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Terre… siècle 24 par B. R. Bruss

Fiche de Terre… siècle 24

Titre : Terre… siècle 24 (Tome 1 sur 3 – Terre)
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1959
Editeur : Fleuve noir

Première page de Terre… siècle 24

« Depuis huit jours, c’était une vraie cohue dans les immenses couloirs et les larges escaliers du Pandoran Building. Les ascenseurs ne désemplissaient pas. On vivait dans la fièvre des résultats. Non seulement les intéressés eux-mêmes, mais leurs familles et une foule de curieux avaient envahi, au dix-huitième étage de la plus célèbre école qui fût au monde, les abords de la vaste salle de conférence où chaque jour – depuis le début de la semaine – étaient annoncés les résultats des examens et des concours.
Mais aujourd’hui, samedi, c’était le grand jour, et les cameramen de la télévision, les reporters de la radio et de la presse étaient massés dans le grand hall, prêts à faire irruption les premiers dans la salle lorsque les portes s’ouvriraient. Les jours précédents, ils ne s’étaient même pas dérangés. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Terre… Siècle 24. »

Rideau magnétique par B. R. Bruss

Fiche de Rideau magnétique

Titre : Rideau magnétique (Tome 3 sur 3 – Soucoupes)
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1956
Editeur : Fleuve noir

Première page de Rideau magnétique

« Depuis trente-cinq ans, il ne s’était rien produit de nouveau et d’inquiétant dans l’espace, et l’on se préparait à célébrer dans la joie les grandes fêtes du millénaire, lorsque brusquement…

James Perkins et Luc Bardeil bavardaient gaîment dans la cabine de pilotage, à bord de l’astronef Sb 712. Ils étaient heureux l’un et l’autre. Leur tâche tirait à sa fin, et c’était une tâche monotone. Depuis trois semaines, James Perkins dirigeait la patrouille « Vigilance » le long du « rideau magnétique », une corvée plutôt routinière.

— Je commence réellement à avoir des fourmis dans les jambes, déclarait Luc Bardeil, un garçon de vingt-six ans, brun et basané, avec un curieux petit nez retroussé.

— Bah, dit James, ce n’est plus que l’affaire de quarante-huit heures. Ensuite, nous reprendrons contact avec le plancher des vaches. Et cette fois, ce ne sera pas seulement pour quatre jours, mais pour un bon mois bien plein, et juste au moment des fêtes du millénaire. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Rideau magnétique. »

La guerre des soucoupes par B. R. Bruss

Fiche de La guerre des soucoupes

Titre : La guerre des soucoupes (Tome 2 sur 3 – Soucoupes)
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1954
Editeur : Fleuve noir

Première page de La guerre des soucoupes

« On crut ce jour-là, dans le monde entier, qu’une guerre effroyable venait d’éclater. C’était bien une guerre, et même une guerre fantastique, mais point celle que l’on pensait.
Le 9 janvier 1965 tout avait été calme à Moscou.
Cette nuit-là, Olga Kerounine s’était couchée tard.
Elle venait tout juste de rentrer à Moscou avec son père, après une disgrâce qui avait duré plusieurs semaines, et elle pensait que c’en était fini pour elle de vivre dans les émotions. »

Extrait de : B. R. Bruss. « La guerre des soucoupes. »

S.O.S Soucoupes par B. R. Bruss

Fiche de S.O.S Soucoupes

Titre : S.O.S Soucoupes (Tome 1 sur 3 – Soucoupes)
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1954
Editeur : Fleuve noir

Première page de S.O.S Soucoupes

« Mac Vendish tenait les soucoupes volantes pour un mythe, mais John Clark y croyait dur comme fer, pour la raison qu’il en avait vu une. Et un jour vint où ils furent départagés.
Le 26 octobre 1961, à sept heures du matin, malgré l’avis que lui avait donné Bull de ne pas aller déranger le « patron », qui était depuis la veille d’une humeur exécrable, et malgré les efforts du planton pour l’arrêter devant la porte, John B. Clark fit irruption dans le bureau de Mac Vendish.
Mac Vendish était en train de vociférer devant l’écran de son visiophone où se détachait la figure piteuse de Joë Brenian, un colosse roux, au visage semé de taches de rousseur, à la mâchoire de boxeur, mais qui avait à ce moment-là tout l’air d’un écolier en faute. »

Extrait de : B. R. Bruss. « S.O.S Soucoupes. »

Guet-apens sur Zifur par B. R. Bruss

Fiche de Guet-apens sur Zifur

Titre : Guet-apens sur Zifur (Tome 2 sur 2 – Jas-lr-Solil)
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1973
Editeur : Fleuve noir

Première page de Guet-apens sur Zifur

« – Bolog, fais entrer le suivant.
– Bien, Excellence.
– Il doit s’appeler Urf-Ol-Ka… Kamir ?…
– Kalir, Excellence.
– C’est ça… Un vieil ami. Mais veille à ce que je ne bavarde pas trop longtemps avec lui.
– J’y veillerai, Jas. Bolog disparut.
Jas-Ir-Solil, qui portait le titre fastueux, bien que non officiel, de Grand Marginal, était célèbre dans la Fédération des Soixante-Quinze Planètes. Il l’était même bien au-delà. Nonchalamment allongé sur un matelas pneumatique de couleur pourpre, où brillaient des étoiles d’or dues au talent des réputées brodeuses de Copernic, il grignotait des usmiss, petits fruits grillés provenant d’un monde habité par des oiseaux savants et affables, tout en jouant avec son bilboquet d’ivoire. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Guet-apens sur Zifur. »

Le grand marginal par B. R. Bruss

Fiche de Le grand marginal

Titre : Le grand marginal (Tome 1 sur 2 – Jas-lr-Solil)
Auteur : B. R. Bruss
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir

Première page de Le grand marginal

« On aurait pu se croire dans une chambre d’un palais. Elle semblait vaste, sans doute à cause des miroirs, bien calfeutrée par des rideaux somptueux. N’eût été le lit, on aurait pu s’imaginer dans une salle de musée. Sur des consoles reposaient des statues comme on n’en faisait plus depuis des milliers d’années. Sur des chevalets, ou accrochés aux murs dans les espaces laissés libres par les miroirs et les tentures, on voyait des tableaux, dans des cadres dorés, qui représentaient des batailles oubliées, des scènes mythologiques incompréhensibles, des personnages aux costumes étincelants. Des chandeliers d’or, des bijoux, toutes sortes d’objets faits de matières précieuses traînaient sur des tables basses. Le lit, surmonté d’un baldaquin baroque, était vaste et recouvert de tissus et de coussins dont la richesse s’harmonisait avec celle des rideaux et des tapis épais et pleins d’arabesques. La (lumière provenait – très étrangement – d’un lustre composé de mille cristaux. »

Extrait de : B. R. Bruss. « Le grand marginal. »

B. R. Bruss

Présentation de B. R. Bruss :

B. R. Bruss, de son vrai nom René Bonnefoy, né le 16 décembre 1895 à Lempdes (Haute-Loire) et décédé le 30 septembre 1980 à Paris, est une figure incontournable de la littérature de science-fiction française.

Une vie prolifique sous plusieurs pseudonymes

Au cours de sa longue carrière, Bruss a utilisé de nombreux pseudonymes, parmi lesquels Roger Blondel, Georges Brass, Marcel Castillan et Roger Fairelle. Cette multiplicité d’identités témoigne de sa volonté d’explorer différents registres littéraires et de toucher un public varié.

Un œuvre riche et variée

L’œuvre de Bruss est particulièrement riche et couvre un large éventail de thèmes :

  • Science-fiction : C’est sans doute dans ce genre que Bruss est le plus connu. Ses romans de science-fiction explorent des univers futuristes, des voyages interstellaires, des rencontres avec des extraterrestres et des questions éthiques liées au progrès technologique.
  • Fantastique : Bruss a également écrit de nombreuses nouvelles et romans fantastiques, où le surnaturel et l’étrange côtoient le réel.
  • Érotique : Sous certains de ses pseudonymes, Bruss a publié des romans policiers à caractère érotique.

Un auteur méconnu mais essentiel

Malgré la qualité de son œuvre, Bruss est resté longtemps dans l’ombre de ses contemporains. Son style, parfois jugé trop classique ou trop descriptif, n’a pas toujours rencontré le succès commercial. Cependant, son influence sur la science-fiction française est indéniable. Bruss a contribué à populariser ce genre en France et a inspiré de nombreux auteurs.

Bibliographie sélective

Il serait fastidieux de lister ici tous les ouvrages de Bruss. Parmi ses œuvres les plus connues, on peut citer :

  • Le Mouton Enragé (sous le pseudonyme de Roger Blondel) : considéré comme son chef-d’œuvre, ce roman dystopique explore les thèmes de la manipulation mentale et de la société de consommation.
  • Parle, Robot ! : un roman de science-fiction qui interroge la nature de l’intelligence artificielle.
  • L’apparition des surhommes : une réflexion sur l’évolution de l’humanité et la création d’une race supérieure.

En conclusion

B. R. Bruss est une figure essentielle de la littérature de science-fiction française. Son œuvre, riche et variée, mérite d’être redécouverte. En explorant les thèmes de la science, de la technologie, de la société et de l’humain, Bruss a laissé une trace indélébile dans l’imaginaire collectif.

Livres de B. R. Bruss :

Jas-lr-Solil :

Soucoupes :

Terre :

Bihil (1961)
Brang (1973)
Et la planète sauta… (1946)
L’anneau des Djarfs (1961)
L’apparition des surhommes (1953)
L’astéroïde noir (1964)
L’énigme des Phtas (1965)
L’espace noir (1966)
L’espionne galactique (1968)
L’étrange planète Orga (1967)
L’objet maléfique (1972)
L’otarie bleue (1963)
La créature éparse (1966)
La figurine de plomb (1965)
La guerre des robots (1966)
La planète aux oasis (1970)
La planète glacée (1965)
La planète introuvable (1968)
Le bourg envoûté (1964)
Le cri des Durups (1962)
Le grand feu (1964)
Le grand Kirn (1958)
Le mort qu’il faut tuer (1971)
Le mur de la lumière (1962)
Le mystère des Sups (1967)
Le soleil s’éteint (1965)
Le tambour d’angoisse (1973)
Le trappeur galactique (1967)
Les centauriens sont fous (1969)
Les enfants d’Alga (1968)
Les espaces enchevêtrés (1979)
Les êtres vagues (1972)
Les Harnils (1971)
Les Horls en péril (1962)
Les translucides (1964)
Luhora (1972)
Maléfices (1975)
Nous avons tous peur (1956)
Parle, robot ! (1969)
Penelcoto (1974)
Planètes oubliées (1965)
Quand l’uranium vint à manquer (1968)
Substance « Arka » (1956)
Terreur en plein soleil (1958)
Une mouche nommée Drésa (1964)
Une si belle planète (1970)

Pour en savoir plus sur B. R. Bruss :

La page Wikipédia sur B. R. Bruss
La page Noosfere sur B. R. Bruss
La page isfdb de B. R. Bruss

Les gouffres de la lune par A. C. Clarke

Fiche de Les gouffres de la lune

Titre : Les gouffres de la lune – intégrale (S.O.S. Lune)
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1961
Traduction : B. R. Bruss
Editeur : Milady

Sommaire de Les gouffres de la lune

  • S.O.S. Lune
  • Naufragés de la Lune

Première page de Les gouffres de la lune

« Pat Harris jouissait du privilège d’être le capitaine de l’unique bateau qui fasse en permanence « croisière » sur la Lune. Tandis que les passagers s’embarquaient sur le Séléné et se bousculaient pour avoir les places près des fenêtres, il se demandait à quoi ressemblerait, cette fois-ci, la promenade. Dans son miroir rétroviseur, il apercevait Mlle Wilkins, qui accueillait à bord les excursionnistes. Elle était charmante dans son uniforme bleu de la Commission touristique lunaire. Harris, lorsqu’il était de service avec elle, s’imposait de ne voir en elle que « Mlle Wilkins », et non pas « Sue ». Cela l’aidait à se concentrer sur son travail. Quant à savoir ce qu’elle pensait de lui, il n’avait jamais réellement pu le deviner.
Parmi les gens qui s’installaient à bord, il ne reconnut aucun visage familier. C’étaient des nouveaux venus, avides d’entreprendre leur première croisière. La plupart étaient des touristes types, des personnes d’un certain âge, en visite sur un monde qui, dans leurs jeunes années, avait été le symbole même des lieux inaccessibles. Quatre ou cinq passagers seulement n’avaient pas encore atteint la  »

Extrait de : A. C. Clarke. « Les Gouffres de la Lune. »

Naufragés de la Lune par A. C. Clarke

Fiche de Naufragés de la Lune

Titre : Naufragés de la Lune (Tome 2 sur 2 – SOS Lune)
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1961
Traduction : B. R. Bruss
Editeur : Fleuve noir

Première page de Naufragés de la Lune

« Ils se croyaient sauvés. Ils ne savaient pas que leurs chances de survivre étaient encore très minces…
Ils étaient enfermés depuis plus de trois jours dans l’unique bateau de la Lune, le Séléné, qui promenait les touristes sur la Mer de la Soif – cette mer faite non pas d’eau, mais de poussière plus fine que du talc. Ils avaient été engloutis, à la suite d’un séisme lunaire, et leur bateau – qui n’était guère plus grand qu’un autobus, mais qui était construit comme un astronef – reposait sous une couche de quinze mètres de poussière…
Vingt-deux hommes et femmes étaient là, peu vêtus, car la température était élevée dans la cabine. Et ils se félicitaient d’avoir su garder un bon moral jusqu’au moment où, après trois jours, on les avait enfin repérés et rétabli le contact par radio avec eux. Vingt-deux personnes qui dans le péril s’étaient soudées en un groupe solidaire : le capitaine du bateau, Pat Harris, et l’hôtesse, Susan Wilkins, qui formaient à eux deux l’équipage, et leur vingt passagers, parmi lesquels le Commodore Hansteen, le fameux astronaute, qui était à la retraite depuis peu et voyageait maintenant pour son agrément. »

Extrait de : A. C. Clarke. « SOS Lune – Naufragés de la Lune. »

S.O.S. Lune par A. C. Clarke

Fiche de S.O.S. Lune

Titre : S.O.S. lune (Tome 1 sur 2 – SOS Lune)
Auteur : A. C. Clarke
Date de parution : 1961
Traduction : B. R. Bruss
Editeur : Fleuve noir

Première page de S.O.S. Lune

« Pat Harris jouissait du privilège d’être le capitaine de l’unique bateau qu’il y eût sur la Lune.
Tandis que les passagers s’embarquaient sur le Séléné et se bousculaient pour avoir les places près des fenêtres, il se demandait à quoi ressemblerait, cette fois-ci, la promenade.
Dans son miroir rétroviseur, il apercevait Miss Wilkins, qui accueillait à bord les excursionnistes. Elle était charmante, dans son uniforme bleu du Comité Touristique Lunaire. Harris, lorsqu’il était de service avec elle, s’imposait de ne voir en elle que « Miss Wilkins », et non pas « Susan ». Cela l’aidait à se concentrer uniquement sur son travail.
Quant à savoir ce qu’elle pensait de lui, il n’avait jamais réellement pu le deviner.
Parmi les gens qui s’installaient à bord, il ne reconnut aucun visage familier. C’étaient des « nouveaux », et qui semblaient avides d’entreprendre cette « croisière ». La plupart étaient des touristes types, des personnes d’un certain âge, en visite sur un monde qui, dans leurs jeunes années, avait été le symbole même des lieux inaccessibles. Quatre ou cinq passagers seulement n’avaient pas encore atteint la trentaine, et c’étaient probablement des techniciens en congé appartenant à l’une ou l’autre des bases lunaires. »

Extrait de : A. C. Clarke. « SOS Lune – S.O.S. Lune. »