Auteur/autrice : CH91

 

Vie et aventures de Nicolas Nickleby par Charles Dickens

Fiche de Vie et aventures de Nicolas Nickleby

Titre : Vie et aventures de Nicolas Nickleby
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1838
Traduction :
Editeur : BNF

Première page de Vie et aventures de Nicolas Nickleby

« Il y avait une fois, dans un coin du Devonshire, un digne gentleman du nom de Godefroy Nickleby qui avait attendu un peu tard pour se marier. Comme il n’était ni assez jeune ni assez riche pour aspirer à la main d’une héritière, il avait épousé, par pure affection, une vieille inclination.

Le revenu de M. Nickleby, au moment de son mariage, flottait entre 1 500 et 2 000 francs de rente, au plus.

Enfin, au bout de cinq ans, lorsque Mme Nickleby eut fait présent de deux fils à son époux, et que ce gentleman dans l’embarras, préoccupé de la nécessité de pourvoir à l’existence de sa famille, songeait sérieusement à aller prendre une assurance sur la vie pour le premier trimestre et puis à se laisser choir après cela par accident du haut de la fameuse colonne, il reçut un matin, par la poste, une lettre bordée de noir. Cette lettre l’informait que son oncle, M. Ralph Nickleby, venait de mourir, et lui avait laissé en totalité son petit avoir, montant à la somme de 125 000 francs. »

Extrait de : C. Dickens. « Vie et aventures de Nicolas Nickleby. »

Vie et aventures de Martin Chuzzlewit (partie 2) par Charles Dickens

Fiche de Vie et aventures de Martin Chuzzlewit

Titre : Vie et aventures de Martin Chuzzlewit
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1844
Traduction :
Editeur : Bibebook

Première page de Vie et aventures de Martin Chuzzlewit

« Les lois sympathiques qui existent entre les barbes et les oiseaux, et la cause secrète de cette attraction en vertu de laquelle celui qui rase les unes fait souvent commerce des autres, voilà des questions dignes d’exercer le raisonnement subtil des corps savants ; d’autant plus que leur examen pourrait bien n’aboutir à aucune conclusion définitive. Il suffira de savoir que l’artiste capillaire qui avait l’honneur de loger mistress Gamp à son premier étage, cumulait la double profession de barbier et d’oiselier, et que ce n’était pas chez lui le fait d’une fantaisie originale, car il avait en ce genre, dans les rues voisines et dans les faubourgs de la ville, une légion de rivaux.

Ce digne logeur se nommait en réalité Paul Sweedlepipe. Mais on l’appelait généralement Poll Sweedlepipe ; et généralement aussi on était persuadé, entre amis et voisins, que c’était là son vrai nom de baptême. »

Extrait de : C. Dickens. « Vie et aventures de Martin Chuzzlewit – Tome II. »

Vie et aventures de Martin Chuzzlewit (partie 1) par Charles Dickens

Fiche de Vie et aventures de Martin Chuzzlewit

Titre : Vie et aventures de Martin Chuzzlewit
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1844
Traduction :
Editeur : Bibebook

Première page de Vie et aventures de Martin Chuzzlewit

« Comme il n’est personne, soit dame, soit gentleman, pour peu qu’il ait quelque prétention à compter dans la société des gens comme il faut, qui puisse se permettre de montrer de la sympathie pour la famille Chuzzlewit, à moins de se bien assurer d’abord de l’extrême ancienneté de sa race, on apprendra avec une grande satisfaction que, sans le moindre contredit, elle descendait en ligne directe d’Adam et Eve, et que, vers ces derniers temps, elle avait ses intérêts étroitement liés à l’agriculture. Si un esprit envieux ou malicieux donnait à entendre qu’un Chuzzlewit, dans une des périodes des annales de la famille, ait pu déployer un peu trop d’orgueil de caste, cette faiblesse mériterait, à coup sûr, moins de blâme que d’indulgence, si l’on veut bien tenir compte de l’immense supériorité de cette maison sur le reste de l’humanité, eu égard à la haute antiquité de son origine. »

Extrait de : C. Dickens. « Vie et aventures de Martin Chuzzlewit – Tome I. »

Paris et Londres en 1793 par Charles Dickens

Fiche de Paris et Londres en 1793

Titre : Paris et Londres en 1793
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1859
Traduction : M. Loreau
Editeur : Feedbooks

Première page de Paris et Londres en 1793

« C’était le meilleur et le pire de tous les temps, le siècle de la folie et celui de la sagesse ; une époque de foi et d’incrédulité ; une période de lumières et de ténèbres, d’espérance et de désespoir, où l’on avait devant soi l’horizon le plus brillant, la nuit la plus profonde ; où l’on allait droit au ciel et tout droit à l’enfer.

Bref, c’était un siècle si différent du nôtre, que, suivant l’opinion des autorités les plus marquantes, on ne peut en parler qu’au superlatif, soit en bien, soit en mal.

En ce temps-là, un roi pourvu d’une forte mâchoire, et une reine ayant un laid visage, régnaient en Angleterre, pendant qu’un roi pourvu d’une mâchoire non moins forte, et une reine ayant un beau visage, occupaient le trône de France.

Dans l’un et dans l’autre pays, il était plus clair que le cristal, pour tous les grands de l’État, que le miracle de la multiplication des pains se renouvelait tous les jours, et que l’ordre des choses établi ne devait jamais changer. »

Extrait de : C. Dickens. « Paris et Londres en 1793 – Le Marquis de Saint-Évremont. »

Oliver Twist par Charles Dickens

Fiche de Oliver Twist

Titre : Oliver Twist
Auteur : Charles Dickens
Date de parution : 1878
Traduction : E. de la Bédollière
Editeur : BNF

Première page de Oliver Twist

« Au nombre des établissements publics d’une certaine ville d’Angleterre que, pour bien des raisons, je m’abstiendrai prudemment de désigner, et à laquelle, pourtant, je ne prêterai aucun nom imaginaire, il en est un, commun à presque toutes les villes, petites ou grandes, qu’elle se fait gloire de posséder : un dépôt de mendicité ; et dans cet asile philanthropique, un certain jour et à une certaine époque que je ne crois pas nécessaire de préciser, d’autant plus que cela ne serait d’aucune utilité pour le lecteur, du moins pour le présent, naquit le petit mortel dont le nom est placé en tête de ce chapitre.

Il y avait déjà près de cinq minutes que le chirurgien des pauvres de la paroisse l’avait introduit dans ce monde de misères et de souffrances, qu’on doutait encore qu’il pût vivre pour porter un nom quelconque. Il s’ensuivit que, après plusieurs efforts, il respira, éternua, et, par un cri aussi perçant qu’on pouvait raisonnablement l’attendre d’un enfant mâle qui ne possédait cet apanage si utile, le don de la voix, que depuis cinq minutes et quelques secondes, il annonça aux commensaux du dépôt de mendicité le fait d’une nouvelle charge que son entrée dans le monde allait imposer à la paroisse. »

Extrait de : C. Dickens. « Oliver Twist. »

Watch Dogs : dark clouds par John Shirley

Fiche de Watch Dogs : dark clouds

Titre : Watch Dogs : dark clouds
Auteur : John Shirley
Date de parution : 2014
Traduction :
Editeur : Lumen

Première page de Watch Dogs : dark clouds

« Il traquait Aiden Pearce depuis des semaines. Dans la brume de novembre, sous un soleil timide en partie voilé par un fin rideau de nuages gris, Mick Jeremiah Wolfe arpentait la rive du lac Michigan, plutôt heureux d’être enfin de retour à Chicago. Malgré le froid glacial et en dépit de l’anxiété qui le rongeait, il avait l’intime conviction d’être à sa place dans cette fourmilière urbaine. Il avait grandi dans un quartier surnommé Back of the Yards, « l’arrière-cour », situé comme son nom l’indiquait derrière les anciens abattoirs de la ville. De ses yeux bleu acier jusqu’à la pointe de ses bottes militaires, Wolfe se sentait profondément lié à la ville qui l’avait vu naître. Il portait toujours ses rangers et sa veste de membre de la Delta Force, mais le vêtement n’arborait plus ni ses galons de sergent-chef, ni l’écusson des forces spéciales. On les lui avait arrachés, bien sûr, après son renvoi de l’armée pour manquement à l’honneur. »

Extrait de : J. Shirley. « Watch Dogs. »

Predator minuit à jamais par John Shirley

Fiche de Predator minuit à jamais

Titre : Predator minuit à jamais
Auteur : John Shirley
Date de parution : 2007
Traduction : B. Rivière
Editeur : Outworld Editions

Première page de Predator minuit à jamais

« 5 décembre 1804

Menant sa troupe de réfugiés tout en luttant pour conserver un fragment de bon sens, Lucius Broagham s’enfonce dans la jungle. Il ne doit pas perdre son sang-froid s’il veut survivre. Pour le bien de ses compagnons, il le doit. C’est la seule chose décente à faire. Et c’est son devoir. Après tout, ils sont sous son commandement. Ce serait tellement plus facile de lâcher ce fardeau et de céder à la folie comme l’a fait O’Hara, en attendant que les sombres créatures de cette jungle maudite fassent de vous leur prochain repas.

Ici, la raison devient aussi fragile qu’un château de cartes. Ils ont vu plusieurs lunes illuminer le ciel avant de plonger dans la jungle. N’ont-ils pas vu aussi ces créatures à trois pattes dont le front semble pousser séparément de la tête ? N’ont-ils pas vu également ces choses ressemblant à des méduses flottant dans l’air et non dans l’eau ? »

Extrait de : J. Shirley. « Predator – Minuit à jamais. »

La balade de city par John Shirley

Fiche de La balade de city

Titre : La balade de city
Auteur : John Shirley
Date de parution : 1980
Traduction : E. Bakhtadzé
Editeur : J.-C. Lattès

Première page de La balade de city

« Elle pose le casque sur ses oreilles et fait un signe ; de l’autre côté de la vitre, le technicien acquiesce d’un hochement de tête et enfonce un bouton.

Le premier morceau, du rock dur et improvisé qu’on appelle parfois angst rock, a été enregistré quelques semaines auparavant. Elle est chanteuse et leader de l’orchestre. Elle est la première à entendre la bande enfin mixée ; il a d’abord fallu trouver l’argent pour payer le studio. Elle n’a pas encore décroché le contrat qui permettrait d’en sortir un disque. Il n’y aura d’ailleurs peut-être jamais de contrat.

Elle s’appelle Sonja Pflug, Catz Wailen de son nom de scène. Tout le monde l’appelle Catz, maintenant, même sa famille. Cela fait deux minutes que la bande tourne, et peu à peu son front se plisse. Une moue perplexe incurve ses lèvres. Elle écoute en secouant doucement la tête. »

Extrait de : J. Shirley. « La balade de City. »

Bioshock Rapture par John Shirley

Fiche de Bioshock Rapture

Titre : Bioshock Rapture
Auteur : John Shirley
Date de parution : 2011
Traduction : C. Degottex
Editeur : Bragelonne

Première page de Bioshock Rapture

« Lorsque Sullivan, le chef de la sécurité, entra dans le bureau du Grand Homme au siège social de son empire, ce fut pour le trouver debout devant son immense baie vitrée, la silhouette auréolée par les lumières de la ville au-dehors. L’endroit n’était éclairé qu’à l’autre bout de la pièce par une lampe aux reflets verts posée sur la vaste table de travail en verre, si bien que le Grand Homme disparaissait presque entièrement dans la pénombre : les mains dans les poches d’un veston de costume sur mesure impeccable, il scrutait d’un regard maussade la ligne des toits new-yorkais.

Il était 20 heures, et le chef Sullivan – un homme d’âge moyen au costume détrempé par la pluie – n’aspirait plus qu’à rentrer chez lui, envoyer valser ses chaussures et écouter le match de boxe diffusé à la radio. Pour son malheur, le Grand Homme travaillait souvent tard, et il attendait avec impatience ses deux comptes-rendus. Pour autant, Sullivan avait tout de même hâte de tirer un trait sur l’un d’entre eux : celui sur le Japon. Rien que d’y penser il lui prenait une envie irrépressible de s’envoyer dans la seconde un petit remontant. Malheureusement, le Grand Homme ne lui en offrirait pas, c’était certain. »

Extrait de : J. Shirley. « Bioshock : Rapture. »

La proie et le chasseur par Bec McMaster

Fiche de La proie et le chasseur

Titre : La proie et le chasseur (tome 4 sur 4 – Londres la ténébreuse)
Auteur : Bec McMaster
Date de parution : 2014
Traduction : T. Scheuer
Editeur : J’ai lu

Première page de La proie et le chasseur

« Un rêve de soie rouge…

Garrett Reed ajusta son nœud papillon blanc et jeta un coup d’œil à la foule d’aristocrates élégamment vêtus avant d’ouvrir la porte du fiacre.

— Eh bien, il était temps !

Il coula un regard à la jeune femme, puis au tissu de soie rouge et moulant de sa robe, et à la bande de dentelle qui bordait sa poitrine haute. Perry jura tout bas en tentant de rassembler ses jupes d’une main, l’éventail plaqué de laiton dont elle se servait comme d’une arme dans l’autre.

— Tu pourrais me proposer ton aide.

Il aurait dû, en effet. Garrett essayait encore de reprendre ses esprits. Jamais auparavant il n’avait vu Perry ainsi vêtue ; et jamais il n’aurait pensé qu’elle pourrait se transformer de la sorte. Depuis qu’il la connaissait, elle avait toujours arboré le pantalon de cuir moulant de la Guilde des Engoulevents, pour chasser à ses côtés les voleurs et les assassins à travers Londres. Au premier regard, la plupart des gens la prenaient pour un jeune garçon, et Garrett lui-même ne pensait jamais à elle comme à une femme. Jusqu’à ce soir, du moins. »

Extrait de : B. McMaster. « Londres la ténébreuse – La proie et le chasseur. »