Auteur/autrice : CH91

 

Le maître de la guilde par Bec McMaster

Fiche de Le maître de la guilde

Titre : Le maître de la guilde (tome 3 sur 4 – Londres la ténébreuse)
Auteur : Bec McMaster
Date de parution : 2013
Traduction : T. Scheuer
Editeur : J’ai lu

Première page de Le maître de la guilde

« Vous avez trois semaines pour retrouver Mercury… ou je vous jure que vous partagerez son sort… »

Au loin, une chaudière cracha un nuage de fumée en vrombissant. Sir Jasper Lynch, appuyé contre le bord d’une cheminée, observait les alentours plongés dans un voile d’obscurité. Les paroles du prince consort résonnaient à ses oreilles.

Tout en étirant lentement ses muscles raides, il fouilla du regard les rues brumeuses en contrebas, à l’affût du moindre mouvement. En tant que maître de la Guilde des Engoulevents – les traqueurs de voleurs –, il avait passé la semaine sur la piste de Mercury, le mystérieux chef révolutionnaire du mouvement humaniste qui empoisonnait la ville de Londres.

Aujourd’hui, il en avait trouvé une.

La présence de Mercury n’avait pas été précisément confirmée, mais la rumeur faisait état d’une cargaison destinée à être exfiltrée clandestinement des enclaves, aux abords de la ville, ce qui avait suffi à éveiller les soupçons de Lynch. Bien que son informateur ignorât ce qu’il contenait, ce chargement bien particulier arrivait tous les mois à la même époque. »

Extrait de : B. McMaster. « Londres la Ténébreuse – Le maître de la Guilde. »

La bête de l’ombre par Bec McMaster

Fiche de La bête de l’ombre

Titre : La bête de l’ombre (tome 2 sur 4 – Londres la ténébreuse)
Auteur : Bec McMaster
Date de parution : 2013
Traduction : T. Scheuer
Editeur : J’ai lu

Première page de La bête de l’ombre

« Le brouillard s’accrochait à la Tamise comme une prostituée à un client fortuné. Les lampes à gaz qui diffusaient leur faisceau ici et là perçaient cette purée de pois à la manière d’un feu follet. C’était la nuit idéale pour passer inaperçu.

Will Carver galopait à travers les toits et les pignons. Il bondit par-dessus une ruelle et s’arrêta derrière une cheminée non loin de Brickbank.

Un homme atterrit avec légèreté sur les tuiles à côté de lui, le souffle court. Vêtu de cuir des pieds à la tête, il n’était armé que de deux lames fixées à sa ceinture.

— Bon sang, tu essaies de me tuer, ou quoi ? murmura Blade.

Il avait parlé à voix basse, mais les sons portaient dans la nuit silencieuse. Will retroussa les lèvres et jeta un regard à son maître.

— Ce n’est pas nous qu’ils écoutent, mon pote. (Blade se redressa et observa la colonne de fumée rouge devant eux.) Pas avec ce feu. Et aucun d’entre eux n’a ton ouïe. »

Extrait de : B. McMaster. « Londres la ténébreuse – La Bête de l’ombre. »

De sang et de glace par Bec McMaster

Fiche de De sang et de glace

Titre : De sang et de glace (tome 1,5 sur 4 – Londres la ténébreuse)
Auteur : Bec McMaster
Date de parution : 2013
Traduction : T. Scheuer
Editeur : J’ai lu

Première page de De sang et de glace

« — Par ici, m’sieur.

Le garçon devant Rip marchait d’un pas vif et ses bottes usées transformaient la neige en boue. Il ne cessait de jeter des coups d’œil par-dessus son épaule, pleinement conscient de la nature exacte de la créature qui avançait derrière lui.

John « Rip » Doolan suivait le jeune garçon à grands pas dans les rues glaciales, les poings enfoncés dans les poches de son épais manteau. Les doigts de sa main gauche remuaient sans relâche, pour essayer de réchauffer un tant soit peu son membre. Du côté droit, il ne sentait que la lourde pompe hydraulique dans son avant-bras quand il pliait sa main mécanique. Du travail grossier. L’œuvre des colonies. Mais ce substitut remplissait sa fonction. Même si l’aristocratique Échelon qui gouvernait la ville de Londres le considérait comme un sous-homme – un moins-que-rien, pas même humain – il ne pouvait pas exercer son activité sans deux membres opérationnels.

Jem Saddler s’arrêta à l’intersection devant eux et souffla sur ses mains jointes. Ses doigts abîmés par le travail dépassaient au bout de ses gants. Le garçon en avait perdu un l’année précédente quand le froid mordant s’était installé. »

Extrait de : B McMaster. « Londres la ténébreuse – De sang et de glace. »

La fugitive de Whitechapel par Bec McMaster

Fiche de La fugitive de Whitechapel

Titre : La fugitive de Whitechapel (tome 1 sur 4 – Londres la ténébreuse)
Auteur : Bec McMaster
Date de parution : 2012
Traduction : T. Scheuer
Editeur : J’ai lu

Première page de La fugitive de Whitechapel

« Si seulement elle avait été un homme…

À Whitechapel, un homme voyait plusieurs choix s’offrir à lui. Il pouvait exercer un métier, ou commettre des vols, ou même devenir membre de l’un des nombreux gangs de la colonie. Les femmes avaient elles aussi des opportunités, mais bien plus limitées, et aucune à laquelle une jeune demoiselle douce et bien élevée puisse aspirer.

À peine six mois plus tôt, d’autres options s’étaient présentées à Honoria Todd. Mais l’immeuble lugubre dans lequel elle vivait aux abords de Whitechapel n’en faisait pas partie. Ni la responsabilité écrasante de veiller sur son frère et sa sœur. Six mois plus tôt, elle était encore une jeune femme respectable, qui occupait une place d’assistante de recherche prometteuse auprès de son père, et qui approchait de la plus grande découverte depuis les hypothèses de Darwin. Une semaine avait suffi pour se faire arracher tout ce qu’elle possédait. Elle songeait parfois que sa plus grosse perte avait été celle de sa naïveté. »

Extrait de : B. McMaster. « La fugitive de Whitechapel – Londres la ténébreuse. »

Erin Morgenstern

Présentation de Erin Morgenstern :

Erin Morgenstern est née le 8 juillet 1978 dans l’État du Massachusetts, cette femme de lettres s’est imposée sur la scène littéraire avec une virtuosité qui force l’admiration. Loin des fracas de la science-fiction ou des épopées guerrières, Erin Morgenstern cultive un jardin plus secret, celui d’une « fantaisie » onirique et délicate, où la magie s’immisce dans notre réalité avec une élégance toute théâtrale.

Elle a d’abord ébloui le monde des belles-lettres par un premier roman d’une folle ambition, Le Cirque des rêves (The Night Circus). Dans cette fresque foisonnante, la romancière nous convie sous les chapiteaux rayés de noir et de blanc d’un cirque fantasmagorique, ouvert seulement de la tombée du jour à l’aube. Elle y orchestre le duel secret de deux jeunes illusionnistes au tournant du siècle, tissant une intrigue où le romantisme le dispute aux prodiges les plus inouïs. Sa prose, d’une grande richesse sensorielle, relève de la véritable orfèvrerie ; on y respire le parfum du caramel et de la poudre à canon, on y palpe le velours des costumes.

Quelques années plus tard, elle a su renouveler cet exploit avec La Mer sans étoiles (The Starless Sea), une œuvre qui se veut un majestueux hommage à l’amour des livres et aux récits enchâssés. Erin Morgenstern nous y entraîne dans les tréfonds d’une bibliothèque souterraine et secrète, un dédale de mythes et de mystères où s’égarent des âmes en quête de sens.

C’est là une littérature d’atmosphère, riche, chatoyante, qui exige du lecteur qu’il s’abandonne tout entier à la rêverie. Une lecture que je ne saurais trop vous conseiller pour agrémenter vos longues soirées d’hiver.

Livres de Erin Morgenstern :

La mer sans étoiles (2019)
Le cirque des rêves (2010)

Pour en savoir plus sur Erin Morgenstern :

La page Wikipédia sur E. Morgenstern
La page Noosfere sur E. Morgenstern
La page isfdb de E. Morgenstern

Chris Wooding

Présentation de Chris Wooding :

Chris Wooding est né le 28 février 1977 à Leicester, au cœur de la perfide – mais néanmoins fort littéraire – Albion, il fait figure de véritable prodige des lettres. Jugez plutôt : c’est à l’âge de dix-neuf printemps seulement qu’il parvint à faire publier son premier tapuscrit, entamant ainsi une carrière des plus prolifiques qui ne s’est, depuis lors, jamais démentie.

Il s’illustre avec une aisance confondante dans les domaines du merveilleux et de l’anticipation, n’hésitant point à marier les genres avec une audace peu commune. On lui doit de fort beaux romans d’apprentissage destinés à la jeunesse, tissant des atmosphères à la fois sombres et féeriques, à l’instar de son fameux ouvrage Poison ou de son Voleur d’Orages.

Mais c’est sans doute avec ses amples fresques que Chris Wooding a conquis ses lettres de noblesse auprès des amateurs de mondes imaginaires. Son cycle du Récit du Tisseur (ou The Braided Path dans la langue de Shakespeare) démontre un goût prononcé pour les tragédies épiques et les magies d’inspiration orientale. Les esprits férus d’aventures trépidantes retiendront tout particulièrement sa truculente série de L’Équipée du Ketty Jay. Dans ces volumes d’une verve inouïe, il nous conte les pérégrinations de flibustiers des airs et autres contrebandiers, naviguant à bord d’aéronefs au beau milieu d’un univers où se côtoient d’antiques sortilèges et de bruyantes machineries. C’est là un divertissement de très haute volée, qui renoue avec l’esprit des grands feuilletons d’aventures d’antan.

Auteur complet, Chris Wooding s’intéresse également au monde du cinématographe et de la télévision, rédigeant des scénarios avec une belle souplesse d’esprit.

Livres de Chris Wooding :

Frey :

La croisée des chemins :

Les disparus du Royaume de Faërie (2003)

Pour en savoir plus sur Chris Wooding :

La page Wikipédia sur C. Wooding
La page Noosfere sur C. Wooding
La page isfdb de C. Wooding

John Shirley

Présentation de John Shirley :

Né le 10 février 1953 à Houston, dans le vaste État du Texas, John Shirley s’est progressivement imposé comme l’une des plumes les plus subversives et avant-gardistes de la littérature d’anticipation nord-américaine. Esprit frondeur, profondément marqué par la contre-culture et la rébellion qui animent la jeunesse marginale, il est aujourd’hui considéré par les exégètes comme l’un des véritables pères fondateurs d’un courant littéraire âpre et électrisant que les critiques nomment le « cyberpunk ».

Son œuvre, d’une rare noirceur, dépeint avec une acuité quasi prophétique les dérives d’une société hyper-industrialisée, dominée par l’emprise des réseaux informatiques, la toute-puissance des conglomérats financiers et la décadence urbaine. C’est un monde de béton, de néons et de microprocesseurs qu’il nous donne à voir, s’éloignant des vaisseaux spatiaux traditionnels pour explorer une science-fiction du caniveau. Il s’est notamment illustré avec sa fameuse trilogie Éclipse (ou A Song Called Youth), où il allie une fine anticipation sociologique à un rythme narratif des plus frénétiques, mettant en scène la résistance d’une jeunesse désenchantée face à la montée de nouvelles tyrannies fascisantes.

Il convient de surcroît de souligner que John Shirley est un artiste aux talents polymorphes, dont la fougue ne saurait être contenue dans les seules pages d’un livre. Ne se limitant point aux horizons romanesques, il a également prêté sa verve au cinématographe, signant par exemple le scénario initial du célèbre et très ténébreux long-métrage The Crow. Plus singulier encore, ce romancier est un authentique musicien, s’illustrant dans le mouvement dit « punk » – cette musique rock aux accents colériques – et rédigeant de nombreux textes de chansons pour le fameux ensemble musical américain Blue Öyster Cult.

C’est donc un auteur total, furieusement moderne et iconoclaste, dont je ne saurais trop vous recommander la lecture si vous ne craignez point de voir vos certitudes bousculées par ses visions d’un futur oppressant.

Livres de John Shirley :

Bioshock Rapture (2011)
La balade de city (1980)
Predator (2007)
Watch Dogs (2014)

Pour en savoir plus sur John Shirley :

La page Wikipédia sur J. Shirley
La page Noosfere sur J. Shirley
La page isfdb de J. Shirley

Bec McMaster

Présentation de Bec McMaster :

Originaire des contrées ensoleillées des antipodes, plus précisément d’Australie, Bec McMaster a nourri son imaginaire dès sa plus tendre jeunesse par des lectures assidues. Si la romancière s’est illustrée dans divers sous-genres de la littérature de l’imaginaire, c’est véritablement par son habileté prodigieuse à bâtir des univers complexes et mécaniques qu’elle a su retenir l’attention des connaisseurs.

En effet, bien que certaines critiques hâtives aient pu réduire son œuvre à de simples marivaudages, il convient d’insister avec la plus grande fermeté sur l’extraordinaire travail de création de son cycle majeur : le London Steampunk. Dans ces pages, la romancière déploie une vision uchronique et ténébreuse de la capitale britannique. Oubliez les bluettes de salon ; ce qui saisit d’emblée le lecteur, c’est la suie des usines, le fracas assourdissant des machineries à vapeur et le tic-tac incessant des engrenages de laiton.

Bec McMaster y dépeint une époque victorienne alternative d’une noirceur fascinante, tenue d’une main de fer par une aristocratie d’outre-tombe (les fameux « Sang-Bleu »). La trame de ses ouvrages fait la part belle aux inventions rétrofuturistes et à une technologie foisonnante, où l’on croise des automates redoutables et des prothèses mécaniques mues par des mécanismes d’horlogerie d’une rare ingéniosité. L’autrice fait preuve d’un talent indéniable pour le « merveilleux scientifique », peignant un monde âpre où la rébellion gronde dans les bas-fonds londoniens noyés dans le brouillard, et où la survie dépend bien souvent de la maîtrise des sciences industrielles plutôt que des seuls élans du cœur.

C’est ce décorum somptueux et étouffant, véritable triomphe de la révolution industrielle dévoyée, qui confère à ses écrits une place de choix dans cette littérature de l’étrange que l’on nomme le « steampunk ».

Livres de Bec McMaster :

Londres la ténébreuse :

Pour en savoir plus sur Bec McMaster :

La page Wikipédia sur B. McMaster
La page Noosfere sur B. McMaster
La page isfdb de B. McMaster

Mark Gatiss

Présentation de Mark Gatiss :

Né le 17 octobre 1966 à Sedgefield, dans le pittoresque comté de Durham, Mark Gatiss est un artiste aux multiples casquettes, comme aiment à le dire nos amis britanniques. Comédien de grand talent, dramaturge et scénariste redoutable, il a su s’imposer sur les planches comme sur notre étrange lucarne (la télévision, s’entend), s’illustrant notamment dans la résurrection de figures mythiques de la culture populaire telles que le fameux détective Sherlock Holmes ou l’énigmatique voyageur temporel de la série Doctor Who.

Cependant, il serait fort fâcheux de réduire ce brillant esprit à ses seuls succès télévisuels. Mark Gatiss manie en effet la plume romanesque avec une élégance et une malice tout à fait remarquables. C’est à ce titre qu’il me faut, comme vous m’y encouragez si justement, mettre en lumière sa savoureuse série littéraire intitulée « Une aventure de Lucifer Box ».

Dans cette trilogie d’espionnage, Mark Gatiss fait étalage de tout son amour pour la période édouardienne et la littérature de mœurs. Il nous y présente le sulfureux Lucifer Box, un dandy à la répartie cinglante, qui gagne officiellement sa vie en peignant les portraits de la bonne société londonienne. Mais sous le vernis de ce peintre excentrique et séducteur invétéré, se cache en vérité le plus redoutable et le plus intrépide des agents secrets au service de Sa Majesté !

Cette série, qui marie avec une habileté diabolique l’esprit persiffleur d’un Oscar Wilde aux aventures trépidantes d’un James Bond, se décline en trois ouvrages fort réjouissants : Le Club Vésuve (où notre héros s’aventure dans les bas-fonds de Naples), suivi par Le Diable dans l’ambre (qui l’entraîne dans les années folles), et enfin Le Papillon noir (où l’on retrouve un Lucifer Box vieillissant mais toujours vert au cœur des années 1950). Mark Gatiss y déploie un style fleuri, un humour délicieusement macabre et un sens du suspense qui tiennent le lecteur en haleine de la première à la dernière page.

Livres de Mark Gatiss :

Une aventure de Lucifer Box :

Pour en savoir plus sur Mark Gatiss :

La page Wikipédia sur M. Gatiss
La page Noosfere sur M. Gatiss
La page isfdb de M. Gatiss

Lia Habel

Présentation de Lia Habel :

Née dans la décennie des années 1980, Lia Habel a vu le jour et grandi dans les paisibles contrées de l’ouest de l’État de New York, aux États-Unis d’Amérique. Fille de parents profondément épris de culture de l’imaginaire, elle nourrit dès sa plus tendre enfance une fascination dévorante pour la figure du monstre, et plus particulièrement pour les trépassés qui, mus par d’obscurs desseins, reviennent hanter le monde des vivants. Avant que de vivre pleinement de sa plume, il est à noter que notre jeune femme dût s’employer à de multiples et modestes labeurs, forgeant ainsi son caractère romanesque.

C’est en mariant cette inclination pour les morts-vivants avec son amour immodéré pour le faste, les bonnes manières et l’esthétique de l’époque victorienne que la romancière a conçu l’œuvre qui assura sa renommée : le diptyque New Victoria (paru originellement sous le titre Dearly, Departed). Dans cet ouvrage fort audacieux, paru dans notre belle patrie au cours des années 2010, Lia Habel dépeint une société de l’avenir ravagée par un funeste virus. L’on y croise des gentilshommes revenus d’outre-tombe, s’efforçant de conserver la raison et la courtoisie de leur vie passée, le tout évoluant dans un univers foisonnant de machines à vapeur et de robes à crinoline. Ce réjouissant mélange des genres, que les amateurs de frissons anticipatifs nomment communément le « steampunk », a su captiver une vaste audience.

Les péripéties haletantes de cette intrigue se sont ensuite vues enrichies d’un second volume, baptisé Rébellion (ou Dearly, Beloved dans la langue de Shakespeare), confirmant le talent de Lia Habel pour bâtir des atmosphères dramatiques et macabres. Bien que sa production littéraire demeure à ce jour modeste en nombre, la fertilité de son imagination témoigne d’une indéniable vivacité d’esprit.

Livres de Lia Habel :

New Victoria :

Intégrales :

Pour en savoir plus sur Lia Habel :

La page Wikipédia sur L. Habel
La page Noosfere sur L. Habel
La page isfdb de L. Habel