Catégorie : Livres

 

Flux par S. Baxter

Fiche de Flux

Titre : Flux (Tome 3 sur 10 – Cycle des Xeelees)
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 1993
Traduction : S. Denis, R. C. Wagner
Editeur : Bélial

Première page de Flux

« Dura s’éveilla en sursaut.
Quelque chose clochait. Dans l’odeur des photons.
Sa main flottait devant son visage, à peine visible ; elle plia les doigts. Autour de leur extrémité, du gaz d’électrons semé d’étincelles d’un violet presque blanc, dérangé par le mouvement, s’éleva en spirales autour des lignes de force du Champ magnétique. L’Air était tiède et rance à l’intérieur de ses yeux, et elle ne distinguait que des formes vagues.
Elle demeura là un moment, roulée en boule, suspendue dans le Champ magnétique élastique.
Elle entendit des voix, aiguës, excitées par la panique. Elles venaient de la direction du Filet.
Dura ferma les yeux avec force et entoura ses genoux de ses bras en souhaitant retrouver l’oubli tiède du sommeil. »

Extrait de : S. Baxter. « Cycle des Xeelees – Flux. »

Singularité par S. Baxter

Fiche de Singularité

Titre : Singularité (Tome 2 sur 10 – Cycle des Xeelees)
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 1992
Traduction : P.-P. Durastanti
Editeur : Bélial

Première page de Singularité

« Le sauteur quitta la Terre occupée tel un caillou jeté d’un bol bleu. L’étincelant petit vaisseau cylindrique roula lentement sur lui-même tandis qu’il grimpait à la verticale.
Jasoft Parz se rendait sur ordre auprès du gouverneur qax qui orbitait autour de la planète. Il parcourut les sillons que ses longues années au sein du corps diplomatique avaient creusés dans son esprit, en quête d’un motif plausible à sa convocation. Cela ne pouvait qu’avoir un rapport avec ce fichu trou de ver issu du passé : son arrivée avait eu sur les Qax l’effet d’un bâton enfoncé dans un nid de frelons.
Cependant, pourquoi le convoquer aujourd’hui ? Qu’est-ce qui avait changé ?
Son appréhension croissait à l’aune de la distance qui le séparait de son monde.
Seul dans l’engin automatique, il regardait le clair de Terre pénétrer par les petits hublots en rayons céruléens qui, au gré de la rotation du sau- »

Extrait de : S. Baxter. « Cycle des Xeelees – Singularité. »

Gravité par S. Baxter

Fiche de Gravité

Titre : Gravité (Tome 1 sur 10 – Cycle des Xeelees)
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 1998
Traduction : G. Fournier
Editeur : Bélial

Première page de Gravité

« C’est suite à l’implosion de la fonderie que la curiosité de Rees envers son univers devint insupportable.
Sa tranche avait pourtant débuté normalement, par un coup de poing de Sheen, sa superviseuse, contre la cloison de son bloc. Hébété, il s’était arraché au filet de couchage pour se traîner laborieusement dans sa cabine en désordre et accomplir ses petits rituels du réveil…
Sous la microgravité, le robinet rouillé crachotait à contrecœur une eau âcre et trouble. Il se força à en boire quelques gorgées avant de s’humecter le visage et les cheveux, se demandant dans un frisson combien de corps humains avait traversé cette eau depuis sa collecte dans un nuage de passage. Voilà plusieurs dizaines de tranches que le dernier arbre du Radeau avait livré sa cargaison de provisions fraîches, et l’antique système de recyclage de la Ceinture montrait ses limites. »

Extrait de : S. Baxter. « Cycle des Xeelees – Gravité. »

Arche par S. Baxter

Fiche d’Arche

Titre : Arche (Tome 2 sur 2 – Cycle des catastrophes)
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 2009
Traduction : D. Camus, D. Haas
Editeur : Pocket

Première page d’Arche

« Août 2041
 
Gordo Alonzo et Thandie Jones avaient fait venir un hélicoptère en urgence afin de ramener vers la côte escarpée du Colorado toute l’équipe de la Troisième Arche.
Toute l’équipe, sauf Grace Gray, qui restait sur place.
Le bras fermement maintenu par Gordo Alonzo, Grace regardait l’hélico descendre vers Cripple Creek en envoyant valdinguer les plus fragiles des abris de fortune qui en noircissaient les ruelles. Avant de se transformer en piège à touristes, la ville avait jadis été une ville minière. Maintenant, en ces temps de déluge où la mer recouvrait la quasi-totalité des États-Unis et venait lécher les contreforts des Rocheuses, des réfugiés campaient dans les rues, les parkings et les cours désaffectées des stations-service désormais inutiles. »

Extrait de : S. Baxter. « Cycle des catastrophes – Arche. »

Déluge par S. Baxter

Fiche de Déluge

Titre : Déluge (Tome 1 sur 2 – Cycle des catastrophes)
Auteur : S. Baxter
Date de parution : 2008
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Déluge

« Juillet 2016

Toutes les ornières, toutes les crevasses de la chaussée étaient pleines d’eau. À chaque embardée, Lily, qui était confinée dans un double fond sous le châssis du camion, en prenait plein la figure, et cette saleté qui puait le pétrole s’insinuait sous l’adhésif collé sur ses yeux et sa bouche. Il pleuvait à verse sur Barcelone, et le martèlement de la pluie sur la carrosserie s’ajoutait au rugissement du moteur et aux bruits de fusillade plus lointains.
Un cahot particulièrement brutal la projeta en l’air, contre la carcasse d’acier. Elle laissa échapper un grognement, étouffé par le ruban adhésif. Elle avait mal. Elle essaya de bouger, mais elle était couchée sur ses bras attachés derrière son dos. Elle avait beau faire, elle ne réussissait qu’à déplacer la douleur. »

Extrait de : S. Baxter. « Cycle des catastrophes – Déluge. »

Mémoire par Mike McQuay

Fiche de Mémoire

Titre : Mémoire
Auteur : Mike McQuay
Date de parution : 1987
Traduction : H. Collon
Editeur : Robert Laffont

Première page de Mémoire

«  Et maintenant, que se passe-t-il ? »
« Mon père me porte sur son épaule, il me soulève au-dessus de sa tête pour que je puisse y voir. La salle est comble, les gens se pressent pour apercevoir le grand homme. Je n’ai jamais vu de salle si vaste. Mon père me dit que c’est l’homme le plus important du pays, mais moi je ne peux pas croire qu’on soit plus grand que mon père. »
« Quel âge as-tu ? »
« Quatre ans. »
« Qui est ce grand homme ? »
« Je ne sais pas. Je suis contente parce qu’on dirait un jour de fête – tout le monde est tellement excité ! Des milliers de bougies illuminent la salle et pour moi elles sont comme des étoiles dans le ciel. »
David Wolf se rassit et contempla avec embarras la femme qui était à demi renversée sur le divan aux couleurs passées. Ce n’était pas la première fois qu’il se retrouvait à effleurer chez elle ce même point sensible de sa main experte. »

Extrait de : M. McQuay. « Mémoire. »

Voisins d’ailleurs par Clifford D. Simak

Fiche de Voisins d’ailleurs

Titre : Voisins d’ailleurs
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 2009
Traduction : P.-P. Durastanti, P. J. Izabelle, O. Girard, M. Lederer, G. Goullet
Editeur : Bélial

Sommaire de Voisins d’ailleurs

  • La maternelle
  • Le bidule
  • Le voisin
  • Un Van Gogh de l’ère spatiale
  • La fin des maux
  • Le cylindre dans le bosquet de bouleaux
  • La photographie de Marathon
  • La grotte des cerfs qui dansent
  • Le puits siffleur

Première page de La maternelle

« IL PARTIT SE promener au petit matin, avant le lever du soleil. Il dépassa la vieille étable à l’abandon qui tombait en ruines, traversa le ruisseau et gravit le pré en pente où on s’enfonçait jusqu’à la cheville dans l’herbe et les fleurs d’été. Le monde était humide de rosée et la fraîcheur de la nuit s’attardait dans l’air.
Il sortait ainsi à l’aube parce qu’il n’avait peut-être plus guère de matins en réserve ; à tout moment, la souffrance risquait bien de le terrasser. Mais il était prêt – cela faisait longtemps qu’il se préparait.
Il allait d’un pas tranquille. Chaque balade pouvait être la dernière et il entendait en profiter, sans rien perdre des roses des prés aux joues striées de larmes de rosée ni des matines des oiseaux dans les buissons qui bordaient les fossés. »

Extrait de : C. D. Simak. « Voisins d’ailleurs. »

Visions d’antan par Clifford D. Simak

Fiche de Visions d’antan

Titre : Visions d’antan
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1997
Traduction : I. Tate
Editeur : J’ai lu

Sommaire de Visions d’antan

  • Visions d’antan
  • Génération Terminus
  • La maison des pingouins
  • L’immigrant

Première page de Visions d’antan

« La salle d’exposition se trouvait dans le quartier chic, là où Kemp Hart n’avait pas souvent l’occasion de se rendre, loin, très loin de son territoire familier, aussi fut-il surpris de constater qu’il avait pu franchir à pied une distance aussi considérable. En réalité, il n’aurait pas eu besoin de marcher si son crédit avait été solide au Bright Star, le rade où sa bande avait ses habitudes.
À peine eut-il compris où il se trouvait qu’il lui vint l’envie de faire demi-tour et de filer sans demander son reste. Il se sentait comme un cheveu sur la soupe dans ces rues flanquées d’immeubles dorés sur tranches, exhibant les façades de grands éditeurs et celles de restaurants huppés. Rien à faire, la vitrine le tenait captif, elle refusait de le laisser partir. Il restait planté devant, vivante incarnation du délabrement social et intellectuel, un poing enfoncé dans la poche pour palper entre le pouce et l’index ses deux dernières pièces, l’humble ferraille qui était toute sa fortune. »

Extrait de : C. D. Simak. « Visions d’antan. »

Une chasse dangereuse par Clifford D. Simak

Fiche d’Une chasse dangereuse

Titre : Une chasse dangereuse
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1958
Traduction : M. Deutsch
Editeur : J’ai lu

Sommaire d’Une chasse dangereuse

  • Une chasse dangereuse
  • Pour sauver la guerre
  • Plus besoin d’hommes
  • La planète aux pièges
  • Jardinage
  • Opération putois
  • Projet Mastodonte

Première page d’Une chasse dangereuse

« Les traces suivaient systématiquement les sillons. Les tiges de vua étaient toutes sectionnées à trois ou quatre centimètres du sol. Le maraudeur avait agi avec méthode. Il n’avait pas fait sa razzia au hasard. Non, il s’était attaqué aux dix premières rangées du côté ouest du champ. Il avait opéré avec efficacité. Et quand il avait eu la panse pleine, il s’était enfoncé dans les fourrés. Il n’y avait pas longtemps. Les larges empreintes qu’il avait laissées dans la terre meuble, amoureusement travaillée, étaient encore fraîches.
Quelque part, un oiseau-scie taraudait une souche et d’un ravin envahi par les ronces s’élevait la cacophonique aubade d’un chœur de jacasseurs. La journée s’annonçait torride. Déjà, une odeur de poussière desséchée montait de l’humus et l’éclat aveuglant du soleil à peine levé faisait briller les feuilles vernissées des hulas. On aurait dit les reflets d’innombrables miroirs. »

Extrait de : C. D. Simak. « Une Chasse dangereuse. »

Une certaine odeur par Clifford D. Simak

Fiche d’Une certaine odeur

Titre : Une certaine odeur
Auteur : Clifford D. Simak
Date de parution : 1962
Traduction : A. et M. Barrois
Editeur : Denoël

Première page d’Une certaine odeur

« Nous étions vendredi soir. J’avais trop bu. Ce qui me sauva, c’est que le couloir était sombre. Si je ne m’étais pas arrêté sous la faible lumière, juste en face ma porte, pour sortir mes clés, je serais tombé dans le piège. Aussi sûr que deux et deux font quatre.
Le fait que nous étions vendredi n’a rien à voir avec la suite des événements. Indiquer le jour, c’est ma manière d’écrire. Je suis journaliste et tous les journalistes procèdent comme ça, en donnant le maximum de détails.
Le couloir était sombre parce que ce vieux George Weber est un sacré grippe-sous. Il passe le plus clair de son temps en bagarre avec les locataires ; au sujet du chauffage, de l’air conditionné (qu’il refuse de faire installer), de la plomberie qui tient par miracle, de la peinture des chambres qui aurait mérité d’être refaite depuis longtemps. Avec moi, il n’y avait pas d’histoire parce que je me fichais pas mal de tout ça.  »

Extrait de : C. D. Simak. « Une certaine odeur. »