Catégorie : Livres
De Pontoise à Stamboul par Edmond About

Fiche de De Pontoise à Stamboul
Titre : De Pontoise à Stamboul
Auteur : Edmond About
Date de parution : 1884
Editeur : BnF
Première page de De Pontoise à Stamboul
« L’aventure que je vais vous raconter par le menu ne ressemble pas mal au rêve d’un homme éveillé. J’en suis encore ébloui et étourdi tout ensemble, et la légère trépidation du wagon-lit vibrera très probablement jusqu’à demain matin dans ma colonne vertébrale. Il y a exactement treize jours que je quittais les bords de l’Oise pour aller prendre le train rapide de l’Orient à la gare de Strasbourg ; et dans ces treize jours, c’est-à-dire en moins de temps qu’il n’en fallait à Mme de Sévigné pour aller de Paris à Grignan, je suis allé à Constantinople, je m’y suis promené, instruit et diverti, et j’en suis revenu sans fatigue, prêt à repartir demain si l’on veut, par la même voiture, pour Madrid ou Saint-Pétersbourg. Et notez que nous avons fait une halte de vingt-quatre heures dans cette France orientale qui s’appelle la Roumanie, assisté à l’inauguration d’un palais d’été dans les Carpathes, pris le thé avec un roi et un reine et banqueté somptueusement chez le Bignon de Bucarest. »
Extrait de : E. About. « De Pontoise à Stamboul. »
Ces coquins d’agents de change par Edmond About

Fiche de Ces coquins d’agents de change
Titre : Ces coquins d’agents de change
Auteur : Edmond About
Date de parution : 1861
Editeur : BnF
Première page de Ces coquins d’agents de change
« J’ai lu dans un vieux, dictionnaire français la définition suivante :
COQUIN. — Homme qui ne craint pas de violer habituellement les lois de son pays.
Si les articles d’un dictionnaire étaient des articles de foi, les plus grands coquins de France seraient les agents de change de Paris. Il n’en est pas un seul qui ne viole au moins cinquante fois par jour ces lois augustes et sacrées que Mandrin, Cartouche et Lacenaire oubliaient tout au plus deux fois par semaine.
Mais s’il était démontré que nous avons dans le Code des lois surannées, absurdes, monstrueuses ; si les magistrats eux-mêmes reconnaissaient quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent que l’équité doit lier les mains à la justice ; si, en un mot, ces coquins étaient les plus honnêtes gens du monde, les plus utiles, les plus nécessaires à la prospérité publique, ne conviendrait-il pas de réformer la loi qu’ils violent habituellement et innocemment ? »
Extrait de : E. About. « Ces coquins d’agents de change. »
A B C du travailleur par Edmond About
Fiche de A B C du travailleur
Titre : A B C du travailleur
Auteur : Edmond About
Date de parution : 1868
Editeur :
Première page de A B C du travailleur
« Il y a quatre ou cinq ans, les hasards de la vie me mirent en correspondance avec un groupe de travailleurs parisiens. Ils n’étaient guère plus de soixante-dix, mais chacun représentait un corps de métier, et l’on devinait derrière eux toute une armée de camarades. Je n’en ai pas vu un seul face à face : ils m’écrivirent, je leur répondis une lettre assez longue qui courut les ateliers, puis l’un d’eux, qui semblait exercer une certaine autorité par sa droiture et ses lumières, m’adressa une proposition qui peut se résumer ainsi :
« Voulez-vous lier avec nous une amitié solide et durable ? Rendez-nous un service que ni nos orateurs, ni nos publicistes en titre n’ont jamais songé à nous offrir. Publiez un petit livre qui nous apprenne en quelques heures de lecture tout ce qu’il nous est indispensable de savoir. »
Extrait de : E. About. « A B C du travailleur. »
Roman et essais par C. Flammarion

Fiche de Roman et essais
Titre : Roman et essais
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 2021
Editeur : BnF
Sommaire de Roman et essais
- Dans le ciel et sur la terre
- La nature et l’homme – une forêt vierge au milieu de Paris
- Une mer de glace au centre de la France – épisode du grand hiver
- Paysages
- Impressions de voyages – en ballon
- Le Mascaret
- Les grandes marées – Au Mont-Saint-Michel
- La comète
- Les flammes du soleil
- Les premiers jours de la terre – Et la loi du progrès
- L’étoile du berger
- Les étoiles, soleils de l’infini – Et le mouvement perpétuel dans l’Univers
- Les conquêtes de l’astronomie sidérale – Histoire de Sirius
- Voyage dans l’infini
- La bêtise humaine
- Dans le ciel
- Petite astronomie descriptive
- La fin du monde
- Seconde partie – Dans dix millions d’années
- Epilogue – Après la fin du monde terrestre
Lumen par C. Flammarion

Fiche de Lumen
Titre : Lumen – Histoire d’une comète dans l’infini
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1872
Editeur : BnF
Première page de Lumen
« QUÆRENS. – Vous m’avez promis, ô Lumen ! de me faire le récit de cette heure étrange, étrange entre toutes, qui suivit votre dernier soupir, et de me raconter comment, par une loi naturelle, quoique si singulière, vous revîtes le passé dans le présent, et pénétrâtes un mystère qui était resté si obscurément caché jusqu’aujourd’hui.LUMEN. – Oui, mon vieil ami, je vais tenir ma promesse, et grâce à la longue correspondance de nos âmes, j’espère que vous comprendrez ce phénomène « étrange », comme vous le qualifiez. Il est des contemplations dont l’œil mortel ne peut que difficilement soutenir la puissance. La mort qui m’a délivré des sens faibles et fatigables du corps ne vous a pas encore touché de sa main libératrice. Vous appartenez au monde des vivants. »
Extrait de : C. Flammarion. « Lumen. »
Les maisons hantées par C. Flammarion

Fiche de Les maisons hantées
Titre : Les maisons hantées
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1923
Editeur : J’ai lu
Première page de Les maisons hantées
« Les lecteurs sérieux et compétents, qui connaissent exactement l’état de notre problème et apprécient à leur valeur les résultats acquis sur sa solution trouveront peut-être superflu de me voir consacrer le premier chapitre de ce volume à répondre à des objections sans valeur intrinsèque adressées par des négateurs intransigeants qui ne veulent à aucun prix admettre l’existence des phénomènes métapsychiques. Mais il me semble, pour ma part, qu’une réponse précise à ces dénégations n’est pas superflue, car l’ensemble des êtres humains est inévitablement ignorant de ces phénomènes, disposé, par conséquent, à les récuser, et ne convaincrais-je qu’un lecteur sur dix, de l’erreur des négateurs aveugles, que ce serait là un service signalé à rendre au progrès de l’instruction générale.
Si nous voulons, pour notre conviction personnelle, avoir une opinion ferme et inattaquable sur la réalité, la nature et l’intérêt des phénomènes psychiques, il importe, avant tout, de savoir que les illusions de la vue, de l’ouïe, du toucher, de tous les sens, sont faciles, peuvent être produites par mille causes inattendues, et que nous devons, tout d’abord, nous défier de toutes les erreurs possibles. »
Extrait de : C. Flammarion. « Les Maisons Hantées. »
Les forces naturelles inconnues par C. Flammarion

Fiche de Les forces naturelles inconnues
Titre : Les forces naturelles inconnues
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1907
Editeur :
Première page de Les forces naturelles inconnues
« Il y a longtemps déjà, dans le cours de l’année 1865, j’ai publié, sous ce titre, un opuscule de cent cinquante pages, que l’on retrouve encore quelquefois chez les libraires, mais qui n’a pas été réimprimé. Voici ce que j’écrivais dans cette Étude critique, faite à propos des phénomènes produits à Paris par les
frères Davenport et par les médiums en général, et publiée à la Librairie Académique Didier et Cie, qui
avait déjà édité mes deux premiers ouvrages, La Pluralité des Mondes habités, ainsi que Les Mondes
Imaginaires et les Mondes réels. »
Extrait de : C. Flammarion. « Les Forces Naturelles Inconnues. »
La fin du monde par C. Flammarion

Fiche de La fin du monde
Titre : La fin du monde
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1894
Editeur : Feedbooks
Première page de La fin du monde
« Le magnifique pont de marbre qui relie la rue de Rennes à la rue du Louvre et qui, bordé par les statues des savants et des philosophes célèbres, dessine une avenue monumentale conduisant au nouveau portique de l’Institut, était absolument noir de monde. Une foule houleuse roulait, plutôt qu’elle ne marchait, le long des quais, débordant de toutes les rues et se pressant vers le portique envahi depuis longtemps par un flot tumultueux. Jamais, autrefois, avant la constitution des États-Unis d’Europe, à l’époque barbare où la force primait le droit, où le militarisme gouvernait l’humanité et où l’infamie de la guerre broyait sans arrêt l’immense bêtise humaine, jamais, dans les grandes émeutes révolutionnaires ou dans les jours de fièvre qui marquaient les déclarations de guerre, jamais les abords de la Chambre des représentants du peuple ni la place de la Concorde n’avaient présenté pareil spectacle. »
Extrait de : C. Flammarion. « La fin du monde. »
L’inconnu et les problèmes psychiques par C. Flammarion
Fiche de L’inconnu et les problèmes psychiques
Titre : L’inconnu et les problèmes psychiques
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1900
Editeur :
Première page de L’inconnu et les problèmes psychiques
« Les aspirations universelles et constantes de l’humanité pensante, le souvenir et le respect des morts, l’idée innée d’une Justice immanente, le sentiment de notre conscience et de nos facultés intellectuelles, la misérable incohérence des destinées terrestres comparée à l’ordre mathématique qui régit l’univers, l’immense vertige d’infini et d’éternité suspendu dans les hauteurs de la nuit étoilée, et, au fond de toutes nos conceptions, l’identité permanente de notre moi, malgré les variations et les transformations perpétuelles de la substance cérébrale, tout concourt à établir en nous la conviction de l’existence de notre âme comme entité individuelle, de sa survivance à la destruction de notre organisme corporel, et de son immortalité.
Toutefois, la démonstration scientifique n’est pas encore faite, et les physiologistes enseignent, au
contraire, que la pensée est une fonction du cerveau, que sans cerveau il n’y a pas de pensée, et
que tout meurt avec nous. Il y a contradiction entre les aspirations idéales de l’humanité et ce que l’on
appelle la science positive. »
Extrait de : C. Flammarion. « L’Inconnu et les Problèmes psychiques. »
Astronomie populaire par C. Flammarion

Fiche de Astronomie populaire
Titre : Astronomie populaire
Auteur : Camille Flammarion
Date de parution : 1882
Editeur : Flammarion
Première page de Astronomie populaire
« Notre planète vit d’une certaine vie astrale, que nous ne pouvons pas encore suffisamment comprendre. Des courants magnétiques circulent en elle et, sans cesse, sous leur mystérieuse influence, l’aiguille aimantée cherche le nord de son doigt inquiet et agité. L’intensité et la direction de ces courants varient de jour en jour, d’année en année, de siècle en siècle. Il y a deux siècles environ, en 1666, la boussole observée à Paris tendait juste au nord ; puis elle a tourné vers l’ouest, c’est-à-dire vers la gauche si l’on regarde le nord.
Sa déviation était de 8 degrés en 1700, de 17 degrés en 1750, de 22 degrés en 1800 ; elle a encore augmenté de (..) degré jusqu’en 1814, puis elle a commencé à revenir vers le nord. Cette déviation était de 22 degrés en 1835, de 20 en 1854, de 19 en 1863, de 18 en 1870, de 17 en 1878, de 16 en 1888. Elle va continuer de décroître, et il est probable qu’elle pointera de nouveau au nord vers 1962. »
Extrait de : C. Flammarion. « Astronomie Populaire. »