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Le maître du réseau par Octavia E. Butler
Fiche de Le maître du réseau
Titre : Le maître du réseau (Tome 1 sur 5 – Patternist)
Auteur : Octavia E. Butler
Date de parution : 1976
Traduction : O. Sabathé-Ricklin
Editeur : Presses de la cité
Première page de Le maître du réseau
« Etendu sur l’immense lit, Rayal se laissait bercer par le paisible flot du Réseau. Il se sentait parfaitement détendu. Presque serein. Depuis près d’un an les Clayarks n’avaient lancé aucune attaque sérieuse contre l’un ou l’autre des territoires du réseau et le Grand Maître avait vécu suffisamment d’années belliqueuses pour apprécier pleinement ce luxe. Jansee, la Première Dame, qui partageait ce soir la couche de Rayal, vint brutalement troubler ce moment parfait.
– Demain, déclara-t-elle, j’aimerais bien envoyer un muet pour voir ce que deviennent nos fils.
« Ses enfants, toujours ses enfants ! ». Rayal laissa échapper un bâillement d’ennui. A son goût, la Première Dame finissait par ressembler un peu trop elle-même à un muet, avec ses sempiternelles inquiétudes au sujet de sa progéniture. Fort heureusement, l’école des deux garçons, âgés respectivement de deux et douze ans, se trouvait à quelque »
Extrait de : O. E. Butler. « Patternist – Le Maître du Réseau. »
La parabole des talents par Octavia E. Butler
Fiche de La parabole des talents
Titre : La parabole des talents (Tome 2 sur 2 – Paraboles)
Auteur : Octavia E. Butler
Date de parution : 1998
Traduction : I. Tate
Editeur : Au diable vauvert
Première page de La parabole des talents
« Ils feront d’elle une divinité.
Voilà qui devrait lui plaire, si elle pouvait l’apprendre. En dépit de toutes ses protestations ou dénégations, elle a toujours éprouvé le besoin d’être entourée de fidèles attentifs, de vrais disciples, capables de boire ses paroles comme du petit-lait. De même lui était-il agréable de manipuler les événements sur une grande échelle. Il en est ainsi de tous les dieux.
Lauren Oya Olamina Bankole, tel était son nom d’état civil. “Olamina”, l’appelaient simplement ses admirateurs, ou ses ennemis.
Elle était ma mère biologique.
Elle est morte, à présent.
J’aurais voulu pouvoir l’aimer, me convaincre qu’elle n’était pas responsable des circonstances qui nous ont séparées. C’était mon vœu le plus cher. Au lieu de cela, je l’ai haïe, redoutée, réclamée de toutes mes forces. Sans jamais lui accorder ma confiance, toutefois, sans jamais comprendre comment elle pouvait être telle que je la voyais, si résolue alors qu’elle se fourvoyait, disponible pour le monde entier quand elle ne l’était jamais pour moi. Aujourd’hui encore, je ne comprends pas. Elle est »
Extrait de : O. E. Butler. « Paraboles – La Parabole des talents. »
La parabole du semeur par Octavia E. Butler
Fiche de La parabole du semeur
Titre : La parabole du semeur (Tome 1 sur 2 – Paraboles)
Auteur : Octavia E. Butler
Date de parution : 1993
Traduction : P. Rouard
Editeur : Au diable vauvert
Première page de La parabole du semeur
« Samedi 20 juillet 2024
Ce rêve, toujours le même, est revenu la nuit dernière. J’aurais dû m’y attendre. Il me vient quand je me débats, suspendue à mon crochet personnel, et m’efforce de faire comme s’il ne se passait rien d’inhabituel. Il me vient quand je m’efforce d’être la fille de mon père.
C’est notre anniversaire, aujourd’hui – cinquante-cinq ans pour lui, quinze pour moi. Demain, j’essaierai de lui faire plaisir, à lui, à la communauté et à Dieu. La nuit dernière, donc, j’ai refait ce rêve qui n’est qu’un mensonge. Il me faut le raconter parce que ce mensonge-là me trouble trop profondément.
J’apprends à voler, à léviter. Personne ne m’apprend, j’apprends toute seule, petit à petit, leçon de rêve après leçon de rêve. Une image pas très subtile, mais persistante. Je n’en suis pas à ma première leçon et j’ai fait des progrès. J’ai davantage confiance en moi mais j’ai encore peur. Je ne parviens pas à bien contrôler ma direction. »
Extrait de : O. E. Butler. « Paraboles – La parabole du semeur. »
Octavia E. Butler

Présentation d’Octavia E. Butler :
Octavia Butler était une écrivaine américaine de science-fiction née en 1947 à Pasadena, en Californie. Elle est connue pour son exploration des thèmes de la race, du genre, de la politique et de la religion dans ses œuvres de science-fiction.
Butler a commencé sa carrière d’écrivaine dans les années 1970 et a rapidement acquis une renommée pour ses romans tels que « Liens de sang » (1979) et « La parabole du semeur » (1993), qui ont remporté de nombreux prix littéraires. Elle est devenue la première écrivaine de science-fiction noire à gagner un prix Hugo en 1984 pour son roman « Bloodchild and Other Stories » (non traduit).
Butler a également été un modèle et une inspiration pour les écrivains et les lecteurs de science-fiction noirs. Elle a abordé des thèmes tels que l’esclavage, la discrimination raciale et la justice sociale dans ses œuvres, et a mis en avant des personnages noirs et des personnages féminins forts.
En dehors de son travail d’écriture, Butler était également connue pour sa générosité et son engagement à aider les écrivains en herbe. Elle a créé une bourse d’études pour les écrivains noirs et a donné des cours d’écriture créative pour aider les jeunes talents.
Butler est décédée en 2006 à l’âge de 58 ans. Son héritage en tant qu’une des écrivaines de science-fiction les plus importantes et les plus novatrices de son époque est indéniable. Son travail continue d’inspirer de nombreux écrivains et lecteurs de science-fiction aujourd’hui.
Livres d’Octavia E. Butler :
Paraboles :
- La parabole du semeur (1993)
- La parabole des talents (1998)
Patternist :
- Mauvaise graine (1980)
- Le maître du réseau (1976)
- Le motif (1977)
- La survivante (1978)
- non traduit
- Humains plus qu’humains (1984)
Xenogenesis :
- L’aube (1987)
- L’initiation (1988)
- Imago (1989)
Liens de sang (1979)
Pour en savoir plus sur Octavia E. Butler :
La page Wikipédia sur O. E. Butler
La page Noosfere sur O. E. Butler
La page isfdb de O. E. Butler