Auteur/autrice : CH91

 

Les torrents d’argent par Robert Anthony Salvatore

Fiche de Les torrents d’argent

Titre : Les torrents d’argent (Tome 2 sur 3 – Trilogie du Val Bise – Les Royaumes Oubliés)
Auteur : Robert Anthony Salvatore
Date de parution : 1989
Traduction : L. Murphy
Editeur : Milady

Première page de Les torrents d’argent :

« Sur un trône sombre dans un lieu sombre, le dragon de l’ombre est perché. Ce n’est pas un dracosire très grand, mais le plus vil parmi les vils, sa simple présence est noirceur ; ses serres, épées usées par des milliers de mises à mort ; sa mâchoire brûlante à jamais du sang de ses victimes ; son souffle noir, désespérance.

Le plumage d’un corbeau, telle était l’illusion que donnaient ses écailles, d’une noirceur tellement riche qu’elles chatoyaient de mille couleurs, une apparence resplendissante de beauté pour un monstre sans âme. Ses sbires l’appelaient Ombreflet et lui rendaient tous les honneurs.

Accumulant ses forces au fil des siècles, comme le font les dragons, Ombreflet gardait ses ailes repliées et ne faisait jamais le moindre mouvement, sauf lorsqu’il s’agissait d’avaler un sacrifice ou de punir un serviteur insolent. Il avait joué son rôle pour s’approprier ce lieu et en chasser le plus gros de l’armée des nains qui tenait tête à ses alliés. »

Extrait de : R.A Salvatore. « Les Torrents D’Argent – Trilogie du Val Bise – Les Royaumes Oubliés. »

L’éclat de cristal par Robert Anthony Salvatore

Fiche de L’éclat de cristal

Titre : L’éclat de cristal (Tome 1 sur 3 – Trilogie du Val Bise – Les Royaumes Oubliés)
Auteur : Robert Anthony Salvatore
Date de parution : 1988
Traduction : F. Cointot
Editeur : Milady

Première page de L’éclat de cristal :

« Le démon se rassit dans le siège qu’il s’était taillé dans le pied du champignon géant. Une sorte de boue visqueuse s’enroulait autour de l’île rocheuse, éternel suintement en mouvement qui caractérisait cette strate du plan des Abysses.

Errtu tapotait nerveusement de ses doigts griffus, sa tête cornue et simiesque pendant mollement sur ses épaules tandis qu’il scrutait les ténèbres.

— Où es-tu, Telshazz ? siffla le démon, attendant des nouvelles de la relique.

Toutes ses pensées étaient envahies par Crenshinibon. S’il mettait la main sur le cristal, Errtu pourrait s’élever d’une strate complète, peut-être même de plusieurs.

Et il était maintenant si près de le posséder !

Le démon connaissait le pouvoir de l’artefact : il était au service de sept liches quand ceux-ci avaient combiné leurs magies diaboliques pour créer l’Éclat de cristal. Les liches, esprits de puissants sorciers ayant refusé le repos éternel, s’étaient rassemblés pour façonner le plus abominable des artefacts jamais créés, un pouvoir diabolique qui se nourrissait et s’épanouissait au contact de ce que les défenseurs du bien considéraient comme la plus précieuse des choses – la lumière du soleil. »

Extrait de : R.A Salvatore. « L’Éclat de Cristal – Trilogie du Val Bise – Les Royaumes Oubliés. »

Les revenants du fond du gouffre par Robert Anthony Salvatore

Fiche de Les revenants du fond du gouffre

Titre : Les revenants du fond du gouffre (Tome 1 sur 3 – Trilogie du retour aux sources – Les Royaumes Oubliés)
Auteur : Robert Anthony Salvatore
Date de parution : 1992
Traduction : M. Zachayus
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les revenants du fond du gouffre :

« Dans les sombres avenues de Menzoberranzan, la cité des Drows, Dinin le paria se faufilait à pas de loup. Sans véritable domicile depuis une vingtaine d’années, le vétéran connaissait bien les périls de la ville, et la façon de les éviter.

A l’ouest de la caverne, qui mesurait près de trois kilomètres, il longea un complexe à l’abandon devant lequel il ne put s’empêcher de faire halte. Deux tertres jumeaux servaient de point d’accroche à une palissade foudroyée comportant deux séries de portes brisées. Celles qui étaient le plus en hauteur bringuebalaient sur leurs gonds déformés et carbonisés.

Combien de fois Dinin avait-il lévite jusqu’au balcon pour accéder aux appartements privés des nobles de la Maison Do’Urden ?

Dans la cité des Drows, ce nom était banni. Naguère, la lignée était la huitième des quelque soixante familles de Menzoberranzan ; la mère de Dinin, Matrone Malice, avait siégé au Conseil royal. Lui avait été maître d’armes à Melee-Magthere, l’Ecole de Combat de la célèbre Académie. »

Extrait de : R.A Salvatore. « Les revenants du fond du gouffre – Trilogie du retour aux sources – Les Royaumes Oubliés. »

Terre promise par Robert Anthony Salvatore

Fiche de Terre promise

Titre : Terre promise (Tome 3 sur 3 – Trilogie de l’Elfe noir – Les Royaumes Oubliés)
Auteur : Robert Anthony Salvatore
Date de parution : 1991
Traduction : F. Cointot
Editeur : Milady

Première page de Terre promise :

« L’elfe noir s’assit sur le flanc désolé de la montagne, regardant anxieusement le liseré rouge qui s’épaississait au-dessus de l’horizon oriental. C’était peut-être la centième aube de sa vie, et il connaissait bien la brûlure que cette lumière cuisante allait infliger à ses yeux couleur lavande – des yeux qui n’avaient connu que l’obscurité de l’Outreterre pendant plus de quarante ans.

Pourtant, le drow ne les détourna pas quand les premiers rayons du soleil franchirent l’horizon. Il acceptait la lumière comme son propre purgatoire, une douleur nécessaire pour suivre le chemin qu’il s’était choisi, pour devenir une créature du monde de la surface.

Une fumée grise apparut devant son visage sombre. Il savait ce que cela signifiait sans avoir besoin de baisser les yeux. Son piwafwi, sa cape magique de fabrication drow, qui l’avait tant de fois protégé des yeux perçants de ses ennemis en Outreterre, avait fini par succomber à la lumière. La magie de la cape avait commencé à s’amenuiser dix jours auparavant, et le tissu lui-même était en train de se désagréger. De larges trous apparaissaient tandis que des pans entiers de la cape se dissolvaient, et le drow la serra étroitement contre lui pour en sauver ce qu’il pouvait. »

Extrait de : R.A Salvatore. « Terre Promise – Trilogie de l’Elfe noir – Les Royaumes Oubliés. »

Terre d’exil par Robert Anthony Salvatore

Fiche de Terre d’exil

Titre : Terre d’exil (Tome 2 sur 3 – Trilogie de l’Elfe noir – Les Royaumes Oubliés)
Auteur : Robert Anthony Salvatore
Date de parution : 1990
Traduction : Y. Chican
Editeur : Milady

Première page de Terre d’exil :

« Le monstre s’avançait le long du tunnel silencieux de l’Outreterre ; ses huit pattes couvertes d’écailles éraflaient de temps en temps la pierre. Il ne s’inquiétait pas du bruit qu’il pouvait faire, pas plus qu’il ne redoutait d’être la cible de prédateurs. Parmi les dangers du monde souterrain, il se sentait en sécurité, convaincu de sa capacité à vaincre n’importe quel ennemi. Son souffle mortel, ses griffes capables de creuser de profonds sillons dans la pierre et les rangées de crocs aiguisés qui bordaient sa gueule monstrueuse pouvaient lacérer les peaux les plus épaisses. Mais le pire de tout était son regard, le regard d’un basilic, qui pouvait changer en pierre quiconque le croisait.

Cette immense et terrible créature était l’une les plus imposantes de son espèce. Elle ne connaissait pas la peur. »

Extrait de : R.A Salvatore. « Terre d’Exil – Trilogie de l’Elfe noir – Les Royaumes Oubliés. »

Terre natale par Robert Anthony Salvatore

Fiche de Terre natale

Titre : Terre natale (Tome 1 sur 3 – Trilogie de l’Elfe noir – Les Royaumes Oubliés)
Auteur : Robert Anthony Salvatore
Date de parution : 1990
Traduction : S. Quémener
Editeur : Milady

Première page de Terre natale :

« Jamais aucune étoile n’embellit de son mystérieux scintillement poétique cet univers, et les chauds rayons porteurs de vie du soleil n’y parviennent pas davantage. Nous sommes en Outreterre, le domaine secret situé sous la surface grouillante des Royaumes Oubliés. Ici un plafond de pierre froide tient lieu de ciel et les torches des malheureux égarés venus de la surface n’éclairent que des parois où s’étale le vide gris de la mort. Ce n’est pas leur monde, le monde de la lumière. Rares sont ceux qui, entrés en ce lieu sans invitation, en reviennent un jour !

Et ceux qui parviennent à s’échapper pour retrouver la sécurité de leur demeure ne sont plus les mêmes. Leurs yeux ont contemplé les ombres et la noirceur, le destin sinistre d’Outreterre.

De sombres couloirs tortueux s’entrecroisent dans ce royaume de ténèbres et relient des cavernes de toutes tailles, hautes ou basses. Des concrétions de pierre aussi acérées que les crocs d’un dragon endormi pointent depuis les voûtes en une menace silencieuse ou se dressent en travers du chemin des intrus. »

Extrait de : R.A Salvatore. « Terre Natale – Trilogie de l’Elfe noir – Les Royaumes Oubliés. »

Question de poids par Hal Clement

Fiche de Question de poids

Titre : Question de poids (Tome 1 sur 3 – Mesklin)
Auteur : Hal Clement
Date de parution : 1954
Traduction : P. Versins, M. Renaud
Editeur : Robert Laffont

Première page de Question de poids

« Tel un animal vivant, le vent traversait la baie. Il déchiquetait la mer, avec une telle fureur qu’on ne pouvait dire où l’élément liquide laissait place à l’atmosphère. Il tentait de soulever des vagues dont la moindre eût englouti le Bree, mais il les éparpillait en un impalpable embrun avant qu’elles aient atteint trente centimètres de hauteur.

L’embrun cinglait Barlennan, blotti sur le radeau de poupe du Bree. Le navire avait été halé au sec depuis longtemps, à l’abri, dès qu’on avait été sûr de rester là tout l’hiver. Barlennan ne se sentait quand même pas rassuré : ces vagues dépassaient de loin celles qu’il affrontait d’habitude en haute mer. La faible gravité qui leur permettait de s’élever si haut les empêchait aussi d’être dangereuses, mais cela ne suffisait pas à l’apaiser. »

Extrait de : H. Clement. « Question de poids (Mission Gravité). »

La colline au gibet par Bram Stoker

Fiche de La colline au gibet

Titre : La colline au gibet ou Gibbet hill
Auteur : Bram Stoker
Date de parution :
Traduction : M. Le Dain
Editeur : Bragelonne

Première page de La colline au gibet

« Quand j’eus laissé derrière moi le Royal Huts Inn, dans les hauteurs de Hind Head, afin de visiter la cuvette du Devil’s Punchbowl et l’éminence de Gibbet Hill, toutes deux immortalisées par Turner dans son Liber Studiorum, je longeai un moment une chaussée large et rectiligne – celle du nouveau grand axe reliant Londres à Portsmouth – et parvins sous peu à l’orée de la cuvette, dont j’embrassai, à l’est, la beauté du regard. Le brouillard, qui écrasait Londres de tout son poids lorsque je l’avais quittée en cette matinée de mi-octobre, s’étendait jusqu’à Haslemere et pesait sur les vallées, de sorte que les cimes des collines du Surrey affleuraient comme autant d’îles à la surface d’une mer de brume, et dans l’éclat flamboyant du soleil qui magnifiait ces hautes sphères s’émoussait et s’adoucissait l’immense étendue de vals, monts et versants me séparant de la côte méridionale. »

Extrait de : B. Stoker. « Gibbet Hill ou La Colline au gibet. »

Le mystère de la mer par Bram Stoker

Fiche de Le mystère de la mer

Titre : Le mystère de la mer
Auteur : Bram Stoker
Date de parution : 1902
Traduction :
Editeur : Philippe Mercurio Editions

Première page de Le mystère de la mer

« Je venais d’arriver à Cruden Bay pour ma visite annuelle, et après un petit-déjeuner tardif, j’étais assis sur le muret bas qui prolongeait l’escarpement du pont sur la Cruden. En face de moi, de l’autre côté de la route, se tenait sous le seul petit bosquet d’arbres du coin une vieille femme grande et décharnée, qui ne cessait de me fixer intensément. Alors que j’étais assis là, un petit groupe – un homme et deux femmes – passa devant moi. Mon regard les suivit malgré moi, car il me sembla, une fois qu’ils m’eurent dépassé, que les deux femmes marchaient ensemble, et que l’homme, seul devant, portait sur l’épaule une petite boîte noire – un cercueil. Je frissonnai à cette pensée, mais un instant plus tard, je les vis tous trois côte à côte, exactement comme auparavant. La vieille femme me regardait maintenant avec des yeux qui brillaient. Elle traversa la route et me dit sans préambule :

— Qu’as-tu vu, pour que tu aies cet air effrayé ? »

Extrait de : B. Stoker. « Le Mystère de la Mer. »

Dracula (autre traduction) par Bram Stoker

Fiche de Dracula

Titre : Dracula
Auteur : Bram Stoker
Date de parution : 1897
Traduction : A. Morvan
Editeur : Gallimard

Première page de Dracula

« 3 mai. Bistriţa. — Quitté Munich à 8 h 35 le soir du 1er mai, avec arrivée à Vienne le lendemain matin de bonne heure ; aurais dû arriver à 6 h 46, mais train en retard d’une heure. Budapest semble un endroit merveilleux, de ce que j’en ai aperçu du train et compte tenu de la petite distance que j’ai pu parcourir à pied dans les rues. J’ai eu soin de ne pas trop m’éloigner de la gare, car nous étions arrivés en retard et devions repartir aussi près que possible de l’heure prévue. J’avais l’impression que nous étions en train de quitter l’Ouest et de pénétrer dans l’Est. Le plus occidental des ponts magnifiques qui franchissent le Danube, dont la largeur et la profondeur sont ici imposantes, nous fit entrer dans un monde marqué par la tradition de la domination turque.Nous partîmes à une heure tout à fait correcte et parvînmes à Klausenburgh après la tombée de la nuit. J’y fis halte pour la nuit à l’Hôtel Royale⋆. Comme dîner, ou plutôt comme souper, on me servit un poulet accommodé au poivron rouge, qui était fort bon mais donnait soif. (Nota : prendre la recette pour Mina.) »

Extrait de : B. Stoker. « Dracula. »