Elisabeth Vonarburg

Présentation de Elisabeth Vonarburg :

Élisabeth Vonarburg, née dans la capitale française à l’aube de l’année 1947, fait aujourd’hui figure de véritable pionnière et de figure tutélaire dans le domaine de la littérature d’anticipation. Femme de lettres à l’érudition peu commune, elle a su jeter un pont entre la vieille Europe et la Belle Province, contrée qu’elle a choisie pour s’établir définitivement au cours de l’année 1973, dans les contrées enneigées du Saguenay.

Avant de franchir l’océan, cet esprit brillant s’était déjà illustré sur les bancs de l’Université, y décrochant de fort beaux diplômes en lettres modernes, couronnés par la réussite au difficile concours de l’agrégation. Cette rigueur classique ne l’a pourtant nullement empêchée de se tourner vers la conjecture scientifique et le fantastique, domaines dans lesquels cet auteur a su insuffler une noblesse et une profondeur psychologique trop souvent absentes des feuilletons d’antan.

Dès les années soixante-dix, alors que la science-fiction québécoise cherche encore sa pleine légitimité, elle s’engage avec une ferveur inlassable dans la vie littéraire de son pays d’adoption. Elle rejoint bientôt l’équipe de la revue « Requiem » — laquelle adoptera plus tard le noble titre de « Solaris » —, où elle exercera les délicates fonctions de directrice littéraire. C’est en ces pages qu’elle façonne, avec une exigence et une bienveillance remarquables, toute une nouvelle école de jeunes prosateurs francophones.

S’il fallait résumer son œuvre, on ne saurait omettre ses romans de longue haleine qui ont fait date. Avec « Le Silence de la cité » (paru en 1981) ou encore l’imposante fresque des « Chroniques du Pays des Mères » (1992), cette romancière hors pair déploie des univers d’une richesse inouïe. Elle y interroge l’ingénierie biologique, le clonage, mais également les structures de nos sociétés et la mémoire humaine. Loin des banales quincailleries intergalactiques, le récit se fait chez elle un formidable outil d’exploration sociologique.

Traductrice émérite — elle a d’ailleurs transposé dans la langue de Molière nombre de chefs-d’œuvre anglo-saxons —, essayiste et théoricienne du merveilleux, Madame Vonarburg a vu son talent couronné par les plus hautes distinctions littéraires. Cet écrivain majuscule prouve, à chaque nouvelle publication, que l’imaginaire conjectural constitue l’un des miroirs les plus fascinants pour scruter les tourments et les espoirs de notre civilisation moderne.

Livres de Elisabeth Vonarburg :

Les Pierres et Roses (2018) :

Les Pierres et Roses (2024) :

Reine de mémoire :

Tyranael :

Intégrales :

Chroniques du pays des mères (1992)
Comment écrire des histoires (1986)
Entre nos mains (2025)
Hôtel Olympia (2014)
Janus (1984)
L’oeil de la nuit (1980)
La femme aux semelles de temps (2023)
La maison au bord de la mer (2000)
La musique du soleil (2013)
Le jeu des coquilles de Nautilus (2003)
Le silence de la cité (1998)
Les contes de la Chatte rouge (1993)
Les voyageurs malgré eux (1994)
Sang de pierre (2009)

Pour en savoir plus sur Elisabeth Vonarburg :

La page Wikipédia sur E. Vonarburg
La page Noosfere sur E. Vonarburg
La page isfdb de E. Vonarburg

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