Étiquette : Sigrid et les mondes perdus

 

Les mangeurs de murailles par Serge Brussolo

Fiche de Les mangeurs de murailles

Titre : Les mangeurs de murailles (Tome 4 sur 4 – Sigrid et les mondes perdus)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2002
Editeur : Plon

Première page de Les mangeurs de murailles

« C’était comme un champ de bataille à la tombée du jour. Une plaine de corps enchevêtrés, mêlés en un inextricable fouillis de bras, de têtes et de jambes. Parfois, au milieu de ce tapis de membres brisés, une main se mettait à pianoter, une bouche à former des mots sans suite. Mais ni David ni le chef éboueur n’y prenaient garde.

La cave avait les dimensions d’une petite ville. C’était un univers de béton, avec un ciel de béton, un horizon de béton…

— Avec de bonnes jambes, il faut deux jours de marche pour atteindre le bout de la salle ! avait coutume de ricaner Waldo le chef éboueur. Et presque une semaine pour en faire le tour ; une sacrée excursion, pas vrai, petit ?

Généralement, David répondait par un grognement inintelligible. La géographie de la soute d’évacuation avait toujours éveillé en lui une vague angoisse. »

Extrait de : S. Brussolo. « Les Mangeurs de murailles – Sigrid et les mondes perdus. »

Le grand serpent par Serge Brussolo

Fiche de Le grand serpent

Titre : Le grand serpent (Tome 3 sur 4 – Sigrid et les mondes perdus)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2002
Editeur : Editions du Masque

Première page de Le grand serpent

« À bord du bateau tout le monde mourait de faim, Sigrid plus que les autres, peut-être en raison de son jeune âge. À vingt ans, elle était capable d’engloutir des tonnes de riz et de poisson séché sans prendre une once de graisse. Mais les occasions de faire bombance devenaient rares ces temps derniers.

Assis sur le bastingage, les matelots laissaient traîner des lignes, appâtées avec des morceaux de chiffon frottés de graisse à canon, sans jamais rien attraper. Il n’y avait pas de poisson, pas dans ces eaux du moins, car la présence du dragon les avait fait fuir depuis longtemps.

Au début, quand les vivres avaient commencé à manquer, on avait essayé de piéger les cormorans volant dans le sillage du navire. Le stratagème avait fonctionné deux ou trois fois, puis les oiseaux avaient éventé la ruse. Désormais, ils ne commettaient plus l’erreur de se poser sur le pont. »

Extrait de : S. Brussolo. « Le Grand Serpent – Sigrid et les mondes perdus. »

La fiancée du crapaud par Serge Brussolo

Fiche de La fiancée du crapaud

Titre : La fiancée du crapaud (Tome 2 sur 4 – Sigrid et les mondes perdus)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2002
Editeur : Editions du Masque

Première page de La fiancée du crapaud

« — Les monstres apparaissent au sommet de ce mur, grinça Malvina Goodson en désignant la paroi de parpaings qui séparait son jardin de celui du voisin. Tous les matins, ils terrorisent mon fils, Kévin. La fenêtre de sa chambre donne de ce côté, et c’est la première chose qu’il voit en ouvrant les yeux : ces sales monstres se pavanant le long du mur. À 10 ans c’est un spectacle insupportable !
Sigrid examina la plaignante du coin de l’œil. Une femme sèche, à la bouche pincée, désagréable. Visiblement, décidée à en découdre.
— J’ai déjà déposé trois plaintes au service du contrôle des monstres, répéta la dénommée Malvina d’un ton grincheux. On ne peut pas dire que vous soyez prompts à réagir !
Gus, posté dans le dos de Mme Goodson, adressa à Sigrid une grimace que la mère du petit Kévin ne pouvait voir. La jeune fille se mordit la langue pour s’empêcher de rire et baissa les yeux sur le formulaire officiel qu’elle devait remplir. »

Extrait de : S. Brussolo. « La Fiancée du Crapaud – Sigrid et les mondes perdus. »

L’oeil de la pieuvre par Serge Brussolo

Fiche de L’oeil de la pieuvre

Titre : L’oeil de la pieuvre (Tome 1 sur 4 – Sigrid et les mondes perdus)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 2002
Editeur : Editions du Masque

Première page de L’oeil de la pieuvre

« Sigrid Olafssen et Gus McQueen dînaient à la cantine du sous-marin. À cette heure avancée de la nuit, il n’y avait guère de monde, et il était déconseillé de se montrer difficile sur la qualité du menu.
Gus et Sigrid avaient fêté leur vingtième anniversaire la semaine précédente. Pour célébrer ce mémorable événement, le chef cuistot leur avait accordé une part de purée supplémentaire… et deux yaourts.
Gus était un grand garçon maigre, aux cheveux rouges.
— Je suis un légume-garou, avait-il coutume d’affirmer. À chaque pleine lune, je me change en carotte vivante. C’est pour ça que les lapins sont mes pires ennemis.
Sigrid avait les yeux bridés, d’un vert très clair, et bien qu’elle eût le crâne tondu, on devinait au duvet repoussant sur ses tempes que sa chevelure avait la couleur pâle du miel. Des taches de rousseur criblaient ses pommettes de minuscules éclaboussures roses. »

Extrait de : S. Brussolo. « L’oeil de la pieuvre – Sigrid et les mondes perdus. »