Auteur/autrice : CH91

 

Dominique Douay

Présentation de Dominique Douay :

Dominique Douay, qui vit le jour en l’an 1944, compte parmi les plumes les plus singulières et les plus remarquables de notre littérature d’anticipation. Loin des récits de pure machinerie ou des épopées intersidérales si chères à la tradition anglo-saxonne, cet écrivain de grand talent s’attache plutôt à sonder les mystères insondables de l’esprit humain, les dédales incertains de la mémoire et les vertiges de la conscience.

C’est au cœur de la foisonnante décennie des années soixante-dix qu’il fit une entrée des plus éclatantes dans la République des lettres. Abandonnant un temps le droit et l’administration pour s’adonner pleinement aux vertiges de l’imaginaire, il sut très vite imposer une voix d’une originalité absolue. La critique savante salua fort à propos la profondeur de son inspiration, couronnant son œuvre en 1975 du grand prix de la Science-Fiction française pour son bouleversant récit intitulé « Thomas ».

Les presses de notre contrée nous ont également offert d’autres ouvrages frappés du sceau de son génie onirique, à l’instar de « L’Impasse-temps » et de « La Vie comme une course de chars à voile ». Dans ces pages, le romancier déploie une prose d’une indéniable poésie, tissant des intrigues où la perception du monde se fragmente et où les frontières entre la raison et l’illusion s’estompent inexorablement. Son œuvre s’inscrit ainsi dans la lignée d’une science-fiction spéculative et psychologique, fort prisée par les esthètes et les esprits avides de nouveauté.

En maniant avec maestria l’art du trouble et en questionnant sans relâche la trame même de nos réalités tangibles, cet auteur majuscule démontre avec éclat que le merveilleux scientifique hexagonal possède ses propres lettres de noblesse. Par son imagination exigeante et son style d’une grande distinction, Dominique Douay s’affirme incontestablement comme l’un des véritables orfèvres du récit étrange et conjectural.

Livres de Dominique Douay :

Intégrales :

Brume de cendres (2016)
Car les temps changent (2014)
Cinq solutions pour en finir (1978)
Eclipse ou le printemps de Terre XII (1975)
L’échiquier de la création (1976)
L’impasse-temps (1980)
La fenêtre de Diane (2015)
La fin des temps, et après (1990)
La vie comme une course de chars à voile (1978)
Le monde est un théâtre (1982)
Le principe de l’oeuf (1980)
Rhino (1985)
Strates (1978)
Thomas (1975)

Pour en savoir plus sur Dominique Douay :

La page Wikipédia sur D. Douay
La page Noosfere sur D. Douay
La page isfdb de D. Douay

Michael Crichton

Présentation de Michael Crichton :

Michael Crichton, qui vit le jour au mois d’octobre de l’an 1942 dans la bouillonnante métropole de Chicago, s’est imposé comme l’un des maîtres incontestés du roman d’anticipation et du suspense scientifique. Avant de tenir la plume avec la maestria qu’on lui connaît, ce brillant esprit se destinait d’abord à l’art d’Esculape. Fort d’études rigoureuses à la prestigieuse faculté de médecine de Harvard, il composa ses premières œuvres sous le couvert de divers pseudonymes afin de subvenir à ses besoins estudiantins, jetant ainsi, dans l’ombre de l’anonymat, les fondations d’une carrière des plus prolifiques.

C’est en alliant son érudition médicale aux vertiges du merveilleux scientifique que cet écrivain de talent trouva sa véritable voie. Dès la fin de la décennie soixante, il connut un triomphe retentissant avec « La Variété Andromède », un récit haletant relatant la lutte désespérée de savants contre un terrible bacille d’origine extraterrestre. Par ce coup d’éclat, il forgea véritablement un genre nouveau, où la rigueur implacable des faits scientifiques nourrit une intrigue d’une redoutable efficacité.

Loin de se cantonner aux seules joies de l’imprimerie, ce grand architecte de l’angoisse moderne s’illustra également avec brio dans l’art du cinématographe, écrivant et réalisant d’ingénieuses bandes sur pellicule telles que l’inquiétant « Mondwest », où de terrifiants automates se rebellent contre leurs créateurs. Toutefois, c’est indubitablement avec son chef-d’œuvre « Jurassic Park » qu’il subjugua plus tard les foules du monde entier. Dans cette fresque d’une audace folle, le romancier imagine la résurrection de sauriens antédiluviens par les prodiges redoutables de la manipulation génétique, offrant au public une réflexion vertigineuse sur les périls qui guettent une humanité jouant aux apprentis sorciers.

Romancier visionnaire et conteur hors pair, Michael Crichton a su captiver son siècle avec une prose d’une précision clinique. En sondant les limites de notre savoir et les dérives tragiques du progrès technique, cet auteur majuscule a offert à la littérature d’évasion ses lettres de noblesse, démontrant magistralement que la science, lorsqu’elle est dépourvue de sagesse, enfante immanquablement les plus fascinants des cauchemars.

Livres de Michael Crichton :

Andromède :

Jurassic Park :

Congo (1980)
Dent de dinosaure (2017)
Eruption (2024)
Etat d’urgence (2004)
Extrême urgence (1968)
Harcèlement (1993)
L’homme terminal (1972)
La proie (2002)
Les mangeurs de morts (1976)
Micro (2011)
Next (2006)
Pirates (2009)
Prisonniers du temps (1999)
Soleil levant (1992)
Sphère (1987)
Turbulences (1996)
Un train d’or pour la Crimée (1975)
Voyages (1988)
Zéro cool (1969)

Pour en savoir plus sur Michael Crichton :

La page Wikipédia sur M. Crichton
La page Noosfere sur M. Crichton
La page isfdb de M. Crichton

Audrey Niffenegger

Présentation de Audrey Niffenegger :

Audrey Niffenegger, qui vit le jour au mois de juin de l’an 1963 dans la bourgade de South Haven, au cœur de l’État du Michigan, est une femme de lettres et une artiste d’outre-Atlantique dont le talent singulier a su envoûter un très vaste public. Avant de s’abandonner aux joies de l’écriture romanesque, ce brillant esprit s’illustra d’abord dans les beaux-arts. Formée à la rigueur des arts plastiques, elle mania le pinceau, le crayon et la pointe sèche avec une maestria reconnue, allant jusqu’à enseigner l’art du livre et de la gravure au sein de prestigieux établissements de la grande métropole de Chicago.

C’est au carrefour de ces arts visuels et de la littérature qu’elle trouva sa véritable voie. Cet exceptionnel écrivain fit une entrée des plus retentissantes dans la République des lettres au tournant de notre époque avec son premier ouvrage, brillamment traduit dans nos contrées sous le titre « Le Temps n’est rien ». L’auteur y tisse, avec une délicatesse d’âme peu commune, les amours tragiques et contrariées d’un homme affligé d’un mal extraordinaire qui le projette malgré lui à travers les couloirs du temps, et de sa douce épouse, inexorablement condamnée à l’attendre. Par ce chef-d’œuvre, elle sut marier les vertiges de l’anticipation scientifique aux frémissements les plus intimes du roman sentimental.

Loin de se reposer sur les lauriers d’un triomphe international qui vit d’ailleurs son récit adapté pour le cinématographe, elle poursuivit son labeur avec une exigence intacte. Elle offrit ainsi aux presses d’autres récits tout aussi mystérieux, à l’instar des « Jumelles de Highgate », où se répondent avec une habileté diabolique les fantômes du passé et les lourds secrets de famille, s’inscrivant là dans la plus pure et noble tradition du fantastique de mœurs. N’oubliant jamais ses premières amours, elle compose également d’étonnants romans graphiques, où le verbe et l’image s’épousent dans une parfaite harmonie.

Par la grâce d’une prose élégante, teintée d’une douce mélancolie et portée par une imagination sans bornes, Audrey Niffenegger a su s’imposer comme une figure de proue des lettres anglo-saxonnes. Ce formidable romancier démontre avec brio que la littérature d’évasion, lorsqu’elle est trempée à l’encre des véritables drames humains, possède cet indicible pouvoir de toucher les cœurs et d’élever l’esprit.

Livres de Audrey Niffenegger :

De toute éternité (2004)
Le temps n’est rien (2003)
Les jumelles de Highgate (2009)

Pour en savoir plus sur Audrey Niffenegger :

La page Wikipédia sur A. Niffenegger
La page Noosfere sur A. Niffenegger
La page isfdb de A. Niffenegger

Robert Charles Wilson

Présentation de Robert Charles Wilson :

Robert Charles Wilson, qui vit le jour en l’année 1953 sous le chaud soleil de la Californie avant d’élire domicile et patrie d’adoption dans les vastes étendues du Canada, s’est imposé au fil des décennies comme l’un des orfèvres les plus remarquables de la littérature d’anticipation contemporaine. Dès son plus jeune âge, ce brillant esprit se passionna pour les mystères insondables du cosmos et les vertiges de la science, forgeant ainsi les prémices d’une œuvre magistrale appelée à marquer durablement son époque.

Loin des récits d’aventures spatiales échevelées et de la froideur technique, cet homme de lettres a su élever la science-fiction à une hauteur d’âme tout à fait inaccoutumée. Son art subtil réside en cette alchimie singulière qui marie l’audace des spéculations scientifiques aux frémissements les plus intimes de la psyché humaine. Dans des ouvrages d’excellente facture tels que « Darwinia » ou « Les Chronolithes », couronnés par les plus nobles cénacles littéraires, il excelle à brosser le portrait d’hommes et de femmes ordinaires, soudainement confrontés à des bouleversements temporels ou à des anomalies cosmiques qui dépassent l’entendement.

Toutefois, c’est indéniablement avec son chef-d’œuvre, « Spin », paru à l’aube de notre nouveau millénaire et fort justement récompensé du prestigieux prix Hugo, que Robert Charles Wilson conquit définitivement les lauriers de la gloire. Dans cette fresque vertigineuse, il imagine avec une redoutable acuité une Terre subitement emprisonnée dans une membrane ténébreuse, à l’abri de laquelle le temps s’écoule à une lenteur désespérante tandis que le reste de l’univers vieillit à un rythme effréné. Par le truchement de ce récit crépusculaire, le romancier sonde avec une infinie mélancolie les affres de notre condition de mortels face à l’immensité insaisissable de la création.

Ce grand architecte de l’imaginaire, par la grâce d’une prose empreinte de poésie, d’une douce nostalgie et d’une rare élégance, a ainsi offert au merveilleux scientifique quelques-unes de ses pages les plus poignantes. Robert Charles Wilson demeure ce veilleur attentif, démontrant magistralement, livre après livre, que la littérature spéculative, lorsqu’elle est portée par un humanisme aussi vibrant, constitue un miroir inestimable pour contempler nos propres fragilités et la beauté tragique de notre destinée.

Livres de Robert Charles Wilson :

Spin :

Intégrales :

A travers le temps (1991)
Ange mémoire (1987)
BIOS (1999)
Blind lake (2003)
Darwinia (1998)
Julian (2009)
La cabane de l’aiguilleur (1986)
La cité du futur (2016)
La possédée de Shawonabe (1980)
Le vaisseau des voyageurs (1992)
Les affinités (2015)
Les chronolites (2001)
Les derniers jours du paradis (2013)
Les fils du vent (1989)
Les perséides (2010)
Mysterium (1994)
Vice versa (1990)

Pour en savoir plus sur Robert Charles Wilson :

La page Wikipédia sur R. C. Wilson
La page Noosfere sur R. C. Wilson
La page isfdb de R. C. Wilson

Le bien, le mal et l’histoire par Jodi Taylor

Fiche de Le bien, le mal et l’histoire

Titre : Le bien, le mal et l’histoire (Tome 14 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2023
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Le bien, le mal et l’histoire

« Bon, je vais devoir faire vite pour tout vous raconter, parce que je ne peux pas rester. La police veut me parler. Donc voilà le topo :

Smallhope, Pennyroyal et moi-même étions toujours à St Mary suite à une série d’incidents impliquant la chute d’une pile de bûches sur ma personne, une attaque contre Home Farm et mon arrestation à trois reprises en un après-midi. Trois ! Même Markham n’a jamais fait aussi bien, mais il a promis d’essayer.

Smallhope avait été recousue, et le poignet qu’elle ignorait s’être fracturé avait été réparé et flexiganté.

Pennyroyal s’était apparemment fait retirer un nombre impressionnant de balles logées dans diverses parties de son anatomie et se rétablissait tranquillement et efficacement dans la chambre des hommes.

Markham était dans les parages, prêt à venir à notre secours si cela s’avérait nécessaire. Vu comment finissent la plupart de ses sauvetages, je n’étais pas certaine de vouloir être secourue.

Sans surprise, la police a débarqué presque immédiatement. Et par la police, j’entends : toutes les polices. Police du Temps, police civile, police militaire. Ils étaient arrivés dans un sinistre cortège de capsules noires, fourgonnettes noires, hélicoptères noirs, et sans doute même de vélos noirs, avec un seul et même objectif : découvrir qui avait tiré sur le commandant John Treadwell.

Oui, je sais ce que vous pensez ; mais non, ce n’était pas moi. J’avais un alibi en béton : j’étais en train de discuter avec le capitaine Hyssop à ce moment-là.

Nous ne savions toujours pas si Treadwell était vivant ou mort, et personne ne nous disait rien.

St Mary était à l’arrêt. Nous étions consignés dans nos quartiers. Cloués au sol, et privés de sortie. Personne n’entrait, personne ne sortait.

Nous faisions tous l’objet d’une enquête. »

Extrait de : J. Taylor. « Les chroniques de St Mary – Le Bien, le Mal et l’Histoire. »

De catastrophe en catastrophe par Jodi Taylor

Fiche de De catastrophe en catastrophe

Titre : De catastrophe en catastrophe (Tome 13 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2022
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de De catastrophe en catastrophe

« Ils sont arrivés au milieu de la nuit.Sans un avertissement.Je ne l’ai su que lorsque j’ai ouvert les yeux et vu la silhouette sombre de Pennyroyal penchée sur moi, ce qui, croyez-moi, suffit à propulser n’importe qui dans un état de pleine conscience en un temps record.

Sa main était plaquée sur ma bouche.Pas d’une manière menaçante, elle n’excerçait qu’une légère pression, mais le message était clair : un silence absolu était requis.

J’ai hoché la tête pour indiquer que je comprenais.Un petit bruit s’est fait entendre quand il a posé quelque chose sur ma table de nuit avant de regagner à pas de loup les ténèbres dont il avait émergé.

J’ai basculé mes jambes hors du lit, enfilé un jean et un sweat par-dessus mon pyjama, enfoncé mes pieds dans mes baskets, et jeté un coup d’œil à ce qu’il m’avait laissé.Lunettes de vision nocturne, blaster, arme de poing, pistolet paralysant.Apparemment, la menace était sérieuse.Les Témoins de Jéhovah, peut-être. »

Extrait de : J. Taylor. « Les Chroniques de St Mary – De catastrophe en catastrophe. »

Autre temps autre lieu par Jodi Taylor

Fiche de Autre temps autre lieu

Titre : Autre temps autre lieu (Tome 12 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2021
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Autre temps autre lieu

« J’avais oublié combien il peut faire froid dans les minutes qui précèdent l’aube. Et sombre, aussi. D’un autre côté, je me faufile en secret dans les couloirs de St Mary depuis le jour où je suis arrivée il y a toutes ces années. J’en connais ses moindres recoins. Chaque porte qui grince. Chaque lame de plancher qui craque. Tant que le Pr Rapson n’avait pas abandonné un bain d’acide ou un piège à ours en cours de construction quelque part, je n’avais même pas besoin de lampe torche.

J’ai longé furtivement la galerie et descendu les escaliers en prenant soin de rester sur les bords des marches pour minimiser les grincements, bien que l’édifice tout entier ait tendance à gémir comme un clipper dans la tempête, que quelqu’un soit en train d’y rôder ou non. »

Extrait de : J. Taylor. « Les Chroniques de St Mary – Autre temps autre lieu. »

Préparez-vous au pire par Jodi Taylor

Fiche de Préparez-vous au pire

Titre : Préparez-vous au pire (Tome 11 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2020
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Préparez-vous au pire

« J’ai toujours été vaguement consciente de l’existence des Journées Couettes. Je sais que le Dr Bairstow les range dans le même panier que l’Atlantide, les licornes et les politiciens compétents en termes de crédibilité, mais je croyais en elles désormais. En fait, j’en étais à ma sixième.

Mon récent détachement à la Police du Temps m’avait tellement épuisée – tant sur le plan physique qu’émotionnel – que j’avais beau répéter à qui voulait l’entendre que je me sentais « on ne peut mieux », on refusait de me laisser quitter l’infirmerie. J’avais essayé de sortir du lit, m’étais balancée d’une manière que Mlle Hunter avait qualifiée d’inutilement dramatique, et reçu l’ordre de me recoucher, et plus vite que ça.

Le Dr Stone était arrivé avec une seringue, il y avait eu une petite piqûre, et soudain, je m’étais sentie mieux. Beaucoup, beaucoup mieux.

— Ouah ! m’étais-je exclamée. C’est de la bomb… »

Extrait de : J. Taylor. « Les Chroniques de St Mary – Préparez-vous au pire. »

Haut les coeurs ! par Jodi Taylor

Fiche de Haut les coeurs !

Titre : Haut les coeurs ! (Tome 10 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2019
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Haut les coeurs !

« Le grand jour de la visite de Matthew était enfin arrivé, et je m’inquiétais un peu de ce qu’il penserait de ses éclopés de parents car, soyons honnêtes, nous faisions tous les deux peine à voir. Leon se remettait toujours de l’explosion du hangar Hawking et moi, j’avais reçu une balle et j’étais tombée du toit – les aléas du métier d’historien, vous savez ce que c’est.

Leon se déplaçait de plus en plus facilement, le plus souvent sans sa canne désormais, mais j’étais toujours en fauteuil roulant, l’air pâle et mystérieux. Ou, à en croire Markham, faible et pathétique.

St Mary, naturellement, nous trouvait tous les deux hilarants. Il est possible que dans certaines entreprises les tragédies personnelles inspirent la compassion, mais, croyez-moi, St Mary n’en fait pas partie. »

Extrait de : J. Taylor. « Les Chroniques de St Mary – Haut les coeurs !. »

Jusqu’à la fin et au-delà par Jodi Taylor

Fiche de Jusqu’à la fin et au-delà

Titre : Jusqu’à la fin et au-delà (Tome 9 sur 14 – Les chroniques de St Mary)
Auteur : Jodi Taylor
Date de parution : 2017
Traduction : C. Colin Kapen
Editeur : Editions Hervé Chopin

Première page de Jusqu’à la fin et au-delà

« Il n’y a pas que les batailles, la mort et la violence dans la vie, vous savez. Certes, les batailles, la mort et la violence font partie de ces événements capables de changer l’Histoire, mais, de temps en temps, il arrive que des incidents en apparence triviaux aient des conséquences majeures. Des ramifications qui se propagent à travers les siècles, susceptibles de toucher chaque être et chaque chose. Très souvent, les gens n’en ont pas conscience sur le moment, et ce n’est qu’avec le recul, à la faveur de l’Histoire, qu’apparaît toute l’importance de l’incident.

Prenez, par exemple, l’année 1536.

Et plus précisément le 24 janvier 1536, au palais de Placentia. C’est un jour de fête. L’occasion d’une sortie en famille. Organisez donc un pique-nique. Laissez-vous émerveiller par le spectacle d’un tournoi de joute. Apercevez le roi et sa cour. Personne ne mourra aujourd’hui. Mais des milliers de personnes mourront des conséquences de cette journée. Car le 24 janvier 1536 marque le moment où tout a basculé. »

Extrait de : J. Taylor. « Jusqu’à la fin et au-delà – Les chroniques de St Mary. »