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La proie du Cyclan par Edwin Charles Tubb

Fiche de La proie du Cyclan

Titre : La proie du Cyclan (Tome 12 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1975
Editeur : Presses de la cité

Première page de La proie du Cyclan

« La froideur du bureau était totale. C’était une vaste salle aux lignes fonctionnelles, d’une simplicité spartiate ; l’isolant acoustique qui recouvrait les murs, le plancher et le plafond était d’un gris neutre et dépourvu de tout élément décoratif ou d’une couleur qui eût égayé l’atmosphère. Seul le simulacre étincelant suspendu au milieu de la pièce réchauffait cet endroit ; c’était une représentation de la Galaxie que fixait songeusement le Premier Cyber, Maître Nequal.

C’était un chef-d’œuvre d’ingéniosité électronique : de minuscules points de lumière contenus dans un réseau de forces invisibles, toute la sphère contenue dans huit mètres cubes d’espace. Il était normal que, vu la réduction, les détails fussent indistincts ; les milliards de mondes particuliers, les comètes, les matières astéroïdales, les satellites, les secteurs de poussières, tout se perdait dans la représentation éclatante d’étoiles innombrables. »

Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La proie du Cyclan. »

La maison du serpent par Edwin Charles Tubb

Fiche de La maison du serpent

Titre : La maison du serpent (Tome 11 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1974
Editeur : Presses de la cité

Première page de La maison du serpent

« De haute taille, elle portait ses épais cheveux dorés en une crête qui lui auréolait la tête. Des mèches épaisses couraient à partir des tempes, coupées en pointes relevées qui accentuaient le tracé des pommettes hautes et la légère incurvation de ses joues. La mâchoire était ronde, mais avec une détermination rigide, et les lèvres étaient charnues, celle du bas trahissant une sensualité boudeuse. Les yeux étaient enfoncés dans leur orbite, ambre miroitant, très écartés sous les sourcils finement peints et relevés au coin comme ceux d’une chatte aux aguets.

Dumarest prit conscience qu’elle l’étudiait avec un intérêt inaccoutumé.

Il tourna lentement la page de l’antique volume posé devant lui sur la table et ne regarda pas le texte hermétique sous sa protection transparente, préférant se concentrer sur la jeune fille. »

Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La maison du serpent. »

Se souvenir encore des orages par Pierre Pelot

Fiche de Se souvenir encore des orages

Titre : Se souvenir encore des orages
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 2022
Editeur : Presses de la cité / Terres de France

Première page de Se souvenir encore des orages

« Ses paupières fripées pesantes de sommeil encore.
On apercevait des gens, parfois, à l’arrière des maisons, dans la lumière crue à peine née et les ombres sans fin dépliées au ras du sol ou plaquées sur les bardages au levant des choses. Des gens déjà debout, parmi les cabanes de jardin en planches grises et tôles marquées de rouille, rôdeurs matinaux bossus inspectant des espoirs de cultures rabougries. Le soleil livide n’avait pas encore choisi sa couleur.
Plaqué sur la vitre, à presque lui toucher le nez, un homme copiant son attitude posait sur lui de loin en loin un regard fatigué.
Un visage amaigri de Clooney mal barbu, le poivre noir et le sel gris des cheveux saupoudrés, en méplats plus ou moins marqués sous la barre des pommettes, joues et menton. Sur cet écran translucide au fond duquel se déroulait le paysage étiré, ce visage seul appuyé au creux d’une main, serti dans le reflet d’une partie du compartiment vide…
Un paysage plat, tout d’abord, bordé d’un horizon fondu sous des vagues opaques de consistance nuageuse, une succession écrasée de silhouettes urbaines, des bâtiments aplatis, des immeubles éparpillés – des désordonnements de villes méchamment régurgitées. »

Extrait de : P. Pelot. « Se souvenir encore des orages. »

Un autre pas dans la rivière par Pierre Pelot

Fiche de Un autre pas dans la rivière

Titre : Un autre pas dans la rivière
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 2021
Editeur : Presses de la cité

Première page de Un autre pas dans la rivière

« Je suis né, dans cette vallée de la montagne des bœufs sauvages étroitement serrée par les hauteurs rondes aux couleurs délavées, rousses et bleuies, comme des ressacs pétrifiés de vagues écumées.
Vosges.
Trois mots celtes composent à l’origine le nom Vouguerus : vou, signifiant bœuf, guez, sauvage, et us pour montagne, élévation.
Les romains donnèrent le nom de Vogesus, ou Vosegus à ces montagnes ; au Moyen Age elles devinrent Vosagus, et pour les Allemands Vasgau.
 
Elles ne sont pas montagnes de hautes volées, le sommet fatigué, et ce qui fut chez elles de trempe volcanique n’a laissé pour pauvre trace qu’un soupçon de cratère, en renfoncement, que la forêt comble sans hâte, inéluctablement. »

Extrait de : P. Pelot. « Un autre pas dans la rivière. »

Le rêve de Galilée par K. S. Robinson

Fiche de Le rêve de Galilée

Titre : Le rêve de Galilée
Auteur : Kim Stanley Robinson
Date de parution : 2009
Traduction : D. Camus, D. Haas
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le rêve de Galilée

« Tout à coup, Galilée sentit qu’il avait déjà vécu cet instant – il s’était déjà trouvé au marché d’artisanat du vendredi, devant l’Arsenal de Venise, avait déjà senti peser sur lui un regard, déjà levé les yeux et remarqué qu’un homme l’observait, un étranger de grande taille, au visage étroit et au profil aquilin. Comme la fois précédente (mais quelle fois ?), l’étranger lui signala par un hochement du menton qu’il avait perçu son regard, puis avança dans sa direction, louvoyant entre les couvertures, les tables et les éventaires surchargés qui parsemaient le Campiello del Malvasia. L’impression de déjà-vu était si forte que Galilée se sentit pris d’un léger vertige, bien qu’une partie de son cerveau demeurât suffisamment détachée pour se demander comment il était possible de sentir le regard de quelqu’un posé sur soi. »

Extrait de : K. S. Robinson. « Le rêve de Galilée. »

Station du cauchemar par P. J. Farmer

Fiche de Station du cauchemar

Titre : Station du cauchemar
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1982
Traduction : J. Guiod, J. Martinache
Editeur : Presses de la cité

Première page de Station du cauchemar

« Paul Eyre abattit une soucoupe volante. Ce matin-là, il traversait un champ en direction de la lisière d’un bois qu’un petit cours d’eau partageait en deux lorsque Riley, son setter, se mit à l’arrêt. Le corps tendu à en vibrer, l’animal pointait le museau vers l’aimant qui l’attirait, la caille invisible. Le cœur battant, Eyre regarda le buisson distant de quelques mètres derrière lequel devait se trouver la compagnie.

Les oiseaux s’envolèrent avec ce boucan qui avait coutume de le faire sursauter quand il n’était qu’un novice. On eût dit que la terre venait d’engendrer avec violence plusieurs petites planètes. Ils n’étaient pas une douzaine, comme il s’y attendait, mais seulement deux. Le premier était beaucoup plus gros que l’autre – si gros même que Paul, cette fois, sursauta. Au moment même où son fusil grondait et lui frappait l’épaule, Eyre savait déjà que ce n’était pas une caille. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Station du cauchemar. »

Silver Grandcoeur par P. J. Farmer

Fiche de Silver Grandcoeur

Titre : Silver Grandcoeur
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1982
Traduction : A. Hamel
Editeur : Presses de la cité

Première page de Silver Grandcoeur

« Le Fokker Fou avait encore frappé.

Silver Grandcœur était à mille lieues de penser qu’il allait bientôt se retrouver nez à nez avec lui. Oh ! ça, il en connaissait un bout à son sujet ! Depuis six mois, le monde entier entendait parler de lui et du gang qui terrorisaient la Californie et tout le sud-ouest des États-Unis. Il avait braqué des banques et des bureaux de prêt, kidnappé des ploutocrates, piraté des dirigeables, vidé des réservoirs de pétrole, dérobé des substances radioactives, pillé des arsenaux. Fokker avait un goût prononcé pour l’extorsion mégalo. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Silver Grandcoeur. »

Le dernier cadeau du temps par P. J. Farmer

Fiche de Le dernier cadeau du temps

Titre : Le dernier cadeau du temps
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1972
Traduction : M.-C. Ferrer
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le dernier cadeau du temps

« La violence de la déflagration ébranla la colline.
Une onde de choc terrifiante dévala la pente, déferlant sur la vallée et la rivière avant de revenir frapper de plein fouet la forme oblongue qui achevait de se matérialiser.
Tout en restant parfaitement immobile dans l’espace, le H.G.Wells I venait d’effectuer un formidable bond dans le temps, passant de l’année 2070 de notre ère à l’année 12 000 avant Jésus-Christ.
Après s’être immobilisé à environ soixante centimètres au-dessus du bord de la falaise, l’appareil s’écrasa brusquement sur le sol spongieux et se mit à descendre le coteau en roulant doucement sur lui-même. Prenant rapidement de la vitesse, il fit exploser des blocs de calcaire et décapita un bosquet de pins nains avant d’arrêter sa course folle cent mètres plus bas. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Le dernier cadeau du temps. »

Sommeil de mort par J. Sohl

Fiche de Sommeil de mort

Titre : Sommeil de mort
Auteur : Jerry Sohl
Date de parution : 1983
Traduction : M. Decourt, J.-L. Estèbe
Editeur : Presses de la cité

Première page de Sommeil de mort

« Le rêve commençait toujours dans une obscurité épaisse. Dans un parc, quelque part sur une route, elle serrait Jon dans ses bras, et Alex venait se poster devant eux pour leur faire une muraille de son corps. Curtis approchait lentement, un éclair meurtrier dans les yeux, brandissant un cimeterre qui luisait dans la lumière des phares.

La voiture était derrière lui. Dans la nuit chaude, humide, un homme allongé dans l’herbe observait la scène. En arrière, elle devinait la présence d’un autre spectateur.

Les phares de la voiture découpaient la silhouette menaçante de Curtis. Elle retenait son souffle, le cœur battant à grands coups sourds, clouée de terreur. Dans ses bras, Jon tremblait comme une feuille. Curtis avançait avec une lenteur désespérante. »

Extrait de : J. Sohl. « Sommeil De Mort. »

Les enfants du Jedi par B. Hambly

Fiche de Les enfants du Jedi

Titre : Les enfants du Jedi (Star Wars)
Auteur : B. Hambly
Date de parution : 1995
Traduction : J.-M. Toussaint
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les enfants du Jedi

« Les cieux lourds d’acide déversaient des trombes de pluies empoisonnées. Le chasseur accéléra l’allure, trébucha et perdit l’équilibre. Il tituba sur une dizaine de mètres et se précipita à couvert. Un b‚timent, pensa-t-il.
Ou du moins il l’espérait car, l’espace d’un instant, telle une vision d’horreur, la forme recourbée avait semblé se redresser et se tordre, comme un ver monstrueux aux crocs acérés. La gueule de la bête, ténèbres impénétrables, vomissait des ossements pourris à la puanteur repoussante.
Des serpents – des tentacules? – se coulèrent vers le sol pour le saisir àl’aide de ce qui semblait de petites mains bleu foncé.
La pluie acide lui rongeait la chair. Il ferma les yeux et se jeta vers le monstre. En un instant, son esprit fut plus clair et il comprit que les tentacules n’étaient que des racines et des lianes parsemées de fleurs bleues. »

Extrait de : B. Hambly. « Star Wars – Les enfants du Jedi. »