre de l’entrepôt, y diffusait une lumière tamisée. Spector marqua une pause pour laisser à ses yeux le temps de s’adapter. Il y avait des boîtes de masques partout autour de lui. De clowns, de politiciens, d’animaux, parfois simplement de banals visages humains. Il en ramassa un représentant un ours, le mit ; autant garder l’anonymat au cas où quelqu’un allumerait d’autres lumières. Le plastique lui pinçait le nez, et il aurait »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Ace in the hole – Wild cards. »

Down and dirty par G. R. R. Martin

Fiche de Down and dirty

Titre : Down and dirty (Tome 5 sur 9 – Wild cards)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 1988
Traduction : H.-L. Planchat, A. Mousnier-Lompré
Editeur : Nouveaux Millénaires

Sommaire de Down and dirty

  • Seuls les morts connaissent Jokertown par J. J. Miller
  • Tous les chevaux du roi par G. R. R. Martin
  • Concerto pour sirène et sérotonine par R. Zelazny
  • Effondrement par L. C. Harper
  • Jésus était un as par A. B. Cover
  • Liens du sang par M. Snodgrass
  • Le second avènement de Buddy Holley par E. Bryant
  • La couleur d’un esprit par S. Leigh
  • Accro à l’amour par P. Cadigan
  • Décrochage par L. C. Harper
  • Mortalité par W. J. Williams
  • Quelle bête féroce … par L. C. Harper

Première page de Seuls les morts connaissent Jokertown

« Brennan marchait dans la nuit d’automne comme s’il ne s’en distinguait pas, ou comme si elle ne se distinguait pas de lui.

La saison avait amené un fond d’air frais qui lui rappelait vaguement les Castkills ; ces montagnes lui manquaient plus que tout, mais, tant que Kien était libre, elles étaient aussi intouchables que les fantômes des amis et amants disparus qui venaient hanter ses rêves depuis peu. Il aimait ses montagnes autant qu’il aimait tous ceux qu’il avait laissés tomber au cours des années, mais qui pouvait s’éprendre de l’étalement crasseux de la ville ? Qui pouvait même la connaître, connaître Jokertown ? Pas lui, en tout cas, mais la présence de Kien l’y retenait comme une chaîne d’acier. »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Down and dirty – Wild cards. »

Aces abroad par G. R. R. Martin

Fiche de Aces abroad

Titre : Aces abroad (Tome 4 sur 9 – Wild cards)
Auteur : G. R. R. Martin
Date de parution : 2015
Traduction : H.-L. Planchat
Editeur : Nouveaux Millénaires

Sommaire de Aces abroad

  • La couleur de la haine par S. Leigh
  • Extrait du journal de Xavier Desmond par G. R. R. Martin
  • Bêtes de somme par J. J. Miller
  • Le droit du sang par L. C. Harper
  • Verrues et compagnie par K. A. Murphy
  • Au long du Nil par G. Gerstner-Miller
  • Les larmes de l’Inde par W. Simons
  • Dans le temps du rêve par E. Bryant
  • Heure zéro par L. Shiner
  • C’est toujours le printemps à Prague par C. Vaughn
  • Marionnettes par V. Milan
  • Les miroirs de l’âme par M. Snodgrass
  • Légendes par M. Cassutt

Première page de La couleur de la haine

« Le Sony éclairait d’une lumière vacillante le festin de Thanksgiving que Sara s’était préparé : posée sur la table basse, une dinde toute fumante dans son plateau-repas Swanson en aluminium. L’écran de télévision montrait une foule de jokers difformes qui marchaient dans New York par un après-midi d’été caniculaire. Leurs lèvres remuaient en silence pour exprimer des cris et des jurons. L’image granuleuse et saccadée de la scène avait l’aspect des vieilles actualités cinématographiques. Soudain, la caméra glissa vers un bel homme qui devait avoir dans les trente-cinq ans, les manches retroussées, la veste rejetée sur l’épaule, la cravate défaite – le sénateur Hartmann, tel qu’il était en 1976. Il traversa les rangs des policiers qui bloquaient les jokers, repoussa les gardes du corps qui tentaient de le retenir, cria lui-même en direction de la police. Se planta, seul, entre les forces de l’ordre et les manifestants, et leur fit signe à tous de reculer. »

Extrait de : G. R. R. Martin. « Aces abroad – Wild cards. »