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Magie rouge par Jimmy Guieu

Fiche de Magie rouge

Titre : Magie rouge (Tome 23 sur 50 – Gilles Novak)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1992
Editeur : Vaugirard

Première page de Magie rouge

« Au fin fond de la jungle brésilienne, l’immense « Sanctuaire » souterrain n’était éclairé que par une longue rangée de moniteurs de télévision alignés de part et d’autre d’un écran de plus grande dimension qui surmontait un pupitre de commandes. L’éclat des images mouvantes faisait parfois scintiller le métal bleuâtre de la console. Par intermittence, des vibrations brèves, des percussions réverbérées, alternativement graves ou aiguës, se faisaient entendre. Ce fond sonore n’altérait pas les bruits ambiants des scènes qui défilaient sur ce « mur d’images ».
Assez corpulent, mal rasé, torse nu, Fernando, la cinquantaine, un vieux pantalon de toile souillé de sueur au niveau de la ceinture, occupait un tabouret monté sur roues. Sur un bizarre clavier ovale, il effleurait du bout des doigts des touches octogonales gravées de signes, d’idéogrammes inconnus. Ses yeux ne quittaient pas les passants d’une rue animée qui défilaient sur l’écran central. Le flot de la circulation était intense mais le Brésilien au torse nu concentrait uniquement son attention sur l’entrée d’un hôtel trois étoiles, situé sur le côté droit de cette artère. »

Extrait de : J. Guieu. « Magie rouge – Gilles Novak. »

Planète en péril par Jimmy Guieu

Fiche de Planète en péril

Titre : Planète en péril (Tome 2 sur 2 – Expérimental X-35)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1961
Editeur : Vaugirard

Première page de Planète en péril

« Spécialisé depuis des années dans le transport des expéditions polaires, le Norsel, navire de 900 tonnes, venait de franchir le pack après quarante-huit heures de tâtonnement. Il avait enfin découvert un passage relativement libre dans cette masse de glace flottante qui, neuf mois par an, interdit l’approche de l’Antarctide. Malgré la clémence de ce mois de décembre — qui marque le début de l’été austral — trouver un passage, un chenal entre les blocs de glaçons plats, constituait généralement une opération difficile. Et ce en dépit de l’aide notable apportée ici dans la progression du navire par l’hélicoptère Alouette 3 venu à la rencontre du Norsel depuis la base Dumont d’Urville, installée à Pointe Géologie, sur la côte de la Terre Adélie.
Maintenant en eau libre, le Norsel laissait au nord-est le dangereux tapis fragmentaire du pack pour voguer plein sud dans la mer d’Urville. »

Extrait de : J. Guieu. « Planète en péril. »

Echec aux végans par Jimmy Guieu

Fiche de Echec aux végans

Titre : Echec aux végans (Tome 2 sur 2 – Chasseurs d’hommes)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1962
Editeur : Vaugirard

Première page de Echec aux végans

« Un soleil de plomb dardait ses rayons sur Cap Canaveral et malgré une brise légère venue de l’Atlantique, l’air était étouffant. Au-dessus du sol surchauffé, des nuées miroitantes stagnaient, créant des « mirages inférieurs » au travers desquels les immenses portiques mobiles, encadrant les fusées en cours de révision, paraissaient soumis à un curieux — et inquiétant — tremblotement.
Dans le PC du bunker souterrain, toutefois, régnait une atmosphère douce qui permettait aux nombreux techniciens de travailler à l’aise sans devoir, à chaque instant, s’éponger le front, le cou et le visage. Mais si l’atmosphère — au sens thermique du terme — était fort agréable, l’atmosphère psychologique, en revanche, semblait particulièrement tendue. L’état de nervosité, d’anxiété auxquelles les techniciens et officiers supérieurs étaient soumis s’accroissait de minute en minute. »

Extrait de : J. Guieu. « Echec aux Végans – Chasseurs d’hommes. »

Les mousquetaires de Terniog 2 par Jimmy Guieu

Fiche de Les mousquetaires de Terniog 2

Titre : Les mousquetaires de Terniog 2 (Tome 43 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1999
Editeur : Vaugirard

Première page de Les mousquetaires de Terniog 2

« Au loin une cloche résonna, lugubre. L’après-midi était lourd et poisseux. Venus de l’est, des nuages bas s’amoncelaient dans le ciel et les rayons du soleil pâle s’estompaient peu à peu, allongeant les ombres et donnant une apparence menaçante au paysage : une grande plaine, légèrement vallonnée par endroits et en partie couverte de hautes herbes ondulantes sous la brise vespérale. De part et d’autre d’un large chemin empierré, creusé de nombreuses ornières où cheminait une foule de pauvres hères bousculés par quelques cavaliers pressés, les terres étaient pourtant cultivées. Délimitée par une clôture de haies, chaque parcelle semblait gardée par une masure de boue séchée et au toit de chaume, sentinelle fidèle mais passablement fatiguée. Des paysans travaillaient dans les champs, arc-boutés à des charrues sommaires pendant que leur femme tirait sur les rênes d’animaux de labour en poussant d’étranges glapissements. Les bêtes ressemblaient d’assez près à des percherons terriens, hormis leur tête qui se rapprochait de celle des béliers, avec ses cornes enroulées sur elles-mêmes et leur mufle couvert d’un pelage blanc. »

Extrait de : J. Guieu. « Les mousquetaires de Terniog 2 – Blade et Baker. »

Sur l’aile du dragon par Jimmy Guieu

Fiche de Sur l’aile du dragon

Titre : Sur l’aile du dragon (Tome 42 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1999
Editeur : Vaugirard

Première page de Sur l’aile du dragon

« Xhyvor se tortillait depuis un bon moment sur son fauteuil. Assis devant un pupitre d’ordinateur dans le poste de pilotage du Maraudeur, il avait les yeux rivés sur l’écran où défilaient images et données concernant le système de Kloan, à la limite duquel venait de parvenir le massif astro-cargo ogival, fleuron de la flotte commerciale de la Baker & Blade Import-Export Corporation.
Comme tous les natifs de Joklun-N’Ghar, l’adolescent possédait une peau légèrement olivâtre, et ses yeux étirés vers les tempes s’illuminaient sous certains éclairages d’une étrange phosphorescence mauve. Cela faisait près d’un quart d’heure qu’il pianotait avec application sur les touches du clavier posé devant lui, laissant de temps à autre échapper un soupir de mécontentement ou de lassitude entre ses lèvres serrées. Sur l’écran situé devant lui, un astre jaune de la taille du soleil exhibait sur fond d’étoiles sa masse à la rotondité presque parfaite, que des filtres numériques permettaient de contempler durant de longues minutes sans ressentir la moindre gêne. Xhyvor se sentait surexcité à l’idée que ce système en apparence si banal se trouvait à quelques dizaines d’années-lumière à peine de Géa, le monde légendaire où Blade et Baker avaient découvert l’existence des Galactiques et l’influence qu’ils exerçaient avec plus ou moins de discrétion sur les peuples primitifs de la Voie lactée. »

Extrait de : J. Guieu. « Sur l’aile du Dragon – Blade et Baker. »

L’étoile aux cent planètes par Jimmy Guieu

Fiche de L’étoile aux cent planètes

Titre : L’étoile aux cent planètes (Tome 40 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard

Première page de L’étoile aux cent planètes

« Des îles innombrables constellant l’immense océan qui recouvrait les trois quarts de la planète Joklun-N’Ghar, celle de Huxley était incontestablement l’une des plus ensorcelantes. Après l’avoir visitée, Nérudikar Polopotomp, le célèbre versificateur surinien, avait déclaré en levant au ciel un œil pédonculé rêveur :
— Des poètes au romantisme échevelé se sont penchés sur la naissance de cette terre, telle est mon intime conviction. Ils l’ont contemplée, émus, et ils ont vu qu’elle était belle. Alors, ils ont décidé qu’elle servirait de réceptacle au répertoire des thèmes poétiques. Ils en ont fait un endroit magique, où chaque son, chaque forme, chaque lumière constitue une source d’inspiration. »
L’interview en question ayant fait le tour de la Confédération par la vertu de la space o’vision, nombreux furent les touristes qui cherchèrent à visiter cette île enchanteresse. Mais tous eurent droit à la même réponse : il s’agissait d’une propriété privée, appartenant à la Baker & Blade Import Export Co. »

Extrait de : J. Guieu. « L’étoile aux cent planètes – Blade et Baker. »

Conjuration sur Joklun-N’Ghar par Jimmy Guieu

Fiche de Conjuration sur Joklun-N’Ghar

Titre : Conjuration sur Joklun-N’Ghar (Tome 39 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard

Première page de Conjuration sur Joklun-N’Ghar

« Essayant d’adopter un air détaché, Xhyvor leva les yeux vers la grosse pendule-calendrier mécanique une authentique œuvre d’art, réalisée par un maître-horloger reptilien de Sesquam-la-Slictueuse suspendue au milieu du hall principal de l’astroport de Nylghur, capitale de la planète Joklun-N’Ghar. En ce 8 janvier 2395, il était onze heures treize, tandis que minuit ne tarderait pas à sonner à Greenwich, sur la planète Terre, et qu’à Sefvor, sur Wondlak-la-Bienheureuse, les paisibles naturistes récemment libérés du joug des Octogones s’apprêtaient sans doute à prendre leur petit déjeuner après une demi-heure de jogging nus comme des vers dans le petit matin frais. Une fois de plus, le jeune N’Gharien aux cheveux fous trouva vraiment
fascinante la pluralité des mondes et des cultures. »

Extrait de : J. Guieu. « Conjuration sur Joklun-N’ghar – Blade et Baker. »

Les prisonniers de Bangor par Jimmy Guieu

Fiche de Les prisonniers de Bangor

Titre : Les prisonniers de Bangor (Tome 38 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard

Première page de Les prisonniers de Bangor

« Peu de gens connaissaient l’âge exact du professeur Zébulon A. Krasbaueur, mais il était de notoriété publique qu’il avait de beaucoup, disaient certains dépassé le siècle. Bien que cela n’eût rien d’exceptionnel, en ce XXIVe siècle où la longévité humaine atteignait couramment cent trente ans, cet âge, qu’en d’autres temps on eût trouvé extraordinairement avancé, lui valait le respect général. Un respect néanmoins nuancé et souvent ironique, car le génial chercheur était tout aussi réputé pour le nombre incroyable de ses découvertes et inventions que pour l’excentricité de ses habits.
Pour l’heure, il portait un pantalon rayé rouge et jaune, un sweat-shirt noir avec l’inscription UNIVERSITY OF NYLGHUR, une queue-de-pie framboise écrasée à brandebourgs turquoise, une paire de sandales en plastique transparent et un chapeau melon cabossé, de couleur grise, dans le ruban duquel était piquée une plume vert fluo. »

Extrait de : J. Guieu. « Les prisonniers de Bangor – Blade et Baker. »

Panique sur Wondlak par Jimmy Guieu

Fiche de Panique sur Wondlak

Titre : Panique sur Wondlak (Tome 37 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1997
Editeur : Vaugirard

Première page de Panique sur Wondlak

« Le petit vaisseau reposait de guingois dans le sable roux, sous l’œil trop rouge du soleil agonisant dont les rayons ne parvenaient pas à réchauffer l’atmosphère ténue de ce monde sans nom, perdu au-delà des confins de la confédération interstellaire rassemblée sous l’égide bienveillante de la Terre. Hormis l’homme assis près du sas béant, le trio de volatiles criards qui tournoyait au ras des dunes constituait la seule trace de vie dans ce décor inhumain, tout en couleurs primaires et en formes érodées.
Louis Allman poussa ce qui était peut-être son millième soupir de la journée. Combien de temps lui faudrait-il encore ronger son frein sur cette planète désolée, sans même un bar pour adoucir l’attente de l’honnête homme ? Cela faisait déjà trois jours qu’il avait atterri dans ce désert rouillé, à l’heure précise de son rendez-vous avec Gregg Bergson, mais le vaisseau de ce dernier, le Darkness, Darkness, ne se montrait toujours pas. »

Extrait de : J. Guieu. « Panique sur Wondlak – Blade et Baker. »

La planète sans nom de Jimmy Guieu

Fiche de La planète sans nom

Titre : La planète sans nom (Tome 36 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1997
Editeur : Vaugirard

Première page de La planète sans nom

« Un astronef solitaire se dressait sur le petit spatioport dans la lumière rose orange du matin naissant. Sur sa coque de métal brillant, s’étalait un nom en lettres lie-de-vin : Robin II.
Engin gracieux, d’une trentaine de mètres de long, il reposait sur trois ailerons profilés, dont chacun était terminé par un pied télescopique. Une antenne en spirale, à l’extrémité de laquelle se trouvait un icosaèdre noir, prolongeait son nez pointu. Il ne paraissait pas armé, mais les clapets d’acier qui s’ouvraient çà et là pouvaient parfaitement dissimuler des bouches à feu et sans doute était-ce effectivement le cas.
Mieux valait en effet disposer de quelques canons thermiques lorsqu’on s’aventurait à la limite de la zone marginale de la Confédération, en raison des pirates qui en écumaient certains secteurs périphériques et Aguilar, à plus de trois cents années-lumière de la Terre, constituait le dernier bastion de ce qu’il était convenu d’appeler « la civilisation ». »

Extrait de : J. Guieu. « La planète sans nom – Blade et Baker. »