Étiquette : NEO

 

Le miroir de Merlin par Andre Norton

Fiche de Le miroir de Merlin

Titre : Le miroir de Merlin
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 1975
Traduction : F. Truchaud
Edition : Néo

Première page de Le miroir de Merlin

« Le phare appelait toujours depuis les entrailles de la forteresse aux parois rugueuses qu’était la caverne. Son message était plus faible maintenant. Chaque année de la planète avait demandé plus d’effort à ce mécanisme, bien que ses créateurs aient essayé de le rendre éternel. Ils pensaient avoir prévu toutes les éventualités. Et c’était le cas… mais ils avaient oublié la faiblesse inhérente à leur propre loi et la nature du monde d’où appelait le phare. Le temps avait été englouti, le temps était passé ; pourtant le phare remplissait toujours sa fonction. Au dehors de la caverne, des nations avaient surgi pour connaître la splendeur puis la décadence… les hommes avaient changé et changeaient encore. Tout ce que les constructeurs du phare avaient connu avait disparu au cours des années, détruit par l’action même de la nature. Les mers avaient déferlé sur les continents, puis s’étaient retirées, leurs vagues puissantes emportant avec elles des cités et des régions entières. Des montagnes avaient surgi ; les ruines de villes portuaires autrefois orgueilleuses avaient été soulevées et emportées vers les sommets de hautes montagnes. Des déserts remplacèrent insidieusement les champs verts. Une lune tomba du ciel et une autre la remplaça. »

Extrait de : A. Norton. « Le Miroir de Merlin. »

Le premier octobre il sera trop tard par Fred Hoyle

Fiche de Le premier octobre il sera trop tard

Titre : Le premier octobre il sera trop tard
Auteur : Fred Hoyle
Date de parution : 1966
Traduction : C. de Richemont
Editeur : Néo

Première page de Le premier octobre il sera trop tard

« On m’avait demandé de composer une œuvre pour le Festival de Musique contemporaine de Cologne en 1966. Je décidai de composer une suite de variations sérielles et choisis cette forme sérielle d’une part en tant qu’exercice technique, et d’autre part parce que j’avais envie de terminer chacune des variations par le cri d’un animal domestique.
La composition des trois premières variations fut assez facile, mais je butai sur la quatrième. J’avais sans doute besoin d’un changement d’air pour me sortir de cette ornière. Ma décision de partir pour la Cornouaille et d’y passer huit jours marqua le début insignifiant d’une suite d’événements extraordinaires. À cet instant précis je franchis en quelque sorte une invisible frontière séparant deux univers totalement différents.
Allongé au sommet d’une falaise baignée de soleil, je m’efforçais de trouver un moyen de reproduire fidèlement le hennissement d’un cheval. Je dus m’assoupir et dormir dix minutes environ. Je me réveillai soudain, tiré de ma torpeur par une harmonie déchaînée qui me martelait la tête – une mélodie unique dans une vie de musicien. »

Extrait de : F. Hoyle. « Le premier octobre, il sera trop tard. »

La femme truquée par Jean-Pierre Fontana

Fiche de La femme truquée

Titre : La femme truquée
Auteur : Jean-Pierre Fontana
Date de parution : 1980
Editeur : NEO

Première page de La femme truquée

« Noémie fut éclaboussée par les échos de la rafale au moment même où elle dépassait les ruines de l’ancien pont de la Tournelle. Un pur réflexe la jeta sur le sol glissant du trottoir. L’instant d’après, elle devinait que le tireur se trouvait en fait sur la même rive qu’elle et s’en prenait à une cible aperçue dans les décombres de Saint-Louis. Elle se redressa lentement, hésita à s’essuyer les mains au tissu de la robe et préféra finalement patienter jusqu’à son domicile pour débarrasser ses paumes des traces de boue.

L’homme était embusqué à une cinquantaine de mètres en amont, à l’abri d’une murette qui surplombait les ports désaffectés. Il portait la tenue gris-acier des francs-tireurs et son arme – une carabine au canon télescopique – était couplée à un appareil-photo-retard grâce auquel il pourrait réclamer la prime s’il avait eu le bonheur de faire mouche.

Tandis qu’elle se rapprochait de lui, Noémie s’interrogea sur les motifs qui poussaient certains citadins des deux bords à rejoindre les îles : elle ne trouva aucune réponse satisfaisante. La nostalgie du passé ? Le jeu n’en valait certes pas la chandelle. »

Extrait de : J.P Fontana. « La femme truquée. »

Intégrale 13 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 13

Titre : Intégrale 13
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1986
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 13

  • Un vétéran
  • Une éprouvante nuit de Noël ou Ma conférence sur la dynamite
  • L’histoire du cocher ou Les mystères d’un fiacre londonien
  • Scandale au régiment
  • La voix de la science
  • La confession
  • Le centurion
  • A deux doigts de la mort
  • La pierre de Boxman’s Drift
  • Le choix du colonel
  • La tragédie du Flowery Land
  • Un tableau de la Régence
  • Le dernier recours
  • La fin de Devil Hawker

Première page de Un vétéran

« — Si j’ai fait la guerre, monsieur ? Oui, monsieur, dit l’homme dépenaillé qui se trouvait en face de moi en se redressant et en touchant du doigt un semblant de chapeau. La Crimée et la Révolte des Cipayes, monsieur.

— Et dans quelle arme ?

— Royal Horse Artillery, Merci, monsieur, je le prends chaud et avec du sucre.

Il était agréable de rencontrer quelqu’un parlant anglais dans ces arides montagnes galloises, et encore plus agréable de constater que cette personne avait quelque chose à raconter. J’avais peiné comme un damné au cours des dix derniers miles, jurant au plus profond de moi-même de ne plus jamais me lancer dans une randonnée pédestre ni, surtout, de traverser à nouveau les frontières de la Principauté de Galles. Mes opinions sur le Celte originel, ses us et coutumes et, par-dessus tout son langage, auraient été, à ce moment, bien trop énergiques pour être exprimées dans la bonne société. »

Extrait de : A.C Doyle. « Intégrale 13. »

Intégrale 3 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 3

Titre : Intégrale 3
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1986
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 3

  • Contes du ring
    • Le maître de Croxley
    • Le seigneur de Falconbridge
    • La chute de Lord Barrymore
    • Le roi des Renards
    • La brute de Brocas Court
  • Contes de médecins
    • Une femme de physiologiste
    • En retard sur le temps
    • Sa première opération
    • La troisième génération
    • La malédiction d’Eve
    • Un document médical
    • Un médecin parle
    • Les médecins de Hoyland
    • La clientèle de Crabbe
    • Le manoir hanté de Goresthorpe
    • Un faux départ

Première page de Le maître de Croxley

« Assis à son bureau, M. Robert Montgomery était accablé par un découragement extrême. La tête couchée sur les mains, il ne lisait pas le registre ouvert devant lui. Les prescriptions du docteur Oldacre s’y étalaient pourtant en longues colonnes et, tout contre son coude, le plateau avec ses étiquettes soigneusement classées, la boîte à bouchons, les pains de cire à cacheter, les flacons vides attendant d’être remplis l’incitaient au travail. Mais il n’avait pas l’humeur laborieuse. Il demeurait inerte, méditatif, éperdu de soucis, prostré.

De l’autre côté de la fenêtre encrassée du dispensaire, par-delà un premier plan de briques noircies et d’ardoises, des cheminées en ligne, colossales comme les entassements des Cyclopes, étayaient un nuage sombre qui semblait attiré par la terre. Pendant six jours de la semaine, elles crachaient une fumée verticale ; aujourd’hui dimanche, la fumée se traînait à l’horizontale. »

Extrait de : A.C Doyle. « Intégrale 03. »

Intégrale 2 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 2

Titre : Intégrale 2
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1986
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 2

  • Contes de mystère
    • On a perdu un train spécial
    • Le chasseur de coléoptères
    • L’homme aux montres
    • La boîte laquée
    • Le médecin noir
    • Le pectoral du grand prêtre
    • Le salon du cauchemar
  • Le mystère de la Vallée de Sasassa
  • Le récit de l’américain
  • Les os
  • John Barrington Cowles
  • L’oncle Jérémie et les siens

Première page de On a perdu un train spécial

« La confession de Herbert de Lernac, actuellement condamné à mort à Marseille, a permis de voir clair dans l’une des affaires criminelles les plus inexplicables du siècle (affaire qui, je crois, n’a jamais eu de précédent dans aucun pays). Certes, les milieux officiels répugnent à en discuter, et la presse n’a guère reçu d’informations. Toutefois, la déclaration de cet archichancelier se trouvant corroborée par les faits, nous tenons enfin la solution d’un problème ahurissant. Comme l’affaire remonte à huit ans, comme d’autre part son importance a été plus ou moins minimisée par une crise politique qui accaparait à l’époque l’attention du public, il ne nous paraît pas inutile de faire un exposé des événements, de ceux du moins dont nous avons vérifié l’authenticité. Nous les narrerons tels que nous les avons glanés dans les journaux de Liverpool, dans l’enquête ouverte sur John Slater, le mécanicien, et dans les dossiers qu’a courtoisement mis à ma disposition la London and West Coast Railway Company. »

Extrait de : A.C Doyle. « Intégrale 02. »

Intégrale 1 par Arthur Conan Doyle

Fiche de Intégrale 1

Titre : Intégrale 1
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1986
Traduction :
Editeur : Neo

Sommaire de Intégrale 1

  • Contes de terreur
    • L’horreur du plein ciel
    • L’entonnoir de cuir
    • De nouvelles catacombes
    • L’affaire de Lady Sannox
    • Le trou du Blue John
    • Le chat brésilien
  • Contes d’aventures
    • Les débuts du Bimbashi Joyce
    • Le médecin du Gaster Fell
    • Scène de Borrow
    • L’homme d’Arkhangelsk
    • Le grand moteur Brown-Pericord
    • La chambre scellée
  • Le parasite

Première page de L’horreur du plein ciel

« Tous ceux qui ont eu à connaître de cette affaire ont renoncé à croire que le récit extraordinaire, appelé le « Fragment de Joyce-Armstrong », soit une mystification forgée par un inconnu sous l’inspiration d’un humour dépravé. Le plus macabre et le plus fécond des farceurs y aurait regardé à deux fois avant de consacrer sa fantaisie morbide aux faits tragiquement incontestables qui étaient ce document. Bien que celui-ci soit truffé d’assertions stupéfiantes et même monstrueuses, il n’en est pas moins convaincant, et il nous oblige à réviser certaines idées qui paraissent aujourd’hui dépassées. Seule une marge insignifiante de sécurité protège le monde contre un danger inattendu. Avant de reproduire le document original dans sa forme malheureusement incomplète, je vais soumettre au lecteur tous les faits connus à ce jour. En premier lieu j’avertis les sceptiques qui mettraient en doute le récit de Joyce-Armstrong que les faits concernant le lieutenant Myrtle, de la Marine royale, et M. Hay Connor, ont été vérifiés : ils sont bien morts comme l’a décrit le narrateur. »

Extrait de : A.C Doyle. « L’intégrale 01. »

Au pays des brumes par Arthur Conan Doyle

Fiche de Au pays des brumes

Titre : Au pays des brumes (Tome 3 sur 5 – Professeur Challenger)
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1926
Traduction :
Editeur : Neo

Première page de Au pays des brumes

« Le grand Pr Challenger vient d’être victime d’une mésaventure : son personnage a inspiré, aussi abusivement que maladroitement, un romancier audacieux, et celui-ci l’a placé dans des situations impossibles dans le seul but de voir comment il réagirait. Oh ! les réactions n’ont pas tardé ! Il a intenté un procès en diffamation, engagé une action judiciaire – qui fut déclarée non recevable – pour que le livre fût retiré de la circulation, il s’est livré – deux fois – à des voies de fait, enfin il a perdu son poste de maître de conférences à l’École londonienne d’hygiène subtropicale. Ces broutilles mises à part, l’affaire s’est terminée plus paisiblement qu’on ne l’aurait cru.

Il est vrai que le Pr Challenger n’avait plus le même feu sacré. Ses épaules de géant s’étaient voûtées. Sa barbe noire assyrienne taillée en bêche était parsemée de fils gris. L’agressivité de ses yeux avait diminué. Son sourire arborait moins de complaisance envers soi. Il avait gardé une voix tonitruante, mais elle ne balayait plus aussi promptement les contradicteurs. »

Extrait de : A.C Doyle. « Au pays des brumes – Professeur Challenger. »

La ceinture empoisonnée par Arthur Conan Doyle

Fiche de La ceinture empoisonnée

Titre : La ceinture empoisonnée (Tome 2 sur 5 – Professeur Challenger)
Auteur : Arthur Conan Doyle
Date de parution : 1913
Traduction :
Editeur : Neo

Première page de La ceinture empoisonnée

« Mon devoir est clair : je n’ai pas un instant à perdre ! Ces événements prodigieux sont encore frais dans ma mémoire : il faut donc que je les relate dans tous leurs détails, avec une exactitude que le temps pourrait effacer si je tardais. Mais, au moment d’écrire, comment ne saluerais-je pas le miracle grâce auquel c’est notre petite équipe du Monde perdu (le Pr Challenger, le Pr Summerlee, lord John Roxton et moi-même) qui a vécu cette nouvelle expérience passionnante ?

Lorsque, il y a quelques années, j’ai rendu compte dans la Daily Gazette de notre voyage sensationnel en Amérique du Sud, je ne pensais guère qu’il m’arriverait d’avoir à raconter un jour une aventure personnelle encore plus étrange. Or, celle-ci est unique dans les annales de l’humanité : sur les tablettes de l’Histoire, elle se détachera irrésistiblement ; un pic majestueux écrase toujours les modestes contreforts qui l’entourent.

Pour vivre cet épisode extraordinaire, nous nous sommes trouvés réunis tous les quatre le plus normalement du monde. »

Extrait de : A.C Doyle. « La Ceinture empoisonnée – Professeur Challenger. »

Le nuage noir par Fred Hoyle

Fiche de Le nuage noir

Titre : Le nuage noir
Auteur : Fred Hoyle
Date de parution : 1957
Traduction : J. Quéval
Editeur : Néo

Première page de Le nuage noir

« Il était huit heures dans les pays situés sur le méridien de Greenwich. En Angleterre le soleil d’hiver s’était levé à la date du 7 janvier 1964. D’un bout à l’autre du pays des gens grelottaient dans des maisons mal chauffées, lisant le journal ou mangeant leur breakfast, maudissant le temps épouvantable qui semblait bien installé.
Le méridien de Greenwich s’étend en direction du sud vers le sud-ouest de la France, par-dessus les Pyrénées et l’est de l’Espagne. Puis la ligne passe par l’ouest des Îles Baléares. Des Nordiques, et ce sont-là des sages, y ont élu leurs quartiers d’hiver. On aurait pu voir là un groupe de joyeux baigneurs regagner ses pénates d’occasion après avoir sans dommage pris la température de l’eau. La ligne se prolonge encore vers l’Afrique du Nord et le Sahara.
Elle file ensuite vers l’Équateur à travers le Soudan et la Côte de l’Or. Dans ce dernier pays, de nouvelles usines d’aluminium se dressaient le long du fleuve Volta. De là, le méridien parcourt une longue étendue d’océan, sans interruption jusqu’à l’Antarctique où les expéditions nationales d’une douzaine de pays étaient occupées à se contrarier réciproquement dans leurs desseins. »

Extrait de : F. Hoyle. « Le nuage noir. »