Étiquette : Narcose

 

Le tueur venu du Centaure par Jacques Barbéri

Fiche de Le tueur venu du Centaure

Titre : Le tueur venu du Centaure (Tome 3 sur 3 – Narcose)
Auteur : Jacques Barbéri
Date de parution : 2013
Editeur : La Volte

Première page de Le tueur venu du Centaure

« — Ave, legatus Novalski !

Il se déroulait sous mon crâne quelque chose d’étrange que j’avais du mal à expliquer. La lumière oscillait entre le bleu et le jaune vif et je ne savais plus très bien si j’étais dans mon bureau ou dans une cabine de bateau. Je ne m’étais plus regardée dans un miroir depuis quelque temps mais j’avais la curieuse impression que si je tentais le coup, là, à l’instant, il se mettrait instantanément à fondre. Je me passai une main dans les cheveux et j’eus la désagréable sensation de caresser un ours à rebrousse-poil. Un verre de whisky aurait peut-être réussi à me remettre d’aplomb, mais, en bougeant légèrement la tête sur le côté, je constatai avec amertume que la bouteille qui gisait sur le bureau telle une tortue vitrifiée tendant inutilement le cou pour qu’on la redresse, était désespérément vide. Je fis tout de même plaisir à la tortue de verre. Mais cet acte insensé manqua me faire perdre conscience… Je n’avais même pas réussi à quitter mon bureau pour aller ronfler à l’étage. Ça m’arrivait de plus en plus souvent. Mais quand un client débarquait à l’improviste, c’était particulièrement gênant. »

Extrait de : J. Barbéri. « Le tueur venu du Centaure. »

Narcose par Jacques Barbéri

Fiche de Narcose

Titre : Narcose (Tome 1 sur 3 – Narcose)
Auteur : Jacques Barbéri
Date de parution : 2013
Editeur : La Volte

Première page de Narcose

« Le monstre dort.

Il a la taille d’un chaton, mais lorsqu’il déplie ses pattes et qu’il se redresse, il ressemble à un bébé girafe, le cou en moins et quelques pattes en plus.

Il a un poil cendré, magnifique, et des yeux en diamant noir plantés tout autour de son crâne, observatoire circulaire que rien ne peut tromper.

Son abdomen a la taille d’un œuf d’autruche.

Ses chélicères sont comme des canines de tigre, longues et incurvées.

Il s’appelle Aniel et Anton Orosco trouve que ce nom évoque bien toute la puissance carnassière qu’il dégage.

Quelques instants plus tôt, en pénétrant dans la chambre, Lisandra a jeté un regard circulaire.

— Sobre. Efficace. Esthétique.

S’est tournée vers Anton.

— Le reste de ton appartement a l’air plutôt gagné par l’entropie. Étonnant, non ?

Cette idée ne lui avait encore jamais effleuré l’esprit. Il a regardé les murs crème, la lampe constituée d’un simple néon blanc planté dans le sol. Le bar flottant, cube transparent, gros glaçon en verre abritant une armée de bioteilles soigneusement alignées. Le tatami bien étalé au centre de la pièce. »

Extrait de : J. Barbéri. « Narcose. »