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Une aiguille en plein coeur par Richard Matheson

Fiche de Une aiguille en plein coeur

Titre : Une aiguille en plein coeur
Auteur : Richard Matheson
Date de parution : 1986
Traduction : P. Hebert, R. Durand, R. Lathière, A. Rosenblum, P.J. Izabelle, M. Deutsch, L. Lemoine, F. Bebouch, N. Balfet, M. Girard
Editeur : Néo

Sommaire de Une aiguille en plein coeur

  • Funérailles
  • Le test
  • Le pays de l’ombre
  • Le voyageur
  • Moutons de Panurge
  • Le zoo
  • Le signe du Lion
  • Une aiguille en plein coeur
  • Jusqu’à ce que la mort nous sépare
  • La troisième à partir du soleil
  • Le dernier jour
  • Qu’y a-t-il dans la boîte ?
  • Du travail bien fait

Première page de Funérailles

« Morton Silkline était dans son bureau, en train de rêver à des décorations florales pour les obsèques Beaumont, lorsque les accents carillonnants du cantique « Je vais rejoindre l’invisible chœur » lui annoncèrent l’entrée d’une personne au magasin du « Catafalque à Prix Réduit ».

En clignant des paupières pour chasser toute trace de méditation de ses yeux d’hépatique, Silkline joignit les mains en une attitude placide, puis s’adossa au cuir noir de son fauteuil, un sourire de bienvenue funèbre aux lèvres. Dans le calme du couloir, des pas résonnaient malgré l’épais tapis, des pas tranquilles. Juste avant que l’homme de haute taille entrât, la pendulette de bureau vibra discrètement pour annoncer sept heures trente.

Se levant comme s’il eût été surpris en plein tête-à-tête avec l’ange étincelant de la mort, Morton Silkline se leva et contourna son bureau poli à pas feutrés, puis il tendit une main aux doigts flasques. »

Extrait de : R. Matheson. « Une aiguille en plein cœur. »

Le seigneur des vers par Brian Lumley

Fiche de Le seigneur des vers

Titre : Le seigneur des vers
Auteur : Brian Lumley
Date de parution : 1987
Traduction : J.-D. Brèque, J. Potot, J.-P. Galante
Editeur : Néo

Sommaire de Le seigneur des vers

  • Le seigneur des vers
  • Tante Hester
  • Né des vents
  • Les émaciés
  • Impossible de rentrer à la maison

Première page de Le seigneur des vers

« La guerre était finie, Noël 1945 appartenait au passé, les festivités du Nouvel An allaient toujours bon train et Titus Crow était au chômage. Ce jeune homme, fort attiré par le côté sombre et mystérieux de la vie, s’était très tôt initié aux matières occultes et ésotériques, et le travail qu’il avait accompli pour le Ministère de la Guerre l’avait entraîné dans deux directions apparemment fort différentes, mais également secrètes. Il avait à la fois fait office de conseiller auprès du Ministère pour ce qui concernait certains intérêts occultes du Führer et utilisé ses talents de numérologiste et de cryptographe pour percer les codes secrets de la machine de guerre nazie. Il avait rencontré un certain succès dans ces deux entreprises, mais cette page de sa vie était désormais tournée et ses talents étaient maintenant inemployés.

Il n’avait, pour le moment, aucune idée de la façon dont il allait utiliser ses dons. »

Extrait de : B. Lumley. « Le seigneur des vers. »

Nous avons tous peur par B. R. Bruss

Fiche de Nous avons tous peur

Titre : Nous avons tous peur
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1956
Editeur : Néo

Première page de Nous avons tous peur

« Lorsque je suis arrivé à Cockshill, par une nuit de printemps, je ne pensais pas que mon séjour y serait de longue durée.
Je ne pensais surtout pas que dans cet endroit, – qui la veille encore m’était totalement inconnu –, j’allais vivre des moments extraordinaires et terrifiants, et que ma vie en demeurerait à tout jamais bouleversée. Car Dieu sait de quel prix j’ai payé cette expérience ! Et si j’ai pu recueillir la preuve que j’avais les nerfs solides, c’est une découverte dont je me serais bien passé.
Rien de tout cela ne serait arrivé si le 17 mai de cette année-là – une date que je n’oublierai jamais – Davis Pearl ne s’était pas saoulé comme un Polonais. Il avait une excuse. Il enterrait sa vie de garçon.
Je dois dire que j’étais de la partie, avec quelques autres copains qui presque tous appartenaient à la rédaction du « Winnipeg Standard ». »

Extrait de : B. R. Bruss. « Nous avons tous peur. »

Les espaces enchevêtrés par B. R. Bruss

Fiche de Les espaces enchevêtrés

Titre : Les espaces enchevêtrés
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1979
Editeur : Néo

Première page de Les espaces enchevêtrés

« J’ouvris un œil et je vis un ange.
Disons une sorte d’ange : il avait des ailes et de grosses fesses. Aussi un petit sourire espiègle, mais qui aurait tout aussi bien pu être satanique. Il se tenait immobile au plafond, comme une figure peinte. Au plafond ? Je n’ose me montrer péremptoire sur ce point. En tout cas une sorte de plafond qui n’était ni plan, ni voûté, ni à caissons, ni à solives. Plutôt multidimensionnel, avec des transparences, des profondeurs quasi liquides.
« Je rêve », pensai-je. Il m’arrive souvent de rêver à des choses très bizarres. Mais toujours je discerne, entre les proliférations vaporeuses de l’inconscient et ce qu’on nomme la réalité, des différences généralement subtiles, encore que flagrantes. Je n’en discernais aucune. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Les espaces enchevêtrés. »

Le tambour d’angoisse par B. R. Bruss

Fiche de Le tambour d’angoisse

Titre : Le tambour d’angoisse
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1973
Editeur : Néo

Première page de Le tambour d’angoisse

« — John Belfry ?
— Mort.
— James Higgins ?
— Mort.
— Théobald Malcolm ?
— Mort.
— Mary Summer ?
— Morte.
Je répondais d’une voix éteinte, et cela devait ressembler à une litanie. J’étais au bord de l’évanouissement, mais je voyais le visage de David Clisson se crisper un peu plus chaque fois que je laissais tomber le petit mot terrible, toujours le même.
Clisson était assis derrière sa table. Dans le baraquement qui lui servait de bureau, tout était propre et net. Par une fenêtre, on apercevait une étendue morne et à demi désertique. Au premier plan, de gros camions montés sur chenilles. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Le Tambour d’Angoisse. »

L’homme qui criait au loup par R. Bloch

Fiche de L’homme qui criait au loup

Titre : L’homme qui criait au loup (Tome 4 sur 4 – Nouvelles fantastiques)
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1985
Traduction :
Editeur : NEO

Sommaire de L’homme qui criait au loup

  • La sentence druidique
  • La grimace de la goule
  • Esclave des flammes
  • Petites créatures de l’horreur
  • La demi-portion
  • Une question de cérémonial
  • L’homme qui criait au loup
  • Tribut floral
  • Vivre avec son temps
  • Voeu tragique
  • La double chute
  • La photographie
  • Négritude
  • La nuit avant Noël

Première page de La sentence druidique

« Il est écrit dans les chroniques d’autrefois que l’antique savoir ne mourra jamais. Beaucoup de savants partagent ce point de vue, et bien que le monde puisse en rire, parfois il s’en présente une preuve étrange et terrible, sous la forme d’un mystère qui ne pourrait s’expliquer autrement. Les anciennes légendes subsistent toujours ; les pauvres et les humbles y croient encore. Et ils continueront à y croire, car il se présentera toujours des événements extraordinaires que ni la science, ni la religion ne pourront expliquer ou combattre d’une manière satisfaisante.

Je ne prétends pas prendre parti dans cette discussion ; je ne peux que raconter une histoire que j’ai entendue, il y a longtemps, dans un pays où les légendes noires règnent encore.

On raconte, sur la côte, que lorsque Sir Charles Hovoco arriva à Nedwick, c’était un homme fier et obstiné. Il était parvenu à se faire élever au rang de baronnet, de même qu’il s’était mêlé d’affaires diverses – commerciales, politiques et sociales. »

Extrait de : R. Bloch. « L’homme qui criait au loup – Nouvelles fantastiques. »

Nounours est pyromane par R. Bloch

Fiche de Nounours est pyromane

Titre : Nounours est pyromane (Tome 3 sur 4 – Nouvelles fantastiques)
Auteur : R. Bloch
Date de parution : 1984
Traduction :
Editeur : NEO

Sommaire de Nounours est pyromane

  • Le joyeux farceur
  • Tout en famille
  • La capsule du temps
  • Un jouet pour Juliette
  • Un vampire sur mesure
  • Nounours est pyromane
  • Tu ne fais jamais rien de bien
  • Groovyland
  • Tout est dans le jeu
  • Regarde comme elles courent
  • Mais d’abord ces mots
  • Ce que tu vois, c’est ce qui t’attend
  • La foire aux monstres
  • Celui qui ferme la voie

Première page de Le joyeux farceur

« Être farceur ne présente qu’un inconvénient… Au bout d’un certain temps, personne ne marche !

Teddy eut un mal fou à convaincre Mac qu’il disait la vérité en affirmant qu’il voulait s’en aller. Il le lui annonça pendant le repas, et, sur le moment, Mac ne voulut pas y croire.

— « Mais je te dis la vérité, protesta Teddy, c’est ma dernière soirée. Demain, je mets les voiles… Je pars pour le Canada. Tu vois, j’ai mon billet d’avion. Je l’ai pris cet après-midi. »

Lorsque Teddy eût montré son billet pour Toronto, Mac comprit enfin qu’il ne plaisantait pas. Mais lui, Mac, ne comprenait toujours pas.

— « Je ne te suis pas, dit-il à Teddy, je croyais que tu te plaisais ici. »

— « Tu sais comment on est, répondit Teddy, on finit par avoir envie de voir du pays. »

— « C’est une question d’argent ? » demanda Mac en tripotant sa tasse à café. »

Extrait de : R. Bloch. « Nounours est pyromane – Nouvelles fantastiques. »

Visions nocturnes par J. Flanders

Fiche de Visions nocturnes

Titre : Visions nocturnes
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1984
Editeur : Néo

Sommaire de Visions nocturnes

  • Le fauteuil
  • Pour les yeux de Mathilda Smith
  • Deux heures et puis l’absence
  • Cochrane et Jones
  • Sneaky, Knuckle et Peg Blow
  • Le miroir vénitien
  • L’odeur du soufre
  • Le fantôme marin
  • Le chateau du désert
  • La forêt infernale
  • Flammes vivantes
  • Le convive
  • La dernière peste de Bergame
  • L’énigmatique aventure
  • L’étrange manuscrit
  • Le voleur

Première page de Le fauteuil

« J’ai très bien connu Maurice Renard. Chaque fois que je venais à Paris j’allais chez lui rue de Tournon. J’y rencontrais entre autres Georges de la Fouchardière, le père du Bouif, un personnage bien oublié. Et aussi Colette, la grande Colette.

Ce qui suit n’est donc pas un simple conte.

C’est plutôt un souvenir « littéraire », car je puis y insérer deux noms célèbres dans les lettres françaises : Gaston Leroux et Maurice Renard.

Quelques années avant sa mort, je fis, à Paris, la connaissance du célèbre auteur de Rouletabille, au domicile de Maurice Renard, l’auteur du Péril bleu, Le Singe, Un Homme chez les microbes, etc.

Quelques années plus tôt, G. Leroux avait publié sa célèbre nouvelle : L’Homme qui a vu le Diable, et durant notre entretien amical nous en sommes venus à en parler…

— J’ai trouvé effrayant le mot final de votre récit, dit Maurice Renard. Quand on veut voir sérieusement le diable, on n’a qu’à l’appeler de tout son cœur, il vient. »

Extrait de : John Flanders. « Visions nocturnes. »

Visages et choses crépusculaires par J. Ray

Fiche de Visages et choses crépusculaires

Titre : Visages et choses crépusculaires
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1982
Editeur : Néo

Sommaire de Visages et choses crépusculaires

  • Storchhaus ou la maison des cigognes
  • Le bout de la rue
  • La présence horrifiante
  • Mondschein-Dampfer
  • Mr. Gless change de direction
  • Passez à la caisse
  • Dieu, toi et moi
  • La chandelle du réveillon
  • Je cherche Mr. Pilgrim
  • Baraterie
  • Merry-go-round
  • La princesse tigre
  • Dents d’or
  • La trouvaille de Mr. Sweetpipe
  • L’idylle de Monsieur Honigley
  • Prélude à Saint-Judas-de-la-nuit
  • Saint-Judas-de-la-nuit

Première page de Storchhaus ou la maison des cigognes

« Il y a dans le Hanovre, en amont de Celle, un petit lac qui emprunte ses eaux à la rivière Aller et dont les bords sont pittoresques mais déserts. Pour cette dernière raison, j’y jetai l’ancre après une vie errante sur les sept mers, et y trouvai l’existence supportable.

— Hello, capitaine !

Il y avait longtemps qu’on avait cessé de m’appeler ainsi et je regardai avec étonnement et méfiance le bonhomme à la démarche hésitante qui m’interpellait.

— Hello, capitaine !

Alors je reconnus Bill Cockspur, qui fut pendant des années mon second à bord du Tadorna et que je croyais, avec tant d’autres, disparu depuis belle lurette sous le signe du Capricorne. »

Extrait de : Jean Ray. « Visages et choses crepusculaires. »

Les contes noirs du golf par J. Ray

Fiche de Les contes noirs du golf

Titre : Les contes noirs du golf
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1964
Editeur : Néo

Sommaire de Les contes noirs du golf

  • 72 holes… 36… 72 (decided over 36 holes)
  • « Le golfeur » de Mabuse
  • Mlle Andrette Froget
  • Influence
  • Les hazards du colonel Midgett
  • Le swing
  • La bête des links
  • Les links hantés (The haunted green)
  • La Grande Ourse (The David’s Car)
  • La chance des aigles blancs (The rope of chance)
  • Le plus ancien membre (The oldest member)
  • EG-1405
  • La balle volée (fatal accidents on the links)
  • La forêt de Madrones (I will tell you all…)
  • Hecate
  • M. Ram (The case of Gene Claver)
  • La fin (The unhappy end)
  • Le septième trou
  • Qui ? (somewhere… down…)
  • La belle partie
  • Le driver doré
  • Le vestiaire (réflexions d’un observateur grincheux)
  • Le mystère du Dip-Club

Première page de « Le golfeur » de Mabuse

« Le contenu du petit paquet, que me remit le facteur, ne m’étonna pas outre mesure : une clef attachée à un carré de bristol portant ces mots :

« Red Shamrock Street. 3-26 octobre, soir. »

Mon commerce en rouennerie n’est qu’une façade ; il masque des affaires qu’il est prudent d’entourer de mystère. Je ne me fatiguai donc point les méninges à vouloir découvrir l’expéditeur du colis postal : dans mon métier d’ombre, je ne suis entouré que de gens de confiance, très circonspects dans leurs actes.

Je n’eus même pas la curiosité d’aller inspecter la maison indiquée, car je savais que la rue était une sorte de venelle, vieille et ténébreuse, proche des remparts, et que les démolisseurs guettaient depuis des années.

La soirée du 26 octobre était froide et pluvieuse, des nuées de feuilles mortes valsaient dans l’air et les rares passants n’étaient que des ombres fuyantes. »

Extrait de : Jean Ray. « Les contes noirs du golf. »