Étiquette : Mousnier-Lompré
La voie magique par Robin Hobb
Fiche de La voie magique
Titre : La voie magique (Tome 5 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1997
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de La voie magique
« La Froide achève sa course dans le lac Bleu, d’où la plus grande agglomération qui le borde tire son nom. Au début du règne du roi Subtil, la campagne au nord-est du lac était renommée pour ses champs de céréales et ses vergers ; une vigne particulière à ce sol donnait un vin au bouquet à nul autre pareil et célèbre non seulement dans les Six-Duchés tout entiers mais jusqu’à Terrilville où il arrivait par caravanes. Mais de longues périodes de sécheresse survinrent, suivies d’incendies déclenchés par les orages, dont les fermiers et les vignerons de la région ne se remirent jamais ; dès lors, pour subsister, Lac-Bleu se tourna vers le commerce. La ville actuelle est un centre de négoce où se rencontrent les caravanes en provenance de Bauge et des Etats chalcèdes qui échangent leurs denrées contre celles du peuple des Montagnes. L’été, d’énormes chalands sillonnent les eaux placides du lac, mais en hiver les tempêtes qui descendent des Montagnes chassent les bateliers et mettent un terme au trafic marchand. »
Extrait de : R. Hobb. « La voie magique – L’assassin royal. »
Le poison de la vengeance par Robin Hobb
Fiche de Le poison de la vengeance
Titre : Le poison de la vengeance (Tome 4 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1997
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de Le poison de la vengeance
« Chaque matin, à mon réveil, j’ai de l’encre sur les mains. Parfois je me retrouve le visage appuyé sur ma table de travail au milieu d’un fouillis de parchemins et de papiers. Mon garçon, quand il se présente avec mon plateau, se risque quelquefois à me reprocher de ne pas m’être couché la veille ; mais quelquefois aussi il regarde mon visage et n’ose pas dire un mot. Je n’essaie pas de lui expliquer mon attitude ; ce n’est pas un secret qu’on peut transmettre à un homme plus jeune que soi : il faut l’acquérir par soi-même.
Il est indispensable d’avoir un but dans la vie. Cela, je le sais aujourd’hui, mais les vingt premières années de mon existence me furent nécessaires pour m’en rendre compte, en quoi je ne me crois pas exceptionnel. Cependant, une fois apprise, cette leçon est restée gravée en moi. Aussi, n’ayant guère de quoi distraire ma douleur, je me suis mis en quête d’un but et me suis attelé à une tâche à laquelle m’encourageaient depuis longtemps dame Patience et Geairepu le scribe. »
Extrait de : R. Hobb. « Le poison de la vengeance – L’assassin royal. »
La nef du crépuscule par Robin Hobb
Fiche de La nef du crépuscule
Titre : La nef du crépuscule (Tome 3 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1996
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de La nef du crépuscule
« Le troisième été de la guerre des Pirates rouges, les bateaux de combat des Six-Duchés reçurent leur baptême du sang. Ils n’étaient que quatre mais ils représentaient une modification considérable de la tactique défensive du royaume. Nos engagements, ce printemps-là, avec les Pirates rouges nous apprirent rapidement que nous avions beaucoup oublié de l’art d’être guerrier. Nos ennemis avaient raison : nous étions devenus une race de fermiers ; mais des fermiers résolus à lutter pied à pied. Nous découvrîmes bientôt que les Pirates étaient des combattants inventifs et barbares, au point qu’aucun d’entre eux ne se rendit jamais ni ne se laissa prendre vivant. Peut-être aurions-nous dû y voir le premier indice sur la nature de la forgisation et de l’adversaire que nous affrontions mais, à l’époque, cet indice trop subtil nous échappa et nous étions trop occupés à survivre pour nous poser des questions. »
Extrait de : R. Hobb. « La Nef du crépuscule – L’assassin royal. »
L’assassin du roi par Robin Hobb
Fiche de L’assassin du roi
Titre : L’assassin du roi (Tome 2 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1996
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de L’assassin du roi
« Pourquoi nous est-il interdit de rédiger une étude détaillée des différentes magies ? Peut-être parce que nous craignons qu’un tel savoir ne tombe entre des mains incompétentes ; et, de fait, il existe depuis toujours un système d’apprentissage destiné à garantir la transmission d’une connaissance approfondie de la magie aux seuls individus formés et jugés dignes de la recevoir. Cependant, aussi louable que paraisse cette démarche visant à nous préserver des pratiques inhabiles de la tradition secrète, elle omet un élément essentiel : le fait que la disposition à la magie ne procède pas de sa connaissance. Le talent pour tel ou tel type de magie est inné, il ne s’acquiert pas. Par exemple, le don pour la magie connue sous le nom d’Art a une relation étroite avec la lignée royale des Loinvoyant, bien qu’on puisse le trouver à l’état « sauvage » chez des gens dont les ancêtres sont issus à la fois des tribus de l’Intérieur et des populations outrîliennes. Une personne exercée à l’Art peut entrer en contact avec l’esprit d’une autre, sans considération de distance, et savoir ce qu’elle pense ; puissamment douée, elle peut influencer cette personne ou converser avec elle. »
Extrait de : R. Hobb. « L’Assassin du roi – L’assassin royal. »
L’apprenti assassin par Robin Hobb
Fiche de L’apprenti assassin
Titre : L’apprenti assassin (Tome 1 sur 6 – L’assassin royal)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 1995
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : J’ai lu
Première page de L’apprenti assassin
« L’histoire des Six-Duchés se confond nécessairement avec celle de leur famille régnante, les Loinvoyant. Un récit complet nous ramènerait à une époque bien antérieure à la fondation du premier duché et, si leurs noms étaient restés dans les mémoires, nous décrirait les Outrîliens venus de la mer assaillant une côte plus clémente et plus tempérée que les grèves glacées des îles d’Outre-mer. Mais nous ignorons les noms de ces lointains ancêtres.
Quant au premier véritable roi, il ne nous en est parvenu guère plus que son nom et quelques légendes extravagantes. Il se nommait Preneur, tout simplement, et c’est peut-être avec ce patronyme qu’est née la tradition d’octroyer aux filles et aux fils de sa lignée des noms qui devaient modeler leur vie et leur être. La croyance populaire prétend qu’on usait de magie pour en imprégner indéfectiblement le nouveau-né et que les rejetons royaux étaient incapables de trahir les vertus dont ils portaient le nom. Trempés dans la flamme, plongés dans l’eau salée et offerts aux vents de l’air, c’est ainsi que les enfants élus se voyaient imposer ces qualités. Du moins le raconte-t-on. »
Extrait de : R. Hobb. « L’apprenti assassin – L’assassin royal. »
Le Prince bâtard par Robin Hobb
Fiche de Le Prince bâtard
Titre : Le Prince bâtard (Tome 2 sur 2 – L’assassin royal – Prélude)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2013
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Première page de Le Prince bâtard
« C’est à la demande de Cardinal que moi, Félicité, j’écris ces mots. C’était un érudit, et il se fût chargé de cette entreprise lui-même si le destin lui en avait laissé le temps ; hélas, il n’en fut rien. Il m’a confié cette tâche en me priant instamment de respecter la vérité, comme il sied à la mémoire d’une ménestrelle tenue à l’objectivité, et d’écrire de ma plume la plus claire, car il souhaitait que chacun pût lire ce texte aisément l’année prochaine ou d’ici vingt ans. Il m’a aussi imposé de décrire des événements que je suis seule à connaître afin que, dans les années à venir, on ne puisse dire qu’il s’agissait de fantaisies de ménestrelle, d’embellissements ajoutés pour rendre l’histoire plus attrayante.
Je vais donc reproduire ce texte en deux exemplaires reliés, comme il l’a fait pour sa chanson, dont je ferai deux paquets ; l’un ira dans une cachette connue de moi seule, l’autre là où, selon Cardinal, il demeurera sans doute dissimulé pendant des années : la bibliothèque de Castelcerf. »
Extrait de : R. Hobb. « Le prince bâtard – L’assassin royal – Prélude. »
L’héritage et autres nouvelles par Robin Hobb

Fiche de L’héritage et autres nouvelles
Titre : L’héritage et autres nouvelles
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2011
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Sommaire de L’héritage et autres nouvelles
- Une note de lavande
- La dame d’argent et le quadragénaire
- Coupure
- Le cinquième chat écrasé
- Chats errants
- Finis
- Boîte à rythme
- L’héritage
- Viande pour chat
Première page de Une note de lavande
« MA SŒUR ET MOI AVONS GRANDI comme des souris dans un vieux canapé moisi. Déjà, quand j’avais neuf ans et qu’elle n’était qu’un nourrisson, je nous voyais ainsi. La nuit, alors qu’elle dormait au creux de mon ventre et que je tombais à moitié du sofa qui nous servait de lit, j’entendais les souris qui se déplaçaient en dessous de nous et grignotaient le rembourrage, et parfois les petits couinements des nouveau-nés quand la mère venait les nourrir ; je me repliais davantage sur Lisa ; je lui donnais le rôle d’une petite souris rose au lieu d’un petit bébé, et à moi celui d’un papa souris enroulé autour d’elle pour la protéger. Quelquefois, les nuits en étaient moins froides.
J’habitais depuis toujours dans le même appartement en sous-sol ; il y faisait constamment froid, même en été. C’était un logement affreux, humide et délabré, mais ceux des étages au-dessus étaient pires, infestés d’une odeur d’urine et de pourriture. »
Extrait de : R. Hobb. « L’Heritage et autres nouvelles. »
Racines par Robin Hobb

Fiche de Racines
Titre : Racines (Tome 8 sur 8 – Le soldat chamane)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2008
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Première page de Racines
« Il faisait noir et Fils-de-Soldat était ankylosé à force d’être demeuré assis sur le rocher glacé près de la rivière. Il lui fallut quelque temps pour se mettre debout, puis il gémit en redressant le dos. Il piétina la terre comme un chat qui pelote, s’efforçant d’assouplir ses muscles qui regimbaient, puis il fit quelques pas entre les arbres qui s’élevaient comme des piliers de ténèbres dans l’obscurité moins dense de la nuit. Nous distinguions l’emplacement du village grâce à la faible lueur qui filtrait par les fenêtres sur le versant au-dessus de nous, mais elle ne suffisait pas à éclairer le chemin. Il se mit en route d’une démarche d’aveugle et se trempa les pieds par deux fois avant de retrouver le pont et de franchir le cours d’eau. »
Extrait de : R. Hobb. « Racines – Le soldat chamane. »
Danse de terreur par Robin Hobb

Fiche de Danse de terreur
Titre : Danse de terreur (Tome 7 sur 8 – Le soldat chamane)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2008
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Première page de Danse de terreur
« Traversant une plage de sable gris, il gagna un affleurement de roche sombre, puis, de là et sans hésiter, une zone de pierres arrondies entre lesquelles la marée, en se retirant, laissait des flaques. Le maigre soleil de l’automne n’avait guère réchauffé l’eau, mais elle était certainement moins froide que celle des vagues qui déferlaient à grand bruit sur la grève.
Il s’assit lourdement sur un trône de pierre et, avec un grognement d’effort, ôta ses bottes neuves puis ses chaussettes en laine. Mes pieds ne m’avaient jamais paru si éloignés que lorsqu’il se pencha sur son énorme ventre pour les atteindre, en retenant son souffle à cause de ses poumons comprimés. Il jeta négligemment bottes et chaussettes de côté, se redressa avec un gémissement de soulagement, puis inspira profondément et plongea lentement les pieds dans l’eau. »
Extrait de : R. Hobb. « Danse de Terreur – Le soldat chamane. »
Le renégat par Robin Hobb

Fiche de Le renégat
Titre : Le renégat (Tome 6 sur 8 – Le soldat chamane)
Auteur : Robin Hobb
Date de parution : 2008
Traduction : A. Mousnier-Lompré
Editeur : Pygmalion
Première page de Le renégat
« On ne me laissa pas l’occasion de me défendre pendant mon procès en cour martiale. Debout dans le box où l’on m’avait enfermé, je m’efforçais de ne pas prêter attention au supplice des fers qui me mordaient les chevilles ; trop petits pour un homme de ma corpulence, ils me cisaillaient le bas des jambes, brûlure insupportable qui s’accompagnait paradoxalement d’une insensibilité progressive. La douleur prenait le pas sur l’issue de l’audience, dont, de toute manière, je connaissais le verdict à l’avance.
Ce calvaire demeure le principal souvenir de mon procès, qu’il teinte d’une brume rouge. Quantité de témoins vinrent déposer à charge contre moi ; j’entends encore le ton vertueux avec lequel ils décrivirent à mes juges le détail de mes crimes : viol, meurtre, nécrophilie, profanation de cimetière. L’absence totale d’espoir de ma situation avait érodé l’indignation et l’horreur que ces accusations soulevaient en moi. »
Extrait de : R. Hobb. « Le Renégat – Le soldat chamane. »