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Le spectre du soleil oublié par Edwin Charles Tubb

Fiche de Le spectre du soleil oublié

Titre : Le spectre du soleil oublié (Tome 15 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1976
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le spectre du soleil oublié

« Un homme agonisait sur Hoghan. Il était allongé par terre, à l’abri du tronc déchiqueté d’un arbre brisé ; il perdait beaucoup de sang qui ruisselait en fines rigoles sur le sol. Son uniforme était en loques, brûlé et taché. Sa voix n’était plus qu’un murmure tourmenté au sein des ténèbres parsemés de flammes.
— Earl ?
— Je suis là. (Dumarest s’agenouilla dans la boue et posa sa main gauche sur l’épaule du mourant.) Calme-toi, Clar, ça va s’arranger.
— Inutile de me raconter des histoires, Earl, répondit l’homme d’une voix éteinte par la douleur et marquée par une impatience amère. Tu me prends pour un imbécile, ou quoi ? Je vais mourir et tu le sais aussi bien que moi. Ce coup de laser m’a traversé les tripes et, si je n’avais pas eu de cuirasse, j’aurais déjà l’arme à gauche depuis longtemps. »

Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Le spectre du soleil oublié. »

Les colonnes de Balhadorha par Edwin Charles Tubb

Fiche de Les colonnes de Balhadorha

Titre : Les colonnes de Balhadorha (Tome 14 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : R. D. Nolane
Date de parution : 1976
Editeur : Presses de la cité

Première page de Les colonnes de Balhadorha

« Au crépuscule, le ciel de Teralde était un tableau de palpitantes bandes de couleurs brillantes ; de minuscules cristaux de poussière aérienne réfléchissaient la lumière, de telle sorte que la totalité de la coupole du firmament donnait l’impression qu’un artiste cosmique y avait répandu le contenu de sa palette dans un accès de génie inspiré. C’était un spectacle frappant mais qui, pour Dumarest, avait depuis longtemps cessé d’avoir du charme.

Dumarest déambulait dans les rues que la lumière mourante irisait de lueurs dorées, passant devant de hautes maisons en pierre, aux fenêtres étroites et aux portes épaisses et fermées à double tour. Les magasins eux-mêmes avaient l’air de petites forteresses avec leurs articles jalousement surveillés et exposés avec une évidente réticence. Le terrain, lui, était aussi désert qu’à l’accoutumée et la porte s’ouvrant dans la clôture de protection n’était pas gardée, signe évident qu’aucun vaisseau n’était attendu. »

Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – Les colonnes de Balhadorha. »

L’oeil du zodiaque par Edwin Charles Tubb

Fiche de L’oeil du zodiaque

Titre : L’oeil du zodiaque (Tome 13 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1975
Editeur : Presses de la cité

Première page de L’oeil du zodiaque

« La nuit, on eût dit le feulement d’un monstre, d’une bête sauvage, qui montait vers les cieux, emporté par le vent, un grognement de faim entrecoupé d’explosions saccadées qui emplissaient l’air et le chargeaient d’une odeur de corruption âcre. Le jour, le monstre s’avérait être une combinaison d’hommes et de machines qui perçaient le flanc d’une montagne, plongeant profondément, attaquant la pierre millénaire et pulvérisant la roche pour y trouver le métal qu’elle contenait.

Le chantier s’autofinançait : le métal permettait en effet de payer le percement du tunnel qui relierait les secteurs habités, liaison qui réduirait les transports maritimes et aériens coûteux et dangereux.

Il serait un jour achevé… mais Dumarest n’avait aucune intention d’attendre cet instant. Il était déjà resté trop longtemps sur Mercatum. »

Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – L’oeil du zodiaque. »

La proie du Cyclan par Edwin Charles Tubb

Fiche de La proie du Cyclan

Titre : La proie du Cyclan (Tome 12 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1975
Editeur : Presses de la cité

Première page de La proie du Cyclan

« La froideur du bureau était totale. C’était une vaste salle aux lignes fonctionnelles, d’une simplicité spartiate ; l’isolant acoustique qui recouvrait les murs, le plancher et le plafond était d’un gris neutre et dépourvu de tout élément décoratif ou d’une couleur qui eût égayé l’atmosphère. Seul le simulacre étincelant suspendu au milieu de la pièce réchauffait cet endroit ; c’était une représentation de la Galaxie que fixait songeusement le Premier Cyber, Maître Nequal.

C’était un chef-d’œuvre d’ingéniosité électronique : de minuscules points de lumière contenus dans un réseau de forces invisibles, toute la sphère contenue dans huit mètres cubes d’espace. Il était normal que, vu la réduction, les détails fussent indistincts ; les milliards de mondes particuliers, les comètes, les matières astéroïdales, les satellites, les secteurs de poussières, tout se perdait dans la représentation éclatante d’étoiles innombrables. »

Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La proie du Cyclan. »

La maison du serpent par Edwin Charles Tubb

Fiche de La maison du serpent

Titre : La maison du serpent (Tome 11 sur 33 – L’aventurier des étoiles)
Auteur : Edwin Charles Tubb
Traduction : E. C. L. Meistermann
Date de parution : 1974
Editeur : Presses de la cité

Première page de La maison du serpent

« De haute taille, elle portait ses épais cheveux dorés en une crête qui lui auréolait la tête. Des mèches épaisses couraient à partir des tempes, coupées en pointes relevées qui accentuaient le tracé des pommettes hautes et la légère incurvation de ses joues. La mâchoire était ronde, mais avec une détermination rigide, et les lèvres étaient charnues, celle du bas trahissant une sensualité boudeuse. Les yeux étaient enfoncés dans leur orbite, ambre miroitant, très écartés sous les sourcils finement peints et relevés au coin comme ceux d’une chatte aux aguets.

Dumarest prit conscience qu’elle l’étudiait avec un intérêt inaccoutumé.

Il tourna lentement la page de l’antique volume posé devant lui sur la table et ne regarda pas le texte hermétique sous sa protection transparente, préférant se concentrer sur la jeune fille. »

Extrait de : E. C. Tubb. « L’aventurier des étoiles – La maison du serpent. »

Se souvenir encore des orages par Pierre Pelot

Fiche de Se souvenir encore des orages

Titre : Se souvenir encore des orages
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 2022
Editeur : Presses de la cité / Terres de France

Première page de Se souvenir encore des orages

« Ses paupières fripées pesantes de sommeil encore.
On apercevait des gens, parfois, à l’arrière des maisons, dans la lumière crue à peine née et les ombres sans fin dépliées au ras du sol ou plaquées sur les bardages au levant des choses. Des gens déjà debout, parmi les cabanes de jardin en planches grises et tôles marquées de rouille, rôdeurs matinaux bossus inspectant des espoirs de cultures rabougries. Le soleil livide n’avait pas encore choisi sa couleur.
Plaqué sur la vitre, à presque lui toucher le nez, un homme copiant son attitude posait sur lui de loin en loin un regard fatigué.
Un visage amaigri de Clooney mal barbu, le poivre noir et le sel gris des cheveux saupoudrés, en méplats plus ou moins marqués sous la barre des pommettes, joues et menton. Sur cet écran translucide au fond duquel se déroulait le paysage étiré, ce visage seul appuyé au creux d’une main, serti dans le reflet d’une partie du compartiment vide…
Un paysage plat, tout d’abord, bordé d’un horizon fondu sous des vagues opaques de consistance nuageuse, une succession écrasée de silhouettes urbaines, des bâtiments aplatis, des immeubles éparpillés – des désordonnements de villes méchamment régurgitées. »

Extrait de : P. Pelot. « Se souvenir encore des orages. »

Un autre pas dans la rivière par Pierre Pelot

Fiche de Un autre pas dans la rivière

Titre : Un autre pas dans la rivière
Auteur : Pierre Pelot
Date de parution : 2021
Editeur : Presses de la cité

Première page de Un autre pas dans la rivière

« Je suis né, dans cette vallée de la montagne des bœufs sauvages étroitement serrée par les hauteurs rondes aux couleurs délavées, rousses et bleuies, comme des ressacs pétrifiés de vagues écumées.
Vosges.
Trois mots celtes composent à l’origine le nom Vouguerus : vou, signifiant bœuf, guez, sauvage, et us pour montagne, élévation.
Les romains donnèrent le nom de Vogesus, ou Vosegus à ces montagnes ; au Moyen Age elles devinrent Vosagus, et pour les Allemands Vasgau.
 
Elles ne sont pas montagnes de hautes volées, le sommet fatigué, et ce qui fut chez elles de trempe volcanique n’a laissé pour pauvre trace qu’un soupçon de cratère, en renfoncement, que la forêt comble sans hâte, inéluctablement. »

Extrait de : P. Pelot. « Un autre pas dans la rivière. »

Le rêve de Galilée par K. S. Robinson

Fiche de Le rêve de Galilée

Titre : Le rêve de Galilée
Auteur : Kim Stanley Robinson
Date de parution : 2009
Traduction : D. Camus, D. Haas
Editeur : Presses de la cité

Première page de Le rêve de Galilée

« Tout à coup, Galilée sentit qu’il avait déjà vécu cet instant – il s’était déjà trouvé au marché d’artisanat du vendredi, devant l’Arsenal de Venise, avait déjà senti peser sur lui un regard, déjà levé les yeux et remarqué qu’un homme l’observait, un étranger de grande taille, au visage étroit et au profil aquilin. Comme la fois précédente (mais quelle fois ?), l’étranger lui signala par un hochement du menton qu’il avait perçu son regard, puis avança dans sa direction, louvoyant entre les couvertures, les tables et les éventaires surchargés qui parsemaient le Campiello del Malvasia. L’impression de déjà-vu était si forte que Galilée se sentit pris d’un léger vertige, bien qu’une partie de son cerveau demeurât suffisamment détachée pour se demander comment il était possible de sentir le regard de quelqu’un posé sur soi. »

Extrait de : K. S. Robinson. « Le rêve de Galilée. »

Station du cauchemar par P. J. Farmer

Fiche de Station du cauchemar

Titre : Station du cauchemar
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1982
Traduction : J. Guiod, J. Martinache
Editeur : Presses de la cité

Première page de Station du cauchemar

« Paul Eyre abattit une soucoupe volante. Ce matin-là, il traversait un champ en direction de la lisière d’un bois qu’un petit cours d’eau partageait en deux lorsque Riley, son setter, se mit à l’arrêt. Le corps tendu à en vibrer, l’animal pointait le museau vers l’aimant qui l’attirait, la caille invisible. Le cœur battant, Eyre regarda le buisson distant de quelques mètres derrière lequel devait se trouver la compagnie.

Les oiseaux s’envolèrent avec ce boucan qui avait coutume de le faire sursauter quand il n’était qu’un novice. On eût dit que la terre venait d’engendrer avec violence plusieurs petites planètes. Ils n’étaient pas une douzaine, comme il s’y attendait, mais seulement deux. Le premier était beaucoup plus gros que l’autre – si gros même que Paul, cette fois, sursauta. Au moment même où son fusil grondait et lui frappait l’épaule, Eyre savait déjà que ce n’était pas une caille. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Station du cauchemar. »

Silver Grandcoeur par P. J. Farmer

Fiche de Silver Grandcoeur

Titre : Silver Grandcoeur
Auteur : Philip José Farmer
Date de parution : 1982
Traduction : A. Hamel
Editeur : Presses de la cité

Première page de Silver Grandcoeur

« Le Fokker Fou avait encore frappé.

Silver Grandcœur était à mille lieues de penser qu’il allait bientôt se retrouver nez à nez avec lui. Oh ! ça, il en connaissait un bout à son sujet ! Depuis six mois, le monde entier entendait parler de lui et du gang qui terrorisaient la Californie et tout le sud-ouest des États-Unis. Il avait braqué des banques et des bureaux de prêt, kidnappé des ploutocrates, piraté des dirigeables, vidé des réservoirs de pétrole, dérobé des substances radioactives, pillé des arsenaux. Fokker avait un goût prononcé pour l’extorsion mégalo. »

Extrait de : P. J. Farmer. « Silver Grandcoeur. »