Catégorie : Livres
Le cycle de Simon Tregarth par Andre Norton
Fiche de Le cycle de Simon Tregarth
Titre : Le cycle de Simon Tregarth (Tome 1 sur 2 – Witch world)
Auteur : Andre Norton
Date de parution : 2023
Traduction : P. Mallet
Edition : Mnémos
Sommaire de Le cycle de Simon Tregarth
- Le portail
- L’emprise
Première page de Le portail
« La pluie barrait la rue crasseuse d’un rideau oblique. Le goût métallique de la suie décollée des murs par les trombes d’eau se déposait sur les lèvres de l’homme grand et mince qui marchait en scrutant les ruelles et les porches sur son chemin.
Simon Tregarth était sorti de la gare deux heures plus tôt. Ou était-ce trois ? Il n’avait plus besoin de se soucier du temps et n’avait pas de destination précise. Il ne se cachait plus, il n’était plus quelqu’un que l’on chasse, qui fuit ou qui se cache. Il marchait au su de tous, alerte, la tête haute, les épaules droites.
Les premiers jours, quand il ne lui restait que peu d’espoir, quand il avait utilisé toute sa ruse et toutes les méthodes qu’il connaissait pour brouiller, contrefaire et couvrir ses traces, quand sa vie était gouvernée par la tyrannie des heures et des minutes, il avait couru. Aujourd’hui, il marchait. Et il continuerait de marcher jusqu’à ce que la mort tapie sous un de ces porches ou dans une de ces ruelles se montre. Alors il périrait, mais pas sans lutter. Sa main droite, enfoncée dans la poche détrempée de son manteau, caressa son automatique : lisse et froide, l’arme se logeait dans sa paume comme le prolongement de son corps rompu à toutes les formes de combat. »
Extrait de : A. Norton. « Witch World : Le cycle de Simon Tregarth. »
L’étoile aux cent planètes par Jimmy Guieu

Fiche de L’étoile aux cent planètes
Titre : L’étoile aux cent planètes (Tome 40 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard
Première page de L’étoile aux cent planètes
« Des îles innombrables constellant l’immense océan qui recouvrait les trois quarts de la planète Joklun-N’Ghar, celle de Huxley était incontestablement l’une des plus ensorcelantes. Après l’avoir visitée, Nérudikar Polopotomp, le célèbre versificateur surinien, avait déclaré en levant au ciel un œil pédonculé rêveur :
— Des poètes au romantisme échevelé se sont penchés sur la naissance de cette terre, telle est mon intime conviction. Ils l’ont contemplée, émus, et ils ont vu qu’elle était belle. Alors, ils ont décidé qu’elle servirait de réceptacle au répertoire des thèmes poétiques. Ils en ont fait un endroit magique, où chaque son, chaque forme, chaque lumière constitue une source d’inspiration. »
L’interview en question ayant fait le tour de la Confédération par la vertu de la space o’vision, nombreux furent les touristes qui cherchèrent à visiter cette île enchanteresse. Mais tous eurent droit à la même réponse : il s’agissait d’une propriété privée, appartenant à la Baker & Blade Import Export Co. »
Extrait de : J. Guieu. « L’étoile aux cent planètes – Blade et Baker. »
Conjuration sur Joklun-N’Ghar par Jimmy Guieu

Fiche de Conjuration sur Joklun-N’Ghar
Titre : Conjuration sur Joklun-N’Ghar (Tome 39 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard
Première page de Conjuration sur Joklun-N’Ghar
« Essayant d’adopter un air détaché, Xhyvor leva les yeux vers la grosse pendule-calendrier mécanique une authentique œuvre d’art, réalisée par un maître-horloger reptilien de Sesquam-la-Slictueuse suspendue au milieu du hall principal de l’astroport de Nylghur, capitale de la planète Joklun-N’Ghar. En ce 8 janvier 2395, il était onze heures treize, tandis que minuit ne tarderait pas à sonner à Greenwich, sur la planète Terre, et qu’à Sefvor, sur Wondlak-la-Bienheureuse, les paisibles naturistes récemment libérés du joug des Octogones s’apprêtaient sans doute à prendre leur petit déjeuner après une demi-heure de jogging nus comme des vers dans le petit matin frais. Une fois de plus, le jeune N’Gharien aux cheveux fous trouva vraiment
fascinante la pluralité des mondes et des cultures. »
Extrait de : J. Guieu. « Conjuration sur Joklun-N’ghar – Blade et Baker. »
Les prisonniers de Bangor par Jimmy Guieu

Fiche de Les prisonniers de Bangor
Titre : Les prisonniers de Bangor (Tome 38 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1998
Editeur : Vaugirard
Première page de Les prisonniers de Bangor
« Peu de gens connaissaient l’âge exact du professeur Zébulon A. Krasbaueur, mais il était de notoriété publique qu’il avait de beaucoup, disaient certains dépassé le siècle. Bien que cela n’eût rien d’exceptionnel, en ce XXIVe siècle où la longévité humaine atteignait couramment cent trente ans, cet âge, qu’en d’autres temps on eût trouvé extraordinairement avancé, lui valait le respect général. Un respect néanmoins nuancé et souvent ironique, car le génial chercheur était tout aussi réputé pour le nombre incroyable de ses découvertes et inventions que pour l’excentricité de ses habits.
Pour l’heure, il portait un pantalon rayé rouge et jaune, un sweat-shirt noir avec l’inscription UNIVERSITY OF NYLGHUR, une queue-de-pie framboise écrasée à brandebourgs turquoise, une paire de sandales en plastique transparent et un chapeau melon cabossé, de couleur grise, dans le ruban duquel était piquée une plume vert fluo. »
Extrait de : J. Guieu. « Les prisonniers de Bangor – Blade et Baker. »
Panique sur Wondlak par Jimmy Guieu
Fiche de Panique sur Wondlak
Titre : Panique sur Wondlak (Tome 37 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1997
Editeur : Vaugirard
Première page de Panique sur Wondlak
« Le petit vaisseau reposait de guingois dans le sable roux, sous l’œil trop rouge du soleil agonisant dont les rayons ne parvenaient pas à réchauffer l’atmosphère ténue de ce monde sans nom, perdu au-delà des confins de la confédération interstellaire rassemblée sous l’égide bienveillante de la Terre. Hormis l’homme assis près du sas béant, le trio de volatiles criards qui tournoyait au ras des dunes constituait la seule trace de vie dans ce décor inhumain, tout en couleurs primaires et en formes érodées.
Louis Allman poussa ce qui était peut-être son millième soupir de la journée. Combien de temps lui faudrait-il encore ronger son frein sur cette planète désolée, sans même un bar pour adoucir l’attente de l’honnête homme ? Cela faisait déjà trois jours qu’il avait atterri dans ce désert rouillé, à l’heure précise de son rendez-vous avec Gregg Bergson, mais le vaisseau de ce dernier, le Darkness, Darkness, ne se montrait toujours pas. »
Extrait de : J. Guieu. « Panique sur Wondlak – Blade et Baker. »
La planète sans nom de Jimmy Guieu

Fiche de La planète sans nom
Titre : La planète sans nom (Tome 36 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1997
Editeur : Vaugirard
Première page de La planète sans nom
« Un astronef solitaire se dressait sur le petit spatioport dans la lumière rose orange du matin naissant. Sur sa coque de métal brillant, s’étalait un nom en lettres lie-de-vin : Robin II.
Engin gracieux, d’une trentaine de mètres de long, il reposait sur trois ailerons profilés, dont chacun était terminé par un pied télescopique. Une antenne en spirale, à l’extrémité de laquelle se trouvait un icosaèdre noir, prolongeait son nez pointu. Il ne paraissait pas armé, mais les clapets d’acier qui s’ouvraient çà et là pouvaient parfaitement dissimuler des bouches à feu et sans doute était-ce effectivement le cas.
Mieux valait en effet disposer de quelques canons thermiques lorsqu’on s’aventurait à la limite de la zone marginale de la Confédération, en raison des pirates qui en écumaient certains secteurs périphériques et Aguilar, à plus de trois cents années-lumière de la Terre, constituait le dernier bastion de ce qu’il était convenu d’appeler « la civilisation ». »
Extrait de : J. Guieu. « La planète sans nom – Blade et Baker. »
L’alliance des invincibles par Jimmy Guieu

Fiche de L’alliance des invincibles
Titre : L’alliance des invincibles (Tome 35 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1997
Editeur : Vaugirard
Première page de L’alliance des invincibles
« À la limite de l’Aveyron et du Tarn-et-Garonne, quelques kilomètres au sud-ouest de Najac, charmant village médiéval dominé par un château-fort du XIIe siècle, s’étend la commune de Ginals. Assez vaste, celle-ci consiste en une réunion de petits villages et hameaux où subsistent encore quelques agriculteurs, en dépit de l’exode rural et des difficultés grandissantes rencontrées par cette profession, surtout dans ce pays de causses et de vallées encaissées — dont les habitants assurent, selon l’expression consacrée, qu’il n’y pousse que des cailloux.
L’endroit est donc tout à fait paisible, et il l’était à peine moins en 1975, date à laquelle commence ce récit.
Mais parfois, le calme peut être trompeur…
Au volant de sa vieille traction avant Citroën déglinguée, Christophe Létrange sympathique maçon-plâtrier d’une trentaine d’années, rentrait chez lui après une dure journée de labeur. »
Extrait de : J. Guieu. « L’alliance des invincibles – Blade et Baker. »
L’offensive des Frotegs par Jimmy Guieu

Fiche de L’offensive des Frotegs
Titre : L’offensive des Frotegs (Tome 34 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1996
Editeur : Vaugirard
Première page de L’offensive des Frotegs
« Deyyan, fils de Nuyal, se tapit dans l’ombre d’un buisson, tous les sens en alerte. Le faible crissement qu’il venait d’entendre, quelques dizaines de mètres sur sa droite, avait-il été provoqué, comme il en avait l’impression, par la grosse patte d’un tigre écrasant une feuille sèche ? Il ne tarderait pas à le savoir — pour son malheur, peut-être.
Assurant sa sagaie dans sa main gauche, il changea légèrement de position, se préparant à bondir si besoin était. Il ignorait encore s’il se jetterait sur l’animal ou s’il tenterait de s’enfuir, mais la première solution lui paraissait la plus probable. Aucun homme ne pouvait en effet battre un tigre à la course — pas même Yalyan le Rapide, qui terminait chaque année premier du parcours rituel dédié au dieu Shimbooh. Et Deyyan était loin de courir aussi vite que son demi-frère. »
Extrait de : J. Guieu. « L’offensive des Frotegs – Blade et Baker. »
Au coeur de Kenndor par Jimmy Guieu
Fiche de Au coeur de Kenndor
Titre : Au coeur de Kenndor (Tome 33 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1996
Editeur : Vauvenargues
Première page de Au coeur de Kenndor
« Vue du ciel, la cité, qui portait le nom de Feunlag, évoquait une grande ville terrienne du XXe
siècle, avec ses gratte-ciel vertigineux aux façades miroitantes de verre et d’acier et ses larges avenues parcourues d’une circulation fluide. Organisée en cercles concentriques autour d’un palais somptueux qui se dressait au sein d’un parc immense, semé de pièces d’eau et de parterres de fleurs, elle abritait de toute évidence plusieurs millions d’habitants, mais sur une surface si vaste qu’elle ne donnait nulle part l’impression d’être surpeuplée. Naguère, de hauts murs translucides avaient séparé les quartiers de la ville, isolant les unes des autres les différentes castes qui composaient alors la population locale.
Il avait suffi d’une révolution pour mettre un terme à ce système injuste, qui n’avait d’autre raison d’être que de maintenir en esclavage les innombrables Shonks constituant la couche la plus basse de la société kenndorienne. »
Extrait de : J. Guieu. « Au coeur de Kenndor – Blade et Baker. »
La fin de Gondwana par Jimmy Guieu

Fiche de La fin de Gondwana
Titre : La fin de Gondwana (Tome 32 sur 56 – Blade et Baker)
Auteur : Jimmy Guieu
Date de parution : 1996
Editeur : Vaugirard
Première page de La fin de Gondwana
« L’élégant catamaran avait jeté l’ancre au bord du plateau continental, là où celui-ci s’interrompait brutalement sur une falaise vertigineuse descendant presque à pic vers la plaine abyssale, quatre mille mètres plus bas. Dans le ciel, de rares nuages dérivaient vers l’est, en direction de l’invisible côte indienne ; l’ancienne enclave portugaise de Goa, d’où le Shayol avait appareillé le matin même, se situait à un peu moins de cent milles.
L’homme qui somnolait pour l’instant à l’ombre de l’une des cabines, sur la coque bâbord, avait le visage buriné et recuit de ces vieux marins dont la vie s’est pour ainsi dire passée sur les mers. Agé d’environ quatre-vingt-dix ans — ce qui constituait encore la force de l’âge en ce XXIVe siècle où la durée de la vie humaine atteignait couramment cent trente ans —, il était vêtu d’un short et d’une chemisette de couleur blanche et tenait une canette de bière n’gharienne, qu’il portait de temps à autre à ses lèvres. »
Extrait de : J. Guieu. « La fin de Gondwana – Blade et Baker. »