Étiquette : Vaugirard
Spoutnik VII a disparu par Jimmy Guieu

Fiche de Spoutnik VII a disparu
Titre : Spoutnik VII a disparu
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1960
Editeur : Vaugirard
Première page de Spoutnik VII a disparu
« Monsieur René Normand, le célèbre magnat de la presse, propriétaire d’une chaîne de quotidiens et magazines européens, avait réuni l’élite de la High Society parisienne — et nombre de notabilités étrangères aussi — dans sa somptueuse résidence du bois de Boulogne. Le matin même, le mariage civil de sa fille avec le secrétaire de cabinet du ministère de l’Information avait revêtu le caractère d’une cérémonie quasi officielle.
A cet événement mondain assistaient plus de deux cents convives outre quantité de journalistes, radioreporters, cameramen, pour la plupart toutefois invités personnels de
monsieur Normand ou de son gendre.
Le soir, dans le grand parc brillamment éclairé, les flashes jetaient leurs brefs éclats sur tel invité de marque, vedette de cinéma, de la radio, de la TV ou encore célébrités littéraires ou personnalités politiques. Aux longues tables du buffet dressé dans le parc et où foisonnaient gâteaux, vins fins, liqueurs, champagnes, sandwiches-caviar, saumon et autres amuse-gueule, les amateurs de danse préféraient l’immense hall de la villa où un orchestre jouait sans relâche. »
Extrait de : J. Guieu. « Spoutnik VII a disparu. »
Projet King par Jimmy Guieu

Fiche de Projet King
Titre : Projet King
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1963
Editeur : Vaugirard
Première page de Projet King
« Hérissé d’antennes paraboliques et d’écrans photopiles aux facettes brillant d’un éclat fixe, le satellite artificiel Oméga 9 poursuivait inlassablement sa ronde orbitale dont l’apogée l’éloignait à mille sept cent trente kilomètres de la Terre. Ses supports de cellules photovoltaïques au silicium, déployées de part et d’autre de sa coque, lui avaient valu de la part des techniciens américains, qui depuis des années se relayaient à son bord, le surnom de Papillon.
Sur une orbite sensiblement inférieure gravitait le Space King, l’astronef géant dont les éléments avaient été assemblés et montés dans l’espace par les techniciens de la station Oméga 9. Un travail extrêmement délicat et de longue haleine qui avait débuté quatre ans plus tôt, au printemps de l’année 2008.
De par son aspect, ce « Roi de l’Espace » — plus communément appelé le King — n’avait rien de comparable à l’aérodynamisme des astronefs tels qu’on se les représentait généralement. L’engin était essentiellement constitué par trois énormes réservoirs cylindriques (« les saucisses », dans le jargon des cosmotechniciens) ; d’un
diamètre de trente mètres, longs de cent soixante-dix mètres chacun, ils étaient longitudinalement réunis de façon que leur triple section formât un trèfle. »
Extrait de : J. Guieu. « Projet King. »
Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde par Jimmy Guieu

Fiche de Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde
Titre : Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1954
Editeur : Vaugirard
Première page de Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde
« Soucoupes volantes ? Ce nom, considérant le sérieux du problème qu’il pose, n’est pas une heureuse trouvaille. Il est néanmoins lancé et traduit dans toutes les langues : flying saucer, disco volante, plato volador, etc.
Les organismes officiels américains préfèrent user d’une métaphore pour désigner ce phénomène : UFO
— Unidentified Flying Object — , c’est-à-dire Objet Volant non identifié. Les Anglais lui préfèrent à leur tour les initiales UAO
— Unidentified Airborn Object — , soit Objet Aérien non identifié.
En fait, soucoupe volante est l’appellation populaire, imagée, d’un appareil volant aussi
matériel que peut l’être un avion… ou un astronef interplanétaire.
Nous conserverons donc ce nom entré maintenant dans le langage courant, bien que disque ou engin volant eût été préférable. »
Extrait de : J. Guieu. « Les soucoupes volantes viennent d’un autre monde. »
Le rayon du cube par Jimmy Guieu

Fiche de Le rayon du cube
Titre : Le rayon du cube
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1957
Editeur : Vaugirard
Première page de Le rayon du cube
« Le petit port de Hookena, sur les rives occidentales de l’île Hawaii, était encore plongé dans le sommeil. Néanmoins, l’unique Grand Hôtel du village — il possédait neuf chambres ! — connaissait une animation tout à fait inhabituelle à cette heure fort matinale. En effet, l’éminent archéologue William Hornet et ses collaborateurs, venus effectuer des fouilles dans la région du volcan Mauna Loa, s’apprêtaient à quitter leur QG — le Grand Hôtel en l’occurrence — pour se rendre sur leur chantier, distant de quarante kilomètres seulement.
Sur le palier du premier étage, l’archéologue retrouva Charles Raynal, un jeune ethnographe attaché au Musée de l’Homme à Paris et participant aux travaux de recherches menés dans l’archipel des Sandwich sous la direction du professeur Hornet. Ils échangeaient une amicale poignée de main lorsque arriva le docteur Victoria Galciano, brillante ethnologue hawaiienne au type polynésien d’une remarquable pureté. »
Extrait de : J. Guieu. « Le rayon du cube. »
La grande épouvante par Jimmy Guieu

Fiche de La grande épouvante
Titre : La grande épouvante
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard
Première page de La grande épouvante
« Accroché aux flancs du Mont Hogbak, au nord du Shenandoah National Park, le cottage du professeur Samuel Boones affectait des allures rustiques. Ses parois de rondins — montées sur murs de pierre — donnaient à la construction une apparence de chalet montagnard que démentait l’agencement intérieur des pièces, vastes et confortables. De la terrasse et des larges baies vitrées on pouvait contempler, à l’ouest, l’admirable vallée de la Shenandoah qui déroulait ses méandres qu’un chaud soleil de juillet faisait miroiter. Par-delà la grande rivière, à quelques miles à vol d’oiseau, la chaîne de la Massanutten Mountain et la George Washington National Forest festonnaient l’horizon de cette contrée idyllique, paradis des pêcheurs, campeurs et autres vacanciers.
A l’est, derrière le cottage, la forêt du parc national s’élevait jusqu’à la grande corniche — la Skyline Drive — autostrade longeant les crêtes ou le flanc de la montagne et reliant Front Royal à Waynesboro. »
Extrait de : J. Guieu. « La grande épouvante. »
La caverne du futur par Jimmy Guieu

Fiche de La caverne du futur
Titre : La caverne du futur
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard
Première page de La caverne du futur
« A une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Washington, l’agglomération de Gaithersburg (Maryland) connaissait une extension régulière depuis 1961, date à laquelle avaient été implantés, près du village, les premiers bâtiments du nouveau NBS, le National Bureau of Standards. L’ancien emplacement de cet organisme dans le district de Columbia s’était avéré nettement insuffisant en raison des progrès accomplis dans tous les domaines, progrès exigeant des locaux, des laboratoires toujours plus vastes, des appareillages, des installations toujours plus considérables.
Le gigantesque centre de recherche du NBS couvrait maintenant, dans la plaine à l’ouest de Gaithersburg, une aire de trois kilomètres sur deux. Au nombre de quatorze, les buildings abritant les multiples services et laboratoires du centre s’élevaient dans un site de verdure, aux allées plantées d’arbres et bordé, au nord-est de même qu’au sud-ouest, par des bois touffus. »
Extrait de : J. Guieu. « La caverne du futur. »
L’invisible alliance par Jimmy Guieu

Fiche de L’invisible alliance
Titre : L’invisible alliance
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard
Première page de L’invisible alliance
« Les quatre-vingts passagers du Boeing des Continental Airlines admiraient, par les hublots du confortable appareil, le magnifique coucher de soleil sur le Nevada. Incendiés de pourpre mêlé à l’indigo, le sable et les rochers de ce paysage désolé l’apparentaient à un désert martien.
De Salt Lake City à Los Angeles, cette contrée désertique ne changerait guère d’aspect qu’à l’approche de la capitale californienne, dans un peu moins d’une heure de vol environ. Aussi ce crépuscule sur les dunes méritait-il bien un coup d’œil de la part des voyageurs, blasés par la monotonie du parcours.
Souriante et poussant devant elle un petit chariot, l’hôtesse offrait aux passagers bonbons et rafraîchissements : jus de fruits, scotch ou sodas.
Le docteur Ray Colwyn, jeune psychiatre du Psychiatrie Hospital de Los Angeles, interrompit sa conversation avec Mrs. Hallburn, une respectable dame — missionnaire mormon de Salt Lake City — pour accepter un scotch. »
Extrait de : J. Guieu. « L’invisible alliance. »
L’arche du temps par Jimmy Guieu

Fiche de L’arche du temps
Titre : L’arche du temps
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1970
Editeur : Vaugirard
Première page de L’arche du temps
« Rob n’avait que vingt ans, mais il passait déjà pour l’un des meilleurs chasseurs de la tribu des hommes de la rivière. D’une robustesse peu commune, il s’était maintes fois mesuré avec les aînés de son village, au cours des luttes organisées à la nouvelle lune et, très souvent, les ovations du clan avaient marqué son triomphe ; aussi bien, son surnom de Rob le Fort était-il mérité.
Pour l’heure, Rob ne songeait guère à ses exploits passés. A l’affût dans les hautes herbes qui dominaient la source, assez loin du village, son javelot solidement en main, il épiait, silencieux, l’approche du gibier. Ses longs cheveux blonds rejetés en arrière, un genou à terre, son dos musculeux légèrement voûté par sa position d’attente, il commençait à sentir sur sa peau bronzée les premiers rayons du soleil. »
Extrait de : J. Guieu. « L’arche du temps. »
Demain l’apocalypse par Jimmy Guieu

Fiche de Demain l’apocalypse
Titre : Demain l’apocalypse
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1969
Editeur : Vaugirard
Première page de Demain l’apocalypse
« La Californie ?
Une atmosphère d’étuve ! Telle fut l’impression de Raymond Dorval en sortant du studio à air conditionné qu’il avait loué la veille au Verdugo Motel. Ce mois de juillet était torride à Los Angeles et le motel au pied des Verdugos Mountains, offrait à ses hôtes une agréable fraîcheur, à défaut de leur procurer l’air des cimes !
A une trentaine de kilomètres du cœur de l’immense cité californienne, ces montagnes — peu élevées, il faut bien le dire — avec leurs pentes plantées de pins, de mimosas, d’acacias et d’eucalyptus, constituaient pour le touriste un agréable lieu de promenade.
Mais pour les cent vingt congressistes venus de tous les coins du monde en ce district de Los Angeles, il n’était pas question de tourisme, mais bien plutôt de travail, ainsi que
l’annonçait la large banderole déployée à l’entrée des jardins du motel : International U.F.O’s Groups Convention « Convention Internationale des Groupes d’Etude des
Objets Volants Non Identifiés ». »
Extrait de : J. Guieu. « Demain l’apocalypse. »
Black-out sur les soucoupes volantes par Jimmy Guieu
Fiche de Black-out sur les soucoupes volantes
Titre : Black-out sur les soucoupes volantes
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1956
Editeur : Vaugirard
Première page de Black-out sur les soucoupes volantes
« A la suite de cet exergue, on serait tenté de citer le vieux proverbe arabe : « Les chacals hurlent, mais la caravane passe. » Cependant il convient, avant de poursuivre ce juste réquisitoire, de développer l’exposé des faits commencé dans mon premier ouvrage : Les Soucoupes Volantes viennent d’un autre monde. L’esprit de chapelle, le chauvinisme et la suffisance… de l’insuffisance scientifique ont fait que depuis 1947 les « soucoupes volantes » sont la cause de virulentes controverses. Et cela dans le même esprit qui caractérisait les controverses opposant les « sages » à ce « fou » qu’était Galilée lorsqu’il prétendit que la terre tournait ! Les « sages » ont donc raison : la terre ne
tourne pas. Galilée était fou. Etant de son avis — j’avoue cette hérésie —, je le suis donc moi-même !
Les fous sont étonnants dans leurs moments lucides, écrivit Casimir Delavigne. En effet, nous allons le voir tout au long de ce livre, de cette étude basée sur d’innombrables témoignages émanant de personnes raillées, critiquées, offensées même, par les « sages ». »
Extrait de : J. Guieu. « Black-out sur les soucoupes volantes. »