Daniel Sernine

Présentation de Daniel Sernine :

Daniel Sernine, qui vit le jour sous le nom d’Alain Lortie dans la bouillonnante métropole montréalaise à l’automne de l’année 1955, s’affirme aujourd’hui comme l’un des authentiques maîtres de la littérature de conjecture et du merveilleux au sein de la Belle Province. Cet homme de lettres, doté d’une imagination d’une rare fertilité, s’est fort tôt passionné pour les mystères du passé. Il a ainsi poursuivi de brillantes études en histoire sur les bancs de l’Université de Montréal, avant de parfaire son instruction par un diplôme en bibliothéconomie. Cette rigueur intellectuelle et ce goût prononcé pour les archives transparaissent d’ailleurs admirablement dans l’édification de ses univers romanesques.

Dès la fin des années soixante-dix, ce jeune prosateur s’engage avec une belle ardeur dans la vie littéraire québécoise. Refusant de laisser l’anticipation confinée aux illustrés d’importation, il rejoint très vite la rédaction du fanzine « Requiem » — publication appelée à devenir la prestigieuse revue « Solaris ». Il en prendra même la direction par la suite, prouvant par son labeur éditorial et son exigence critique qu’il est de ceux qui façonnent et élèvent le milieu littéraire.

Son œuvre, d’une ampleur considérable, embrasse avec une même aisance le fantastique ténébreux et la science-fiction. Les lecteurs avertis chérissent tout particulièrement ses cycles grandioses : comment ne pas citer la mystérieuse cité de Neubourg ou encore le monde d’Érythe ? Dans des recueils de fort belle facture tels que « Les Contes de l’ombre » ou le redoutable « Boulevard des Étoiles », Daniel Sernine déploie une plume élégante, volontiers mélancolique, tissant des intrigues où le surnaturel vient habilement fissurer le vernis de nos certitudes bourgeoises.

Il convient d’ajouter à ce brillant portrait que notre auteur n’a point dédaigné le jeune public, s’illustrant avec brio dans le roman pour la jeunesse, domaine où il excelle à donner le frisson aux écoliers tout en ménageant la qualité de la langue. Lauréat des prix les plus enviés d’outre-Atlantique, Daniel Sernine démontre, avec une constance qui force le respect, que l’exploration des mondes chimériques constitue une voie royale pour sonder les tréfonds de l’âme humaine.

Livres de Daniel Sernine :

La suite du temps :

Aurores boréales 2 (1985)
Chronoreg (1999)
L’épée Arhapal (1981)
Le vieil homme et l’espace (1981)
Les portes mystérieuses (1993)
Petites fugues en lettres mineures (1997)

Pour en savoir plus sur Daniel Sernine :

La page Wikipédia sur D. Sernine
La page Noosfere sur D. Sernine
La page isfdb de D. Sernine

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