Auteur/autrice : CH91

 

Couloirs sans issue par Alain Dorémieux

Fiche de Couloirs sans issue

Titre : Couloirs sans issue
Auteur : Alain Dorémieux
Date de parution : 1981
Editeur : Denoël

Sommaire de Couloirs sans issue :

  • Les noirs vaisseaux de la mort
  • Symbiose phase un
  • L’homme qui a gagné la mer
  • La nature de la catastrophe
  • Partenaires pervers, S.A.
  • Comme une eau coulant goutte à goutte
  • Le grand crabe noir
  • Le labyrinthe
  • Pour toujours à l’intérieur du cube

Première page Les noirs vaisseaux de la mort

« Les noirs vaisseaux de la mort me sont apparus aujourd’hui. Je les ai vus en l’air pareils à des nefs immobiles. C’était un jour comme les autres avec un ciel d’automne à la lumière jaune. Soudain le paysage s’est figé. Plus de chants d’oiseaux dans les arbres ni de bruits au loin dans la campagne. Une ombre soudain recouvrait la terre. J’ai levé la tête et les ai aperçus. Noirs et lourds et en suspens au-dessus de moi. Je n’ai plus bougé. Je me trouvais dans l’impossibilité de faire un seul mouvement. L’instant d’avant tout était normal. La vie suivait son cours et le temps coulait selon son rythme. Maintenant l’ombre sur le sol traçait un cercle et ce cercle se refermait autour de moi. Ailleurs peut-être le monde restait le même. Mais l’espace qui m’environnait devenait opaque. Aucun son ne filtrait. Et les masses noires descendaient doucement vers moi. Des astronefs en négatif. De longues formes sombres planant dans le ciel clair. J’ai eu alors comme le pressentiment qu’il s’agissait de messagers. Que c’était la mort qui envoyait vers moi ses vaisseaux noirs pour m’inviter à y embarquer. Pour m’emmener vers les contrées secrètes où s’étend son royaume obscur. C’était absurde. Sans nul doute une
aberration visuelle. J’ai secoué avec effort la gangue d’immobilité qui m’enserrait. J’ai quitté le cercle d’ombre. En haut du jardin il y avait la maison blanche et rassurante. Je suis remonté vers elle. En y arrivant je me suis retourné pour constater qu’ils avaient disparu. À nouveau tout était lumineux. Les piaillements des oiseaux vrillaient l’air. »

Extrait de : A. Dorémieux. « Couloirs sans issue. »

Cauchemars au ralenti par Alain Dorémieux

Fiche de Cauchemars au ralenti

Titre : Cauchemars au ralenti
Auteur : Alain Dorémieux
Date de parution : 1976
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Casterman

Sommaire de Cauchemars au ralenti :

  • Il était un canari rouge par K. Wilhelm
  • Toutes les chambres étaient vides par D. Gerrold
  • Epaves sur l’autoroute par E. Bryant
  • Au bord des chutes par H. Harrison
  • Au lit de bonne heure par G. A. Effinger
  • Crayola par D. Skal
  • Toutes les quatre maisons par E. Lief
  • Configuration du Rivage du Nord par R. A. Lafferty
  • Seulement la nuit par V. McIntyre
  • Circuit fermé par J. T. Sladek
  • Envol psychédélique par R. Ray
  • Hâtons-nous vers la porte d’ivoire par T. M. Disch

Black velvet par Alain Dorémieux

Fiche de Black velvet

Titre : Black velvet
Auteur : Alain Dorémieux
Date de parution : 1993
Editeur : Denoël

Première page de Black velvet

« Une ruelle ténébreuse. Devant l’entrée de la ruelle, une jeune fille. Elle est grande et mince, elle a de longs cheveux sombres, elle est vêtue de noir. Elle marchait sur le boulevard quand elle s’est arrêtée à la hauteur de la ruelle. La jeune fille s’appelle Anna. Sa journée terminée, elle vient de quitter la librairie où elle travaille, à quelques rues de là. Comme c’est bientôt l’hiver, la nuit est déjà tombée sur la ville. Le boulevard est un fourmillement d’enseignes électriques et de vitrines bigarrées encadrant la coulée rutilante des voitures. Dans cet océan de clarté la ruelle est à peine visible. Une simple trouée d’ombre au milieu des lacs de néon. Pourtant Anna s’est tournée face à elle. C’est bizarre, elle passe ici les autres soirs, et
jamais elle ne l’avait remarquée. On dirait que la ruelle a surgi de nulle part. Mais elle ne songe pas à s’en étonner. »

Extrait de : A. Dorémieux. « Black Velvet. »

Après-demain, la terre… par Alain Dorémieux

Fiche de Après-demain, la terre…

Titre : Après-demain, la terre…
Auteur : Alain Dorémieux
Date de parution : 1971
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Casterman

Sommaire de Après-demain, la terre… :

  • Il se passe quelque chose dans la maison par H. Kuttner
  • Dingue de planète par F. Brown
  • Moi qui rêve par W. M. Miller
  • Pour toujours de par la Terre par R. Bradbury
  • Reconstitution historique par P. K. Dick
  • Comme des mouches par R. Silverberg
  • La maison biscornue par R. A. Heinlein
  • L’homme saturée par J. G. Ballard
  • Le monde du mythe par H. Ellison
  • Accomplissement par A. E. van Vogt
  • Retour à zéro par R. Matheson
  • Un monde de compassion par L. del Rey
  • La cage de l’écureuil par T. M. Disch
  • La forêt enchantée par F. Leiber

Par où commencer avec Robin Hobb ?

Robin Hobb est l’une des grandes figures de la fantasy contemporaine. Derrière ce nom se cache une œuvre particulièrement vaste, composée de plusieurs cycles, dont certains sont directement liés les uns aux autres.

Et c’est justement ce qui peut rendre sa bibliographie intimidante lorsqu’on souhaite la découvrir.

Faut-il commencer par L’Assassin royal ? Peut-on lire Les Aventuriers de la mer indépendamment ? Les Cités des Anciens constituent-elles une bonne porte d’entrée ? Et que penser des romans plus anciens comme Ki et Vandien ou Le Peuple des rennes ?

La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire de connaître toute la bibliographie de Robin Hobb pour se lancer.

Il existe plusieurs portes d’entrée, mais une s’impose assez naturellement pour une première découverte.

Découvrez tous les livres de Robin Hobb.


Pourquoi lire Robin Hobb ?

Avant de choisir un premier roman, il faut comprendre ce qui rend Robin Hobb si particulière dans le paysage de la fantasy.

Son œuvre appartient bien au genre de la fantasy, avec ses royaumes, ses magies, ses créatures fantastiques et ses intrigues politiques. Pourtant, ses romans ne reposent pas uniquement sur l’aventure ou la construction d’un univers.

Chez Robin Hobb, les personnages occupent une place centrale.

Ses héros doutent, souffrent, se trompent, évoluent et doivent souvent composer avec les conséquences de leurs décisions. Les relations familiales, les amitiés, les rivalités et les trahisons prennent une importance considérable.

C’est notamment ce qui explique l’attachement de nombreux lecteurs à FitzChevalerie, le personnage principal de la vaste saga de l’Assassin royal.

La fantasy de Robin Hobb est également une fantasy qui prend son temps.

Il ne faut pas nécessairement s’attendre à une succession permanente de batailles et de rebondissements. L’autrice privilégie souvent l’évolution psychologique de ses personnages, les relations humaines et les conséquences à long terme des événements.

C’est une fantasy particulièrement immersive, mais aussi parfois douloureuse.

Ses personnages connaissent la perte, la solitude, l’échec et les choix impossibles. Et lorsqu’un lecteur s’attache à eux, certaines épreuves peuvent être particulièrement difficiles à vivre.


La meilleure porte d’entrée : L’Assassin royal

S’il fallait conseiller un seul livre pour découvrir Robin Hobb, ce serait sans hésitation L’Apprenti assassin, premier tome du cycle de l’Assassin royal.

On y découvre FitzChevalerie, un jeune garçon dont l’existence bascule lorsqu’il est reconnu comme le fils bâtard du prince Chevalerie.

Il est alors conduit à la cour de Castelcerf, où il va progressivement découvrir les intrigues du royaume, les différentes formes de magie et les responsabilités qui accompagnent sa naissance.

Mais l’intérêt du roman ne réside pas uniquement dans son intrigue de fantasy.

Robin Hobb prend le temps de construire son personnage.

Fitz grandit sous nos yeux. Il découvre le monde, apprend à survivre dans un environnement où il ne peut faire confiance à tout le monde et noue des relations qui vont profondément influencer son existence.

Le lecteur découvre également deux formes de magie particulièrement importantes dans l’univers de la saga : l’Art et le Vif.

Mais là encore, Robin Hobb ne cherche pas simplement à multiplier les pouvoirs et les effets spectaculaires.

La magie participe à la construction des personnages et aux relations qu’ils entretiennent avec leur entourage.

Pourquoi commencer par L’Apprenti assassin ?

Parce que ce premier roman permet de découvrir presque immédiatement ce qui fait la singularité de Robin Hobb :

  • un personnage principal extrêmement travaillé ;
  • une grande importance accordée aux relations humaines ;
  • des intrigues politiques ;
  • un univers de fantasy riche mais progressivement dévoilé ;
  • différentes formes de magie ;
  • une histoire qui s’inscrit dans la durée ;
  • et surtout, une véritable évolution des personnages au fil des romans.

C’est également la meilleure porte d’entrée vers le vaste ensemble que constitue le cycle de l’Assassin royal, qui se prolongera ensuite avec les autres cycles liés au même univers.

Si vous aimez les grandes sagas de fantasy dans lesquelles vous avez le temps de vous attacher profondément aux personnages, L’Apprenti assassin est donc le choix le plus évident.


Mais Robin Hobb, ce n’est pas seulement Fitz

Commencer par L’Apprenti assassin ne signifie pas que tout le reste de l’œuvre de Robin Hobb doit être considéré comme secondaire.

L’univers de l’Assassin royal est immense et plusieurs autres cycles permettent d’en découvrir des régions, des peuples et des problématiques très différentes.

Les Aventuriers de la mer s’éloignent notamment de Fitz pour raconter une histoire beaucoup plus collective, tournée vers les navires, le commerce et les mystérieux bateaux magiques.

Les Cités des Anciens s’intéressent davantage aux dragons et à ceux qui vivent à leurs côtés.

Et Le Soldat chamane propose une autre histoire, avec un nouvel univers et un personnage principal différent.

C’est pourquoi le meilleur point de départ dépend aussi de ce que vous recherchez dans la fantasy.


Vous aimez les grandes sagas centrées sur les personnages ? → L’Assassin royal

C’est le choix le plus évident.

Avec L’Apprenti assassin, Robin Hobb vous fait entrer dans la vie de FitzChevalerie, un personnage que vous allez suivre pendant une très longue partie de son existence.

Ce qui fait la force de cette saga, c’est avant tout l’évolution de Fitz.

Il n’est pas un héros parfait qui possède immédiatement toutes les qualités nécessaires pour sauver le royaume. Il grandit, apprend, commet des erreurs et doit régulièrement faire face aux conséquences de ses choix.

La politique du royaume, les intrigues de cour, les différentes formes de magie et les relations entre les personnages viennent progressivement enrichir son histoire.

Si vous aimez les romans dans lesquels on finit par avoir l’impression de connaître véritablement les personnages, c’est probablement la meilleure porte d’entrée.

À commencer par : L’Apprenti assassin.


Vous aimez les aventures maritimes ? → Les Aventuriers de la mer

Si les histoires de royaumes et d’intrigues de cour vous attirent moins, Les Aventuriers de la mer constituent une excellente alternative.

Le premier tome, Le Vaisseau magique, nous entraîne dans un univers où les navires sont bien plus que de simples moyens de transport.

Certains sont des vivenefs, des bateaux doués de conscience qui peuvent communiquer avec leurs équipages.

Le cycle développe alors plusieurs histoires qui se croisent progressivement : familles de marchands, commerce maritime, pirates, esclavage, exploration et créatures fantastiques.

L’ambiance est très différente de celle de l’Assassin royal.

Il y a davantage de personnages, plusieurs points de vue et une intrigue beaucoup plus collective.

C’est aussi l’une des grandes forces de ce cycle : Robin Hobb ne raconte pas l’histoire d’un seul héros.

Elle fait évoluer simultanément plusieurs personnages dont les destins vont finir par se rejoindre.

À commencer par : Le Vaisseau magique.


Vous aimez les dragons ? → Les Cités des Anciens

Les dragons sont déjà présents dans l’univers de Robin Hobb, mais ils prennent une place beaucoup plus importante dans Les Cités des Anciens.

Le cycle commence avec Dragons et serpents.

Les dragons y sont loin de correspondre à l’image traditionnelle de créatures majestueuses et omnipotentes que l’on retrouve dans certaines fantasy.

Ils sont faibles, vulnérables et doivent retrouver progressivement leurs capacités.

Des humains sont chargés de les accompagner et de les protéger, ce qui donne naissance à une relation particulièrement intéressante entre les deux espèces.

Le cycle permet ainsi d’explorer davantage la nature des dragons, leur histoire et leur place dans le monde.

Il constitue une très bonne porte d’entrée pour les lecteurs qui viennent à la fantasy avant tout pour les créatures fantastiques.

À commencer par : Dragons et serpents.


Vous cherchez une autre histoire de fantasy ? → Le Soldat chamane

Le Soldat chamane constitue un cas particulier dans la bibliographie de Robin Hobb.

La série ne se déroule pas dans le même univers que l’Assassin royal et ses cycles associés.

Elle raconte l’histoire de Jamère Burvelle, un jeune homme destiné à devenir soldat.

Son parcours va cependant l’entraîner vers des expériences qui vont bouleverser tout ce qu’il croyait connaître.

La série mêle formation militaire, différences culturelles, magie et découverte progressive d’un monde plus complexe qu’il n’y paraît.

Elle permet surtout de découvrir une autre facette de Robin Hobb, avec un personnage différent et une intrigue qui ne dépend pas de l’univers de Fitz.

À commencer par : La Déchirure.

C’est donc une excellente option si vous voulez découvrir Robin Hobb sans vous engager immédiatement dans l’immense ensemble de l’Assassin royal.


Vous aimez les univers de fantasy plus anciens ? → Ki et Vandien

Bien avant l’Assassin royal, Robin Hobb écrivait déjà de la fantasy.

Sous le nom de Megan Lindholm, elle a notamment publié les quatre romans de Ki et Vandien.

Le premier, Le Vol des harpies, permet de découvrir un univers sensiblement différent de celui qui fera plus tard la renommée de l’autrice.

Ki est une marchande ambulante qui parcourt les routes avec son chariot. Elle rencontre Vandien, un personnage dont le parcours va progressivement se mêler au sien.

L’ensemble est plus court, plus intimiste et moins monumental que les grandes sagas de l’Assassin royal.

C’est donc une curiosité particulièrement intéressante pour les lecteurs qui souhaitent découvrir les débuts de l’autrice ou explorer une fantasy moins imposante.

À commencer par : Le Vol des harpies.


Et les autres romans de Robin Hobb ?

La bibliographie de Robin Hobb ne se limite pas à ces grands cycles.

On trouve également Le Peuple des rennes, avec Le Peuple des rennes et Le Frère du loup, ainsi que plusieurs recueils de nouvelles et romans indépendants.

Parmi eux, Le Dieu dans l’ombre constitue notamment une œuvre intéressante pour découvrir une autre facette de l’écriture de l’autrice.

Mais pour une première découverte, nous ne conseillerions pas nécessairement de commencer par ces ouvrages.

Ils prennent davantage de sens lorsque l’on connaît déjà son œuvre ou lorsque l’on souhaite ensuite explorer ses textes moins connus.


Alors, par où commencer ?

Si vous hésitez encore, voici le choix le plus simple :

Ce que vous recherchezPar où commencer ?
Une grande saga de fantasyL’Apprenti assassin
Des personnages très travaillésL’Apprenti assassin
Intrigues politiques et magieL’Apprenti assassin
Aventures maritimes et piratesLe Vaisseau magique
Dragons et créatures fantastiquesDragons et serpents
Une histoire indépendante de l’Assassin royalLa Déchirure
Découvrir les premiers romans de l’autriceLe Vol des harpies

Notre recommandation reste donc L’Apprenti assassin.

Mais si les histoires de dragons ou les aventures maritimes vous attirent davantage, il n’y a aucune raison de vous forcer à commencer par Fitz.

Et surtout, ne vous laissez pas impressionner par la taille de la bibliographie de Robin Hobb.

Vous n’avez pas besoin de connaître tout son univers pour apprécier son premier roman. L’essentiel est simplement de choisir la porte d’entrée qui correspond le mieux à vos envies de lecture.


Quel cycle de Robin Hobb choisir ?

L’Assassin royal : le meilleur choix pour commencer

Si vous ne connaissez pas encore Robin Hobb, L’Assassin royal reste notre premier choix.

C’est le cycle qui permet le mieux de découvrir son écriture et sa manière de construire ses personnages.

Avec Fitz, vous allez suivre un personnage sur plusieurs décennies, avec ses réussites, ses erreurs, ses relations et ses blessures.

C’est une saga qui demande du temps, mais qui récompense particulièrement les lecteurs qui aiment s’attacher aux personnages.

👉 Premier livre : L’Apprenti assassin


Les Aventuriers de la mer : pour changer de décor

Avec Les Aventuriers de la mer, vous quittez les intrigues de Castelcerf pour découvrir les cités marchandes, les navires et les océans.

Le cycle est également intéressant parce qu’il multiplie les personnages et les points de vue.

Si vous aimez les histoires de familles, de commerce, de pirates et de navigation, tout en souhaitant conserver la richesse psychologique propre à Robin Hobb, c’est probablement le meilleur choix.

👉 Premier livre : Le Vaisseau magique


Les Cités des Anciens : pour les dragons

Vous venez à Robin Hobb avant tout pour la fantasy et les créatures fantastiques ?

Alors Les Cités des Anciens pourraient vous séduire davantage.

Les dragons y occupent une place centrale et le cycle permet d’explorer davantage leur histoire et leur relation avec les humains.

👉 Premier livre : Dragons et serpents


Le Soldat chamane : pour une histoire différente

Si vous voulez découvrir Robin Hobb sans entrer immédiatement dans l’immense univers de l’Assassin royal, Le Soldat chamane est une excellente solution.

Vous y trouverez une autre histoire, un autre personnage principal et un autre univers.

La série est notamment intéressante pour son mélange de fantasy, de formation militaire, de magie et de découverte culturelle.

👉 Premier livre : La Déchirure


Ki et Vandien : pour découvrir les débuts de l’autrice

Enfin, si vous êtes curieux de découvrir une Robin Hobb plus ancienne, Ki et Vandien constitue une option intéressante.

Le Vol des harpies permet de retrouver certaines préoccupations que l’on retrouvera plus tard dans son œuvre, mais dans une fantasy plus courte et moins monumentale.

👉 Premier livre : Le Vol des harpies


Questions fréquentes

Peut-on commencer Robin Hobb par L’Assassin royal ?

Oui, et c’est même le choix que nous recommandons.

L’Apprenti assassin constitue une excellente introduction à son univers et à son style.

Il permet également de découvrir Fitz, personnage central d’une grande partie de l’œuvre de Robin Hobb.


Faut-il avoir lu L’Assassin royal pour lire Les Aventuriers de la mer ?

Non.

Les Aventuriers de la mer peuvent être lus comme un cycle indépendant.

Il se déroule dans le même vaste univers, mais son histoire et ses personnages sont suffisamment différents pour constituer une porte d’entrée possible.

En revanche, les différents cycles finissent par se rejoindre et les lecteurs qui poursuivent l’ensemble de l’univers pourront apprécier les liens qui apparaissent progressivement.


Peut-on commencer par Les Cités des Anciens ?

Oui.

Dragons et serpents constitue une porte d’entrée possible, notamment si vous aimez les dragons.

Mais si vous souhaitez découvrir Robin Hobb dans ce qu’elle a de plus représentatif, nous privilégierions tout de même L’Apprenti assassin.


Le Soldat chamane appartient-il au même univers que L’Assassin royal ?

Non.

Le Soldat chamane constitue une série indépendante.

C’est donc une excellente possibilité si vous voulez découvrir Robin Hobb sans vous engager dans le vaste ensemble de l’Assassin royal.


Robin Hobb écrit-elle uniquement de la fantasy ?

La fantasy occupe une place prépondérante dans sa bibliographie, mais son œuvre est plus diverse qu’on pourrait le penser.

Certains de ses textes, notamment parmi ses œuvres plus anciennes ou ses nouvelles, permettent de découvrir d’autres registres et d’autres influences.

Pour une première découverte, toutefois, ses grandes séries de fantasy restent le meilleur point de départ.


En résumé

Si vous cherchez le meilleur point de départ avec Robin Hobb, commencez par :

🥇 L’Apprenti assassin

Le choix que nous recommandons à la grande majorité des lecteurs.

🥈 Le Vaisseau magique

Pour ceux qui préfèrent les aventures maritimes, les familles de marchands et les pirates.

🥉 Dragons et serpents

Pour les lecteurs qui viennent avant tout chercher des dragons et une fantasy plus centrée sur les créatures fantastiques.

Autres possibilités

  • La Déchirure → pour découvrir Le Soldat chamane et un autre univers.
  • Le Vol des harpies → pour découvrir les débuts de Robin Hobb et une fantasy plus ancienne.

Mais surtout, ne choisissez pas votre premier Robin Hobb uniquement en fonction de la taille des cycles.

Choisissez l’histoire qui vous donne le plus envie de tourner la première page.


Robin Hobb est faite pour vous si…

  • vous aimez les grandes sagas de fantasy ;
  • vous appréciez les personnages auxquels on a le temps de s’attacher ;
  • vous aimez les intrigues politiques et familiales ;
  • vous recherchez une fantasy où les relations humaines comptent autant que l’aventure ;
  • vous aimez les histoires de dragons, de magie et de royaumes ;
  • vous appréciez les récits qui prennent leur temps et construisent progressivement leur univers.

En revanche, si vous recherchez avant tout une succession rapide d’action, de combats et de rebondissements, Robin Hobb n’est peut-être pas l’autrice idéale pour commencer.

Mais si vous aimez vous immerger dans la vie de personnages pendant plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de pages, il y a de fortes chances que l’univers de Robin Hobb vous accompagne pendant très longtemps.


Conclusion

La bibliographie de Robin Hobb peut sembler intimidante lorsqu’on la découvre pour la première fois.

Plusieurs cycles, plusieurs dizaines de romans, des liens entre certaines séries… Il serait facile de penser qu’il faut absolument connaître un ordre précis avant de commencer.

Ce n’est pas le cas.

Si vous voulez découvrir le cœur de son œuvre, choisissez L’Apprenti assassin.

Si vous préférez les aventures en mer, choisissez Le Vaisseau magique.

Si les dragons vous attirent davantage, choisissez Dragons et serpents.

Et si vous souhaitez simplement découvrir une autre facette de l’autrice, La Déchirure vous permettra d’entrer dans Le Soldat chamane sans avoir à connaître l’univers de Fitz.

Robin Hobb est avant tout une autrice de personnages. Ses histoires prennent le temps de les faire vivre, évoluer et parfois souffrir. C’est cette dimension humaine qui constitue probablement sa plus grande force.

La revanche du Vieux Monde par Gustave Le Rouge

Fiche de La revanche du Vieux Monde

Titre : La revanche du Vieux Monde (Tome 4 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1900
Editeur : Bibebook

Première page de La revanche du Vieux Monde

« En débarquant au Havre, après huit jours d’une traversée qui s’était effectuée dans d’excellentes conditions, l’ingénieur Olivier Coronal eut bien, tout d’abord, l’idée de sauter immédiatement dans le train express qui, en quelques heures, le mènerait à Paris.

Pourtant, malgré sa hâte de retrouver ses amis, l’ingénieur Golbert et sa fille Lucienne, ainsi que Ned Hattison, le mari de cette dernière, il se décida à rester tout au moins quelques jours au Havre.

Il prit une voiture, et se fit conduire dans un modeste hôtel où il retint une chambre.

Puis, débarrassé de ses bagages, gardant seulement sur lui la sacoche qui contenait sa petite fortune, il alla se promener par la ville.

Il se sentait joyeux et ému. Un bien-être s’emparait de lui rien qu’à se dire qu’il était en France, qu’il en avait fini avec l’Amérique et les Yankees.

« Deux ans, se disait-il, voilà deux ans que je vis avec ces hommes. Il me fallait ce temps pour être à même de les juger et d’apprécier la néfaste influence qu’exerce sur nous leur civilisation.  »

Extrait de : G. Le Rouge. « La revanche du Vieux Monde – La conspiration des milliardaires.  »

Le régiment des hypnotiseurs par Gustave Le Rouge

Fiche de Le régiment des hypnotiseurs

Titre : Le régiment des hypnotiseurs (Tome 3 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1899
Editeur : Bibebook

Première page de Le régiment des hypnotiseurs

« – Crois-tu que je puisse jamais accepter pour toi un tel mariage ? s’écria William Boltyn, en abattant son poing fermé sur la table du salon dans lequel il prenait le thé avec sa fille, miss Aurora… Un Européen ! continua-t-il, et le pire de tous, l’espion de Mercury’s Park ! Voilà l’homme que tu veux épouser !… Tes prétentions sont par trop insensées. Je crois avoir assez fait, vraiment, pour ce Coronal, en lui sauvant la vie, en lui rendant la liberté, alors que je pouvais le faire exécuter sommairement… Cette folie me coûtera cher sans doute… Mais je trouve que cela suffit.
Un silence glacial suivit les paroles du milliardaire yankee.
Miss Aurora ne semblait pas disposée à répondre.
Affaissée, plutôt qu’assise, dans un fauteuil de velours incarnadin, elle réfléchissait.
Un pli dur barrait son front. »

Extrait de : G. Le Rouge. « Le régiment des hypnotiseurs – La conspiration des milliardaires. »

A coups de milliards par Gustave Le Rouge

Fiche de A coups de milliards

Titre : A coups de milliards (Tome 2 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1899
Editeur : BeQ

Première page de A coups de milliards

« Depuis quelques jours, les journaux parisiens commentaient avec force détails le mariage qui venait d’avoir lieu entre Ned Hattison, le fils de l’inventeur américain connu du monde entier par ses merveilleuses applications de l’électricité, et Mlle Lucienne Golbert, fille d’un savant réputé, membre de l’Académie des sciences de Paris, dont la récente invention d’une locomotive sous-marine occupait encore l’opinion publique.
« Ce mariage – écrivait une feuille qui paraissait bien informée – ne s’est pas fait sans amener de graves dissentiments. Le père du jeune homme, l’ingénieur Hattison, s’y était formellement opposé.
« Nous savons, de source sûre, qu’un désaccord existait entre lui et son fils, au sujet de miss Aurora Boltyn, la fille du milliardaire américain, dont les fabriques de conserves de viande, à Chicago, sont les premières du monde entier. »

Extrait de : G. Le Rouge. « A coups de milliards – La conspiration des milliardaires. »

La conspiration des milliardaires par Gustave Le Rouge

Fiche de La conspiration des milliardaires

Titre : La conspiration des milliardaires (Tome 1 sur 4 – La conspiration des milliardaires)
Auteur : Gustave Le Rouge
Date de parution : 1899
Editeur : BeQ

Première page de La conspiration des milliardaires

« Le somptueux hôtel que le milliardaire William Boltyn occupait au numéro C de la Septième Avenue de Chicago, était, ce soir-là, en révolution.
Le maître de la maison, dissimulant son anxiété sous une froideur apparente, se refusait d’abandonner les récepteurs, en or massif, du téléphone qui reliait son cabinet de travail à la salle de la chambre des séances, au Capitole de Washington.
Vainement le timbre électrique l’avait averti que le lunch du soir était servi ; vainement le capitaine des cuisines et directeur du service de la bouche, Tom Punch, était venu le prévenir en personne, Tom Punch célèbre dans toute l’Amérique pour sa forte corpulence, son inépuisable gaieté, sa puissance presque incroyable dans l’absorption des liquides, et son entente des choses de la mangeaille.
Malgré toute la faveur dont il jouissait près du maître, il ne s’était attiré qu’une réprimande assez brutale. »

Extrait de : G. Le Rouge. « La conspiration des milliardaires. »

L’homme artificiel par Clare Winger Harris

Fiche de L’homme artificiel

Titre : L’homme artificiel
Auteur : Clare Winger Harris
Date de parution : 1929
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr

Première page de L’homme artificiel

« Dans les annales de la chirurgie, aucun cas n’a jamais laissé une impression aussi horrible sur le public que celui de George Gregory, étudiant au collège d’Austin. Le jeune Gregory excellait aussi bien dans les études que dans le sport : il avait été pendant deux ans capitaine de l’équipe de football, puis, pendant un an, brillant débatteur dans les compétitions intercollégiales. Aucun étudiant des promotions d’Austin ou de Decker n’oubliera jamais ses arguments magistraux lorsqu’il soutenait l’affirmative sur le thème : « La perfection corporelle est le résultat d’une pensée juste. » Gregory promettait d’être l’un des maîtres à penser de son époque ; et si « maître » signifiait ici dominant, il l’était — et plus encore.

Hélas, cette brillante intelligence était en fait destinée à se dégrader dans un corps physique — mais ceci est une autre histoire. »

Extrait de : C. Winger Harris. « L’homme artificiel. »