Étiquette : Anouna l’embaumeuse
Les prisonnières de Pharaon par Serge Brussolo

Fiche de Les prisonnières de Pharaon
Titre : Les prisonnières de Pharaon (Tome 2 sur 2 – Anouna l’embaumeuse)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 1999
Editeur : Editions du Masque
Première page de Les prisonnières de Pharaon
« Ce furent les miaulements des chats qui réveillèrent Anouna.
Les miaulements des chats, et l’odeur du sang.
D’instinct, dans les brumes du sommeil, elle sut qu’on attaquait la caravane à la faveur des ténèbres. Elle demeura figée sur sa natte, emmitouflée dans la couverture qui la protégeait fort mal du froid glacial de la nuit du désert. Sa première réaction fut l’incrédulité, et elle essaya de se convaincre qu’elle rêvait. Pourquoi s’en prenait-on à eux alors que les chameaux ne transportaient que des chats dans des paniers ? Une centaine de félins destinés aux prêtres zélateurs de la déesse Bastet à Boukaris ? C’était absurde. Généralement, les pillards convoitaient des marchandises autrement plus précieuses.
Elle compta ses battements de cœur en se répétant qu’elle s’égarait dans les méandres d’un cauchemar, qu’elle allait se réveiller, mais les chats hurlaient de plus belle… et l’odeur du sang devenait plus forte. »
Extrait de : S. Brussolo. « La prisonnière de Pharaon – Anouna l’embaumeuse. »
Le labyrinthe de Pharaon par Serge Brussolo

Fiche de Le labyrinthe de Pharaon
Titre : Le labyrinthe de Pharaon (Tome 1 sur 2 – Anouna l’embaumeuse)
Auteur : Serge Brussolo
Date de parution : 1998
Editeur : Le livre de poche
Première page de Le labyrinthe de Pharaon
« C’est en se penchant sur le sarcophage de bois peint qu’Anouna, parfumeuse au Per-Nefer de Sethep-Abou, s’aperçut que la momie sur laquelle elle travaillait depuis trois jours avait disparu. Une mince bandelette de lin sortait de la boîte funèbre, marquant le chemin emprunté par le mort lors de sa fuite. Une fine bande de tissu à peine froissée, imprégnée d’essences rares, et qui se tortillait comme la mue laissée par un serpent en train de faire peau neuve. La jeune fille voulut pousser un cri d’alarme mais aucun son ne sortit de sa bouche. Il fallait donc se résoudre à admettre l’impossible : le défunt avait mis la nuit à profit pour quitter la maison d’embaumement en laissant se dérouler dans son sillage l’interminable pansement enduit de résine qui constituait son armure d’éternité. Pourquoi était-il parti ? Parce qu’il refusait d’entrer dans le royaume des morts… ou parce qu’il était mécontent des services de l’embaumeur choisi par sa famille ? Anouna opta pour cette deuxième hypothèse car elle savait que les travaux du Per-Nefer laissaient quelque peu à désirer dès lors qu’il s’agissait d’enterrements de seconde classe. »
Extrait de : S. Brussolo. « Le labyrinthe de pharaon – Anouna l’embaumeuse. »