Paolo Bacigalupi

Présentation de Paolo Bacigalupi :
Paolo Bacigalupi est né le 6 août 1972 sous le ciel du Colorado, dans la ville de Colorado Springs, cet homme de lettres américain s’est imposé, dès l’orée de notre XXIe siècle, comme le prophète d’un sous-genre que les exégètes de la science-fiction ont coutume d’appeler la dystopie écologique, ou le roman de la pénurie.
S’il a d’abord fait ses premières armes en livrant des nouvelles d’une grande acuité au sein de revues spécialisées, c’est indubitablement la parution de son premier grand roman, « La Fille automate » (The Windup Girl), en l’an 2009, qui le propulsa au faîte de la gloire littéraire. Cet ouvrage magistral et fort sombre nous dépeint une Thaïlande du futur étouffant sous le joug de conglomérats agroalimentaires, où les ressources énergétiques traditionnelles ont tari, laissant place à une société malthusienne régie par les manipulations génétiques et la force motrice animale (un courant que les critiques anglo-saxons se plaisent parfois à baptiser biopunk). Ce coup d’essai, véritable coup de maître, fut couronné par les prix les plus prestigieux d’outre-Atlantique : les prix Hugo, Nebula, Locus et John W. Campbell Memorial lui furent ainsi conjointement décernés, un exploit rarissime.
Loin de se reposer sur ces lauriers amplement mérités, Paolo Bacigalupi n’a eu de cesse d’explorer les périls environnementaux qui guettent notre infortunée planète Terre. Que ce soit au travers d’ouvrages destinés à la belle jeunesse, tels que le poignant « Ferrailleurs des mers » (Ship Breaker, paru en 2010), où il imagine un littoral dévasté par la montée des océans, ou de récits d’une âpreté redoutable comme « Water Knife » (2015), effroyable anticipation des guerres de l’eau dans un Sud-Ouest américain irrémédiablement desséché, son œuvre fait toujours figure de vibrant avertissement.
Pour les amateurs de notre chère littérature conjecturale, il apparaît à bien des égards comme un héritier spirituel du grand John Brunner – on songe naturellement au retentissant « Tous à Zanzibar » – en ce qu’il utilise l’extrapolation scientifique non point pour nous offrir de futiles évasions stellaires, mais pour tendre un miroir glaçant à nos dérives contemporaines.
S’aventurer dans les pages de Paolo Bacigalupi, c’est accepter d’affronter les tempêtes écologiques de demain avec lucidité.
Livres de Paolo Bacigalupi :
Les cités englouties :
- Ferrailleurs des mers
- Les cités englouties
- Machine de guerre
L’alchimiste de Khaim
La fabrique de doute
La fille automate
La fille flûte
Water knife
Zombie ball
Pour en savoir plus sur Paolo Bacigalupi :
La page Wikipédia sur P. Bacigalupi
La page Noosfere sur P. Bacigalupi
La page isfdb de P. Bacigalupi