Catégorie : Livres
L’épée Arhapal par Daniel Sernine

Fiche de L’épée Arhapal
Titre : L’épée Arhapal
Auteur : Daniel Sernine
Date de parution : 1981
Editeur : Editions Paulines
Première page de L’épée Arhapal
« Le soleil était sur le point de se coucher derrière la Butte-au-Pendu, juste à l’ouest de St-Imnestre. La forêt couvrait les pentes de cette petite colline ; parmi les arbres, un homme avançait. À l’approche du hameau, il ralentit, fit attention de ne causer aucun bruit. Il connaissait bien le chemin pour l’avoir suivi quelques fois déjà. Lorsqu’il fut en vue de la forge, la maison la plus proche de la forêt, il se dissimula derrière un tronc pour observer la disposition des lieux.
Puis il leva les yeux vers une branche de l’arbre auquel il s’appuyait. Un grand hibou était perché au-dessus de lui, semblant regarder dans la même direction.
Alors, tout bas pour ne pas être entendu de la maison proche, l’homme parla au hibou… »
Extrait de : D. Sernine. « L’épée Arhapal. »
Chronoreg par Daniel Sernine

Fiche de Chronoreg
Titre : Chronoreg
Auteur : Daniel Sernine
Date de parution : 1999
Editeur : Editions Alire
Première page de Chronoreg
« Trois hélijets survolent le village à basse altitude. Dans le battement sourd des rotors, trois ombres massives glissent sur les façades.
Lorsque les vitrines de la taverne cessent de vibrer, le temps s’arrête de nouveau et il n’y a plus de mouvement que celui des ventilateurs au plafond. Denis Blackburn se tourne, lève ses verres fumés. D’une poche intérieure il sort un sachet transparent dont il verse le contenu dans sa paume. Douze capsules bleutées ; il les a souvent regardées depuis hier.
Un narcotrafiquant descendait de l’avion de Miami. On l’a repéré et, au comptoir de la douane, on a cassé sa valise pour en ouvrir le double fond. L’Étatsunien a voulu s’enfuir avec une poignée de sachets, il y a eu bousculade, on l’a plaqué au mur. Blackburn a vu un douanier ramasser un sachet tombé à l’écart et le mettre dans sa poche. « Chronoreg », a compris Blackburn parmi les éclats de l’altercation. Il a saisi le douanier par le bras et l’a tiré à l’écart, fermement, à la faveur de la pagaille. »
Extrait de : D. Sernine. « Chronoreg. »
Aurores boréales 2 par Daniel Sernine

Fiche de Aurores boréales 2
Titre : Aurores boréales 2
Auteur : Daniel Sernine
Date de parution : 1985
Editeur : Editions Le Préambule
Sommaire de Aurores boréales 2 :
- Hypercruise par M. Lamontagne
- Nature morte par C. Montpetit
- Xils par E. Rochon
- Manipulation par J.-F. Somcynsky
- Echo Beach par J.-P. Gervais
- L’incident Chicago par J. Dion
- Le rébellion de Toby Arden par F. Pelletier
- Poisson-soluble par J. Champetier
- Loin des vertes prairies par D. Sernine
- Le jeu des coquilles de Nautilus par E. Vonarburg
Les passerelles du temps par Daniel Sernine

Fiche de Les passerelles du temps
Titre : Les passerelles du temps (Tome 4 sur 4 – La suite du temps)
Auteur : Daniel Sernine
Date de parution : 2023
Editeur : Editions Alire
Première page de Les passerelles du temps
« Gareth Westmaas émerge péniblement d’un rêve gris, persistant. Un de ces rêves architecturaux qui lui viennent à l’occasion, nés de l’imagination d’un Escher qui aurait troqué la gravure contre la peinture, dans une palette de pierre et de béton.
Westmaas y erre comme dans un labyrinthe, gravissant des passerelles ou des rampes monumentales, vers de hautes portes sans battant ouvertes dans des murailles. Tributaire d’une gravité capricieuse, il s’aventure sur des arcs-boutants reliant des corniches ou des escaliers vertigineux, accrochés à des édifices cyclopéens. Une grisaille crépusculaire règne sur cette topographie anguleuse, et lorsque des arches ouvrent sur l’extérieur, c’est vers des horizons mornes, des ciels de plomb où des orbes laiteux luisent suspendus.
Depuis un interminable moment, le quinquagénaire sait que le réveil est proche, et pourtant les liens ouateux du rêve ne relâchent pas leur captif, tels des sables mouvants faits de brume. »
Extrait de : D. Sernine. « La Suite du temps – Les passerelles du temps. »
Les écueils du temps par Daniel Sernine
Fiche de Les écueils du temps
Titre : Les écueils du temps (Tome 3 sur 4 – La suite du temps)
Auteur : Daniel Sernine
Date de parution : 2008
Editeur : Editions Alire
Première page de Les écueils du temps
« Les mains croisées derrière la tête, Nicolas Dérec avait les yeux grands ouverts malgré l’heure tardive. Dans l’obscurité, il était couché face au large hublot trapézoïdal de sa cabine, dont la transparence donnait vue sur le plus grand vide que Dérec eût jamais contemplé.
Tout cela se jouait dans sa tête, bien entendu. L’espace ici n’était pas tellement plus vide qu’à hauteur de l’orbite saturnienne, par exemple, et l’on apercevait la même quantité d’étoiles. Non, c’était de se savoir si loin qui lui donnait ce sentiment.
Le Sköll patrouillait la Ceinture de Kuiper. La densité de comètes à courte période augmentait à mesure qu’il se rapprochait du cœur de la Ceinture, mais il s’agissait d’une « densité » toute statistique. Nul besoin de guetter à la vigie pour éviter ces icebergs de l’espace. La Ceinture de Kuiper n’était pas plus « ceinture » que le Nuage d’Oort n’était « nuage ». »
Extrait de : D. Sernine. « Les Écueils Du Temps – La suite du temps. »
Les archipels du temps par La suite du temps
Fiche de Les archipels du temps
Titre : Les archipels du temps (Tome 2 sur 4 – La suite du temps)
Auteur : Daniel Sernine
Date de parution : 2005
Editeur : Editions Alire
Première page de Les archipels du temps
« Érymède avait la couleur d’un bloc de charbon dérivant dans l’espace.
Son côté tourné vers le Soleil était gris sombre, l’autre noir comme le vide hormis un cercle incandescent. Seul dessinait sa forme l’infime pointillé lumineux de ses installations externes, les cercles bleutés de ses cités-cratères et les cercles verts de ses parcs-cratères.
Les poètes avaient beau chercher des analogies plus élégantes, Érymède présentait l’aspect d’une immense pomme de terre calcinée qu’une moisissure phosphorescente aurait contaminée d’un côté. De l’autre, invisible aux Terriens comme à la plupart des Éryméens, la fournaise ardente du réacteur éjectait un torrent de plasma dans l’espace, contrant la force centrifuge que l’astéroïde subissait du fait de sa vitesse.
Bril Ghyota ramena son attention à la chorégraphie théâtrale qui se déroulait devant la Sphère céleste. Les acteurs, vêtus de scaphandres moulants, portaient des masques à même les visières de leurs casques compacts, masques aux traits mobiles dont les expressions reproduisaient celles de leur visage. »
Extrait de : D. Sernine. « Les Archipels Du Temps – La suite du temps. »
Les méandres du temps par Daniel Sernine
Fiche de Les méandres du temps
Titre : Les méandres du temps (Tome 1 sur 4 – La suite du temps)
Auteur : Daniel Sernine
Date de parution : 2004
Editeur : Editions Alire
Première page de Les méandres du temps
« Du revers des doigts, Karilian frôle la vitre, comme pour s’assurer qu’il y a bien une barrière entre lui et cette vue immense, crêtes arrondies se succédant, de plus en plus pâles, jusqu’à un horizon nébuleux. L’air frais des Appalaches ne lui parvient pas, cela crée un isolement, du moins partiel.
Derrière lui, Cotnam a remarqué son geste :
— Préférez-vous vous installer sur le balcon ? Ce sera presque aussi tranquille : vous n’entendrez que les oiseaux.
— Non, non. Dans le salon, ce sera parfait.
Le salon est un bon refuge contre l’agoraphobie, le panorama restant inoffensif derrière la grande fenêtre.
Cotnam quitte la pièce.
Karilian ne bouge pas, maîtrisant son malaise, promenant délibérément son regard sur la forêt du Maine qui moutonne jusqu’au fond d’un vallon puis remonte à l’assaut d’une montagne – de bien vieilles et bien modestes montagnes. »
Extrait de : D. Sernine. « Les Méandres Du Temps – La suite du temps. »
Cauchemar à la scierie par Lemony Snicket

Fiche de Cauchemar à la scierie
Titre : Cauchemar à la scierie (Tome 4 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2000
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan
Première page de Cauchemar à la scierie
« Tôt ou tard dans votre vie – en fait, très bientôt, je parie –, vous vous lancerez dans une lecture et vous noterez que, bien souvent, la première phrase d’un livre en dit long sur le genre d’histoire qui va suivre.
Par exemple, lorsqu’un livre commence par cette phrase : « Il était une fois une famille de gentils petits écureuils qui vivaient dans un arbre creux », il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à une bande d’animaux malins, qui parlent et font des farces en tous genres. Lorsqu’il commence par cette phrase : « Emily s’assit et baissa le nez vers les crêpes aux myrtilles que venait de lui servir sa mère, mais elle était trop angoissée à l’idée de ce camp de vacances à Grattecime-les-Pins pour avaler une bouchée », il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à une bande de filles délurées, qui s’amusent comme des petites folles et n’arrêtent pas de pouffer de rire. Et lorsqu’il commence par cette phrase : « Gary huma le cuir de son gant de base-ball flambant neuf, tout en guettant son copain Larry au coin de la rue », il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à une bande de garçons remuants, qui se démènent comme des enragés et décrochent une coupe ou un quelconque trophée. »
Extrait de : L Snicket. « Cauchemar à la scierie – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »
Ouragan sur le lac par Lemony Snicket

Fiche de Ouragan sur le lac
Titre : Ouragan sur le lac (Tome 3 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2000
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan
Première page de Ouragan sur le lac
« A les voir tous les trois assis sur leurs valises, nez au vent, au bout du quai de Port-Damoclès, on aurait cru les enfants Baudelaire au seuil d’une palpitante aventure. Après tout, les trois orphelins débarquaient juste du Tournevire, le ferry reliant les deux rives du lac Chaudelarmes, et s’apprêtaient à habiter là, chez leur tante Agrippine. D’ordinaire, ce genre de commencement annonce d’excellents moments, palpitants, inoubliables.
On l’aurait cru. On se serait trompé. Car si Violette, Klaus et Prunille étaient bien sur le point de vivre des moments palpitants, aucun de ces moments n’allait être excellent comme pourraient l’être, par exemple, un rodéo ou un tour de grande roue. Inoubliables, oh ! ils le seraient. Comme la rencontre d’un loup-garou dans un roncier par une nuit sans lune. J’en suis navré, mais si vous cherchez une histoire où on s’amuse follement, vous n’avez pas choisi le bon livre. Car, pour s’amuser follement, les enfants Baudelaire manquaient d’occasions, tant la malchance s’acharnait sur eux. C’est bien simple : leurs aventures sont si
désolantes qu’il m’en coûte de les raconter. »
Extrait de : L. Snicket. « Ouragan sur le lac – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »
Le laboratoire aux serpents par Lemony Snicket

Fiche de Le laboratoire aux serpents
Titre : Le laboratoire aux serpents (Tome 2 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 1999
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan
Première page de Le laboratoire aux serpents
« La route de Port-Brumaille à Morfonds est sans doute la plus lugubre au monde. Passé les derniers entrepôts, elle prend le nom de « route des Pouillasses » et longe interminablement des prés couleur de chou trop cuit, semés de pommiers rachitiques aux fruits si aigres que leur vue suffît à donner la colique. Puis elle franchit la Panade, aux trois quarts emplie de vase noire et peuplée de poissons peu engageants, enfin elle décrit une boucle serrée autour d’une usine de moutarde forte, grâce à laquelle tout le secteur respire un air vivifiant.
Il m’en coûte de le dire, mais le présent épisode débute, pour les orphelins Baudelaire, sur cette section de route exécrable, dans la grande banlieue de leur ville natale, et les choses vont aller de mal en pis.
De tous les êtres au monde accablés par le destin (et vous savez qu’il n’en manque point), les enfants Baudelaire remportent la palme. Leur série de misères a commencé par un épouvantable incendie dans lequel ils ont perdu – tout à la fois – leurs deux parents et le toit qui les avait vus naître. »
Extrait de : L. Snicket. « Le laboratoire aux serpents – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »