Étiquette : Presses de la cité
Opération Neptune par Jimmy Guieu

Fiche de Opération Neptune
Titre : Opération Neptune (Tome 11 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1973
Editeur : Presses de la cité
Première page de Opération Neptune
« Un vieux chapeau de paille appliqué sur la figure pour se protéger du soleil de juillet, la canne à pêche bloquée à l’avant de son petit bateau à moteur, l’artiste peintre Charles Floutard, enduit d’ambre solaire et étendu sur un matelas pneumatique, ronflait comme un bienheureux. Au large des côtes sud-ouest de l’île de Pomègues, à six ou sept milles à peine de Marseille, il se livrait à son sport favori :
la pêche en mer. Une pêche qui, ce jour-là, s’annonçait peu miraculeuse, d’où sa décision énergique… de faire un somme !
En début d’après-midi, déjeunant avec Gilles Novak et Régine Véran, attablés à l’un des innombrables restaurants du vieux port, Charles Floutard s’était efforcé de convaincre ses amis de l’accompagner, en pure perte. Le directeur de L.E.M. (la revue de l’Étrange et du Mystérieux dans le monde… et ailleurs) et sa ravissante compagne avaient décliné son invitation, préférant s’adonner au nudisme sur la plage privée de la villa, louée pour l’été, dans une calanque proche de Sugiton. »
Extrait de : J. Guieu. « Opération Neptune – Gilles Novak. »
La mission effacée par Jimmy Guieu

Fiche de La mission effacée
Titre : La mission effacée (Tome 10 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1973
Editeur : Presses de la cité
Première page de La mission effacée
« Après un mois d’août passablement maussade, voire pluvieux, le soleil semblait décidé à faire oublier ses incartades estivales. Les Parisiens ne s’en plaignaient point, en cette mi-septembre, où la plupart des vacanciers regagnaient leurs pénates.
Un, surtout, qui s’en réjouissait était bien Fernand Grimaud, agent de police de son état, qui n’avait pas encore pris ses vacances. Une heure encore à déambuler dans le quartier de l’Hôtel de Ville et il aurait terminé son service, songeant déjà au départ du lendemain, cap sur la Normandie, avec Marinette, les gosses, les valises et un impressionnant matériel de pêche à la ligne.
Débonnaire, Fernand Grimaud salua Mme Dubourg, l’épicière, et jeta un regard quelque peu méprisant à deux punks crasseux et dépenaillés qui débouchaient en courant de la petite rue Saint-Bon. Des punks « prolongés », soliloqua Grimaud en constatant qu’il s’agissait de deux hommes d’une trentaine d’années. Ceux-ci riaient à gorge déployée, le crâne rasé, des médailles et des badges cliquetant sur leur blouson en toile de jean’s. Ils s’engouffrèrent dans une vieille 304 bariolée de dessins naïfs où deux jeunes femmes les attendaient, vêtues de longues robes légères d’une propreté douteuse, un ruban rouge entourant leur front. »
Extrait de : J. Guieu. « La mission Effacée – Gilles Novak. »
Enjeu cosmique par Jimmy Guieu

Fiche de Enjeu cosmique
Titre : Enjeu cosmique (Tome 9 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1972
Editeur : Presses de la cité
Première page de Enjeu cosmique
« En cette belle nuit de juin, les services de police de la ville de Marseille n’enregistrèrent rien que de très habituel dans les activités des malfaiteurs.
A la permanence nocturne de l’Évêché (du nom du quartier proche du port où s’élève l’hôtel de police) les rapports, banals et classiques, affluaient comme chaque soir : vols de voitures, cambriolages, accidents de la circulation, agressions, contrôle d’identité de quelques dames de petite vertu surprises dans l’exercice de leurs fonctions !
Au départ, nul n’aurait pu soupçonner quel lien mystérieux pouvait relier entre eux certains de ces incidents, surtout parmi les plus anodins.
Dans son bureau du second étage de l’Évêché, l’officier de police Paul Escoffier notait avec philosophie les rapports qui se succédaient, alertant quand besoin était tel ou tel service, entre deux gorgées de bière et une bouchée de sandwich.
Pour la énième fois, le téléphone rompit le silence et Escoffier décrocha, avalant en hâte la dernière parcelle de jambon qui traînait sur la petite assiette en carton parmi les miettes de pain. »
Extrait de : J. Guieu. « Enjeu Cosmique – Gilles Novak. »
Le primitif par Edwin Charles Tubb
Fiche de Le primitif
Titre : Le primitif
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : J. Potot
Date de parution : 1977
Editeur : Presses de la cité
Première page de Le primitif
« Il s’appelait Léon Vardis et avait neuf ans lorsqu’il perdit sa mère. Il n’avait pas connu son père qui, lui avait-on laissé entendre, avait trouvé la mort au cours d’une rixe. C’était un garçon élancé, bien bâti, à la chevelure noire, épaisse, lui tombant jusqu’aux épaules, aux yeux bleus enfoncés dans leurs orbites sous la ligne horizontale des sourcils, au menton volontaire et à la bouche dont le dessin généralement doux pouvait avoir une expression cruelle sous l’emprise de la colère. Orphelin de père, il avait rapidement appris à ne compter que sur lui-même ; ses parties de chasse l’amenaient à faire de profondes incursions dans les collines du Nord, et il devint, par nécessité, adepte de la fronde, de l’arc et du couteau.
L’été avait été très chaud et sec, tandis que soufflaient des vents brûlants qui desséchaient tout, et les récoltes avaient triste mine dans les champs ; les tiges des plantes étaient cassantes, et les grains recroquevillés à l’intérieur des épis. »
Extrait de : E. C. Tubb. « Le Primitif. »
Fils de l’espace par Edwin Charles Tubb
Fiche de Fils de l’espace
Titre : Fils de l’espace
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : N. Gouyé
Date de parution : 1956
Editeur : Presses de la cité
Première page de Fils de l’espace
« JAY WEST, membre de la psych-police, arriva au quartier général juste à temps pour assister à un procès au Tribunal du Vaisseau. Comme d’habitude, c’était Gregson, son chef, qui jugeait l’affaire et mis à part Kennedy et l’officier chargé des communications, la salle était vide. Jay adressa à l’opérateur un large sourire, poussa son collègue du coude pour qu’il lui fasse place sur le banc et pointa le menton vers la glace sans tain qui les séparait de la salle d’audience.
— De quoi s’agit-il ?
— Inculpation de gaspillage. – Kennedy ne détachait pas ses yeux de la scène. – Secteur quatre. Tu le connais ?
— Non.
Jay regarda l’accusé, un jardinier d’après la couleur verte de sa tenue, encore en âge d’être marié ; il avait les membres filiformes et la peau d’un homme qui a passé le plus clair de sa vie dans la faible pesanteur des niveaux supérieurs. Il était nerveux et considérait l’austère aménagement de la pièce avec des yeux immenses. »
Extrait de : E. C. Tubb. « Fils de l’espace. »
Le piège de sable par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le piège de sable
Titre : Le piège de sable (Tome 20 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1979
Editeur : Presses de la cité
Première page de Le piège de sable
« Dans le salon de L’Urusha, Marta Caine sortit le joyau de sa boîte pour le tenir dans la coupe formée par ses mains.
— Il vient de Necho, dit-elle, les yeux fixés sur la pierre cristalline. Je l’ai acheté quand j’étais jeune et il ne m’a plus quittée depuis. C’est-à-dire depuis longtemps.
— Il a l’air terne, dit Kemmer. Mort.
— Il est fatigué.
— Pourquoi ne pas nous l’avoir montré plus tôt ?
Debout derrière Chai Teoh, Grish Mettalus se pencha en avant. Comme la fille, il était grand et mince et ses yeux étaient légèrement bridés sous de fins sourcils. Mais, contrairement au visage délicat de Marta Caine, le sien était large et plat.
— Ce n’est pas gentil de votre part, Marta, reprit-il. Ce joyau nous aurait aidés à lutter contre l’ennui. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Le piège de sable. »
Les naufragés de la déchirure par Edwin Charles Tubb
Fiche de Les naufragés de la déchirure
Titre : Les naufragés de la déchirure (Tome 19 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1978
Editeur : Presses de la cité
Première page de Les naufragés de la déchirure
« Un vase de porphyre aux formes élégantes et rempli de fleurs multicolores avait été posé sur une table près de la fenêtre, et tranchait sur la simplicité Spartiate de la pièce dont le décor était délibérément fonctionnel. Pas un objet, pas un bibelot sur quoi poser un regard rêveur, ou accrocher une attention distraite, un dépouillement qu’Irae appréciait tout particulièrement.
Aussi, dans ce lieu d’où toute fantaisie avait été impitoyablement bannie, ce bouquet de fleurs paraissait incongru. Irae s’en approcha, les examina une à une, se recula pour en goûter la composition, puis revint vers la fenêtre pour jeter un coup d’œil au-dehors sur un paysage sinistre et désolé. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Les naufragés de la déchirure. »
La rébellion des Ohrms par Edwin Charles Tubb

Fiche de La rébellion des Ohrms
Titre : La rébellion des Ohrms (Tome 18 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1978
Editeur : Presses de la cité
Première page de La rébellion des Ohrms
« Une expression curieusement douloureuse se lisait sur les traits du personnage. Mécontent, Cornélius l’examina d’un air songeur et se dit pourtant que jamais un être plongé dans des tourments infernaux ne pourrait ressembler à un clown. La mâchoire était disproportionnée et il la modifia d’un coup de pinceau. Les yeux, profondément enfoncés sous des sourcils flamboyants, exprimaient quelque chose qui pouvait passer pour une ironie amusée et sur la bouche, grande ouverte, semblait flotter un fantôme de sourire. La seule chose qui satisfaisait Cornélius, c’était le corps maigre aux côtes saillantes, au ventre creux et à la musculature bien en relief. Les orteils, tout comme les doigts, étaient recourbés tels des griffes d’oiseau.
Un homme suspendu par les poignets à un portique et abandonné en plein soleil pour mourir d’insolation ou d’asphyxie. Un thème simple… Alors, qu’est-ce qui n’allait pas ? »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La rebellion des Ohrms. »
La prison de la nuit par Edwin Charles Tubb

Fiche de La prison de la nuit
Titre : La prison de la nuit (Tome 17 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1977
Editeur : Presses de la cité
Première page de La prison de la nuit
« Kars Gartok fut le dernier à quitter le vaisseau, s’attardant dans sa cabine jusqu’à ce que tous les autres soient partis, peu désireux d’entendre ressasser les mêmes propos amers et débilitants, et d’éviter toutes les habituelles conversations creuses. Il ne descendit de l’aéronef que lorsque celui-ci fut devenu silencieux. Le jour était déjà bien avancé et le soleil bas sur l’horizon. Un brouillard humide avait investi l’atmosphère et fait naître des perles sur le grillage de l’enceinte du terrain. Il conférait aussi un aspect éthéré, presque onirique, à la haute silhouette qui attendait juste. au-delà de la porte.
Mais le Frère Eldon n’avait rien d’un fantôme. Il attendait, revêtu d’une. simple robe brune dont le capuchon ramené en arrière malgré le froid révélait un visage ridé et fripé par l’âge et les privations. Il était pieds nus dans ses sandales et tenait dans ses mains noueuses un bol de plastique à bon marché usé par le temps. Il le leva en voyant s’approcher Gartok.
— La charité, mon frère. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – La Prison de la Nuit. »
Le havre des ténèbres par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le havre des ténèbres
Titre : Le havre des ténèbres (Tome 16 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1977
Editeur : Presses de la cité
Première page de Le havre des ténèbres
« L’illusion surgit à l’improviste alors que Lavinia poursuivait sa chevauchée vers le nord, la conversation stimulante de Charles lui ayant fait perdre toute notion du temps. L’homme avait fière allure et portait les mêmes vêtements que le jour ou il l’avait rejointe pour une chasse, peu de temps après leur première rencontre. Le tableau de chasse s’était révélé aussi négligeable que leur plaisir avait été intense. Ils avaient erré, main dans la main, parlant à bâtons rompus de tout un tas de choses. Sa timidité s’était relâchée au contact de Charles tandis que lui, peut-être amusé par la prévenance passionnée de la jeune fille, avait quelque peu abaissé sa garde habituelle.
Et aujourd’hui, elle retrouvait le même homme au charme suave qu’elle avait connue alors qu’elle n’était guère plus qu’une adolescente. C’était il y a longtemps et, à cette époque, Charles n’avait pas la même apparence physique. Des rides marquaient la douce courbe de ses joues et sa chair s’affaissait sous son menton. »
Extrait de : E. C. Tubb. « L’Aventurier des etoiles – Le havre des tenebres. »