Catégorie : Livres

 

Anastasis par Peter Randa

Fiche de Anastasis

Titre : Anastasis
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1978
Editeur : Fleuve noir

Première page de Anastasis

« Le « clip ! clip ! clip ! » du signal d’alarme retentit d’une façon stridente, donc il est émis par une des stations spatiales en orbite. Je saute en bas de mon lit. Pas besoin de m’occuper des enregistrements, ils se font automatiquement à partir d’un certain volume d’appel largement dépassé en ce moment.
Ma ceinture capte tous les sons et ma caméra encéphalique enregistre toutes les images. Mes deux caméras encéphaliques… Comme tous les autres, mon cerveau se distingue par son asymétrie fonctionnelle.
Je jure. Je deviens fou ou quoi ? Pourquoi penser à ces choses-là au lieu de brancher mes écrans spatiaux ? J’appuie sur le premier bouton. Devant moi, l’immensité du ciel… Et j’aperçois, tout au fond, une flotte littéralement fabuleuse… »

Extrait de : P. Randa. « Anastasis. »

A moi de jouer ce matin par Peter Randa

Fiche de A moi de jouer ce matin

Titre : A moi de jouer ce matin
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1967
Editeur : French Pulp

Première page de A moi de jouer ce matin

« Moreau boucle le compartiment avec une clef spéciale que le chef de gare lui a remise. Les rideaux sont soigneusement tirés devant les vitres. Lambrot me fait signe de m’asseoir et s’installe en face de moi.

Je lève alors les poignets en faisant tinter mes menottes :

— Vous me laissez ça ?

Les deux poulets se concertent du regard, puis Moreau hausse les épaules :

— C’est la loi.

Grand et massif, Moreau. L’athlète enveloppé. Pas un mauvais bougre, car il est sûr de sa force. Lambrot se montre beaucoup plus vachard, mais, lui, c’est un simple inspecteur de province. De plus, il n’est pas grand, avec une gueule de faux témoin, ce qui doit lui donner des complexes.

Nous sommes arrivés à la gare largement en avance, si bien que mon embarquement s’est fait discrètement. Le chef de gare nous a accompagnés jusqu’au compartiment réservé et voilà…

Mes cigarettes sont dans la poche de ma chemise. Mon briquet aussi. Je parviens à les empoigner entre mes deux pouces et, comme Lambrot a relevé le plateau de la table du wagon, je dépose le tout dessus. »

Extrait de : P. Randa. « À moi de jouer ce matin. »

La loi des ancêtres par Peter Randa

Fiche de La loi des ancêtres

Titre : La loi des ancêtres (Tome 4 sur 4 – Les ancêtres)
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1972
Editeur : Fleuve noir

Première page de La loi des ancêtres

« Dans le bloc de régénérescence, je reviens progressivement à la vie. Maintenant, je retrouve ma lucidité à peu près immédiatement… L’habitude… Au début, je mettais parfois une demi-heure avant de réaliser où j’étais.
Si le processus de réanimation a été lancé, c’est que le Carcal est sur le point de se placer en orbite autour de Kher, la planète aux quatre continents.
J’aperçois le robot qui s’occupe de ma régénérescence. Il agit avec la placidité des mécaniques pour lesquelles le temps n’a aucune importance.
Le temps, ni les sentiments.
Les robots n’ont pas de système nerveux et ils ignorent le danger et, partant, l’angoisse… Ils fonctionnent jusqu’à l’extrême limite de leurs possibilités quelle que soit la situation, avec la plus totale indifférence.
Evidemment, lorsque nous nous en remettons entièrement à eux dans l’espace, nous prenons un risque terrible… En cas d’imprévu, nous ne serons pas réveillés, ou trop tard… C’est le prix de notre tranquillité, mais nous avons enregistré dans leurs mémoires à peu près tout ce qui est susceptible de se produire au cours de nos hibernations. »

Extrait de : P. Randa. « Les ancetres – La loi des ancêtres. »

La révolte des inexistants par Peter Randa

Fiche de La révolte des inexistants

Titre : La révolte des inexistants (Tome 3 sur 4 – Les ancêtres)
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de La révolte des inexistants

« Les filles d’Ogouze sont très belles. Un peu mystérieuses aussi. Celle que j’ai retenue pour mon escale sur la planète, vient des îles, ce qui lui donne un charme langoureux supplémentaire.
De longs cheveux noirs, une peau mate, des traits réguliers. Des lèvres pleines, malheureusement, chez moi, le coeur n’y est pas…, ou n’y est plus. Cette nuit, j’ai le vin désabusé.
Autour de nous, la fête… Tout l’équipage est en train de s’enivrer en compagnie de nos invités et cela sous la surveillance des robots. Au fond de l’immense salle de la Forteresse A, on danse au son d’une musique douce.
Je repousse doucement Louma qui est allongée près de moi et je me lève. Le vin de stral, pourtant capiteux n’a pas réussi à me griser. Ça m’arrive de plus en plus souvent… Ni le vin, ni Louma… Pourtant, lorsque je l’ai choisie, elle me plaisait terriblement. »

Extrait de : P. Randa. « Les ancetres – La Révolte des inexistants. »

Retour en Argara par Peter Randa

Fiche de Retour en Argara

Titre : Retour en Argara (Tome 2 sur 4 – Les ancêtres)
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1964
Editeur : Fleuve noir

Première page de Retour en Argara

« D’abord j’éprouve une sorte d’hébétude. C’est la même chose chaque fois que je sors d’hibernation. Je ne retrouve jamais toute ma lucidité avant une bonne heure. C’est un cas particulier et j’envie tous ceux de mes camarades qui passent d’un état à l’autre sans transition.
Les appareils de régénération s’occupent de mon corps, qu’ils massent et irriguent avec un liquide vitalisant, puis j’ai droit aux diverses piqûres destinées à me remettre en forme. Tout cela dans une sorte de no man’s land de la conscience.
Maintenant, je glisse lentement sur un trottoir roulant vers la cabine d’équipement. C’est là que je reprends pied dans la vie réelle. Mes idées redeviennent nettes et je ressens enfin la profonde satisfaction qui marque toutes les réanimations.
Chaque fois, c’est un peu comme si on naissait une nouvelle fois. J’n suis à ma onzième hibernation. Je suis né en 2154, il y a plus de mille ans et la glace me renvoie l’image d’un homme encore jeune. La trentaine, au maximum. »

Extrait de : P. Randa. « Les ancetres – Retour en Argara. »

Les ancêtres par Peter Randa

Fiche de Les ancêtres

Titre : Les ancêtres (Tome 1 sur 4 – Les ancêtres)
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1963
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les ancêtres

« Le général me fixe d’un œil inquisiteur et glacial. Il essaye sans doute de se faire une première idée sur moi. Il s’appelle Daubigny. Général des forces spatiales à trente-huit ans, c’est un aventurier pareil à ceux dont l’histoire des temps anciens est pleine.
Visage brutal aux épais sourcils noirs. Menton volontaire. Des lèvres minces. Bâti en athlète. Il passe pour avoir un courage surhumain.
Son examen paraît le satisfaire :
— Asseyez-vous, lieutenant.
L’ordre est sec, mais quelque chose me dit qu’il est content. Bon signe, bien que je ne sache absolument pas ce qui motive ma convocation.
Il prend une fiche posée sur son buvard.
— Lieutenant Talbot… Frédéric Talbot… Vingt-quatre ans…
Sa voix a des sonorités métalliques. Il continue :
Etats de services déplorables. »

Extrait de : P. Randa. « Les ancetres – Les ancêtres. »

L’héritier des Sars par Peter Randa

Fiche de L’héritier des Sars

Titre : L’héritier des Sars (Tome 2 sur 2 – Sars)
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1968
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’héritier des Sars

« La voix nasillarde du robot de transmission annonce :
— Les détecteurs viennent de capter une torpille de communication. Elle vient de se satelliser autour de Tahira.
Immédiatement, j’ordonne :
— Ramenez-la et avertissez le Centre.
Une torpille de communication ! Je vais enfin avoir des nouvelles. Savoir pourquoi le groupe d’occupation ne nous a pas encore rejoints. Ça fait des mois qu’il aurait dû normalement venir nous relever… Et nous commençons à nous rouiller.
Tylna n’a pas compris les paroles, mais elle a deviné qu’il s’agissait d’une chose extrêmement importante pour moi, car je l’ai vue froncer les sourcils. Elle a toujours fait preuve d’une extraordinaire intuition pour toutes les choses qui me concernent. »

Extrait de : P. Randa. « L’Héritier des Sars. »

Vagues d’invasion par Peter Randa

Fiche de Vagues d’invasion

Titre : Vagues d’invasion (Tome 1 sur 2 – Sars)
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1966
Editeur : Fleuve noir

Première page de Vagues d’invasion

« — Nous sommes beaucoup trop loin de nos bases, remarque Marmont, et l’envoi d’un Corps expéditionnaire sur Bolkar a été une erreur dont nous sommes en train de payer très cher les conséquences.
En se tournant vers moi, il demande :
— Le colonel Allan Ferris, c’est bien votre frère ?
— Oui.
— Pourquoi ne l’avez-vous pas accompagné ?
— Lorsque le Corps expéditionnaire s’est constitué sur Grenot, j’étais à l’état-major central, j’ai vu mon frère à plusieurs reprises, mais il ne m’a jamais proposé de le suivre.
— Vous auriez accepté ?
— Je ne sais pas. »

Extrait de : P. Randa. « Sars – Vagues d’invasion. »

Complot à travers le temps par Peter Randa

Fiche de Complot à travers le temps

Titre : Complot à travers le temps (Tome 2 sur 2 – Méréa)
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1974
Editeur : Fleuve noir

Première page de Complot à travers le temps

« — Le Protecteur va vous recevoir.
Un huissier chamarré me fait traverser le salon d’attente, puis deux hommes de garde ouvrent devant moi les deux battants d’une porte monumentale.
J’avance. Le général Elgor est là. L’homme que je hais le plus au monde, mais bien entendu, je n’en laisse rien paraître. Le Protecteur de Star…
Il est grand, avec de larges épaules. Un visage agréable aux traits fins. Il a des cheveux blancs bien qu’il soit encore assez jeune et, je dois en convenir, c’est un être extrêmement sympathique.
Et après ? Même si on éprouve de la sympathie pour un ennemi, il n’en reste pas moins un ennemi et je suis ici dans un but précis. »

Extrait de : P. Randa. « Méréa – Complot à travers le temps. »

Les marées du temps par Peter Randa

Fiche de Les marées du temps

Titre : Les marées du temps (Tome 1 sur 2 – Méréa)
Auteur : Peter Randa
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir

Première page de Les marées du temps

« La nuit est opaque, sinistre, malgré les millions d’étoiles qui constellent le ciel noir… Mes unités foncent dans la plaine. Nous marchons aux détecteurs et, jusqu’ici, tout se passe bien. Il me reste une heure pour atteindre la colline de Bréhaut et y prendre position.
Si la manœuvre réussit, tout notre corps d’armée pourra pivoter sur son axe et reconstituer, en lisière de la jungle, les champs de force capables d’assurer sa protection.
Car nous en sommes réduits à la défensive… Nous sommes tout ce qui reste de la formidable armée impériale, vaincue en partie par la malchance, en partie par la trahison d’un certain nombre de ses officiers supérieurs.
Heureusement, cette nuit, l’ennemi ne peut pas se douter que nous avons décidé de nous réfugier dans la jungle. Il pense que nous tentons toujours d’atteindre Lhéoron et son spatiodrome. »

Extrait de : P. Randa. « Merea – Les marées du temps. »