Charles Dickens

Présentation de Charles Dickens :
Charles Dickens est né à Landport en 1812 et rappelé à Dieu en 1870.
S’il est de bon ton de célébrer avant tout en Charles Dickens le peintre réaliste des bas-fonds londoniens, le pourfendeur des asiles indigents et le créateur de figures inoubliables telles qu’Oliver Twist ou David Copperfield, il serait fort fâcheux de réduire son génie à la seule chronique sociale. Car le maître de l’époque victorienne nourrissait, en vérité, une passion dévorante pour le macabre, le surnaturel et les fantasmagories de l’esprit, s’imposant comme un authentique pionnier de la littérature de l’imaginaire.
Le sommet de cette veine fantastique est indubitablement atteint avec son célébrissime « Un chant de Noël » (A Christmas Carol), publié en 1843. Sous couvert d’une fable morale, Charles Dickens y convoque tout un arsenal merveilleux et spectral. L’usurier Ebenezer Scrooge y est tourmenté par le spectre chargé de chaînes de son ancien associé Jacob Marley, puis par les trois fantômes des Noëls passé, présent et à venir. Par ce récit, l’auteur a su redonner ses lettres de noblesse au conte de revenants, fusionnant avec une maestria étourdissante le merveilleux gothique et la parabole humaniste.
Mais l’exploration des lisières de l’au-delà ne s’arrête point à ce seul joyau. Charles Dickens, en tant que directeur d’illustres revues littéraires comme Household Words, n’eut de cesse d’y publier et d’y écrire des récits proprement terrifiants. Comment ne pas frissonner à la lecture de « L’Aiguilleur » (The Signal-Man, 1866) ? Dans cette nouvelle d’une noirceur insondable, l’écrivain met en scène un employé des chemins de fer hanté par des apparitions spectrales annonciatrices de tragédies sanglantes. C’est là un chef-d’œuvre absolu de l’épouvante psychologique, qui préfigure les frissons de la littérature d’angoisse moderne.
L’on retrouve par ailleurs cette inclination pour le macabre et le mystère jusque dans les interstices de ses grandes fresques. Dès son premier roman, « Les Aventures de Monsieur Pickwick », il insérait déjà de savoureux contes de gobelins. Plus tard, les brouillards spectraux de « La Maison d’Âpre-Vent » (Bleak House) ou l’atmosphère délicieusement oppressante et irrésolue de son roman inachevé, « Le Mystère d’Edwin Drood », témoignent d’une esthétique résolument tournée vers le fantastique et les ombres de l’inconscient.
En somme, Charles Dickens ne s’est pas contenté de dépeindre le monde matériel de la révolution industrielle ; il a également su, avec un talent sans pareil, ouvrir les portes de l’invisible et donner corps aux terreurs nocturnes de ses contemporains.
Livres de Charles Dickens :
Intégrales :
- Oeuvres
Aventures de Monsieur Pickwick 1
Aventures de Monsieur Pickwick 2
Barnabé Rudge 1
Barnabé Rudge 2
Bleak house
Contes de Noël
David Copperfield
Histoires de fantômes
L’abîme
L’ami commun 1
L’ami commun 2
L’embranchement de Mugby
La maison hantée
La terre de Tom Tiddler
Le grillon du foyer
Le magasin d’antiquités
Le signaleur
Les conteurs à la ronde
Les grandes espérances
Les temps difficiles
Oliver Twist
Paris et Londres en 1793
Vie et aventures de Martin Chuzzlewit 1
Vie et aventures de Martin Chuzzlewit 2
Vie et aventures de Nicolas Nickleby
Pour en savoir plus sur Charles Dickens :
La page Wikipédia sur C. Dickens
La page Noosfere sur C. Dickens
La page isfdb de C. Dickens