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Le paidhi par C. J. Cherryh

Fiche de Le paidhi

Titre : Le paidhi (Tome 1 sur 2 – Cycle du phoenix)
Auteur : C. J. Cherryh
Date de parution : 1994
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu

Première page de Le paidhi

« La nuit, la nuit absolue où personne ne s’était jamais aventuré hormis les robots, ses seuls visiteurs jusqu’à présent. L’objectif était un amas stellaire, seconde étape que les Terriens se proposaient d’atteindre en direction d’un chapelet d’étoiles prometteuses… Pour le vaisseau qui s’en approchait, la partie centrale de l’amas constituait une zone infiniment solitaire et silencieuse, dépourvue de la fantasia incessante émise par l’espace auquel les hommes étaient habitués : rafales électromagnétiques, babils et jacasseries du commerce, instructions des services de contrôle à destination des équipages, le maelstrom vorace, intermittent des machines communiquant entre elles. Au fond de ces multiples distances, seuls le rayonnement radioactif de l’amas, la présence lointaine des étoiles et la petite musique des sphères, expression implicite, imperceptible, de l’existence même, venaient chatouiller les capteurs avec assez d’insistance pour attirer l’attention. »

Extrait de : C. J. Cherryh. « Cycle du phoenix – Le Paidhi. »

La parabole des talents par O. E. Butler

Fiche de La parabole des talents

Titre : La parabole des talents (Tome 2 sur 2 – Paraboles)
Auteur : O. E. Butler
Date de parution : 1998
Traduction : I. Tate
Editeur : Au diable vauvert

Première page de La parabole des talents

« Ils feront d’elle une divinité.
Voilà qui devrait lui plaire, si elle pouvait l’apprendre. En dépit de toutes ses protestations ou dénégations, elle a toujours éprouvé le besoin d’être entourée de fidèles attentifs, de vrais disciples, capables de boire ses paroles comme du petit-lait. De même lui était-il agréable de manipuler les événements sur une grande échelle. Il en est ainsi de tous les dieux.
Lauren Oya Olamina Bankole, tel était son nom d’état civil. “Olamina”, l’appelaient simplement ses admirateurs, ou ses ennemis.
Elle était ma mère biologique.
Elle est morte, à présent.
J’aurais voulu pouvoir l’aimer, me convaincre qu’elle n’était pas responsable des circonstances qui nous ont séparées. C’était mon vœu le plus cher. Au lieu de cela, je l’ai haïe, redoutée, réclamée de toutes mes forces. Sans jamais lui accorder ma confiance, toutefois, sans jamais comprendre comment elle pouvait être telle que je la voyais, si résolue alors qu’elle se fourvoyait, disponible pour le monde entier quand elle ne l’était jamais pour moi. Aujourd’hui encore, je ne comprends pas. Elle est  »

Extrait de : O. E. Butler. « Paraboles – La Parabole des talents. »