Catégorie : Livres
Les hérétiques de Dune par Frank Herbert
Fiche de Les hérétiques de Dune
Titre : Les hérétiques de Dune (Tome 5 sur 6 – Dune)
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1984
Traduction : G. Abadia
Editeur : Pocket
Première page de Les hérétiques de Dune
« — Taraza vous a dit, n’est-ce pas, que nous avons usé onze de ces gholas Duncan Idaho ? Celui-ci est le douzième.
La vieille Révérende Mère Schwangyu avait dit cela sur un ton d’amertume délibéré tout en observant, de la terrasse du troisième étage, l’enfant solitaire qui jouait tout en bas sur la pelouse entourée de murs. A son zénith, le soleil éclatant de la planète Gammu éclaboussait l’enceinte blanche en contrebas d’une lumière crue, comme si un puissant projecteur avait été braqué sur le jeune ghola.
Usé ! se dit la Révérende Mère Lucille en s’autorisant un bref hochement de tête. Comme le choix des mots et les manières de Schwangyu étaient froids et impersonnels ! Nous avons épuisé notre stock ; veuillez nous réapprovisionner… »
Extrait de : F. Herbert. « Dune – Les hérétiques de Dune. »
L’Empereur-Dieu de Dune par Frank Herbert
Fiche de L’Empereur-Dieu de Dune
Titre : L’Empereur-Dieu de Dune (Tome 4 sur 6 – Dune)
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1981
Traduction : G. Abadia
Editeur : Pocket
Première page de L’Empereur-Dieu de Dune
« Extrait de l’allocution prononcée par Hadi Benotto à l’occasion de la présentation des dernières découvertes de Dar-es-Balat, sur la planète Rakis :
J’ai aujourd’hui la joie et la fierté de vous annoncer non seulement la mise au jour de l’extraordinaire chambre de conservation contenant, entre autres, une monumentale collection de manuscrits sur papier cristal ridulien, mais également l’existence de preuves établissant l’authenticité de ces découvertes. Nous avons tout lieu de penser, notamment, que nous sommes maintenant en possession de la totalité du journal intime original tenu par Leto II, l’Empereur-Dieu.
Qu’il me soit permis tout d’abord de rappeler l’importance historique du trésor que vous connaissez tous sous le nom de Mémoires Volés. Ces vénérables volumes nous ont fourni, au cours des siècles précédents, une aide inestimable dans la connaissance de nos ancêtres. Comme vous le savez, les Mémoires Volés furent déchiffrés pour la première fois par la Guilde Spatiale, et c’est la même Clé qui nous a servi à traduire les manuscrits qui viennent »
Extrait de : F. Herbert. « Dune – L’Empereur-Dieu de Dune. »
Les enfants de Dune par Frank Herbert
Fiche de Les enfants de Dune
Titre : Les enfants de Dune (Tome 3 sur 6 – Dune)
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1976
Traduction : J. Goimard
Editeur : Pocket
Première page de Les enfants de Dune
« Une tache de lumière apparut sur l’épais tapis rouge qui recouvrait le sol rocheux de la grotte. Elle semblait ne provenir d’aucune source apparente et n’exister que dans la trame de fibre d’épice. C’était un cercle errant de deux centimètres de diamètre qui allait et venait au hasard, qui se déformait maintenant, devenait ovale. Rencontrant le flanc vert sombre d’un lit, la tache s’éleva vivement, se posa sur la couverture verte sous laquelle reposait un enfant aux cheveux roux dont les traits avaient encore la rondeur de l’enfance. Rien de la maigreur traditionnelle des Fremen dans ce visage à la bouche généreuse qui, cependant, n’était nullement gonflé d’eau comme celui de tous les étrangers à ce monde.
A l’instant même où la tache de lumière courut sur ses paupières, l’enfant tressaillit. La lumière s’éteignit.
On ne percevait plus, à présent, que sa respiration, calme et profonde, et, plus loin, dans le bassin, l’écho rassurant du bruit des gouttes d’eau capturées par le piège à vent, là-haut, à la surface. »
Extrait de : F. Herbert. « Dune – Les enfants de Dune. »
Le messie de Dune par Frank Herbert
Fiche de Le messie de Dune
Titre : Le messie de Dune (Tome 2 sur 6 – Dune)
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1969
Traduction : M. Demuth
Editeur : Pocket
Première page de Le messie de Dune
« Le règne de l’empereur Muad’Dib suscita plus d’historiens que toute autre ère de l’Histoire de l’humanité. Nombre d’entre eux défendaient avec une âpreté jalouse leur point de vue particulier et sectaire mais leur existence même est révélatrice de l’impact produit par cet homme qui régna sur tant de mondes divers et qui éveilla tant de passions.
Certes, il portait en lui tous les germes de l’Histoire, idéaux, idéalisés. Né Paul Atréides au sein d’une Grande Famille des plus anciennes, il reçut l’éducation prana bindu de sa mère Bene Gesserit, Dame Jessica, et acquit ainsi un contrôle total de ses muscles et de son système nerveux. Mais avant tout, il était un mentat. Ses capacités intellectuelles dépassaient celles des ordinateurs mécaniques prohibées par la religion. Muad’Dib était le kwisatz haderach, celui que les Sœurs du Bene Gesserit recherchaient depuis des générations au travers de leur programme de sélection génétique, celui qui pouvait être « en plusieurs lieux à la fois », le prophète, l’homme par lequel le Bene Gesserit espérait contrôler le destin de toute l’humanité. Cet homme, Paul Muad’Dib, devint l’Empereur Muad’Dib et contracta dans le même temps un mariage blanc avec la fille de l’Empereur Padishah qu’il venait de vaincre. »
Extrait de : F. Herbert. « Dune – Le messie de Dune. »
Dune par Frank Herbert
Fiche de Dune
Titre : Dune (Tome 1 sur 6 – Dune)
Auteur : Frank Herbert
Date de parution : 1965
Traduction : M. Demuth
Editeur : Pocket
Première page de Dune
« Durant la semaine qui précéda le départ pour Arrakis, alors que la frénésie des ultimes préparatifs avait atteint un degré presque insupportable, une vieille femme vint rendre visite à la mère du garçon, Paul.
C’était une douce nuit. Les pierres anciennes du Castel Caladan qui avaient abrité vingt-six générations d’Atréides étaient imprégnées de cette fraîcheur humide qui annonçait toujours un changement de temps.
La vieille femme fut introduite par une porte dérobée et conduite jusqu’à la chambre de Paul par le passage voûté. Pendant un instant, elle put le contempler dans son lit. Il ne dormait pas ; à la faible lueur de la lampe à suspenseur qui flottait près du sol, il distinguait à peine cette lourde silhouette immobile sur le seuil et celle de sa mère, un pas en arrière. La vieille femme était comme l’ombre d’une sorcière ; sa chevelure était faite de toiles d’araignée qui s’emmêlaient autour de ses traits obscurs ; ses yeux étaient comme deux pierres ardentes. »
Extrait de : F. Herbert. « Dune – Dune. »
Vénus et le titan par Henry Kuttner
Fiche de Vénus et le titan
Title : Vénus et le titan
Auteur : Henry Kuttner
Date de parution : 1950
Traduction : J. C. Dumoulin
Editeur : Pocket
Première page de Vénus et le titan
« LA naissance de Sam Harker fut un double présage. Elle montra ce qui arrivait aux grandes Garderies où les lumières de la civilisation étincelaient encore, et elle symbolisa ce que serait la vie de Sam à l’extérieur et à l’intérieur de ces forteresses sous-marines. Sa mère Bessi était une jolie femme, qui aurait bien dû n’avoir pas d’enfant. Elle était frêle et étroite de hanches. Elle mourut de la césarienne qui jeta Sam dans un monde qu’il lui faudrait écraser avant de l’être par lui.
C’est pour cela que Blaze Harker haït son fils d’une si aveugle et si furieuse haine. Blaze ne put jamais penser à lui sans se rappeler ce qui s’était passé cette nuit-là. Il ne put jamais entendre la voix de Sam, sans réentendre les minces cris effrayés de Bessi. L’anesthésie caudale n’avait pas servi à grand-chose : Bessi était aussi inapte psychologiquement que physiquement à la maternité. »
Extrait de : H. Kuttner. « Vénus et le Titan. »
Les mutants par Henry Kuttner
Fiche de Les mutants
Title : Les mutants
Auteur : Henry Kuttner
Date de parution : 1953
Traduction : F. Straschitz
Editeur : Opta
Sommaire de Les mutants
- Les mutants
- Le serviteur invisible par M. St Clair
- Parfums par J. Stamers
Première page de Les mutants
« Il fallait à tout prix rester vivant jusqu’à ce qu’ils me trouvent. Ils finiraient bien par découvrir les débris de l’avion. Mais l’attente était dure.
Le jour, le ciel était vide et bleu au-dessus des pics enneigés, et la nuit les étoiles étaient immenses, comme toujours à cette altitude. Mais toujours le silence. Jamais un bruit d’avion ou d’hélicoptère. J’étais complètement seul.
C’était bien là l’ennuyeux.
Il y a quelques siècles, lorsqu’il n’y avait pas encore de télépathes, les hommes avaient l’habitude d’être seuls. Mais moi, c’était la première fois que j’étais enfermé dans la prison des os de mon crâne, totalement coupé des autres hommes. J’aurais préféré être sourd ou aveugle. Pour un télépathe, cela aurait eu très, très peu d’importance. »
Extrait de : H. Kuttner. « Les mutants. »
Le monde obscur par Henry Kuttner
Fiche de Le monde obscur
Title : Le monde obscur
Auteur : Henry Kuttner
Date de parution : 1946
Traduction : A. Modlinger
Editeur : Albin Michel
Première page de Le monde obscur
« Des feux dans la nuit
Au nord, sur la face sombre du ciel, on pouvait apercevoir un mince filet de fumée. Je me sentis à nouveau envahi d’une peur irrésistible. J’eus le sentiment de sombrer dans un cauchemar sans fond, mais, en même temps, un sentiment contraire, celui de la futilité de mes craintes. Il ne s’agissait en fin de compte que d’une colonne de fumée s’élevant des marécages de Limberlost, à cinquante lieues de Chicago, d’où, me disais-je, toute trace de superstition a été depuis bien longtemps extirpée, à coups d’acier et de béton armé. »
Extrait de : H. Kuttner. « Le Monde Obscur. »
Faites monter la bière ! par Henry Kuttner
Fiche de Faites monter la bière !
Title : Faites monter la bière !
Auteur : Henry Kuttner
Date de parution : 1954
Traduction : J. Hérisson, H. Robillot
Editeur : Gallimard
Première page de Faites monter la bière !
« Je crois d’abord voir, autour de son cou maigre, un fouet court dont les extrémités pendent sur son corsage couleur sable. Mais un bout du fouet se soulève paresseusement et je distingue des muscles qui glissent comme des anneaux sous les écailles luisantes, d’un noir violacé.
Sur tout l’horizon s’étendent des dunes arides, de la teinte du crâne de vache que j’ai vu ce matin, planté sur un piquet au bord de la route, mais avec des nuances qui vont du blanc aveuglant à l’ocre. Tout ici a l’air brûlé par le soleil de l’Arizona, même cette corde noirâtre aux reflets d’anthracite. Elle oscille de droite à gauche devant la poitrine de la femme, avec un mouvement lent et répugnant à voir. La femme lève une main griffue et caresse la tête du serpent d’un doigt dont la peau est plus rugueuse encore que celle du reptile. Le serpent se calme. De temps en temps, il darde sa langue, mais demeure immobile.
— Par exemple ! dit la femme. Un soldat qui a peur ? »
Extrait de : H. Kuttner. « Faites monter la bière !. »
Egomachine par Henry Kuttner
Fiche d’Egomachine
Title : Egomachine
Auteur : Henry Kuttner
Date de parution : 1962
Traduction : J. Bonnefoy
Editeur : Denoël
Sommaire d’Egomachine
- Les Etats-Unis de Hollywood par Alfred Bester
- Egomachine par Henry Kuttner
Première page d’Egomachine
« Nicolas Martin leva les yeux vers le robot installé derrière son bureau. « Je ne vais pas vous demander ce que vous voulez », dit-il d’une voix basse et contenue. « Je le sais déjà. Allez simplement dire à Saint-Cyr que je suis d’accord. Dites-lui que je trouve l’idée merveilleuse : mettre un robot dans un film. On a déjà tout vu – sauf les Rockettes[5]. Mais il est évident qu’une gentille petite histoire de Noël située chez des pêcheurs portugais sur la côte de Floride se doit d’avoir un robot. C’est évident. Seulement, pourquoi pas six ? Tant qu’on y est, dites-lui que je lui suggère d’en mettre treize à la douzaine… Allez, filez.
— Votre mère s’appelait bien Helena Glinska ? » demanda le robot sans prêter la moindre attention aux propos de Martin. »
Extrait de : H. Kuttner. « Egomachine. »