Étiquette : Wethrïn
Le sablier de sang par Laurent Genefort

Fiche de Le sablier de sang
Titre : Le sablier de sang (Tome 2 sur 2 – Chroniques de Wethrïn)
Auteur : Laurent Genefort
Date de parution : 1999
Editeur : Librairie des Champs-Elysées
Première page de Le sablier de sang
« Une forme sombre glissait le long d’un chevron oblique avec l’obstination d’un insecte. Une silhouette humaine, qui s’accrochait au bois vermiculé à l’aide de deux crochets de bronze. Une poussière de bois pourri coulait sur ses bras et sa figure barbouillée de suie.
Par la Main Coupée, jura Alaet en interrompant sa progression afin de nettoyer ce masque de travesti. Pour un tel effort, j’aurais dû exiger plus de ces prêtres de Skem.
Sous les bandelettes de surah noir qui enveloppaient ses vêtements, le voleur suait en abondance. Après une heure de marchandage acharné, il avait obtenu pour deux astres un drap de soie, qu’il avait découpé lui-même. Il avait loué les crochets d’élagueur pour la même somme – un vol manifeste. Mais il était trop tard pour le regretter.
Alaet était petit pour un humain, et aussi replet qu’un homule. L’effort tendait un réseau de tendons qui affleuraient sous sa peau hâlée. Les deux virgules d’une petite moustache ornaient son visage, creusé d’une douleur ancienne qu’un sourire permanent et un nez en trompette ne parvenaient pas toujours à dissimuler. »
Extrait de : L. Genefort. « Le sablier de sang. »
Le château cannibale par Laurent Genefort

Fiche de Le château cannibale
Titre : Le château cannibale (Tome 1 sur 2 – Chroniques de Wethrïn)
Auteur : Laurent Genefort
Date de parution : 1998
Editeur : Librairie des Champs-Elysées
Première page de Le château cannibale
« Personne ne savait depuis combien de temps le palais du pacha Bouhad avait commencé à s’étendre. Six mois ? Ou davantage ? Depuis lors, il se passait de drôles de choses à Karnab la Magnifique. Des pâtés de maisons disparaissaient, littéralement engloutis, pour laisser place aux nouvelles dépendances du palais.
D’ailleurs, était-ce un palais ou une forteresse ? Avant d’y entrer, Teyar avait essayé d’en faire le tour. En vain. L’édifice paraissait sans fin, sans forme définie… et sans issues. À l’est et au sud, une grande muraille sinuait contre des demeures qu’elle semblait vouloir repousser. À l’ouest, ses contours se fondaient dans le souk. Le battant laqué de la porte d’entrée principale, sur la façade nord incrustée d’onyx, restait obstinément clos. Il ne s’ouvrait que pour laisser passer des sacs de provisions, des barils de vin de ronce, ainsi que les quelques prostituées qui osaient encore se risquer à l’intérieur. »
Extrait de : L. Genefort. « Le château cannibale. »