Catégorie : Livres
La princesse de Qirib par Lyon Sprague de Camp
Fiche de La princesse de Qirib
Titre : La princesse de Qirib (Tome 1 sur 3 – Zeï)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 2009
Traduction : M. Rivelin, C. Delavaud, C. Mamier, J. Fuentealba
Editeur : Bragelonne
Première page de La princesse de Qirib
« Dirk Barnevelt enleva la housse de son clavier et se mit au travail.
« À quelque 25° au nord de l’équateur de Krishna s’étend la mer Banjao, la plus grande étendue d’eau de la planète. Là se cache le Sunqar, empire de légendes et de mystère. Sous les rayons torrides de Roqir pourrissent lentement les galères pointues de Dour et les trirèmes ventrues de Jazmurian, prises dans l’étreinte impitoyable de ce vaste continent flottant mi-aquatique, mi-végétal.
Même les violents orages qui sévissent dans cette partie de la planète arrivent à peine à rider la surface de cet immense marécage glauque. Pourtant, parfois, apparaît un bouillonnement sinistre qui révèle la présence des monstres qui règnent en maîtres incontestés des profondeurs, le plus redoutable étant le gvàm, autrement appelé “le harponneur”. »
Barnevelt s’adossa confortablement contre son siège et laissa errer son imagination. Il y avait déjà deux ans qu’il décrivait laborieusement les endroits explorés par Igor Shtain. Les verrait-il un jour ? »
Extrait de : L. Sprague De Camp. « La saga de Zei – La princesse de Qirib. »
L’honorable barbare par Lyon Sprague de Camp
Fiche de L’honorable barbare
Titre : L’honorable barbare (Tome 4 sur 4 – Novaria)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1989
Traduction : L. Carissimo
Editeur : Denoël
Première page de L’honorable barbare
« La grange d’Eomer
« Serre-moi plus fort ! » murmura Adeliza à l’oreille de Kerin, fils d’Evor. « Mets ta main là… Qu’est-ce que c’est ?
— Qui est là ? rugit Eomer, le père d’Adeliza. Y a-t-il quelqu’un avec toi, Adeliza ? Je vais venir voir. »
Adeliza chuchota : « Sauve-toi, Kerin ! »
Kerin se remit précipitamment debout. Un coup d’œil dans la grange, sous le fenil, lui révéla, dans le clair de lune qui se déversait par la porte ouverte, le visage barbu d’Eomer qui regardait vers le haut de l’échelle, une main noueuse et musclée posée sur un échelon. »
Extrait de : L. Sprague de Camp. « Novaria – L’honorable barbare. »
Le roi entêté par Lyon Sprague de Camp
Fiche de Le roi entêté
Titre : Le roi entêté (Tome 3 sur 4 – Novaria)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1983
Traduction : M. Lederer
Editeur : Denoël
Première page de Le roi entêté
« Le palais de Xylar
Une grande baignoire de cuivre dont la surface brillante réfléchissait les rayons du soleil couchant survolait les neiges des Lograms. Elle se faufilait entre les hauts pics, rasant les glaciers de quelques
coudées.
« Gorax ! s’écria l’un des deux passagers de la baignoire. Je t’avais pourtant enjoint de ne point passer aussi près de ces montagnes ! Veux-tu donc faire défaillir mon vieux cœur de terreur ? Dorénavant, de grâce, contourne-les !
— Qu’est-ce qu’il dit ? demanda son compagnon. » Le premier inclina la tête comme pour écouter, puis répondit : »
Extrait de : L. Sprague de Camp. « Novaria – Le roi entêté. »
A l’heure d’Iraz par Lyon Sprague de Camp
Fiche d’A l’heure d’Iraz
Titre : A l’heure d’Iraz (Tome 2 sur 4 – Novaria)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1971
Traduction : M. Piot-Bertomeu
Editeur : Denoël
Première page d’A l’heure d’Iraz
« Le mammouth écarlate
C’était l’heure de la Chèvre, le treize du mois de la Licorne, dans la république d’Ir, un des douze États du Novaria.
À la taverne du Mammouth Écarlate, dans la ville d’Orynx, un jeune homme élancé, élégamment vêtu, jouait machinalement avec son verre de vin tout en surveillant la porte d’entrée. Il portait un costume novarien, légèrement excentrique. Sa peau était plus foncée que celle de la plupart des Novariens, pourtant en général basanés. En outre, ses vêtements étaient plus voyants que ceux que l’on portait au pays des Douze Cités. »
Extrait de : L. Sprague de Camp. « Novaria – A l’heure d’Iraz. »
Le coffre d’Avlen par Lyon Sprague de Camp
Fiche de Le coffre d’Avlen
Titre : Le coffre d’Avlen (Tome 1 sur 4 – Novaria)
Auteur : Lyon Sprague de Camp
Date de parution : 1968
Traduction : S. Hilling
Editeur : Denoël
Première page de Le coffre d’Avlen
« UN MORCEAU DE CORDE
— C’est une curieuse coutume, dit le Barbare, que de couper la tête à votre roi tous les cinq ans. Ça m’étonne que votre trône trouve preneur.
Sur l’échafaud, le bourreau passait une pierre à aiguiser sur le tranchant brillant de sa hache. Il fourra la pierre dans sa poche, cligna des yeux pour examiner le fil qu’il éprouva du pouce. Son sourire de satisfaction échappa à la foule au dessous de lui, car il avait la tête couverte d’une cagoule noire avec deux simples trous pour les yeux. La hache n’était ni un outil de bûcheron, ni une arme de guerrier. Sa tête d’acier bleu était anormalement large, comme un couperet de boucher. »
Extrait de : L. Sprague de Camp. « Novaria – Le coffre d’Avlen. »
Noir par Kevin W. Jeter
Fiche de Noir
Titre : Noir
Auteur : Kevin W. Jeter
Date de parution : 1998
Traduction : M. de Prémonville
Editeur : J’ai lu
Première page de Noir
« Le sexe a pété un câble
À cet instant, alors que l’étincelle bleue du sexe lui électrocutait la langue, le feu se mit à pleuvoir des cieux. À cet instant, tous les autres instants implosèrent dans sa tête. Il se détourna du baiser qui lui remplissait la bouche, de ce goût chaud et métallique de chair codée, et il s’affala contre la fenêtre ; la vitre frissonna de peur et lui renvoya le reflet de son propre visage, spectral.
Il savait ce qui se passait de l’autre côté de la paroi de verre. Qu’il était seul pour affronter cette peur, seul face à ce fantôme et à son baiser ; que les autorités de transit avaient lâché un autre drone dans les airs, au-dessus de la cité – quel que soit son nom –, qui venait clapoter contre ce building comme une mer grise et démontée »
Extrait de : K. W. Jeter. « Noir. »
Madlands par Kevin W. Jeter
Fiche de Madlands
Titre : Madlands
Auteur : Kevin W. Jeter
Date de parution : 1991
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : J’ai lu
Première page de Madlands
« Quand Geldt s’est pointé en ville, il puait le sang et la merde. La merde, parce qu’il ne se lavait jamais les mains, où qu’elles aillent se fourrer. Le sang, si on le sentait, c’est qu’on en avait plein le nez par sa faute. Qu’il se lave ou pas n’avait alors plus aucune importance.
Il conduisait une Hudson Hornet 1953 flambant neuve. À moins que ce ne soit la voiture qui l’ait conduit. Elle exhibait des chromes lisses et polis qu’on aurait pu lécher comme des glaces et des ailes aussi rondes que les hanches d’une femme au cœur de pierre. Dans les milieux huppés, on appelait ça un petit bolide. J’étais avec lui quand il l’avait eue, mais par la suite il était arrivé des trucs durs et là, il roulait seul.
— Hé, les mecs, z’avez pas vu Trayne ? »
Extrait de : K. W. Jeter. « Madlands. »
La mante par Kevin W. Jeter
Fiche de La mante
Titre : La mante
Auteur : Kevin W. Jeter
Date de parution : 1987
Traduction : A. Dorémieux
Editeur : Denoël
Première page de La mante
« Ils sont là-bas. » Penché au balcon, je scrute la ville. Halos de fumée sanguinolente cernant les édifices. « J’en suis sûr.
— Qui ? » Près de moi crisse la toile de la chaise pliante. Mon ex-épouse se dresse pour se resservir du vin. « Qui est là-bas ? »
Je contemple les tours lointaines. Le ciel où leurs silhouettes se profilent s’est embrasé. Au crépuscule, à en croire divers tarés congénitaux, les frontières s’amenuisent entre cet univers et celui d’à côté. Ce n’est pas faux. Mais cet autre univers plus ténébreux est en nous.
« Deux personnages. » J’ai répondu sans me retourner. « Parmi la foule. » Mais les deux à qui je fais allusion sont spéciaux. Quand le rouge se sera noyé dans une noirceur d’encre, ils rôderont sous les ondulations des néons. En chasse, à la poursuite de ce qui motive leur désir. »
Extrait de : K. W. Jeter. « La mante. »
Horizon vertical par Kevin W. Jeter
Fiche de Horizon vertical
Titre : Horizon vertical
Auteur : Kevin W. Jeter
Date de parution : 1989
Traduction : P. K. Rey
Editeur : J’ai lu
Première page de Horizon vertical
« Quand il s’éveilla, il vit des anges copuler dans le ciel.
Axxter laissa se poursuivre encore quelques secondes cette vision des derniers lambeaux de son rêve. Au loin, le soleil perçait par-dessus la barrière de nuages, colorant de rouge le mur de métal contre lequel s’adossait l’épaule de l’homme. Il était resté toute la nuit le corps blotti contre l’acier, comme s’il avait tenté, dans son acrophobie, d’enfouir son épine dorsale dans la texture du bâtiment pour retrouver la présence rassurante de planchers et de plafonds. Dans ses rêves, il tombait en tournant sur lui-même, le long de l’immense arceau, avant de venir s’enfoncer dans les nuages où l’attendaient des visages de nains aux dents prêtes à mordre ; ou alors, dans ses visions les plus agréables, il se voyait dormir, bercé par la gravité, dans un lit aux armatures d’acier. Mais jamais en train de flotter ou de dériver au gré des vents, à tournoyer lentement comme un fœtus replié sur lui-même. Il comprit alors que les anges étaient réels. »
Extrait de : K. W. Jeter « Horizon vertical. »
Une encombrante cargaison par Kevin W. Jeter
Fiche de Une encombrante cargaison
Titre : Une encombrante cargaison (Tome 3 sur 3 – Star Wars – La guerre des chasseurs de primes)
Auteur : Kevin W. Jeter
Date de parution : 1999
Traduction : R. Guillaume
Editeur : Fleuve noir
Première page de Une encombrante cargaison
« LE PRÉSENT Pendant les événements de Star Wars :le retour du jedi
Deux chasseurs de primes conversaient dans un bar.
— Les choses ne sont plus ce qu’elles étaient, dit Zuckuss tristement.
Appartenant à une espèce qui respirait de l’ammoniac sur son monde natal, Gand, il avait intérêt à être prudent dans des établissements comme celui-ci. Les alcools et les stimulants qui induisaient un sentiment de bien-être chez les autres créatures le plongeaient souvent dans un état de mélancolie profonde.
Ça pouvait même lui arriver dans un bar haut de gamme, où on tenait compte de la physiologie des clients. Le jeu de lumières « calmant » était déprimant pour Zuckuss, lui rappelant les espoirs déçus de sa jeunesse.
J’avais des ambitions autrefois…, se dit-il, regardant fixement son verre d’alcool bleu sur la table. Où sont-elles passées ?
— Je ne pourrais le dire, fit le compagnon de Zuckuss, le chasseur de primes droïd 4-LOM.
Un verre intact se trouvait devant lui, contenant sans doute de l’eau. Une simple « formalité » : le verre avait déjà été emporté et remplacé deux fois, pour que 4-LOM paye l’addition. C’était la seule façon pour un droïd d’être accepté dans un bar. »
Extrait de : K. W. Jeter. « Star Wars – La guerre des chasseurs de primes – Une encombrante cargaison. »