Étiquette : Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire

 

Panique à la clinique par Lemony Snicket

Fiche de Panique à la clinique

Titre : Panique à la clinique (Tome 8 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2001
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan

Première page de Panique à la clinique

« Il peut y avoir deux raisons pour qu’une phrase s’achève par le mot « stop » écrit en lettres capitales, STOP.

La première est que cette phrase figure dans un télégramme, autrement dit un message codé transmis par câble électrique. Dans un télégramme, pas de point final, chaque phrase se termine par STOP.

La deuxième est que son auteur souhaite mettre le lecteur en garde : les lignes qui suivent sont insoutenables, prière de ne pas lire un mot de plus, STOP.

Ce livre-ci, par exemple, relate un pan de la vie des orphelins Baudelaire si sombre et si calamiteux que, si vous aviez pour deux sous de bon sens, vous l’auriez déjà jeté du haut d’une falaise. Mais je vois bien qu’il n’en est rien, vous êtes encore en train de lire – alors, pitié, je vous en conjure, STOP.

En fait, il est une troisième raison pour qu’une phrase s’achève par STOP. Et c’est tout simplement lorsqu’elle se présente ainsi : « Notre héros fit halte ; devant lui se dressait un panneau STOP. »

Les orphelins Baudelaire firent halte. Devant eux ne se dressait aucun panneau STOP. Devant eux ne se dressait pas le moindre panneau routier. »

Extrait de : L. Snicket. « Panique à la clinique – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »

L’arbre aux corbeaux par Lemony Snicket

Fiche de L’arbre aux corbeaux

Titre : L’arbre aux corbeaux (Tome 7 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2001
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan

Première page de L’arbre aux corbeaux

« On vous l’a sûrement déjà dit, il faut apprendre à bien choisir ses lectures. Mal les choisir peut nuire gravement à la santé.

Un exemple. Vous vous baladez en montagne et, tout en marchant, vous lisez les œuvres complètes d’Hérodote au lieu de lire :

ATTENTION, RAVIN.

Vous n’irez pas au bout de cette lecture. Vous n’avez pas fait le bon choix.

Autre exemple. Vous préparez de la pâte à crêpes, mais, au lieu d’un bon manuel de cuisine, vous ouvrez Le Plâtre en dix leçons. Vos crêpes risquent d’être un peu lourdes. Vous n’avez pas fait le bon choix.

Dernier exemple. Le livre que vous avez en main est écrit d’une plume des plus noires, et vous seriez bien inspiré de l’échanger contre un autre. Pourquoi pas Le Petit Lutin rose, qui raconte l’histoire d’un farfadet au pays des fées ? Si, malgré cette mise en garde, vous vous entêtez à lire ce qui suit, vous allez cauchemarder toute la nuit et demain vous vous éveillerez avec des yeux de calmar bouilli. »

Extrait de : L. Snicket. « L’arbre aux corbeaux – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »

Ascenseur pour la peur par Lemony Snicket

Fiche de Ascenseur pour la peur

Titre : Ascenseur pour la peur (Tome 6 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2001
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan

Première page de Ascenseur pour la peur

« Quelle est la différence, au juste, entre inquiet et anxieux ? Si cette grave question vous angoisse, le livre que vous avez en main est l’un des deux ouvrages au monde pouvant vous apporter la réponse.

L’autre est évidemment le dictionnaire.

À votre place, je lirais plutôt le dictionnaire.

Tout comme ce livre-ci, le dictionnaire vous apprendra qu’être inquiet, c’est éprouver de la crainte mêlée d’incertitude ; être anxieux revient à peu près au même, mais en plus fort encore, avec un net sentiment de danger. Inquiet, vous pouvez l’être, par exemple, au moment de servir à vos amis votre célèbre crème caramel, parce que vous vous demandez soudain si c’était une bonne idée d’y ajouter, pour changer un peu, quelques escargots à l’ail. Mais si c’est un alligator entier que vous servez, et si, en vérifiant la cuisson, vous le trouvez encore frétillant, vous serez plutôt anxieux – l’incertitude étant de savoir qui va dîner, pour finir. »

Extrait de : L. Snicket. « Ascenseur pour la peur – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »

Piège au collège par Lemony Snicket

Fiche de Piège au collège

Titre : Piège au collège (Tome 5 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2000
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan

Première page de Piège au collège

« S’il existait une médaille d’or réservée à la pire chipie de la planète, elle serait détenue – et pour longtemps – par une certaine Carmelita Spats. De toute manière, l’intéressée vous l’aurait arrachée des mains, cette médaille, si vous aviez tardé à la lui donner. Carmelita Spats était une petite pimbêche teigneuse, hargneuse, arrogante, revêche, et il m’en coûte de parler d’elle. Cette histoire contient déjà bien assez de choses pénibles sans être obligé, en plus, de décrire une mégère en herbe.

Les vrais héros de ce récit sont les orphelins Baudelaire, par bonheur, et non Carmelita Spats. Et si ces trois-là détenaient une médaille, ce serait celle de la résistance à l’adversité. Adversité est un vieux mot qui regroupe les coups du sort, les ennuis, les calamités, bref, tout ce qui vous tombe sur le dos, de préférence en cascade. Or les coups du sort, justement, étaient la grande spécialité de Violette, Klaus et Prunille Baudelaire. Leurs misères avaient débuté un jour qu’ils flânaient sur une plage. »

Extrait de : L. Snicket. « Piège au collège – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »

Cauchemar à la scierie par Lemony Snicket

Fiche de Cauchemar à la scierie

Titre : Cauchemar à la scierie (Tome 4 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2000
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan

Première page de Cauchemar à la scierie

« Tôt ou tard dans votre vie – en fait, très bientôt, je parie –, vous vous lancerez dans une lecture et vous noterez que, bien souvent, la première phrase d’un livre en dit long sur le genre d’histoire qui va suivre.

Par exemple, lorsqu’un livre commence par cette phrase : « Il était une fois une famille de gentils petits écureuils qui vivaient dans un arbre creux », il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à une bande d’animaux malins, qui parlent et font des farces en tous genres. Lorsqu’il commence par cette phrase : « Emily s’assit et baissa le nez vers les crêpes aux myrtilles que venait de lui servir sa mère, mais elle était trop angoissée à l’idée de ce camp de vacances à Grattecime-les-Pins pour avaler une bouchée », il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à une bande de filles délurées, qui s’amusent comme des petites folles et n’arrêtent pas de pouffer de rire. Et lorsqu’il commence par cette phrase : « Gary huma le cuir de son gant de base-ball flambant neuf, tout en guettant son copain Larry au coin de la rue », il y a de fortes chances pour qu’on ait affaire à une bande de garçons remuants, qui se démènent comme des enragés et décrochent une coupe ou un quelconque trophée. »

Extrait de : L Snicket. « Cauchemar à la scierie – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »

Ouragan sur le lac par Lemony Snicket

Fiche de Ouragan sur le lac

Titre : Ouragan sur le lac (Tome 3 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 2000
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan

Première page de Ouragan sur le lac

« A les voir tous les trois assis sur leurs valises, nez au vent, au bout du quai de Port-Damoclès, on aurait cru les enfants Baudelaire au seuil d’une palpitante aventure. Après tout, les trois orphelins débarquaient juste du Tournevire, le ferry reliant les deux rives du lac Chaudelarmes, et s’apprêtaient à habiter là, chez leur tante Agrippine. D’ordinaire, ce genre de commencement annonce d’excellents moments, palpitants, inoubliables.

On l’aurait cru. On se serait trompé. Car si Violette, Klaus et Prunille étaient bien sur le point de vivre des moments palpitants, aucun de ces moments n’allait être excellent comme pourraient l’être, par exemple, un rodéo ou un tour de grande roue. Inoubliables, oh ! ils le seraient. Comme la rencontre d’un loup-garou dans un roncier par une nuit sans lune. J’en suis navré, mais si vous cherchez une histoire où on s’amuse follement, vous n’avez pas choisi le bon livre. Car, pour s’amuser follement, les enfants Baudelaire manquaient d’occasions, tant la malchance s’acharnait sur eux. C’est bien simple : leurs aventures sont si
désolantes qu’il m’en coûte de les raconter. »

Extrait de : L. Snicket. « Ouragan sur le lac – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »

Le laboratoire aux serpents par Lemony Snicket

Fiche de Le laboratoire aux serpents

Titre : Le laboratoire aux serpents (Tome 2 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 1999
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan

Première page de Le laboratoire aux serpents

« La route de Port-Brumaille à Morfonds est sans doute la plus lugubre au monde. Passé les derniers entrepôts, elle prend le nom de « route des Pouillasses » et longe interminablement des prés couleur de chou trop cuit, semés de pommiers rachitiques aux fruits si aigres que leur vue suffît à donner la colique. Puis elle franchit la Panade, aux trois quarts emplie de vase noire et peuplée de poissons peu engageants, enfin elle décrit une boucle serrée autour d’une usine de moutarde forte, grâce à laquelle tout le secteur respire un air vivifiant.

Il m’en coûte de le dire, mais le présent épisode débute, pour les orphelins Baudelaire, sur cette section de route exécrable, dans la grande banlieue de leur ville natale, et les choses vont aller de mal en pis.

De tous les êtres au monde accablés par le destin (et vous savez qu’il n’en manque point), les enfants Baudelaire remportent la palme. Leur série de misères a commencé par un épouvantable incendie dans lequel ils ont perdu – tout à la fois – leurs deux parents et le toit qui les avait vus naître. »

Extrait de : L. Snicket. « Le laboratoire aux serpents – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »

Tout commence mal… par Lemony Snicket

Fiche de Tout commence mal…

Titre : Tout commence mal… (Tome 1 sur 13 – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire)
Auteur : Lemony Snicket
Date de parution : 1999
Traduction : R.M Vassallo
Editeur : Nathan

Première page de Tout commence mal…

« Si vous aimez les histoires qui finissent bien, vous feriez beaucoup mieux de choisir un autre livre. Car non seulement celui-ci finit mal, mais encore il commence mal, et tout y va mal d’un bout à l’autre, ou peu s’en faut. C’est que, dans la vie des enfants Baudelaire, les choses avaient une nette tendance à aller toujours de travers. Violette, Klaus et Prunille Baudelaire étaient pourtant des enfants charmants, des enfants intelligents, pleins de ressources et loin d’être laids. Mais le sort les avait pourvus d’une malchance inimaginable, et presque tout ce qui leur arrivait était placé sous le signe de la guigne, de la déveine et de l’infortune. Je suis navré de devoir le dire, mais c’est la stricte vérité.

Leur interminable suite de malheurs débuta un vilain jour sur la longue plage de Malamer. Les trois enfants Baudelaire vivaient avec leurs parents dans une grande et belle maison au cœur d’une ville crasseuse, grouillante d’activité, mais de temps à autre leurs parents leur permettaient de prendre un tramway brinquebalant (ou « bringuebalant », au choix, autrement dit tout branlant) pour aller à la plage la plus proche. »

Extrait de : L. Snicket. « Tout commence mal… – Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. »