Étiquette : Peeps
A Apocalypse par Scott Westerfeld

Fiche de A Apocalypse
Titre : A Apocalypse (tome 2 sur 2 – Peeps)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Editions Milan
Première page de A Apocalypse
« On aurait dit que New York avait une fuite.
Minuit passé et il faisait toujours plus de trente-sept degrés. Une sorte de transpiration urbaine suintait des fissures du trottoir, avec des miroitements arc-en-ciel huileux à la lueur des réverbères. Les ordures empilées devant les restaurants d’Indian Row dégoulinaient de sauce au curry. Les sacs-poubelles empesteraient de manière abominable le lendemain matin mais, tandis que je passais devant ce soir-là, ils dégageaient encore des parfums de safran et de restes de riz.
Les gens suaient, eux aussi — le visage luisant, les cheveux frisottés, comme si tout le monde sortait de la douche. Les regards étaient vitreux et les téléphones portables pendouillaient au bout de leurs cordons en brillant doucement, crachotant de temps à autre des bribes de musique à la guimauve. »
Extrait de : S; Westerfeld. « A-Apocalypse – Peeps. »
V Virus par Scott Westerfeld

Fiche de V Virus
Titre : V Virus (tome 1 sur 2 – Peeps)
Auteur : Scott Westerfeld
Date de parution : 2005
Traduction : G. Fournier
Editeur : Editions Milan
Première page de V Virus
« Après un an de traque, je finis par mettre la main sur Sarah.
Elle se cachait dans le New Jersey, à Hoboken, ce qui me brisa le cœur. Sarah avait toujours été folle de Manhattan. À ses yeux, New York était comme un deuxième Elvis, le King réincarné en briques, acier et granit. Le reste du monde n’était qu’une immense extension de l’entresol de ses parents, le dernier endroit où elle aurait voulu finir.
Pas étonnant qu’elle se soit enfuie quand la maladie avait pris le dessus. Les peeps cherchent toujours à s’éloigner de ce qu’ils aimaient autrefois.
Malgré tout, je ne pus m’empêcher de secouer la tête en découvrant où elle était. La Sarah d’avant n’aurait même pas voulu qu’on la retrouve morte à Hoboken. Et pourtant j’étais là, à finir ma dixième tasse de café dans le vieux parking délabré de l’ancien terminal du ferry, avec pour seules armes mon sens de l’humour et un sac à dos rempli de souvenirs d’Elvis. Dans le miroir noir que formait mon café, le ciel grisâtre tremblait
au rythme de mon pouls. »
Extrait de : S. Westerfeld. « V-virus – Peeps. »