Étiquette : Plon
Vittorio par Anne Rice

Fiche de Vittorio
Titre : Vittorio (Tome 2 sur 2 – Nouveaux contes des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 1999
Traduction : A. d’Athisz
Editeur : Plon
Première page de Vittorio
« Tout jeune, j’ai fait un rêve effroyable. J’ai rêvé que je serrais dans mes bras les têtes coupées de mon petit frère et de ma petite sœur. Elles étaient parfaitement immobiles et muettes, avec leurs grands yeux palpitants et leurs joues rougies, et j’étais tellement horrifié que, pas plus qu’elles, je ne pouvais émettre le moindre son.
Ce rêve est devenu réalité.
Mais personne ne pleurera, ni sur moi ni sur eux. Ils ont été ensevelis, sans nom, sous cinq siècles de temps.
Je suis un vampire.
Mon nom est Vittorio, et je rédige aujourd’hui ce récit dans la plus haute tour du château en ruine où j’ai vu le jour, au sommet d’une colline, à l’extrême nord de la Toscane, cette terre belle entre toutes qui est le cœur même de l’Italie. »
Extrait de : A. Rice. « Vittorio le vampire – Nouveaux contes des vampires. »
Pandora par Anne Rice

Fiche de Pandora
Titre : Pandora (Tome 1 sur 2 – Nouveaux contes des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 1998
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Plon
Première page de Pandora
« Vingt minutes à peine se sont écoulées depuis que tu m’as laissée dans ce café, depuis que j’ai repoussé ta requête : non, jamais je n’écrirai à ton intention l’histoire de mon existence mortelle, de ma transformation en vampire – de ma rencontre avec Marius quelques années seulement après qu’il eut perdu sa vie humaine.
Et maintenant, me voilà face à ton cahier. Il est ouvert, et je me sers d’un des stylos éternels que tu m’as laissés, jouissant de la pression sensuelle de la fine pointe qui imbibe d’encre noire le superbe papier d’une blancheur immaculée. »
Extrait de : A. Rice. « Nouveaux contes des vampires – Pandora. »
Cantique sanglant par Anne Rice

Fiche de Cantique sanglant
Titre : Cantique sanglant (Tome 10 sur 13 – Chronique des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 2003
Traduction : L. Boitelle
Editeur : Plon
Première page de Cantique sanglant
« Je veux être un saint. Sauver des millions d’âmes. Faire le bien autour de moi. Combattre le mal ! Je veux ma statue grandeur nature dans les églises du monde entier. Tel quel : un mètre quatre-vingt-cinq, cheveux blonds, yeux bleus…
Attendez une seconde.
Savez-vous qui je suis ?
Peut-être êtes-vous un nouveau lecteur et n’avez-vous jamais entendu parler de moi.
Auquel cas, permettez-moi de me présenter, ce que, d’ailleurs, je meurs d’envie de faire au début de tous mes livres.
Je suis Lestat, le vampire le plus puissant et le plus sympathique jamais créé, un Superman surnaturel vieux de deux siècles mais avec le physique – immuable – d’un jeune homme de vingt ans, un visage et une silhouette à se damner, ce qui pourrait bien vous arriver, en fait. Mes ressources sont sans limites et mon charme indéniable. La mort, la maladie, le temps, la pesanteur… Rien ne peut m’atteindre. »
Extrait de : A. Rice. « Chroniques des Vampires – Cantique Sanglant. »
Le domaine Blackwood par Anne Rice

Fiche de Le domaine Blackwood
Titre : Le domaine Blackwood (Tome 9 sur 13 – Chronique des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 2002
Traduction : M. Charrier
Editeur : Plon
Première page de Le domaine Blackwood
« Lestat,
Si tu trouves cette lettre chez toi, rue Royale, et je pense sincèrement que tu la trouveras, tu comprendras à l’instant que j’ai bafoué ton autorité.
Je sais que La Nouvelle-Orléans est interdite aux chasseurs de sang et que tu détruis de tes mains ceux qui s’y rendent. D’ailleurs, contrairement à bien des intrus sans foi ni loi dont tu t’es déjà débarrassé, je connais tes raisons. Tu ne veux pas que nous nous fassions remarquer par le Talamasca. Tu ne veux pas d’une guerre entre nous et cet Ordre vénérable de détectives du paranormal, pour son bien comme pour le nôtre.
Mais je t’en supplie, ne te lance pas à ma recherche sans avoir pris connaissance de mon message. »
Extrait de : A. Rice. « Chroniques des Vampires – Le Domaine Blackwood. »
Le sang et l’or par Anne Rice

Fiche de Le sang et l’or
Titre : Le sang et l’or (Tome 8 sur 13 – Chronique des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 2001
Traduction : M. Charrier
Editeur : Plon
Première page de Le sang et l’or
« Il s’appelait Thorne. Dans la langue des runes, depuis longtemps oubliée, son nom avait été plus long – Thornevald – mais en devenant buveur de sang, il était aussi devenu Thorne, et Thorne il restait, des siècles plus tard, rêvant au creux de sa caverne.
Une fois au pays des glaces, il avait espéré dormir à jamais, mais la soif l’éveillait de temps à autre. Il se servait alors du don céleste pour s’élever dans les airs et partir à la recherche du peuple des neiges.
Les chasseurs le nourrissaient. Il opérait avec prudence, ne leur dérobant jamais trop de sang afin que nul ne mourût par sa faute. Lorsqu’il avait besoin de fourrures ou de bottes, il les volait également, avant de regagner sa cachette. »
Extrait de : A. Rice. « Chroniques des Vampires – Le sang et l’or. »
Noël au chaud par G. J. Arnaud

Fiche de Noël au chaud
Titre : Noël au chaud (Tome 58 sur 78 – Special Police)
Auteur : G. J. Arnaud
Date de parution : 1979
Editeur : Plon
Première page de Noël au chaud
« Lorsqu’elle passait sur la route, tirant sa poussette à provisions derrière elle, Mme Mallet n’imaginait que des regards malveillants la suivant d’une maison à l’autre, que des femmes à l’affût derrière leurs rideaux, qui hochaient la tête avec un mélange de pitié et d’irritation, surveillant sa démarche déhanchée depuis cette fracture du col du fémur l’année dernière.
Raymonde eut un petit sourire sarcastique. Ils avaient bien cru être débarrassés d’elle après cet accident. Un mois d’hôpital, deux mois en rééducation. La grande maison abandonnée, le jardin livré au pillage. Elle se répéta mentalement « au pillage » sans se rendre compte qu’elle prononçait les deux mots à voix intelligible. D’abord les gosses venus voler les dernières pêches, les poires et les pommes, puis les adultes. Elle avait relevé des empreintes de pas révélatrices. Du quarante-quatre au moins. Ses lapins avaient disparu, de même que ses poules naines. On avait dû tuer son vieux chat Roudoudou. Ou bien il avait trouvé un autre foyer, car évidemment personne n’avait pris la peine de le nourrir. Maudite chute. Dans sa salle de bains. Sur un peu d’eau qu’elle n’avait pas vue. »
Extrait de : G. J. Arnaud. « Noël au chaud – Special Police. »
Les profondeurs de Kyamo par J.-H. Rosny aîné

Fiche de Les profondeurs de Kyamo
Titre : Les profondeurs de Kyamo
Auteur : J.-H. Rosny aîné
Date de parution : 1896
Editeur : Plon
Sommaire de Les profondeurs de Kyamo
- Les profondeurs de Kyamo
- La contrée prodigieuse des cavernes
- Le champion
- Le combat
- L’exécution
- Dans l’ombre
- Le sacrifice
- L’enfant
- La mine d’or
- Le monstre
- La charité amoureuse
- Le rendez-vous
- La juste adultère
- La veuve
- La part du feu
- La confidence
- L’oiseau des bagnes
- Dans la montagne
- Le végétarien
- Un baiser
- Le barbe-bleue du divorce
- Le mal du bonheur
- La tentation
- Lydia
Première page de Les profondeurs de Kyamo
« C’était le soir, au village nègre d’Ouan-Mahléi, proche, à l’Orient, de la forêt Kyamo, une des plus vastes du Continent mystérieux.
Au firmament, la lune, écornée par le décours, flottait entre des nuages à peine visibles, nuages longs, frêles, en forme d’esquifs, qui tous partaient, se perdaient lentement vers un même horizon. La plaine se prolongeait en ondes légères, avec des palmiers sur les hauteurs ; par ce mois de floraisons, la confidence des parfums, suave dans les chuchotis de la brise, semblait le verbe profond et pénétrant des plantes, l’hymne de leur amour, de leur ardeur à croître et se multiplier.
Le vent se levait, se taisait alternativement. Il était triste et doux comme le ciel sous sa couverture mince de nues. Il soulevait, dans un rythme de mouvement et de musique, pour l’œil et pour l’oreille, les herbes longues, les feuillages dentelés. Des insectes vibraient ; on entendait par intervalles le rugissement d’un lion, et, plus lointain, le rugissement d’un autre lion, puis des cris, des abois, des rumeurs imprécises. Tout cela, comme la brise, s’interrompait en de magnifiques silences.
»
Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « Les profondeurs de Kyamo. »
La vague rouge par J.-H. Rosny aîné

Fiche de La vague rouge
Titre : La vague rouge
Auteur : J.-H. Rosny aîné
Date de parution : 1909
Editeur : Plon
Première page de La vague rouge
« C’était vers le crépuscule, en avril. Le soleil croulait sur la banlieue sinistre. Déjà rouge, il ouvrait une gueule de fournaise à la cime d’un peuplier, entre deux cheminées d’usine, hautes comme des clochers.
Un homme s’arrêta sur la route, près de Gentilly. Il considéra le paysage misérable et puissant, les fumées vénéneuses, l’occident frais et jeune comme aux temps de la Gaule celtique. Malgré les toits, les fourneaux, les cheminées, les dures fabriques, malgré les tramways, les automobiles et les locomotives, c’était, comme pour les premiers êtres, le mariage de la terre et du soleil, toute force puisée dans cet immense feu de l’espace : la forêt vierge et les grandes industries ne sont pas des choses opposées, ce sont des choses analogues.
L’homme, levant la trique qu’il tenait au poing, grommela :
— Il faut en finir avec la houille !
Une poudre crayeuse blanchissait ses bottines et grisaillait les grandes ailes de son chapeau. »
Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « La Vague rouge. »
La mort de la Terre par J.-H. Rosny aîné

Fiche de La mort de la Terre
Titre : La mort de la Terre
Auteur : J.-H. Rosny aîné
Date de parution : 1912
Editeur : Plon
Sommaire de La mort de la Terre
- La mort de la Terre
- Contes
- Le hanneton
- La mère
- La petite aventure
- Mon ennemi
- En Angleterre
- Le dormeur
- Dans le néant
- La bataille
- Le condamné à mort
- Histoires de bêtes
- Un soir
- L’alligator
- L’oncle Antoine
- Au fond des bois
- Le sauveteur
- Le clou
- La plus belle mort
- Le mage rustique
- Le vieux biffin
- La boucherie des lions
- Les pommes de terre sous la cendre
- Le dormeur
- Le quinquet
- La bonne blague
- La jeune saltimbanque
- L’avare
- La fille du menuisier
- La marchande de fleurs
- Après le naufrage
- Le sauvetage de Népomucène
- Le lion et le taureau
- Des ailes !
Première page de La mort de la Terre
« L’affreux vent du Nord s’était tu. Sa voix mauvaise, depuis quinze jours, remplissait l’oasis de crainte et de tristesse. Il avait fallu dresser les brise-ouragan et les serres de silice élastique. Enfin, l’oasis commençait à tiédir.
Targ, le veilleur du Grand Planétaire, ressentit une de ces joies subites qui illuminèrent la vie des hommes, aux temps divins de l’Eau. Que les plantes étaient belles encore ! Elles reportaient Targ à l’amont des âges, alors que des océans couvraient les trois quarts du monde, que l’homme croissait parmi des sources, des rivières, des fleuves, des lacs, des marécages. Quelle fraîcheur animait les générations innombrables des végétaux et des bêtes ! La vie pullulait jusqu’au plus profond des mers. Il y avait des prairies et des sylves d’algues comme des forêts d’arbres et des savanes d’herbes. Un avenir immense s’ouvrait devant les créatures ; l’homme pressentait à peine les lointains descendants qui trembleraient en attendant la fin du monde. Imagina-t-il jamais que l’agonie durerait plus de cent millénaires ? »
Extrait de : J.-H. Rosny aîné. « La Mort de la Terre. »
Frisson, amour et maléfice par Gudule

Fiche de Frisson, amour et maléfice
Titre : Frisson, amour et maléfice (Tome 2 sur 2 – Valentin Letendre)
Auteur : A. « Gudule » Liger-Belair
Date de parution : 2008
Editeur : Plon
Première page de Frisson, amour et maléfice
« Le miaulement du portable tire Valentin de sa somnolence. Allongé sur son lit, les doigts de pied en éventail, il rêvassait, engourdi par l’inactivité et le soleil de juillet qui pénètre à flots dans sa chambre.
– Allô ?
– Salut, crâne de piaf, c’est Rémi. Un stage de plongée aux Baléares, ça te chauffe ?
Il y a des mots magiques qui, d’un coup, vous remplissent le corps d’étincelles. « Stage de plongée » en fait partie. « Baléares » également.
– QUOI ? Qu’est-ce que tu racontes ? s’étrangle Valentin.
– Mon frangin ne veut pas venir : les parents de sa copine l’invitent chez eux, en Corse. Du coup, je me retrouve tout seul. »
Extrait de : Gudule. « Valentin Letendre – Frisson, amour et maléfice. »