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La chute des familles par Phillip Mann

Fiche de La chute des familles

Titre : La chute des familles
Auteur : Phillip Mann (Tome 2 sur 2 – Paxwax)
Date de parution : 1987
Traduction : M. Lederer
Editeur : Denoël

Première page de La chute des familles

« Sur un promontoire rocheux, au-dessus d’une mer tumultueuse aux teintes grises et blanches, se tenait accroupie une petite créature. Elle ressemblait à un dôme de cire rouge. Elle s’appelait Odin.
Des abîmes s’ouvraient entre les vagues qui déferlaient et se fracassaient contre le promontoire dans des geysers d’écume. Le vent emportait les embruns vers l’intérieur des terres. L’eau glacée aspergeait la petite créature, glissait sur elle et cascadait le long de la falaise.
Odin se sentait mieux. La gifle des embruns salins et la morsure du vent atténuaient la douleur qu’il éprouvait au plus profond de lui-même.
Des jours durant, il était demeuré là pendant que la tempête battait les rochers du rivage. Le vent, maintenant, faiblissait. Quelques pâles rayons de soleil filtraient à travers les nuages. Les énormes vagues allaient bientôt faire place à une forte houle. Mais jamais la mer ne serait calme ; ce n’était pas dans la nature du monde d’Odin. Déjà une nouvelle tempête se formait dans la mer du Sud, parmi les amas de blocs de glace, et d’ici peu elle se déchaînerait sur les terres et emplirait de bonheur les Gerbès qui vivaient près de la côte. »

Extrait de : P. Mann. « La chute des familles. »

Le maître des Paxwax par Phillip Mann

Fiche de Le maître des Paxwax

Titre : Le maître des Paxwax
Auteur : Phillip Mann (Tome 1 sur 2 – Paxwax)
Date de parution : 1986
Traduction : M. Lederer
Editeur : Denoël

Première page de Le maître des Paxwax

« L’histoire commence sur la planète morte et presque invisible appelée Sanctum.

Sanctum a l’aspect d’un monde mort. Elle dégage une lueur rouge, sale et terne, dans la lumière de son soleil agonisant. Elle n’a ni aurores éclatantes ni crépuscules flamboyants, juste une rousseur rampante suivie, quelques heures plus tard, de ténèbres rampantes. Là où jadis roulaient des mers vertes, il n’y a plus que des plateaux arides et craquelés. Les larges deltas qui marquaient le passage sinueux de grands fleuves ont aujourd’hui pratiquement disparu, comme désagrégés. De hautes falaises qui s’effritent et des collines qui s’arrondissent, c’est tout ce qui reste des continents et des montagnes.

Il n’y a pas d’atmosphère sur Sanctum. Pas de mouvement. Pas de vie. »

Extrait de : Phillip Mann. « Le maître des Paxwax. »