Auteur/autrice : CH91
L’ombre de Judex par Jean-Marc Lofficier

Fiche de L’ombre de Judex
Titre : L’ombre de Judex
Auteur : Jean-Marc Lofficier
Date de parution : 2013
Traduction : M. Blond, N. Cluzeau, E. Gorlier, CK, C. Lannoy, JM Lofficier, S. Millet, T. Virga
Editeur : Rivière blanche
Sommaire de L’ombre de Judex
- Les acolytes de l’Ombre par T. Lai
- La qualité de la vengeance par M. Dennion
- Judex ab Chaos par E. Gorlier
- Le masque du monstre par M. Baugh
- Objets trouvés par J.-M. Lofficier
- Deux chasseurs par R. L. Robinson Jr
- Les gargouilles de Notre-Dame par M. Baugh
- Pénombre par C. Roberson
- Dans l’enfer des tranchées par M. Baugh
- La justice et la force par C. Nigro
- La bête intérieur par C. Nigro
- Chaque rose… par T. Brannan & M. Baugh
- La récompense suprême par C. Nigro
- L’abominable conspiration par V. Jounieaux
- Le talisman par N. Boving
- Une session d’entraînement par M. Dennion
- Le codex Judex par D. E. Power
- L’oeil de l’homme-tigre par C. Nigro
- Le verdict de Judex par R. Lai
- Judex vs. Belphegor par J. Gallagher
- Un billet pour Thulé par R. d’Huissier
- L’affaire du collier revisitée par J.-M. Lofficier
- Des ombres venues du froid par D. McDonald
- La randonnée d’Ilsa par T. Hiltz
- Les visages de la peur par M. Dennion
- Tant que la Terre endure… par J.-M. Lofficier
Crépuscule vaudou par Jean-Marc Lofficier

Fiche de Crépuscule vaudou
Titre : Crépuscule vaudou (Club Van Helsing)
Auteur : Jean-Marc Lofficier
Date de parution : 2008
Editeur : Baleine
Première page de Crépuscule vaudou
« Mandy venait de se décider à plaquer son copain Tim quand la première balle lui arracha le côté gauche du visage.
— Longue vie au Seigneur Zaryan ! cria le tueur, enthousiaste.
Une fleur sanguinolente éclata et répandit ses pétales délétères dans l’après-midi ensoleillé, pendant que des hurlements d’horreur fusaient de toutes parts.
Frank Clayton, le tueur, ajusta le retraité en chemise bleue et blouson de cuir qui, abandonnant le calepin dans lequel il écrivait son journal, s’était dressé avec une rapidité surprenante. Frank déchargea son Glock 19 semi-automatique 9 mm. L’homme, touché au cœur, s’écroula, entraînant une chaise dans sa chute.
Les consommateurs assis à la terrasse du café Starbucks, situé près de l’intersection de Saint-Charles et de Napoléon Avenue dans le superbe Garden District de La Nouvelle-Orléans, eurent alors deux possibilités : fuir en courant ou se réfugier à l’intérieur de la boutique. »
Extrait de : J-M Lofficier. « Crépuscule vaudou. »
Serge Brussolo

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Par où commencer avec Serge Brussolo ?
Présentation de Serge Brussolo :
Serge Brussolo est une figure singulière et prolifique de la littérature française contemporaine. Surnommé « l’ogre de la narration », il a bâti une œuvre monumentale touchant à tous les genres, du fantastique au thriller, en passant par la science-fiction et la littérature jeunesse.
Voici les grandes étapes de sa vie et de sa carrière.
Une jeunesse marquée par l’imaginaire
Né le 31 mai 1951 à Paris, Serge Brussolo connaît une enfance solitaire et difficile, souvent décrite comme étouffante. C’est dans cette atmosphère qu’il développe un imaginaire débordant, qu’il utilise d’abord comme un refuge avant d’en faire sa profession.
Après des études de lettres et de psychologie, il commence à écrire de manière compulsive. Ses premiers textes sont refusés par de nombreux éditeurs, car ils ne rentrent dans aucune case préétablie de la littérature de genre de l’époque.
L’ascension d’un maître de l’insolite
C’est à la fin des années 1970 que sa carrière décolle véritablement. Il s’impose d’abord dans le milieu de la science-fiction et du fantastique avec des nouvelles et des romans qui frappent par leur originalité visuelle et leur cruauté onirique.
- 1979 : Il reçoit le Grand Prix de l’imaginaire pour sa nouvelle Funnyway.
- Les années 1980 : Il publie des chefs-d’œuvre tels que Sommeil de sang, Portrait du diable en chapeau de roue ou encore Carnaval de fer.
Son style se caractérise par des images surréalistes saisissantes : des architectures vivantes, des objets qui mutent et des sociétés régies par des lois absurdes mais implacables.
Le tournant vers le thriller et le succès populaire
Dans les années 1990, Brussolo diversifie sa production. Tout en continuant d’explorer l’imaginaire, il s’attaque au roman policier et au thriller psychologique. Il y déploie la même efficacité narrative, avec un sens aigu du suspense et du malaise.
C’est également l’époque de ses plus grands succès publics, notamment avec :
- Le Murmure des loups
- La Moisson d’hiver (Prix du roman d’aventures en 1994)
Il prend également la direction littéraire des éditions du Fleuve Noir, où il insuffle un renouveau à la collection « Anticipation ».
La conquête du jeune public : Peggy Sue et les autres
Au début des années 2000, Serge Brussolo entame une carrière fulgurante en littérature jeunesse. La série Peggy Sue et les Fantômes devient un succès international, traduite dans de nombreuses langues. Il y raconte les aventures d’une jeune fille capable de voir des êtres invisibles et maléfiques (les « Invisibles ») qui tourmentent l’humanité.
Un style et une méthode uniques
La force de Brussolo réside dans sa capacité à produire des intrigues à un rythme effréné (parfois plusieurs romans par an). Son écriture est visuelle, presque cinématographique, privilégiant l’impact de l’image sur la psychologie complexe des personnages.
« J’écris pour me débarrasser des images qui m’encombrent l’esprit. » — Serge Brussolo.
Aujourd’hui, avec plus de cent soixante ouvrages à son actif, il reste l’un des auteurs français les plus originaux, capable de transformer n’importe quel décor banal en un cauchemar fascinant.
Livres de Serge Brussolo :
3 place de Byzance :
- 3 place de Byzance (1992)
- La maison de l’aigle (1994)
Agence 13 :
- Dortoir interdit (2009)
- Ceux d’en bas (2010)
- Le chat aux yeux jaunes (2011)
- Michelle Annabella Katz, premiers combats (2017)
- Le manoir de l’écureuil 1 (2017)
- Le manoir de l’écureuil 2 (2017)
- Le jardin des guerriers 1 (2023)
- Le jardin des guerriers 2
Almoha :
- La muraille interdite (2012)
- Le serment de feu (2012)
Anouna l’embaumeuse :
- Le labyrinthe de Pharaon (1998)
- Les prisonnières de Pharaon (1999)
Conan Lord :
- Carnets secrets d’un cambrioleur (1995)
- Le pique-nique du crocodile (1995)
Cycle des ouragans :
- Rempart des naufrageurs (1985)
- La petite fille et le dobermann (1985)
- Naufrage sur une chaise électrique (1986)
D.E.S.T.R.O.Y :
- L’homme de la banquise (2007)
- La prisonnière du ciel (2008)
- Territoire de fièvre (2008)
- La voleuse d’icebergs (2008)
- Chroniques de la grande liquéfaction (2008)
Elodie et le Maître des rêves :
- La princesse sans mémoire (2004)
Frontière barbare :
- Frontière barbare (2013)
- Anges de fer, paradis d’acier (2015)
Jehan de Montpéril :
- Le château des poisons (1997)
- L’armure de vengeance (1998)
La fille aux cheveux rouges :
- Le chemin de cendre (2006)
- Les rivages incertains (2006)
La fille de l’archer :
- La fille de l’archer (2012)
- Le suaire écarlate (2014)
Les animaux funèbres :
- Les animaux funèbres (1987)
- L’ombre des gnomes (1987)
Les brigades du chaos :
- Profession : cadavre (1995)
- Promenade du bistouri (1995)
- La cicatrice du chaos (1997)
Les chroniques de l’épouvante :
- Docteur Squelette (1987)
Les soldats du goudron :
- Les foetus d’acier (1984)
- Ambulance-cannibale non identifiée (1985)
- Le rire du lance-flammes (1985)
- Opération « Serrures carnivores » (1987)
Lina et la forêt des sortilèges :
- La tombola des démons (2013)
- Le chemin maléfique (2013)
Marion des Pierre :
- Pèlerins des ténèbres (2000)
- La captive de l’hiver (2001)
Nouchka :
- Nouchka et les géants (2007)
- Nouchka et la couronne maudite (2007)
- Nouchka et la caverne aux mille secrets (2007)
Oswald Caine :
- Bunker (1993)
- Derelict
- Sécurité absolue (1993)
Peggy Mitchum :
- Les enfants du crépuscule (1997)
- Baignade accompagnée (1999)
- Iceberg Ltd (2000)
Peggy Sue et les fantômes :
- Le jour du chien bleu (2001)
- Le sommeil du démon (2001)
- Le papillon des abimes (2003)
- Le zoo ensorcelé (2003)
- Le château noir (2004)
- La bêtes des souterrains (2004)
- La révolte des dragons (2005)
- La jungle rouge (2006)
- La lumière mystérieuse (2006)
Peggy Sue et le chien bleu :
- Le loup et la fée (2008)
- Le cirque maudit (2008)
- L’arbre qui n’existait pas
- L’homme à la tête de plomb
Shag l’idiot :
- Le clan du Grand Crâne (1998)
- Les guerriers du Grand Crâne (1998)
- Les dieux du Grand Crâne (1998)
Sigfrid et les mondes perdus :
- L’oeil de la pieuvre (2002)
- La fiancée du crapaud (2002)
- Le grand serpent (2002)
- Les mangeurs de muraille (2002)
Intégrales :
- Captain Suicide (1992)
- Enfer vertical (1985)
- L’enfer, c’est à quel étage (1986)
- L’épave (1990)
- La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond (1982)
- Le cycle angoisse 1 (1996)
- Le roi squelette (2014)
- Shagan et Junia (2014)
A l’image du dragon (1982)
Abîmes (1993)
Anatomik (2019)
Armés et dangereux (1993)
Aussi lourd que le vent (1981)
Boulevard des banquises (1990)
Catacombes (1986)
Cauchemar à louer (2001)
Ce qui mordait le ciel… (1984)
Cendres vives (2020)
Ceux qui dorment en ces murs (2007)
Cheval rouge (2017)
Crache-béton (1984)
Danger, parking miné ! (1986)
De l’autre côté du mur des ténèbres (1993)
Enfer vertical en approche rapide (1985)
Hurlemort (1993)
L’armure maudite (1992)
L’héritier des abîmes (2009)
L’homme aux yeux de napalm (1990)
L’oiseau des tempêtes (2016)
La chambre indienne (2000)
La colère des ténèbres (1986)
La fenêtre jaune (2007)
La fille de la nuit (1996)
La main froide (1995)
La maison des murmures (2005)
La moisson d’hiver (1994)
La nuit du bombardier (1989)
La nuit du venin (1987)
La planète des ouragans (1987)
La porte d’ivoire (2018)
La princesse noire (2004)
La route de Santa Anna (2014)
La route obscure (1993)
Le carnaval de fer (1983)
Le chateau d’encre (1988)
Le chien de minuit (1994)
Le hasard et la nuit (2020)
Le livre du grand secret (1999)
Le masque d’argile (2008)
Le murmure des loups (1990)
Le nuisible (1982)
Le puzzle de chair (1983)
Le sourire noir (1994)
Le syndrome du scaphandrier (1992)
Le vent noir (1991)
Le vestiaire de la reine morte (2010)
Le visiteur sans visage (1994)
Le voleur d’icebergs (1988)
Les bêtes (1990)
Les bêtes enracinées (1984)
Les cavaliers de la pyramide (2012)
Les démoniaques (1991)
Les emmurés (1990)
Les geôliers (2017)
Les louvetiers du roi (2010)
Les lutteurs immobiles (1983)
Les ombres du jardin (1996)
Les sentinelles d’Almoha (1981)
Ma vie chez les morts (1996)
Mange-monde (1993)
Portrait du diable en chapeau melon (1982)
Procédure d’évacuation immédiate des musées fantômes (1987)
Rinocérox (1992)
Soleil de soufre (1999)
Sourire de sable (2024)
Sommeil de sang (1982)
Tambours de guerre (2015)
Trajets et itinéraires de l’oubli (1981)
Traque-la-mort (1982)
Vue en coupe d’une ville malade (1980)
Pour en savoir plus sur Serge Brussolo :
La page Wikipédia sur S. Brussolo
La page Noosfere sur S. Brussolo
La page isfdb de S. Brussolo
Un autre monde par André Caroff

Fiche de Un autre monde
Titre : Un autre monde
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Un autre monde
« Le soleil est plat, les nuages triangulaires et la mer ronde comme un monticule à l’assaut duquel montent les vagues sans jamais parvenir au sommet. Je suis adossé à un arbre de pierre. Devant moi, une immense étendue uniformément blanche. Il fait froid. Quand il ne fait pas froid, il fait chaud. Trop chaud ou trop froid, sans juste milieu.
D’ailleurs il n’y a pas de milieu.
Cela m’est égal. Seule m’intéresse l’étendue blanche. Immense. Mais pas illimitée. Elle est rectangulaire, avec un haut, un bas, deux côtés. Je suis là pour la noircir. Pas n’importe comment, d’une façon ordonnée, en lui laissant une marge à gauche, à triple interligne si possible et sans oublier de taper, en haut à droite, le numéro de la page. Sauf pour ce qui concerne la première, car tout le monde sait qu’elle ne peut être que la première puisqu’il n’y en a pas d’autre avant elle.
Il n’est pas nécessaire, pour la même raison, d’écrire : « Chapitre Premier ». Le titre suffit. Seulement je n’ai pas de titre. Je n’ai rien en tête pour noircir cette page. À force de la regarder, comme si elle était capable de m’inspirer alors qu’elle n’est capable que d’une profonde et désespérante passivité ; des images passent devant mes yeux : un soleil plat, des nuages triangulaires, une mer ronde sur laquelle les vagues courent à rebrousse-poil. »
Extrait de : A. Caroff. « Un autre monde. »
Terreur psy par André Caroff

Fiche de Terreur psy
Titre : Terreur psy
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1982
Editeur : Fleuve noir
Première page de Terreur psy
« Leland Young se fraya difficilement un passage entre les dormeurs étendus à même le sol. Le froid était vif, des courants d’air glacé pénétraient dans la gare dont toutes les vitres avaient été brisées par des jets de pierre. Ailleurs on avait arraché des cloisons, des panneaux publicitaires pour monter une espèce d’infirmerie surmontée d’une croix rouge en carton. Comme il n’y avait plus de médicaments depuis des mois, que la plupart des médecins étaient morts dans la rue au cours des émeutes, on était en droit de se demander à quoi servait cette infirmerie.
Young se rapprocha de la voie 36, la main soudée à la crosse de son revolver, yeux plissés dans l’espoir d’augmenter son acuité visuelle. Faute d’électricité, on avait allumé des feux un peu partout, autant pour s’éclairer que pour se réchauffer. Cela créait des zones de lumière et d’ombre, des microclimats artificiels allant jusqu’à 25° auprès des foyers pour descendre à 5° en dessous de zéro auprès des portes et des fenêtres. »
Extrait de : A. Caroff. « Terreur PSY. »
Simulations par André Caroff

Fiche de Simulations
Titre : Simulations
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1983
Editeur : Fleuve noir
Première page de Simulations
« Il y avait dix vérins hydrauliques à faible frottement, qu’une pression d’huile faisait s’allonger ou se raccourcir très vite. La cabine était fixée sur une plate-forme à cinq mètres de hauteur. L’ensemble conférait au cockpit six degrés de liberté : le roulis, le tangage, les lacets, les déplacements latéral, longitudinal et horizontal.
Autrement dit, la possibilité d’évoluer dans les trois directions de l’espace.
Le système reproduisait les secousses ressenties lors de la traversée des trous d’air, et les accélérations par une succession de poussées brèves et saccadées des vérins.
Avec une puissance équivalant à six fois la gravité terrestre. Les images étaient créées à partir de cartes d’état-major et de photographies prises d’avions ou de satellites. Les clichés étaient analysés, classés, étalonnés automatiquement. La configuration et les dimensions de la Lune, des étoiles, de la Terre, mais aussi des montagnes, des maisons, des routes, ainsi que les distances entre elles, étaient mises en mémoire sous forme chiffrée dans des disquettes de quelques centimètres de diamètre. »
Extrait de : A. Caroff. « Simulations. »
Rhésus Y-2 par André Caroff

Fiche de Rhésus Y-2
Titre : Rhésus Y-2
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir
Première page de Rhésus Y-2
« Une nouvelle vague de fond déferla avec une fantastique puissance. Des tonnes de sable furent soulevées et s’éparpillèrent dans les ténébreux abysses sans cesse balayés par les courants sous-marins. Le maelstrom passa sans ébranler les roches mais les containers se trouvèrent entraînés sur plusieurs milles. Malgré leur poids, ils tourbillonnèrent comme des fétus de paille, remontèrent de plusieurs centaines de mètres, demeurèrent en suspension un long moment avant d’être plaqués sur une plateforme où ils s’immobilisèrent enfin.
Jadis, chaque container avait reçu un lest suffisant pour lui permettre de résister aux mouvements de l’océan mais, au fil des ans et des tempêtes, celui-ci s’était érodé, quasiment désintégré, si bien que la masse primitive était à présent réduite à néant.
Au cours de cette journée, plusieurs autres vagues de fond déplacèrent encore les containers qui furent arrachés à la fosse sous-marine et roulèrent sur un plateau continental situé à seulement 200 mètres de la surface. »
Extrait de : A. Caroff. « Rhésus Y-2. »
Pour 500.000 dollars par André Caroff

Fiche de Pour 500.000 dollars
Titre : Pour 500.000 dollars
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir
Première page de Pour 500.000 dollars
« Vous ne connaissez peut-être pas New York, mais moi, j’y suis né, je ne l’ai jamais quitté et j’en ai ma claque.
Tout va tellement vite que, par moments, j’ai l’impression que rien ne serait pire si je vivais dans une machine à laver en perpétuelle position d’essorage…
Avec la différence qu’on peut stopper la machine en pressant un bouton rouge !
Voici ma carte d’identité : Clee Masters, vingt-sept ans, yeux noirs, cheveux bruns. Un mètre quatre-vingt-cinq pour quatre-vingt-deux kilos, et pas de signe particulier. Les filles disent que j’ai « une gueule ». Aucune n’a jamais dit que j’étais joli garçon.
Moralement, heu !… »
Extrait de : A. Caroff. « Pour 500.000 dollars. »
Opération Bégonia par André Caroff

Fiche de Opération Bégonia
Titre : Opération Bégonia
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1981
Editeur : Fleuve noir
Première page de Opération Bégonia
« La porte s’ouvrit. Éric fit un pas et fut dehors, dans le soleil. C’était le 2920e jour, la fin d’un mois d’octobre assez beau dans l’ensemble. Éric s’éloigna du mur gris. Sa valise était incroyablement légère. Un panneau indicateur en forme de flèche lui donna la direction de la gare. Il marcha.
Chacun de ses pas pesait une tonne. Un camion passa bruyamment et, au carrefour suivant, une jeune fille sortit d’une boulangerie, un gros pain sous le bras. Éric la suivit longuement des yeux tout en continuant d’avancer. Quand la jeune fille le regarda, il baissa la tête. Elle devait forcément savoir d’où il venait. Cela le gênait. Dans une petite ville comme celle-ci, tout le monde se connaissait. On devait l’épier à l’abri des persiennes closes. On était probablement soulagé de voir qu’il allait vers la gare.
Il y fut en quelques minutes. Personne ne semblait l’attendre, mais il avait quand même l’impression qu’on le surveillait. Il se replia davantage sur lui-même, devint humble et pitoyable dans l’espoir de ne pas attirer l’attention sur lui. L’employée lui tendit son billet en l’effleurant à peine du regard et il alla se réfugier dans la petite salle d’attente après avoir acheté un journal. »
Extrait de : A. Caroff. « Operation Begonia. »
Mort d’un libraire par André Caroff

Fiche de Mort d’un libraire
Titre : Mort d’un libraire
Auteur : André Caroff
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir
Première page de Mort d’un libraire
« Un chiot de trois mois, ça fait des ronds humides sur le parquet ciré toutes les cinq minutes.
Pendant que Max, son mari et Eddie, son fils regardaient la télévision, Thérésa lassée de laisser massacrer les lattes fines, brillantes comme un miroir, ouvrit doucement la porte de la loge et chassa le chiot dans la cour.
La porte à double battant de l’entrée était close, aucune voiture ne passerait plus sous le porche et comme il n’existait pas d’autre issue, la bête ne craignait vraiment rien.
Thérésa retourna dans sa cuisine, tira les rideaux, alluma sa lampe d’évier, manœuvra les boutons donnant le courant aux minuteries des deux escaliers et se mit à préparer le souper.
Le temps était doux et, par-dessus la voix du speaker du journal télévisé, Thérésa entendait d’autres postes branchés sur différentes chaînes, se demandait qui, parmi ses locataires, pouvait écouter une émission en langue allemande…
— M’man… T’as pas vu Poussy ? »
Extrait de : A. Caroff. « Mort d’un libraire. »