Étiquette : Opta
La captive de Gor par J. Norman

Fiche de La captive de Gor
Titre : La captive de Gor (Tome 11 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1977
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de La captive de Gor
« LE COLLIER
J’ÉTAIS couchée dans l’herbe chaude. Je les sentais individuellement, les brins d’herbe chauds et doux, sur la joue gauche ; je les sentais sur mon corps, mon ventre et mes cuisses. J’étirai mon corps, mes orteils. Je somnolais. Je n’avais pas envie de me réveiller. Le soleil était chaud sur mon dos, presque brûlant, désagréable même. Je me lovai dans l’herbe. Ma main gauche était tendue. Mes doigts touchaient la poussière chaude entre les tiges vertes. J’avais les yeux fermés. Je résistai à la venue de la conscience. Je ne voulais pas sortir du lit. La conscience semblait venir lentement, d’une façon indistincte. Je n’avais pas envie de sortir du lit. Je voulais profiter encore de la chaleur, du confort. Je bougeai légèrement la tête. Mon cou semblait porter un poids ; j’entendis le tintement doux, le bruissement de lourds maillons métalliques. »
Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – La Captive de Gor. »
Les tribus de Gor par J. Norman

Fiche de Les tribus de Gor
Titre : Les tribus de Gor (Tome 10 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1976
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les tribus de Gor
« LA DEMEURE DE SAMOS
IL y avait des clochettes, trois rangées, petites et dorées, solidement attachées par une lanière de cuir à la cheville gauche de la jeune femme.
Le sol de la salle, brillant, en mosaïque somptueuse, étendu, réfléchissant la lumière des torches, était une carte.
Je regardais la jeune femme. Elle avait les genoux légèrement fléchis. Son poids reposait sur les talons, libérant les hanches. Sa cage thoracique était gonflée mais ses épaules, détendues, étaient baissées.
Ses abdominaux étaient également détendus, relâchés. Elle avait le menton orgueilleusement levé. Elle ne daignait pas nous regarder. Sa longue chevelure noire tombait en cascade sur ses reins. »
Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Tribus de Gor. »
Les maraudeurs de Gor par J. Norman

Fiche de Les maraudeurs de Gor
Titre : Les maraudeurs de Gor (Tome 9 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1975
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les maraudeurs de Gor
« LA SALLE
J’ÉTAIS seul dans la grande salle, dans le noir, assis dans le fauteuil du Capitaine.
Les murs de pierre, d’environ un mètre cinquante d’épaisseur, constitués de gros blocs, se dressaient autour de moi. Devant moi, au-delà de la table longue et lourde à laquelle j’étais assis, je pouvais voir les grandes dalles du plancher de la salle. La table était à présent obscure et nue. Elle n’était plus couverte des nappes jaunes et écarlates des festins, tissées à Tor ; elle ne supportait plus le poids des plats d’argent des mines de Tharna, ni celui des gobelets d’or, subtilement ciselés, des orfèvreries de Turia, l’Ar du Sud. Il y avait longtemps que je n’avais goûté au Paga enfiévré des champs de Sa-Tarna du nord du Vosk. À présent, les vins des vignobles d’Ar, eux-mêmes, me semblaient amers.
Je levai la tête vers les étroites fenêtres du mur de droite. J’aperçus au-delà, dans un ciel d’un noir de tarn, quelques étoiles. »
Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Maraudeurs de Gor. »
Les chasseurs de Gor par J. Norman

Fiche de Les chasseurs de Gor
Titre : Les chasseurs de Gor (Tome 8 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1974
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les chasseurs de Gor
« RIM
« JE ne souhaite pas, » dit Samos, levant la tête, « que tu partes pour les forêts Septentrionales. »
J’examinai le jeu. Prudemment, je mis le Tarnier de l’Ubar à la Sixième du Scribe de l’Ubar.
« C’est dangereux, » fit remarquer Samos.
— « C’est à toi de jouer, » dis-je concentré sur la partie.
Il menaçait le Tarnier de l’Ubar avec un Lancier placé à la Quatrième de l’Ubar.
— « Nous ne voulons pas te perdre, » souligna Samos. Un léger sourire jouait sur ses lèvres.
— « Nous ? » m’enquis-je.
— « Les Prêtres-Rois et moi, » précisa Samos.
— « Je ne sers plus les Prêtres-Rois, » déclarai-je.
— « Ah, oui, » fit Samos. Puis il ajouta : « Protège ton Tarnier. »
Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Chasseurs de Gor. »
Les esclaves de Gor par J. Norman

Fiche de Les esclaves de Gor
Titre : Les esclaves de Gor (Tome 7 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1972
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les esclaves de Gor
« LA MARQUE
LE récit suivant est écrit sur l’ordre de mon Maître, Bosk de Port Kar, le célèbre Marchand qui, à mon avis, a autrefois appartenu à la Caste des Guerriers.
Je m’appelais Elinor Brinton. J’étais riche et indépendante.
Il y a beaucoup de choses que je ne comprends pas. Je laisse à d’autres le soin de dégager la signification de ce récit.
D’après mes renseignements, mon histoire n’est ni aussi exceptionnelle ni aussi étrange qu’elle peut le paraître. Conformément aux critères de la Terre, j’étais considérée comme extrêmement belle. Sur cette planète, je suis une fille à quinze pièces d’or, plus jolie que beaucoup, mais dépassée, sur ce plan, par beaucoup d’autres, dont je ne puis qu’envier la stupéfiante beauté. J’ai été achetée pour servir dans les cuisines de la Demeure de Bosk. »
Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Esclaves de Gor. »
Les pirates de Gor par J. Norman

Fiche de Les pirates de Gor
Titre : Les pirates de Gor (Tome 6 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1971
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les pirates de Gor
« LA MARQUE SANGLANTE
JE sentais la mer, Thassa la Luisante qui, selon les mythes, n’a qu’un seul rivage.
Passant la main par-dessus le bord de ma barque de roseau, je pris un peu d’eau dans la paume et y trempai le bout de la langue. Thassa ne pouvait plus être loin.
Je pris la pagaie triangulaire, en bois de Tem, et propulsai ma petite embarcation, légère et mince, juste assez grande pour un seul passager. Elle était en roseaux du Vosk, longs, flexibles et creux, attachés avec des lianes des marais.
Sur ma droite, environ un mètre sous l’eau, j’aperçus soudain l’éclair jaune et mobile du ventre écailleux d’un tharlarion des marais qui se retournait au moment de frapper, probablement la carpe du Vosk ou la tortue des marais. Aussitôt après, l’eau parut étinceler d’une multitude d’aiguilles dorées, dans le sillage du tharlarion des marais, à n’en pas douter sa horde de charognards, minuscules tharlarions d’eau d’environ vingt centimètres de long, tout en dents et en queue. »
Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Pirates de Gor. »
Les assassins de Gor par J. Norman

Fiche de Les assassins de Gor
Titre : Les assassins de Gor (Tome 5 sur 37 – Cycle de Gor)
Auteur : J. Norman
Date de parution : 1970
Traduction : D. Lemoine
Editeur : Opta
Première page de Les assassins de Gor
« KUURUS
ACCROUPI au sommet d’une faible colline, les deux mains sur la hampe de son javelot, les yeux fixés sur le fond de la petite vallée, Kuurus, membre de la Caste des Assassins, attendait. Le moment n’était pas encore venu.
Au loin, se dressaient les murs blancs et les tours de Ko-ro-ba, que l’on reconstruisait. Ko-ro-ba est un mot d’ancien goréen signifiant : ville de marché, mais rares étaient ceux qui connaissaient ce sens archaïque. Kuurus regarda la ville. Les Prêtres-Rois l’avaient détruite, mais on la reconstruisait. Cela n’intéressait guère Kuurus. Il appartenait à la Caste des Assassins. Il avait rendez-vous à cet endroit. Au début de la huitième heure goréenne, le soleil illumina les murs blancs qui brillèrent de tout leur éclat parmi les vertes collines. Les Tours du Matin, se dit Kuurus, les Tours du Matin.
L’Assassin changea de position et reporta son attention sur la vallée où les officiants étaient presque prêts. »
Extrait de : J. Norman. « Cycle de Gor – Les Assassins de Gor. »
Un spectre hante le Texas par F. Leiber

Fiche d’Un spectre hante le Texas
Titre : Un spectre hante le Texas
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1968
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Opta
Première page d’Un spectre hante le Texas
« TERRIBLE TERRA
« Fils, vous ressemblez à un Texan qui a eu droit à l’hormone, mais qui a crevé de faim depuis sa naissance. Comme si votre Man, que Lyndon la bénisse, avait levé la jambe et vous avait laissé tomber dans un grand sac noir, et après ça, plus rien qu’un croûton et un mini-carton de lait une fois par mois. »
— « Ce n’est que trop vrai, noble sire. J’ai grandi dans le Sac et je suis un Maigre, » répondis-je au Géant Énorme d’une voix semblable au grondement lointain du tonnerre, ce qui faillit me faire mouiller ma culotte, car c’était la première fois de ma vie que je m’exprimais autrement que dans un baryton léger. »
Extrait de : F. Leiber. « Un spectre hante le Texas. »
Le millénaire vert par F. Leiber

Fiche de Le millénaire vert
Titre : Le millénaire vert
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1953
Traduction : C. E. L. Meistermann
Editeur : Galaxie / Opta
Première page de Le millénaire vert
« Phil Gish se réveilla avec l’impression que toute sa vie antérieure avait appartenu à deux autres types… de pauvres et malheureuses ganaches.
Habituellement, ses réflexes foudroyants le faisaient bondir du lit et enfiler slip et socquassins tandis qu’il se mettait en quête du pot de crème dissolvante pour la barbe. Mais cette fois-ci il fut capable de rouler toutes ses tyranniques impulsions nerveuses et de garder les yeux fermés afin de jouir tout seul de cette sensation sans précédent, évitant même de la partager avec les murs couverts de publicité de son minuscule appartement de célibataire.
Mais c’est tout simplement magnifique ! décida-t-il au bout d’un moment. Magnifique de façon outrageante, impossible !
Il avait en fait l’impression de ne pas se trouver dans un monde où les guerres chaudes ou froides ruisselaient de manière imprévisible depuis cinquante ans comme autant de robinets dotés d’un mauvais caractère, où le Bureau Fédéral de Fidélité »
Extrait de : F. Leiber. « Le millénaire vert. »
Génies en boîtes par F. Leiber

Fiche de Génies en boîtes
Titre : Génies en boîtes
Auteur : F. Leiber
Date de parution : 1961
Traduction : B. de Lesseps
Editeur : Opta
Première page de Génies en boîtes
« GASPARD de la Nuit, écrivain journalier, poussait sa peau de chamois le long du socle étincelant de son gloseur imposant ; il avait exactement cette même affectueuse absence avec laquelle, quelque temps plus tard ce matin-là, il caresserait le flanc ondulant et doux d’Héloïse Ibsen, maître écrivain. Il vérifia machinalement les milliers de voyants (tous éteints) et les rangées de cadrans (tous à zéro) sur la façade à deux étages de l’ordinateur. Après quoi il bâilla, tout en se massant la nuque.
Il avait passé son service de nuit à boire du café en terminant « Les bas-fonds de l’espace » et « À chacun sa philosophie ». On ne pouvait rêver pour un auteur d’une nuit de travail plus facile.
Il fourra la peau de chamois dans un tiroir de son bureau fatigué et se jeta un regard critique dans une glace ; il passa les doigts dans ses cheveux bruns et ondulés, noua d’un geste la soie noire flamboyante »
Extrait de : F. Leiber. « Génies en boîtes. »