Étiquette : Plon
Mausolée galactique par Edwin Charles Tubb

Fiche de Mausolée galactique
Titre : Mausolée galactique (Tome 6 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1971
Editeur : Plon
Première page de Mausolée galactique
« Sur Aarn, un homme fut assassiné et Dumarest le vit mourir. La chose se passa très vite, dans un endroit proche du champ d’atterrissage : une taverne animée, reluisante de confort, de l’autre côté de la haute clôture périphérique, tout près de l’entrée principale ; un endroit civilisé et feutré, aux éclairages tamisés, douillettement installé sur un monde civilisé. Cette violence bestiale n’en était que plus inattendue.
Dumarest vit toute la scène ; il tournait le dos au décor mural vivant, des femmes nues folâtrant dans une mer d’émeraude parmi des bêtes visqueuses aux proportions obscènes. Devant lui, éparpillés sur les tapis moelleux, les clients de la taverne étaient vautrés dans des fauteuils ou appuyés au long comptoir de bois luminescent. Un assortiment d’officiers, d’hommes d’équipage, d’employés au sol, de commerçants et de voyageurs. Sur cette foule se détachaient les parures voyantes des filles de joie déployant leurs charmes. Du plafond sculpté susurrait une musique douce, et l’air était teinté d’une fumée odorante. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des étoiles – Mausolée Galactique. »
Le bouffon de Balafre par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le bouffon de Balafre
Titre : Le bouffon de Balafre (Tome 5 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1970
Editeur : Plon
Première page de Le bouffon de Balafre
« Dans la lumière de la lampe, le visage de la femme était anxieux, contracté.
— Earl, dit-elle. Earl, je t’en prie, réveille-toi. Dumarest ouvrit les yeux, immédiatement sur le qui-vive.
— Qu’y a-t-il ?
— Des hommes, répondit-elle, qui marchent, dehors. J’ai cru entendre des bruits dans la rue, des cris et un rire. La flamme dégoulinante de la lampe projetait des taches d’ombre mouvantes sur son visage, tandis qu’elle se redressait.
— Un rire cruel, qui rendait un son horrible. Il fronça les sourcils, écouta, mais n’entendit rien d’autre que la fureur habituelle du vent nocturne.
— C’était un rêve, suggéra-t-il. Une illusion créée par le vent.
— Non. Elle était catégorique. Il y a trop longtemps que je vis sur ce monde pour me tromper. J’ai entendu un bruit insolite ; peut-être des hommes qui cherchaient quelque chose. Mais en tout cas, c’était un bruit réel, pas un produit de mon imagination. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des étoiles – Le bouffon de Balafre. »
La sorcière de l’espace par Edwin Charles Tubb

Fiche de La sorcière de l’espace
Titre : La sorcière de l’espace (Tome 4 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1969
Editeur : Plon
Première page de La sorcière de l’espace
« C’était le Temps du Sang sur Logis, et le capitaine fut inébranlable.
— Je suis navré, dit-il, mais je ne prendrai aucun risque. En tant que passagers, vous êtes libres de partir ou de rester, selon votre désir, mais je dois vous mettre en garde : si la clôture périphérique venait à être percée et forcée, je bouclerai le vaisseau hermétiquement. Et, ajouta-t-il d’un ton significatif, il le restera jusqu’à ce que tout danger soit passé.
— Vous nous laisseriez dehors ?
La femme portait des vêtements trop jeunes pour ses traits au maquillage épais, sa voix fêlée, vieillissante.
— Vous nous laisseriez nous faire massacrer ?
— Si nécessaire, oui, madame.
— Incroyable ! Des pierres précieuses étincelèrent à ses doigts tandis que ses mains s’agitaient dans le cône de lumière qui se répandait du sas ouvert. Traiter vos passagers de la sorte !
Son compagnon, un mercenaire balafré, grogna d’une voix de gorge profonde :
— Le capitaine n’a pas le choix, ma chère. Il doit penser avant tout à son vaisseau. Il regarda l’officier. N’est-ce pas ? »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – La Sorcière de l’Espace. »
L’homme-jouet par Edwin Charles Tubb

Fiche de L’homme-jouet
Titre : L’homme-jouet (Tome 3 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1969
Editeur : Plon
Première page de L’homme-jouet
« Trente heures d’affilée, le soleil avait rôti le désert de sa fournaise, en décrivant un arc à travers le ciel ; à présent qu’il faisait nuit, la température était déjà descendue au point de congélation. Et, Dumarest le savait, elle descendrait encore pendant cette période d’obscurité qui durait vingt-quatre heures. Jouet était un monde de violents contrastes.
Il se blottit plus près du feu que Legrain alimentait d’arbustes épineux et de fragments d’os blanchis et patinés. Autour d’eux, un cercle de rochers cachait le feu aux regards éventuels en même temps qu’il renvoyait la chaleur. Pardessus les pierres entassées, le vent soufflait par rafales, glacial, chargé d’une odeur d’herbes et de saumures, et du rugissement lugubre des vagues déferlantes.
— Mauvaise nuit, dit Legrain. Mais toutes les nuits sont mauvaises, pour les vaincus.
Il ajouta, avec soin, un fragment d’os dans les flammes. Comme Dumarest, il portait une tunique à manches longues, d’un vif écarlate, qui lui arrivait aux genoux. Un casque de métal et une cuirasse brillaient d’un éclat d’or. D’un ceinturon bouclé à sa taille, pendaient un sac et une épée dans son fourreau. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – L’homme-jouet. »
La planète de la mort par Edwin Charles Tubb

Fiche de La planète de la mort
Titre : La planète de la mort (Tome 2 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1968
Editeur : Plon
Première page de La planète de la mort
« Dumarest était à l’entraînement quand arriva la bête céleste. En équilibre sur la demi-pointe des pieds, une courte barre de plomb à la main, il détournait et esquivait les vicieux coups d’estoc et de taille d’une tige d’acier longue d’un mètre. La sueur ruisselait de son visage et de son torse nu ; Nada ne plaisantait pas et elle était assez forte pour faire siffler dans l’air turgide la baguette d’acier. Elle était également assez sadique pour y prendre plaisir.
« Très bien », dit-elle enfin. « Ça suffit. » Elle recula et jeta la baguette. Son corsage, tendu sur ses seins, était noir de transpiration. Sa longue chevelure sombre collait à son cou et à ses joues. Sa peau, sous le faible éclairage de la tente, était légèrement olivâtre. « Tu es rapide », dit-elle d’un ton admiratif. « Rapide. »
— « Vraiment ? » Il baissa les yeux sur son corps. Une entaille aux bords déchiquetés, mais superficielle, traversait ses côtes. Une coupure plus profonde marquait son côté gauche, et deux autres son avant-bras gauche. Les blessures étaient presque cicatrisées sous une couche de plastique transparent. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – La planete de la mort. »
Les vents de Gath par Edwin Charles Tubb

Fiche de Les vents de Gath
Titre : Les vents de Gath (Tome 1 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : F. Maillet
Date de parution : 1967
Editeur : Plon
Première page de Les vents de Gath
« Il s’éveilla en comptant les secondes, tandis qu’il s’élevait à travers d’interminables couches d’ébène glacé vers la chaleur, la lumière et une conscience grandissante. A trente-deux, les Courants de Foucault lui avaient rendu une température normale. A cinquante-huit, son cœur se mit à battre par ses propres moyens. A soixante-treize, le pulmotor cessa d’assister ses poumons. A deux cent quinze, le couvercle s’ouvrit avec un sifflement pneumatique.
Étendu, il goutait l’euphorie de la résurrection. C’était toujours le même, ce sentiment de bien~ être. A chaque fois qu’il se réveillait, montait en lui cette allégresse d’avoir forcé la chance – une fois de plus. Le corps lui démangeait de vie après le long sommeil pendant lequel il avait pu guérir de ses petits maux. Les drogues de réanimation stimulaient son imagination. C’était agréable d’être allongé, les yeux fermés, perdu dans le plaisir de l’instant.
« ça va ? »
La voix était aiguë, anxieuse, elle rompait le charme. Dumarest soupira et ouvrit les yeux. La lumière était trop vive. Il leva une main pour protéger son visage, l’abaissa comme si quelque chose arrêtait la clarté. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – Les Vents de Gath. »
Vittorio par Anne Rice

Fiche de Vittorio
Titre : Vittorio (Tome 2 sur 2 – Nouveaux contes des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 1999
Traduction : A. d’Athisz
Editeur : Plon
Première page de Vittorio
« Tout jeune, j’ai fait un rêve effroyable. J’ai rêvé que je serrais dans mes bras les têtes coupées de mon petit frère et de ma petite sœur. Elles étaient parfaitement immobiles et muettes, avec leurs grands yeux palpitants et leurs joues rougies, et j’étais tellement horrifié que, pas plus qu’elles, je ne pouvais émettre le moindre son.
Ce rêve est devenu réalité.
Mais personne ne pleurera, ni sur moi ni sur eux. Ils ont été ensevelis, sans nom, sous cinq siècles de temps.
Je suis un vampire.
Mon nom est Vittorio, et je rédige aujourd’hui ce récit dans la plus haute tour du château en ruine où j’ai vu le jour, au sommet d’une colline, à l’extrême nord de la Toscane, cette terre belle entre toutes qui est le cœur même de l’Italie. »
Extrait de : A. Rice. « Vittorio le vampire – Nouveaux contes des vampires. »
Pandora par Anne Rice

Fiche de Pandora
Titre : Pandora (Tome 1 sur 2 – Nouveaux contes des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 1998
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Plon
Première page de Pandora
« Vingt minutes à peine se sont écoulées depuis que tu m’as laissée dans ce café, depuis que j’ai repoussé ta requête : non, jamais je n’écrirai à ton intention l’histoire de mon existence mortelle, de ma transformation en vampire – de ma rencontre avec Marius quelques années seulement après qu’il eut perdu sa vie humaine.
Et maintenant, me voilà face à ton cahier. Il est ouvert, et je me sers d’un des stylos éternels que tu m’as laissés, jouissant de la pression sensuelle de la fine pointe qui imbibe d’encre noire le superbe papier d’une blancheur immaculée. »
Extrait de : A. Rice. « Nouveaux contes des vampires – Pandora. »
Cantique sanglant par Anne Rice

Fiche de Cantique sanglant
Titre : Cantique sanglant (Tome 10 sur 13 – Chronique des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 2003
Traduction : L. Boitelle
Editeur : Plon
Première page de Cantique sanglant
« Je veux être un saint. Sauver des millions d’âmes. Faire le bien autour de moi. Combattre le mal ! Je veux ma statue grandeur nature dans les églises du monde entier. Tel quel : un mètre quatre-vingt-cinq, cheveux blonds, yeux bleus…
Attendez une seconde.
Savez-vous qui je suis ?
Peut-être êtes-vous un nouveau lecteur et n’avez-vous jamais entendu parler de moi.
Auquel cas, permettez-moi de me présenter, ce que, d’ailleurs, je meurs d’envie de faire au début de tous mes livres.
Je suis Lestat, le vampire le plus puissant et le plus sympathique jamais créé, un Superman surnaturel vieux de deux siècles mais avec le physique – immuable – d’un jeune homme de vingt ans, un visage et une silhouette à se damner, ce qui pourrait bien vous arriver, en fait. Mes ressources sont sans limites et mon charme indéniable. La mort, la maladie, le temps, la pesanteur… Rien ne peut m’atteindre. »
Extrait de : A. Rice. « Chroniques des Vampires – Cantique Sanglant. »
Le domaine Blackwood par Anne Rice

Fiche de Le domaine Blackwood
Titre : Le domaine Blackwood (Tome 9 sur 13 – Chronique des vampires)
Auteur : Anne Rice
Date de parution : 2002
Traduction : M. Charrier
Editeur : Plon
Première page de Le domaine Blackwood
« Lestat,
Si tu trouves cette lettre chez toi, rue Royale, et je pense sincèrement que tu la trouveras, tu comprendras à l’instant que j’ai bafoué ton autorité.
Je sais que La Nouvelle-Orléans est interdite aux chasseurs de sang et que tu détruis de tes mains ceux qui s’y rendent. D’ailleurs, contrairement à bien des intrus sans foi ni loi dont tu t’es déjà débarrassé, je connais tes raisons. Tu ne veux pas que nous nous fassions remarquer par le Talamasca. Tu ne veux pas d’une guerre entre nous et cet Ordre vénérable de détectives du paranormal, pour son bien comme pour le nôtre.
Mais je t’en supplie, ne te lance pas à ma recherche sans avoir pris connaissance de mon message. »
Extrait de : A. Rice. « Chroniques des Vampires – Le Domaine Blackwood. »