Étiquette : Mercure de France
Le Japon par Lafcadio Hearn

Fiche de Le Japon
Titre : Le Japon
Auteur : Lafcadio Hearn
Date de parution : 1904
Traduction : M. Logé
Editeur : Mercure de France
Première page de Le Japon
« On a publié sur le Japon un bon millier de volumes. Mais, à part quelques publications artistiques et quelques ouvrages d’un genre tout particulier, le nombre des ouvrages vraiment utiles ne dépasse guère une vingtaine. Cela tient à l’immense difficulté de distinguer et de comprendre ce qui se dissimule sous la façade de la vie japonaise. On ne parviendra pas, avant une cinquantaine d’années, à écrire le livre qui analysera à fond la vie japonaise et décrira exactement le Japon historique, sociologique, psychologique et moral. Le sujet est si vaste, si complexe, qu’une génération d’érudits ne l’épuisera pas ; et il est si difficile qu’il se trouvera toujours fort peu de savants pour y consacrer leur temps. Les Japonais eux-mêmes ne connaissent pour ainsi dire pas scientifiquement leur propre histoire, et on ne dispose pas encore des moyens d’établir les données de celle-ci, bien qu’on ait réuni d’innombrables documents. On manque absolument d’une bonne histoire, composée selon les méthodes modernes. Et ce n’est là qu’une des nombreuses lacunes qui découragent les chercheurs. Les éléments d’une étude sociale du Japon sont au moins aussi inaccessibles, pour le savant occidental. »
Extrait de : L. Hearn. « Le Japon. »
Kwaidan par Lafcadio Hearn

Fiche de Kwaidan
Titre : Kwaidan ou Histoires et études de choses étranges
Auteur : Lafcadio Hearn
Date de parution : 1904
Traduction : M. Logé
Editeur : Mercure de France
Sommaire de Kwaidan
- La légende de Mimi-nashi-hôichi
- Oshidori
- L’histoire d’O-tei
- Ubazakura
- L’histoire d’Aoyagi
- Rien n’arriva
- Yuki-onna
- Jû-roku-zakura
- Rokuro-kubi
- A propos d’un miroir et d’une cloche
- Mujina
- Jikininki
- Riki-baka
- Le rêve d’Akinosuke
- Le secret de la morte
- Hôrai
Première page de La légende de Mimi-nashi-hôichi
« Il y a plus de sept siècles qu’eut lieu à Dan-no-ura, sur le détroit de Shimonoseki, la bataille qui clôtura la longue rivalité entre les Heike, de la tribu de Taira, et les Genji, ou partisans de la tribu de Minamoto. Ces derniers avaient été vainqueurs et tous les Heike, leur jeune empereur, leurs femmes et leurs enfants avaient péri, massacrés !
Depuis ce massacre, la mer et les côtes du détroit sont hantées… Le long des falaises, on entend et on voit souvent des choses étranges… Par les nuits sombres, des milliers de feux-fantômes brillent sur la plage ou volètent au-dessus des vagues des lumières pâles, que les pêcheurs appellent des oni-bi, ou feux-démons… Et lorsque le vent mugit, il s’élève de l’Océan une clameur pareille à celle d’une bataille.
Au temps passé, les âmes des Heike se montraient beaucoup plus inquiètes qu’elles ne le sont à présent. Alors, leurs fantômes se dressaient, menaçants, autour des barques de pêche, essayant de les faire chavirer, ou bien ils guettaient les nageurs solitaires, et tâchaient de les saisir et de les entraîner vers les profondeurs insondables de la mer. »
Extrait de : L. Hearn. « Kwaidan ou Histoires et études de choses étranges. »
Le docteur Lerne sous-dieu par M. Renard
Fiche de Le docteur Lerne sous-dieu
Titre : Le docteur Lerne sous-dieu
Auteur : M. Renard
Date de parution : 1908
Editeur : Mercure de France
Première page de Le docteur Lerne sous-dieu
« Ceci arriva certain soir d’hiver, il y a plus d’un an. C’était après le dernier dîner que j’offris à mes camarades avenue Victor-Hugo, dans ce petit hôtel que j’avais loué tout meublé.
Rien d’autre que mon humeur vagabonde n’ayant motivé ce changement de domicile, on avait dépendu ma crémaillère nomade aussi joyeusement que nous l’avions accrochée naguère à ce même foyer, et, le temps des liqueurs étant venu avec celui des boutades, chacun de nous s’ingéniait à briller, surtout,
naturellement, ce grivois de Gilbert, Marlotte, — l’homme aux paradoxes, le Triboulet de la bande, — et Cardaillac, notre mystificateur attitré.
Je ne sais plus très bien comment il se fit qu’au bout d’une heure de fumoir, quelqu’un éteignit l’électricité, exprima l’urgence de faire tourner une table et nous groupa dans l’ombre autour d’un guéridon. Ce quelqu’un — remarquez-le — n’était pas Cardaillac. Mais peut-être Cardaillac l’avait-il pris pour compère, si toutefois Cardaillac fut coupable. »
Extrait de : M. Renard. « Le Docteur Lerne, sous-dieu. »
La guerre des mondes par H. G. Wells
Fiche de La guerre des mondes
Titre : La guerre des mondes
Auteur : H. G. Wells
Date de parution : 1898
Traduction : H. D. Davray
Editeur : Mercure de France
Première page de La guerre des mondes
« À LA VEILLE DE LA GUERRE
Personne n’aurait cru dans les dernières années du XIXe siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s’absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d’aussi près peut-être qu’un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d’eau. Avec une suffisance infinie, les hommes allaient de-ci de-là par le monde, vaquant à leurs petites affaires, dans la sereine sécurité de leur empire sur la matière. Il est possible que, sous le »
Extrait de : H. G. Wells. « La Guerre des mondes. »