Catégorie : Livres

 

Sur les traces du passé par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Sur les traces du passé

Titre : Sur les traces du passé (Tome 40 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : M. Vannereux
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Sur les traces du passé

« Les conversations se tarirent quand Chuziklev fit son entrée dans le poste central du Krest V. Les regards des astronautes suivirent le petit anthropologue alors qu’il traversait la vaste salle pour aller s’asseoir sur un siège demeuré vacant. Ils le considéraient comme une source continuelle d’ennuis : un individualiste à tous crins, au caractère original, portant en lui le germe de la rébellion. On ne parvenait pas à se le représenter tranquillement endormi ou paisible : avec sa barbe rouge en broussaille et son uniforme froissé, il faisait plus penser au chef d’un mouvement révolutionnaire qu’à un scientifique.
Mais ce comportement n’était qu’une carapace permettant à l’homme de protéger sa véritable personnalité. Après avoir vécu de nombreuses années complètement seul au fond de la mer il ne pouvait pas, du jour au lendemain, se sentir à l’aise au sein de la communauté humaine.
Il jeta un œil furibond à la ronde, sous ses paupières mi-closes. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Sur les traces du passé – Perry Rhodan. »

Le secret de la pyramide par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le secret de la pyramide

Titre : Le secret de la pyramide (Tome 39 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le secret de la pyramide

« Brève avait été la première étape linéaire. Le Krest, qui venait juste de sortir des chantiers navals, n’avait franchi que dix années-lumière. Lorsque le vaste écran panoramique se ralluma, le Soleil se tenait dans l’axe de la poupe, minuscule étoile jaune perdue dans l’Univers. Evidemment, le gigantesque vaisseau sphérique mesurant deux mille cinq cents mètres de diamètre ne possédait pas de « poupe » au sens littéral du terme, mais c’était toujours ainsi que l’on nommait la partie du navire opposée à la direction du vol.
Cet ultracroiseur n’avait pas son pareil dans la classe Galaxie sur le plan de l’équipement, et ses trois batteries DpF supplémentaires avaient pour tâche de veiller à ce que même les Bi-Conditionnés avec leurs Dolans l’attaquent en pure perte.
L’ancien équipage du Krest IV avait laissé éclater sa joie et sa fierté en prenant possession du nouveau phénomène. Ce premier vol d’essai était destiné avant tout à éprouver ses capacités et sa valeur. Quant au malheureux Krest IV lui-même, il continuait à dériver en ligne droite de la galaxie elliptique M 87 vers la Voie Lactée, tous convertisseurs kalupéens grillés. Malgré sa simple vitesse luminique, il errerait ainsi à travers le cosmos pendant près de trente millions d’années avant d’atteindre son but. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le Secret de la Pyramide – Perry Rhodan. »

Le spectre du Sepulveda par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le spectre du Sepulveda

Titre : Le spectre du Sepulveda (Tome 38 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : N. Nommey
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le spectre du Sepulveda

« Perry Rhodan se tenait face au mur en plastoverre qui prolongeait la véranda panoramique du dernier étage de l’Administration Solaire. Sans en apercevoir les détails, son regard se portait sur l’activité trépidante régnant au-dehors tandis que ses pensées allaient aux hommes qui avaient paré l’EX-3333, le navire de Vivier Bontainer, en vue d’une mission spéciale.

—   Pure idiotie ! Un combat à la Don Quichotte ! grinça une voix désagréable derrière le Stellarque.

Rhodan fit une pause avant de se retourner et de dévisager l’orateur, avachi tel un énorme Bouddha dans le fauteuil près de la table automatique.

—  Nous devons saisir la moindre chance, Kantor, souligna le Premier Terranien avec un calme forcé.

Chiarini cligna de ses yeux larmoyants, laissant apparaître sur ses traits une moue de dédain. Il arborait un crâne chauve, luisant abondamment, comme s’il ne restait rien d’autre à ce corps massif qu’exsuder son superflu de graisse. Méconnaître Kantor Chiarini, le Ministre d’État aux Affaires Étrangères Galactiques, section Andromède, et confident proche du Stellarque, c’était automatiquement le sous-estimer. Perry Rhodan n’était pas dans ce cas, cependant le comportement actuel de Chiarini l’irritait au plus haut point. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le Spectre du Sepulveda – Perry Rhodan. »

Le gardien de l’intouchable par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Le gardien de l’intouchable

Titre : Le gardien de l’intouchable (Tome 37 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.L Blary
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le gardien de l’intouchable

« D’un diamètre atteignant exactement quarante mille mètres, le spatioport militaire de Terrania était bordé d’un immense talus en faucille qui l’entourait sur les trois quarts de sa circonférence. Ce rempart avait été édifié avec les masses de roche et de terre extraites lors de la construction de la mégalopole actuellement peuplée de cinquante-neuf millions d’habitants. Le remblai avait été rapidement recouvert, puis aménagé en lieu de détente et de promenade ; depuis plus de quatre siècles s’y affairaient des robots-jardiniers, plantant et taillant arbres et massifs, ou nettoyant les allées. Traversant cette butte, qui dépassait par places une hauteur de deux cents mètres et une largeur de deux kilomètres, plusieurs tunnels.

Sur la partie nord-est de la crête artificielle – protégé du bruit et des mauvaises odeurs émis lors des opérations de décollage et d’atterrissage des vaisseaux – s’étendait un long bâtiment flanqué d’une aile à l’architecture futuriste : le restaurant Satum Hill. Situé en deçà des limites de la zone de franchise douanière, cet établissement proposait tout moins cher qu’ailleurs, servait plus rapidement, et avec une qualité supérieure. Son bar était ouvert – et fréquenté – à toute heure du jour comme de la nuit. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Le Gardien de l’intouchable – Perry Rhodan. »

Traîtres en série par Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton

Fiche de Traîtres en série

Titre : Traîtres en série (Tome 36 sur 50 – Perry Rhodan #6 (M87))
Auteur : Karl-Herbert Scheer et Clark Darlton
Traduction : J.M Gaillard-Paquet
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de Traîtres en série

« En attendant les premières rafales de la tempête artificielle, l’amiral Keynz Loopers cligna des yeux, le regard braqué sur la veine de la soufflerie d’où surgissait pour le moment un agréable courant d’air frais. Mais à titre provisoire seulement. À l’intérieur du conduit, un homme debout, jambes écartées, dont la stature trahissait l’origine plophosienne, se préparait à lutter contre l’assaut de la bourrasque initiale. Un écran facial rendait son visage méconnaissable afin de garantir son anonymat. Il fallait éviter que les instructeurs se laissent influencer dans leurs jugements par un sourire ou par des grimaces de souffrance.

Les pensées de Loopers firent un bond dans le passé. Il se rappela le jour où lui-même s’était trouvé dans un endroit identique : si son cœur avait battu la chamade, il n’en avait pas moins été terriblement impatient de prouver ses capacités.

Arrivé au grade d’amiral dans l’Organisation des Mondes Unis, il exerçait les fonctions de gouverneur du Centre d’Entraînement de l’O.M.U. avec les prérogatives de plénipotentiaire du Lord-Amiral Atlan. »

Extrait de : K.H Scheer + C. Darlton. « Traîtres en Série – Perry Rhodan. »

Les délires divergents par Philip K. Dick

Fiche de Les délires divergents

Titre : Les délires divergents
Auteur : Philip K. Dick
Date de parution : 1979
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Casterman

Sommaire de Les délires divergents :

  • Reug
  • L’infatigable grenouille
  • Les rampeurs
  • Clientèle captive
  • Jeu de guerre
  • Ce que disent les morts
  • Précieuse relique
  • Syndrome de retrait
  • Match retour
  • Les préhumains

Première page de Reug

«  Reug ! » aboya le chien. Les pattes posées sur le haut de la clôture, il regardait dehors.

Le Reug s’approchait en courant du jardin.

C’était le début de la journée, et le soleil n’était pas encore levé. L’air était froid et gris, les murs de la maison couverts d’humidité. Ses grosses pattes noires agrippées au bois de la clôture, le chien entrouvrit les mâchoires en poursuivant sa surveillance.

Le Reug, arrêté devant le portail ouvert, observait l’intérieur du jardin. C’était un Reug de petite taille, blanc et mince, aux jambes vacillantes. Il examina le chien en plissant les yeux, et le chien montra les crocs.

« Reug ! » fit-il encore. Son aboiement éveilla un écho dans la pénombre de l’aube. Rien ne remua. Le chien se laissa retomber et retraversa le jardin jusqu’aux marches de la véranda. Se posant sur la marche du bas, il guetta le Reug. Ce dernier ne le quittait pas des yeux. Il allongea le cou en direction des fenêtres de la maison, renifla l’air. »

Extrait de : P.K Dick. « Les délires divergents. »

Arnaque & cie par Philip K. Dick

Fiche de Arnaque & cie

Titre : Arnaque & cie
Auteur : Philip K. Dick
Date de parution : 1964
Traduction : H.L Planchat, P.P Durastanti
Editeur : J’ai lu

Première page de Arnaque & cie

« Un technicien d’entretien avait surpris les machines d’InfoSub que possédait Arnaque & Cie en train de commettre un acte contre nature. L’ordinateur no 5 avait transmis une information non mensongère.

Il faudrait le démonter afin de voir pourquoi. Et de découvrir à qui l’information exacte était parvenue.

Sans doute n’y aurait-il aucun moyen de s’en assurer. Mais la porteuse conservait une archive de toute information transmise par la banque informatique dont les appareils se situaient ici et là sur Terre. Et celle-ci concernait un rat. Selon l’archive, le rat vivait au sein d’une colonie de ses congénères dans une décharge publique d’Oakland, en Californie.

Quelle importance pouvait revêtir une information sur un rat ? Lewis Stine, le technicien en chef d’Arnaque & Cie, s’interrogea tout en coupant l’alimentation en énergie de l’ordinateur d’InfoSub no 5 qu’il se disposait à démanteler. Bien sûr, il pouvait le demander à la machine… mais celle-ci, programmée pour mentir, mentirait – même à Arnaque & Cie. Il y avait là une ironie que Stine n’appréciait guère. Le problème resurgissait chaque fois qu’il fallait démonter l’un des ordinateurs.

Il pouvait poser la question à n’importe quelle autre banque d’informations, songea-t-il. »

Extrait de : P.K Dick. « Arnaque et Cie. »

Au bout du labyrinthe par Philip K. Dick

Fiche d’Au bout du labyrinthe

Titre : Au bout du labyrinthe
Auteur : Philip K. Dick
Date de parution : 1970
Traduction : A. Dorémieux, P.P Durastanti
Editeur : J’ai lu

Première page d’Au bout du labyrinthe

« Son boulot, comme toujours, le barbait. Il avait donc, la semaine précédente, gagné la salle de l’émetteur du vaisseau et branché des circuits sur les électrodes reliées à sa glande pinéale. Les circuits avaient communiqué sa prière qui, de là, avait atteint le plus proche relais, puis rebondi pendant des jours à travers la galaxie pour aboutir, il l’espérait, à l’un des mondes divins.

Cette prière, simple, était formulée en ces termes : « Ce fichu boulot de contrôle des stocks m’ennuie. C’est trop routinier… et puis ce vaisseau est trop grand et il y a trop de monde à bord. Je ne suis qu’une unité de réserve inutile. Pourriez-vous m’aider à trouver plus créatif et plus stimulant ? » Il avait adressé la prière, comme de juste, à l’Intercesseur. Si elle n’était pas exaucée, il l’adresserait cette fois au Psychofaçonneur.

La prière avait été exaucée.

« Monsieur Tallchief, vous êtes muté, déclara son superviseur en pénétrant dans sa cellule de travail. Qu’en dites-vous ?

— Je vais transmettre une prière de remerciement », répondit Ben, réconforté. On se sentait toujours réconforté en voyant sa prière entendue. « Le transfert est pour quand ? Bientôt ? » Il n’avait jamais caché son mécontentement ; il y avait moins de raisons que jamais de le faire.  »

Extrait de : P.K Dick. « Au bout du labyrinthe.  »

Blade Runner par Philip K. Dick

Fiche de Blade Runner

Titre : Blade Runner – Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Tome 1 sur 3 – Blade Runner)
Auteur : Philip K. Dick
Date de parution : 1968
Traduction : S. Guillot
Editeur : J’ai lu

Première page de Blade Runner

« Ce fut le déclic de l’orgue d’humeur situé près de son lit qui réveilla Rick Deckard. Surpris – ça le surprenait toujours de se retrouver éveillé sans préavis –, il s’extirpa de son lit, se redressa dans son pyjama multicolore et s’étira. Iran, son épouse, ouvrit alors ses tristes yeux gris, battit des paupières, puis les referma dans un grognement.
« Tu règles ton Penfield trop bas, lui dit-il. Je vais changer le réglage, ça va te réveiller et…
— Ne touche pas à mes réglages. » Sa voix recelait une aigreur glaciale. « Je ne veux pas être réveillée. »
Il se rassit sur le lit et se pencha sur elle. « Si tu mets l’alarme suffisamment fort, lui expliqua-t-il, tu seras heureuse de te réveiller ; c’est tout l’intérêt de la chose. Sur C, tu atteins d’un seul coup la conscience éveillée. Comme moi. » Aimablement, parce qu’il se sentait bien disposé à l’égard du monde – il avait choisi D pour lui-même –, il se mit à tapoter l’épaule pâle de sa femme.
« Ôte tes sales pattes de flic de là, cracha Iran.
— Je ne suis pas un flic. » Il se sentait irrité, à présent, alors qu’il n’avait pas programmé pareil sentiment.
« Non, tu es encore pire, lui dit son épouse, les yeux toujours fermés. Un meurtrier payé par les flics. »

Extrait de : P.K Dick. « Blade Runner. »

Atome… cher trésor ! par Yves Dermèze

Fiche de Atome… cher trésor !

Titre : Atome… cher trésor !
Auteur : Yves Dermèze
Date de parution : 1967
Editeur : Société Éditions Générales

Première page de Atome… cher trésor !

« Garnery se dit : « Je suis complètement idiot de me saouler aujourd’hui… N’importe quand, soit. Mais pourquoi précisément aujourd’hui ? »

Il en avait conscience, mais cela n’empêcha pas qu’il tendit la main, happa le verre de scotch Gilbey’s et l’avala d’un trait. Un bon scotch, ça remet un homme d’aplomb, et dieu sait s’il avait besoin d’être remis d’aplomb, Garnery, après deux mois passés à bourlinguer d’îlot en îlot, à boire les infectes boissons indigènes… Il n’y avait pas de Gilbey’s chez les indigènes, hélas.

Parce qu’il n’avait pas encore perdu tout à fait son esprit critique, il se dit aussi que, si un verre remettait un homme d’aplomb, deux, puis trois, puis quatre, puis… au fait, où en était-il ? Bah, il le saurait au moment de payer !… Bref, plusieurs verres, ça risquait de faire s’écrouler un homme, aussi accoutumé qu’il fût aux boissons fortes.

Il se mit à rire très fort, en tonnerre. Il eut conscience de ce que tous les consommateurs se tournaient vers lui. Il frappa du poing sur la table. »

Extrait de : Y. Dermèze. « Atome… cher trésor !. »