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Les contes du Whisky par J. Ray

Fiche de Les contes du Whisky
Titre : Les contes du Whisky
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1925
Editeur : Néo
Sommaire de Les contes du Whisky
- Les contes du Whisky
- Irish whisky
- A minuit
- Le nom du bateau
- Un conte de fées à Whitechapel
- La fortune d’Herbert
- Dans les marais du Fenn
- La nuit de Camberwell
- Petite femme aimée au parfum de verveine…
- La saumon de Poppelreiter
- Entre deux verres
- Josuah Güllick, prêteur sur gages
- La vengeance
- Mon ami le mort
- Le crocodile
- Une main
- La dernière gorgée
- … et quelques histoires dans le brouillard
- Le singe
- La fenêtre aux monstres
- Minuit vingt
- La bête blanche
- Le gardien du cimetière
- La bonne action
- Le tableau
- L’observatoire abandonné
- Les étranges études du Dr Paukenschlager
- La dette de Gumpelmeyer
- Herr Hubich dans la nuit
Première page de Irish whisky
« — Un verre d’ale ?
« Alors, monsieur est venu voir le vieux Thomas Wade ? Il a erré de rue en rue, de boue en boue, il a essuyé toutes les injures des voyous de Bethnal Green, et méprisé les rouges convoitises de ceux de Whitechapel pour venir voir ce fou de Thomas Wade dans son malodorant bureau de Bow ?
« Cela ne prend pas, comme dirait M. Prévot, notre correspondant français !
« Voici le soir, du reste, un affreux soir de Londres ; il y a du fog en l’air. Je vous parie une demi-couronne qu’il remonte à ce moment la River, jaune, gras, lent, majestueux comme une jonque sur un fleuve de Chine. Ne serait-il pas déjà à Deptford ?
« Il y est, je vous le parie… »
Extrait de : Jean Ray. « Les Contes du Whisky. »
Les contes du Fulmar par J. Flanders

Fiche de Les contes du Fulmar
Titre : Les contes du Fulmar
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1986
Editeur : Néo
Sommaire de Les contes du Fulmar
- Les contes du « Fulmar »
- Bonshommes de la mer
- Feu aux chandelles
- Le lama et le tigre
- Le pari du capitaine
- Dolly
- Le charmeur de requins
- Lady Polly
- La rose d’automne
- Tooty
- Le navire ensorcelé
- Le mystérieux oeil vert
- Un bon petit gueuleton
- Le compagnon de Job Snooks
- Pris en chasse !
- Table grasse, table maigre
- Le lion
- L’étrange bête rouge
- Le musicien clandestin
- Le singe des Louisiades
- A bord d’autres navires
- Terreur sur la mer du pôle
- Le King-Sail
- La loi des Caraïbes
- Le marchand d’étoiles
- Par les moyens du bord
- Une gorgée de rhum
- Les six Rois Mages
- Le passager du « Darling »
- Les trois maisons
- Spider-master
- Le capitaine Krugge
- Les petits profits de la mer
- Colette
- Wongonoo
- The crusader
- Dragomir
- La pieuvre de terre
- L’effroyable cargaison
- Le mystère du Mina Kranert
Première page de Bonshommes de la mer
« Vous voulez que je vous parle de quelques hommes de la mer rencontrés sur mes routes océanes, des « types » ?…
Ces derniers ne sont pas foison : à force de vivre dans une même atmosphère, de mener une existence identique, de partager les mêmes joies et les mêmes soucis, les hommes de bord finissent par se ressembler, par y laisser une partie de leur personnalité.
Mais ce serait malheureux qu’il n’y ait pas d’exceptions à cette règle morose. Celui dont je pourrais raconter quelque chose portait, sur le rôle de l’équipage, un nom bien flamand et un prénom digne d’un roman d’Henri Conscience : « Donatus ». On avait fini par l’appeler Don, comme le faisaient les Anglais.
À bord du Fulmar, quatre hommes d’équipage étaient flamands. Quand ils demandaient à Don : « Êtes-vous d’Ostende ? », il répondait : « C’est possible ». »
Extrait de : John Flanders. « Les contes du Fulmar. »
Le carrousel des maléfices par J. Ray

Fiche de Le carrousel des maléfices
Titre : Le carrousel des maléfices
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1964
Editeur : Néo
Sommaire de Le carrousel des maléfices
- Mathématiques supérieures
- La tête de M. Ramberger
- Bonjour, Mr. Jones !
- Histoires drôles
- Têtes de lune
- Le banc et la porte
- Croquemitaine n’est plus…
- Puzzle
- L’envoyée du retour
- La sotie de l’araignée
- Le beau dimanche
- Le « Tessaract »
- La sorcière
- Les gens célèbre de Tudor street
- Trois petites vieilles sur un banc
- La conjuration du lundi
- Un tour de cochon
- Smith… comme tout le monde…
Première page de Mathématiques supérieures
« Sur le dernier rayon de sa bibliothèque, Purple avait épinglé un carré de bristol : « Erreurs et Sottises ». Aux côtés de vieux traités de philosophie et de sciences, soutenant la croyance en une terre circulaire et plate supportée par des colonnes, ou déclarant en faillite le plus lourd que l’air, il avait rangé les livres de géométrie, selon les conceptions de monsieur Legendre.
Il savait que les professeurs de mathématiques, tels qu’on les impose aux élèves, de l’école primaire à l’université, n’étaient que de prétentieux ignorants.
Il entendait toujours le gros Théronde tonner, du haut de sa chaire, que Dieu lui-même n’aurait pu ébranler, le postulatum d’Euclide, base d’airain de la géométrie plane. »
Extrait de : Jean Ray. « Le Carrousel des Maléfices. »
La neuvaine d’épouvante par J. Flanders

Fiche de La neuvaine d’épouvante
Titre : La neuvaine d’épouvante
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1946
Editeur : Néo
Sommaire de La neuvaine d’épouvante
- La neuvaine d’épouvante
- La statue assassinée
- Le carrefour de la lune rousse
- La jonque noire
- Le nègre de l’ascenseur
- L’aventure espagnole
Première page de La neuvaine d’épouvante
« Le docteur Blass ôta ses lunettes, ferma l’épais atlas qui lui avait servi à donner sa leçon et dit d’une voix glacée et polie :
— Mylord, de l’avis des doctes médecins de la faculté de Londres, nous suspendrons nos leçons pendant trois semaines. Vous êtes, paraît-il, fatigué et trop faible pour étudier l’histoire d’Angleterre, la géographie, le grec, le latin, l’allemand, la physique, l’astronomie et les autres branches, que je vous enseigne avec un succès que j’estime discutable.
Les doctes gens de Londres vous astreignent à un repos, qu’en mon for intérieur, je nomme des vacances superflues et déplorables. »
Extrait de : John Flanders. « La Neuvaine d’Epouvante. »
La nef des bourreaux par J. Flanders

Fiche de La nef des bourreaux
Titre : La nef des bourreaux
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1987
Traduction : P. & R. Depaux
Editeur : Néo
Sommaire de La nef des bourreaux
- La nef des bourreaux
- Le marais noir
- Le fantôme vert
- Le trésor de la crypte
Première page de La nef des bourreaux
« Wapping, un des faubourgs portuaires les plus pauvres de Londres, situé entre le Towerbridge et Limehouse, venait de subir un véritable déluge. Depuis des jours et des jours, une pluie torrentielle tombait sans arrêt, transformant rues et ruelles en rivières boueuses, fouettant les toits, débordant des gouttières, jaillissant des conduites d’eau fêlées, inondant les masures. Et, comme si cela ne suffisait pas, les ménagères, plus remuantes que jamais, jetaient force seaux et cuvettes d’eau sale dans les rues, par n’importe quelle ouverture. Aussi, toutes les portes et fenêtres ressemblaient-elles aux sabords des navires qui, par gros temps, évacuent l’eau des ponts en haute mer.
Où qu’ils vivent, les hommes se plaignent volontiers d’être traqués par la mauvaise fortune. Sauf à Wapping, où elle était quotidienne. »
Extrait de : John Flanders. « La nef des bourreaux. »
La malédiction de Machrood par J. Flanders

Fiche de La malédiction de Machrood
Titre : La malédiction de Machrood
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1946
Traduction : P. & R. Depaux, J. Finné
Editeur : Néo
Sommaire de La malédiction de Machrood
- La malédiction de Machrood
- Le comte Masconti
- Les célébrités de Tudor Street
- Le petit homme de la lune
- Schola Salernitana
- La nuit de Belleville
- Le poignard d’or
- La rose terrifiante
- Le crapaud
- L’herbe qui égare
- L’ange noir
- Les collines rouges
Première page de La malédiction de Machrood
« Ingerham est une charmante petite ville que traverse la Pantey, une modeste rivière parfois désignée comme canal sur certaines cartes hydrographiques de l’Angleterre. Un petit pont l’enjambe, un pont half-penny, ce qui veut dire que pour le franchir il faut payer un droit de péage d’un demi-penny à Oliver Trush, le pontonnier.
Le jour où commence cette histoire, Trush rêvassait mélancoliquement au bord de l’eau, ce qui lui arrivait souvent.
Il se faisait du souci, car les affaires étaient loin d’être brillantes. Deux shillings, pas un farthing de plus, voilà toute la recette qu’il pourrait remettre à la maison communale. Il voyait déjà en pensée la mine méprisante de Samuel Prior, le greffier communal. »
Extrait de : John Flanders. « La malédiction de Machrood. »
La gerbe noire par J. Ray

Fiche de La gerbe noire
Titre : La gerbe noire
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1947
Editeur : Néo
Sommaire de La gerbe noire
- Le veilleur de la mort par A. Bierce
- Le docteur Saul Ascher par H. Heine
- Le blanc et le noir par Erckmann-Chatrian
- Le rail sanglant par M. Renard
- Le chat rouge par F. Parn
- La chambre noire par Apfel et Laun
- Sur la lande de Tappington par T. Incolsby
- Documents d’épouvante par C. Crowe
- La ruelle ténébreuse par J. Ray
- 15.12.38. par T. Owen
- Iblis, ou la rencontre avec le mauvais ange par A. Sauton
- La vieille au fichu vert par G. Vigoureux
- Trois… pour faire un choix par A. Denouwe
Première page de La ruelle ténébreuse
« Sur un quai de Rotterdam, les whinch péchaient hors des cales d’un cargo des ballots pressés de vieux papiers ; le vent les hérissait de banderilles multicolores, quand, tout à coup, l’un d’eux éclata comme une futaille dans la flamme.
Les dockers, en hâtifs coups de pelle, endiguèrent l’avalanche frémissante, mais une grande partie en fut abandonnée à la joie des petits enfants juifs, qui glanent l’éternel automne des ports.
Il y avait là de belles gravures Pearsons, coupées en deux par ordre de douane ; des liasses vertes et roses d’actions et d’obligations, derniers frissons de retentissantes banqueroutes ; de pauvres livres dont les pages étaient restées jointes comme des mains désespérées, et ma canne fourrageait dans cet immense résidu de la pensée, où ne vivait plus ni honte ni espérance. »
Extrait de : Jean Ray. « La gerbe noire. »
La croisière des ombres par J. Ray

Fiche de La croisière des ombres
Titre : La croisière des ombres
Auteur : Jean Ray
Date de parution : 1932
Editeur : Néo
Première page de La croisière des ombres
« Ecoutez, derrière la puérile barrière de la vitre, noire comme du sang caillé, toute l’apothéose des bruits méchants de la tempête.
Elle est accourue de loin, du fond des mers haineuses.
Elle a dérobé aux rivages maudits, où pourrissent les phoques crevés de gale, les relents du mal noir et de la mort.
Elle a bué, honni, cinq cents agonies pour assiéger notre pauvre cabaret, où le whisky est aigre et le rhum épais.
C’est un enfant fort vilain qui dévaste un parc de roses, pour taquiner une coccinelle, et la voici qui flagelle notre bicoque avec ses nageoires de raie géante.
— Pourquoi, dit Holmer, faut-il mettre autour de chaque histoire terrible, une nuit noire et un orage affreux ? C’est de l’artifice. »
Extrait de : Jean Ray. « La croisière des ombres. »
La brume verte par J. Flanders

Fiche de La brume verte
Titre : La brume verte
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1948
Traduction : P. & R. Depauw
Editeur : Néo
Première page de La brume verte
« Les lecteurs comprendront aisément les raisons pour lesquelles je me suis abstenu de révéler le véritable nom de la petite ville flamande d’où Gustave Léman prit son envol vers des horizons énigmatiques, ailes déployées ainsi qu’un oiseau de grand espace. Comme de superbes tilleuls ombragent ses vénérables petits jardins et ses remparts vétustes, je propose de la nommer : Lindenham, linden signifiant tilleuls dans la langue du pays. D’ailleurs, qui sait si quelques-uns d’entre vous n’en reconnaîtront pas certains aspects caractéristiques ?
Je change également le nom des personnages et des rues, en vertu du droit d’un auteur qui accorde avant tout de l’intérêt à l’aventure elle-même. »
Extrait de : John Flanders. « La Brume Verte. »
L’île noire par J. Flanders

Fiche de L’île noire
Titre : L’île noire
Auteur : John Flanders
Date de parution : 1948
Traduction : P. & R. Depauw
Editeur : Néo
Première page de L’île noire
« Ainsi qu’il est écrit dans le Grand Livre de la Sagesse chinoise, les événements importants ne sont pas toujours annoncés par un coup de tonnerre. Cette vérité illustre fort bien le début de l’aventure des frères Frank et Robert Reyns, aventure pourtant destinée à des développements dramatiques.
— Les événements ne vous sautent pas toujours à la gorge comme un chat, avait l’habitude de dire un vieux Gantois de mes amis. Et si je pense à lui, c’est parce que ce récit commence dans la fière cité de
Jacques van Artevelde, aux premiers jours du mois d’août 1882.
L’implacable soleil d’après-midi chauffait à blanc la place Saint-Jacques, projetant de courtes ombres d’un noir de corbeau. Dans le lointain, le carillon du beffroi achevait de sonner deux ‘ heures. »
Extrait de : John Flanders. « L’ile Noire. »