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La force invisible par Vargo Statten

Fiche de La force invisible

Titre : La force invisible
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La force invisible

« Le physicien Mark Haslam devait sa réussite à son travail. À l’âge de trente-cinq ans, il allait occuper le poste le plus élevé de sa profession. Dès sa plus tendre jeunesse, il avait écarté tout ce qui pouvait s’opposer à ses efforts, ce qui, finalement, l’avait amené à passer le doctorat ès sciences sans parler des autres examens.

Mais, quelque flatteuses que fussent en elles-mêmes ces réussites successives, elles comptaient peu en comparaison de ce qui attendait le docteur en ce jour spécial. Il allait être nommé président de l’Institut des Hautes Études Scientifiques. Il devait y faire une conférence sur sa découverte de la désintégration et sur l’application de cette découverte aux forces élémentaires. C’était, pour le profane, une matière aride, mais pour ceux qui étaient de la partie, le sujet offrait un intérêt considérable. Nul n’avait réussi jusque-là à percer le secret de la désintégration pure qui allait peut-être changer la face du monde.

Le docteur Mark Haslam y pensait, tout en conduisant sa puissante limousine Jaguar le long des chemins ensoleillés de la campagne. »

Extrait de : V. Statten. « La Force Invisible. »

La flamme cosmique par Vargo Statten

Fiche de La flamme cosmique

Titre : La flamme cosmique
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1950
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La flamme cosmique

« Londres, New-York, Paris, Moscou, Melbourne, Bombay… De tous les points du globe, les communiqués arrivaient depuis l’aube et les journalistes du monde entier se tuaient à la tâche. Le flot d’informations était une véritable avalanche, car les soucoupes volantes avaient été vues partout.

Cette fois, il n’était plus question de bluffer ou de raconter des sornettes, et il s’avérait impossible, désormais, d’imputer à l’imagination des foules ou à une mauvaise digestion d’un scénariste la présence fantastique des fameuses soucoupes dans le ciel terrestre. Du Pôle Nord au Pôle Sud, lignes téléphoniques, radios, télévidéos et téléjournaux ne cessèrent de transmettre la sensationnelle nouvelle.

Les peuples de tous les continents eurent la même pensée : l’invasion de la Terre paraissait imminente… Au-dessus de toutes les grandes villes, des escadrilles entières de ces étranges engins semblables à des disques étaient passées, puis avaient disparu sans causer le moindre dégât. Mission de reconnaissance, probablement. Et prélude à une offensive conquérante, non moins probablement. »

Extrait de : V. Statten. « La flamme cosmique. »

La bombe G par Vargo Statten

Fiche de La bombe G

Titre : La bombe G
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de La bombe G

« Sur la planète Mars, les Anciens siégeaient. Ils étaient une vingtaine, et ils représentaient l’élite de leur race.

Chefs des dix mille Martiens encore vivants, les Anciens assumaient la lourde tâche de veiller aux destinées d’un peuple qui jadis avait été nombreux et prospère. Depuis longtemps, les savants de Mars étaient parvenus à élucider la plupart des mystères de la science, mais maintenant, la race martienne subissait un déclin rapide, inexorable, dramatique.

Physiquement, les derniers Martiens n’avaient guère évolué. C’étaient des créatures de taille médiocre, aux têtes énormes, aux larges poitrines, des êtres parfaitement adaptés à l’atmosphère raréfiée et à la force de gravitation peu élevée de leur planète. »

Extrait de : V. Statten. « La bombe «G». »

L’homme multiple par Vargo Statten

Fiche de L’homme multiple

Titre : L’homme multiple
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’homme multiple

« Pour tout le monde, et même pour sa femme, Jeffrey Dexter n’était qu’un chimiste. Employé aux Laboratoires Centraux de Londres, que contrôlait entièrement le Gouvernement, il s’occupait de l’analyse de produits alimentaires, de cosmétiques et des innombrables éléments de confort destinés au public. Même la colle utilisée pour fermer les enveloppes passait par son service et, malgré la multiplicité de ses attributions, il était devenu fort expert dans sa partie et était parvenu à mettre de côté beaucoup d’argent, ce qui lui avait permis de se construire un petit laboratoire isolé au centre de la cité, sur un terrain anciennement ravagé par les bombes. Ce qu’il y faisait ne regardait personne. Sa femme elle-même n’en savait absolument rien et ce fut par hasard qu’un soir elle en fut informée. »

Extrait de : V. Statten. « L’homme multiple. »

L’homme de deux mondes par Vargo Statten

Fiche de L’homme de deux mondes

Titre : L’homme de deux mondes
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1953
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’homme de deux mondes

« Walter Cardish, vendeur dans un des grands magasins de confection de Londres, fut soulagé de se trouver, pour une fois, seul.

Lorsqu’il travaillait, il était toute la journée sous les ordres de son chef de rayon. Chez lui, il se trouvait sous le commandement de sa femme, Bertha ou de Tommy. Tommy, son fils, avait près de quatorze ans et paraissait réunir tous les penchants requis pour devenir un jeune délinquant.

Oui, c’était bon d’être seul. Le paysage, sur la colline, était nu peu obscurci par l’approche d’une tempête. L’air était d’un calme étrange. La senteur même de l’herbe et des fleurs sauvages faisait place à une nette odeur de soufre, à mesure que le déchaînement de l’orage devenait imminent. Malgré cela, c’était agréable de se trouver seul.

C’est que Lake District était si loin de Londres ! Assez loin pour qu’on oubliât à quoi ressemblait la vieille et active cité prise. Walter Cardish traversait la jetée Copper, longue étendue désolée encaissée entre l’eau du Rydal et le lac d’Endor ; l’hôtel où il avait pour l’instant laissé Bertha et Tommy se trouvait à cinq milles environ. »

Extrait de : V. Statten. « L’homme de deux mondes. »

L’héritage de la lune par Vargo Statten

Fiche de L’héritage de la lune

Titre : L’héritage de la lune
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1951
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’héritage de la lune

« Immobile et silencieux, Cliff Saunders paraissait plongé dans de profondes réflexions. Sur sa table de dessin, ses équerres et ses règles graduées avaient l’air d’avoir été abandonnées….

En fait, Cliff avait complètement oublié son travail. Il avait l’esprit ailleurs et son regard distrait fixait machinalement la haute fenêtre du bureau. Il ne voyait rien. Ni les ouvriers qui, en ce grisâtre après-midi de novembre, allaient et venaient dans la vaste cour de l’usine, ni les hautes bâtisses cubiques des ateliers « Norton et Burns », constructeurs de machines, où il travaillait comme dessinateur technique.

Mais une voix tira brusquement Cliff de ses pensées.

— Hé, Saunders ? Le patron vous demande à son bureau !…

— Hein ? Quoi ? s’écria Cliff en levant la tête et en esquissant une grimace ahurie.

Cliff était un jeune homme de vingt-sept ans, au visage intelligent, au regard à la fois rêveur et volontaire, au large front de mathématicien.

— Le patron vous attend dans son bureau ! répéta l’autre. »

Extrait de : V. Statten. « L’héritage de la lune. »

L’étoile fugitive par Vargo Statten

Fiche de L’étoile fugitive

Titre : L’étoile fugitive
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1952
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de L’étoile fugitive

« Ce ne fut d’abord qu’une sorte de poussière sur le fond de l’infini, une imperceptible altération des ondes lumineuses qui, sur les plaques photographiques et les écrans spectro-héliographes des observatoires, se manifestait par une tache beaucoup plus ténue qu’une pointe d’épingle. Située bien loin de la Voie Lactée, elle n’intéressa guère – du moins au commencement – que quelques rares spécialistes, c’est-à-dire les astronomes affectés à l’étude de cette portion du ciel.

Sans s’inquiéter outre mesure, ces astronomes se contentèrent d’enregistrer l’apparition de ce phénomène étrange et inexplicable. Dans leurs rapports d’observation, ils notèrent la chose en spécifiant qu’il s’agissait sans doute du noyau d’une nouvelle nébuleuse située dans les profondeurs lointaines de l’espace. »

Extrait de : V. Statten. « L’étoile fugitive. »

Hommes en double par Vargo Statten

Fiche de Hommes en double

Titre : Hommes en double
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1956
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Hommes en double

« Pour passer la soirée, Harvey Bradman et sa fiancée Véra Maynard avaient choisi l’un des cabarets de nuit les plus élégants de Londres.

Installés à une table de coin, ils étaient là depuis plus d’une heure, assis face à face, et leur conversation était si animée qu’ils n’avaient pas prêté la moindre attention au spectacle. Chose plus extraordinaire encore, ils ne s’étaient pas levés pour danser sur la piste réservée au public ; et pourtant, ils aimaient passionnément la danse. On les classait parmi les meilleurs danseurs de la haute société de la ville.

Véra Maynard avait un air sérieux et décidé. Elle portait une robe du soir à la toute dernière mode et les bijoux qui paraient ses oreilles et ses jolis poignets lançaient des éclairs merveilleux. Ses beaux cheveux noirs faisaient ressortir l’éclat de son teint très pur ; le parfum qui émanait d’elle était frais et jeune à souhait. Tout en elle était d’un goût parfait. »

Extrait de : V. Statten. « Hommes en double. »

Heure zéro par Vargo Statten

Fiche de Heure zéro

Titre : Heure zéro
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1953
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Heure zéro

« Au printemps de l’année 1963, par une tiède matinée, Gordon Fryer lut l’annonce suivante :

« On demande un volontaire – masculin – âgé de vingt à trente ans – Intelligent – Pour expérience scientifique – Absolument sans danger – Rémunération – Demander le Dr. Boden Royd, « Les Mélèzes », Nether Bolling, Berks. »

Gordon Fryer se trouvait à bout de ressources. Et comme aucun préjugé ne l’empêchait d’essayer n’importe quel métier, il décida d’aller tenter sa chance chez ce docteur, dans la petite ville de Nether Bolling.

Le domaine des « Mélèzes » était un de ces manoirs anciens dont les jardins avaient été dessinés jadis par de véritables artistes. Gordon Fryer resta un moment en admiration devant le beau décor ; enfin, il appuya sur le bouton de sonnette de cuivre, à la porte principale, et attendit. Le portail de chêne ciré s’ouvrit en silence et un homme de haute taille, la figure en lame de couteau, apparut. »

Extrait de : V. Statten. « ‘Heure zéro’. »

Duel des mondes par Vargo Statten

Fiche de Duel des mondes

Titre : Duel des mondes
Auteur : Vargo Statten
Date de parution : 1954
Traduction : A. Audiberti
Editeur : Fleuve noir

Première page de Duel des mondes

« Nalofix, tache minuscule dans la vaste mer intergalaxiale, près de la Grande Andromède, était certainement une planète parfaite. Elle faisait partie d’un groupe de neuf mondes qui tournaient autour d’un gigantesque soleil central. La nature y était très belle, très harmonieuse ; il y régnait une température constamment tiède et douce, et, sur la surface enchanteresse de cette planète privilégiée, vivait une race que l’on pouvait considérer comme l’une des plus heureuses de tout l’univers créé.

Sans doute, en les jugeant selon notre conception terrestre de la beauté, les habitants de Nalofix nous auraient-ils paru repoussants : hauts de huit pieds, le corps entièrement couvert d’écaillés grises, avec une large tête aplatie et d’énormes yeux globuleux, ils faisaient penser à des monstres mi-humains mi-batraciens. Mais, en dépit de leur aspect physique assez inattendu, les Nalofixiens possédaient un cerveau dont le développement extrême faisait d’eux la race de génie par excellence. »

Extrait de : V. Statten. « Duel des mondes. »