Étiquette : auteur-Eddings

 

Le démon majeur de Karanda par David Eddings

Fiche de Le démon majeur de Karanda

Titre : Le démon majeur de Karanda (Tome 3 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1988
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Le démon majeur de Karanda

« Les premiers flocons de la saison tombaient sans bruit sur le pont du vaisseau. On aurait dit de grosses plumes humides, mais c’était une neige qui tenait et, en s’accumulant sur les cordages goudronnés, métamorphosait peu à peu le gréement en une dentelle fantomatique. La mer d’obsidienne s’enflait et retombait dans le silence ponctué par le battement assourdi, mesuré, du tambour qui donnait la cadence aux rameurs malloréens. Les flocons s’amassaient sur les épaules des matelots et dans les replis de leur cape écarlate alors qu’ils tiraient sur les rames, courbant le dos et se redressant avec ensemble, leur haleine se condensant dans l’air glacial, humide, de ce matin de neige.

Garion et Silk étaient accoudés au bastingage, frileusement blottis dans leur cape, et lorgnaient d’un œil morne le paysage en noir et blanc.

— Quel temps de chien, grommela le petit Drasnien en s’époussetant les épaules d’un air dégoûté. »

Extrait de : D. Eddings. « Le démon majeur de Karanda – La Mallorée. »

Le roi des Murgos par David Eddings

Fiche de Le roi des Murgos

Titre : Le roi des Murgos (Tome 2 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1988
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Le roi des Murgos

« Quelque part, dans le noir, Garion entendait un bruit cristallin d’eau qui gouttait lentement, avec une morne régularité. Il faisait froid, et ça sentait la pierre, le moisi et ces choses blanches, vaguement translucides, qui vivaient dans le noir et fuyaient la lumière. Il s’aperçut qu’il guettait machinalement les bruits imperceptibles qui prenaient des proportions formidables dans le labyrinthe ténébreux des grottes d’Ulgolande : le ruissellement de l’eau, le chuintement poussiéreux de gravillons dévalant les pentes, le sinistre sifflement de l’air dans les fissures de la roche.

Belgarath s’arrêta et leva la torche fuligineuse qui teignait en rouge les parois de la galerie, y suscitant des ombres bondissantes.

— Attendez-moi un instant, dit-il en disparaissant dans le noir, ses bottes désassorties, éculées, raclant le sol.

L’obscurité se referma sur les autres restés en arrière.

— Je n’aime pas ça, marmonna Silk. Je n’aime vraiment pas ça. »

Extrait de : D. Eddings. « Le roi des Murgos – La Mallorée. »

Les gardiens du Ponant par David Eddings

Fiche de Les gardiens du Ponant

Titre : Les gardiens du Ponant (Tome 1 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1987
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Les gardiens du Ponant

« On dit qu’après avoir créé le monde, les sept Dieux vécurent dans la paix et l’harmonie parmi les hommes qu’ils avaient choisis. UL, le père des Dieux, garda ses distances jusqu’à ce que Gorim, qui menait les Sans Dieu, l’importune sans relâche du sommet d’une montagne. Alors UL se laissa fléchir. Il éleva Gorim et lui promit d’être son Dieu et le Dieu de son peuple, les Ulgos.

Le Dieu Aldur, qui enseignait le pouvoir du Vouloir et du Verbe à Belgarath et à ses autres disciples, insuffla un jour la vie à une pierre ronde, grosse comme le cœur d’un enfant. Cette pierre au prodigieux pouvoir, que les hommes nommèrent Orbe d’Aldur, était l’incarnation d’une Nécessité existant depuis le commencement des âges.

Une Nécessité adverse s’était imposée à Torak, le Dieu des Angaraks, qui convoitait la souveraineté et la domination sur toutes choses. Grand fut son trouble en apprenant l’existence de l’Orbe, car il redoutait qu’elle s’oppose à son dessein. Il vint trouver Aldur et l’implora de renoncer à la pierre, puis, devant son refus, le frappa et s’enfuit avec l’objet du litige. »

Extrait de : D. Eddings. « Les Gardiens du Ponant – La Mallorée. »

La fin de partie de l’enchanteur par David Eddings

Fiche de La fin de partie de l’enchanteur

Titre : La fin de partie de l’enchanteur (Tome 5 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1982
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La fin de partie de l’enchanteur

« Entendez ma voix, ô Angaraks ! Je suis Torak, Prince entre les Princes et Roi des Rois. Prosternez-vous devant mon Nom et dédiez-moi vos prières et vos sacrifices car je suis votre Dieu. Absolue est ma souveraineté sur les royaumes angaraks, et grande sera ma colère si vous me déplaisez.

J’existais avant le commencement du monde et je demeurerai quand les montagnes seront tombées en poussière, quand les océans se seront changés en mares putrides et que le monde retournera au néant. Car j’existais avant l’avènement des temps et je demeurerai après leur consommation.

Des confins de l’Infini, je contemplai l’avenir et j’eus la Vision de deux Destinées, l’une et l’autre absolues. Je les vis se ruer l’une vers l’autre dans les couloirs sans fin de l’Eternité et je vis qu’à l’issue de la conflagration ce qui était divisé serait à jamais uni et que tout ce qui avait été, tout ce qui était, tout ce qui restait à venir se fondrait à cet instant en un Dessein unique. »

Extrait de : D. Eddings. « La Fin de Partie de l’Enchanteur – La Belgariade. »

La tour des maléfices par David Eddings

Fiche de La tour des maléfices

Titre : La tour des maléfices (Tome 4 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1984
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La tour des maléfices

« Or il advint que Cherek et ses trois fils accompagnèrent Belgarath le Sorcier en Mallorée afin de reconquérir l’Orbe d’Aldur dérobée par Torak. Ensemble ils atteignirent la tour de fer où le Dieu mutilé s’était enfermé avec l’Orbe, mais seul Riva Poing-de-Fer, le plus jeune des fils de Cherek, osa s’emparer du prodigieux joyau. Car lui seul ignorait le mal au plus profond de son âme.

Sitôt revenu dans les Etats du Ponant, Belgarath confia à Riva et à sa descendance le soin de garder l’Orbe jusqu’à la fin des âges. « Tant que l’Orbe sera entre tes mains puis celles de tes enfants après toi, le Ponant n’aura rien à craindre. » Ainsi parla Belgarath.

Alors Riva prit l’Orbe et emmena son peuple par-delà les mers, dans l’Ile des Vents. Là, sur un rivage accessible aux vaisseaux, Riva fit bâtir une forteresse au cœur d’une cité ceinte de murs. A ce bastion construit pour la guerre, les hommes donnèrent le nom de Riva. »

Extrait de : D. Eddings. « La Belgariade – La Tour Des Maléfices. »

Le gambit du magicien par David Eddings

Fiche de Le gambit du magicien

Titre : Le gambit du magicien (Tome 3 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1983
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Le gambit du magicien

« Au Commencement des Ages, les sept Dieux donnèrent le jour au monde, puis ils créèrent les animaux à poil et à plume, les serpents, les poissons, et enfin l’Homme.

En ce temps-là résidait dans les cieux un esprit connu sous le nom d’UL. Il n’intervint pas dans cette genèse. Et comme il s’abstint d’y contribuer par son pouvoir et sa sagesse, une grande partie en fut défectueuse et imparfaite. Nombreuses étaient les créatures étranges et difformes. Les plus jeunes Dieux songèrent à les détruire afin d’établir l’harmonie dans le monde, mais UL tendit lu main pour les en empêcher et leur dit :

« Ce que vous avez fait, vous ne pouvez le défaire. Vous avez rompu l’ordre et la paix des cieux pour engendrer ce monde, en faire votre jouet et vous en amuser. Eh bien, sachez-le, toute chose issue de vous, aussi vile soit-elle, demeurera tel un vivant reproche de votre déraison. Que disparaisse un seul élément de votre création, et ce jour-là, tout s’anéantira. »

Extrait de : D. Eddings. « La Belgariade – Le Gambit Du Magicien. »

La reine des sortilèges par David Eddings

Fiche de La reine des sortilèges

Titre : La reine des sortilèges (Tome 2 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1982
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La reine des sortilèges

« Dans le matin du monde, Torak, le Dieu pervers, s’empara de l’Orbe d’Aldur avec laquelle il s’enfuit, car il était assoiffé de pouvoir. L’Orbe refusa de se soumettre à sa volonté, et son feu le marqua à jamais d’une terrible brûlure. Pourtant, l’Orbe lui était trop précieuse pour qu’il se résolût à la restituer.

Alors le sorcier Belgarath, disciple du Dieu Aldur, mena le roi des Aloriens et ses trois fils dans une quête qui les conduisit jusqu’à la tour de fer de Torak, où ils recouvrèrent l’Orbe. Torak tenta de les poursuivre, mais il fut contraint de battre en retraite devant la colère de l’Orbe, qui le repoussa.

Belgarath plaça Cherek et ses fils sur les trônes de quatre grands royaumes, afin qu’ils montent éternellement la garde contre Torak. Il investit Riva de la mission de veiller sur l’Orbe, et lui révéla qu’aussi longtemps que celle-ci serait détenue par l’un de ses descendants, le Ponant serait en sûreté. »

Extrait de : D. Eddings. « La Belgariade – La Reine Des Sortilèges. »

Le pion blanc des présages par David Eddings

Fiche de Le pion blanc des présages

Titre : Le pion blanc des présages (Tome 1 sur 5 – La Belgariade – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1982
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Le pion blanc des présages

« Le monde était jeune alors. Les sept Dieux vivaient en harmonie, et les races de l’homme étaient comme un seul peuple. Belar, le plus jeune des Dieux, était aimé des Aloriens. Il demeurait près d’eux et les chérissait, et ils prospéraient sous sa protection. Les autres Dieux vivaient eux aussi parmi les peuples, et chaque Dieu affectionnait les siens.

Mais le frère aîné de Belar, Aldur, n’était le Dieu d’aucun peuple. Il vivait à l’écart des hommes comme de ses pareils. Le moment vint pourtant où un enfant perdu alla le quérir dans sa retraite. Aldur en fit son disciple et lui donna le nom de Belgarath. Belgarath apprit le secret du Vouloir et du Verbe et devint sorcier. Des années passèrent, et d’autres hommes se présentèrent devant le Dieu
solitaire. »

Extrait de : D. Eddings. « La Belgariade – Le Pion Blanc Des Présages. »

La cité occulte par David Eddings

Fiche de La cité occulte

Titre : La cité occulte (Tome 3 sur 3 – Trilogie des périls)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1994
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La cité occulte

« Le soir tombait sur une belle journée de printemps. Une douce odeur de fleurs et d’herbe entrait par les fenêtres ouvertes du grand amphithéâtre de l’Université de Mathérion. Des oiseaux s’égosillaient dans les arbres, et le docteur Itagne, du département des affaires étrangères, avait du mal à se concentrer sur ses notes.

Il écoutait distraitement palabrer le professeur Gintana, membre honoraire de la faculté de Commerce international. Le brave petit vieux, comme on l’appelait familièrement – il faisait un peu savant fou avec ses cheveux blancs, floconneux – les gratifiait d’un laïus sur la réglementation tarifaire au XXVIIe siècle, mais Itagne avait la tête ailleurs.

Il allait passer un fichu quart d’heure, se dit-il en roulant une énième feuille en boule. L’annonce de sa conférence s’était répandue dans le campus comme une traînée de poudre, et l’amphi était bourré à craquer d’universitaires venus de collèges aussi peu concernés que les Mathématiques appliquées et l’Alchimie comparée. Personne ne voulait rater ça. Les premiers rangs étaient occupés par ses collègues du département d’histoire contemporaine de l’Institut de Sciences politiques. Avec leurs robes noires, leurs yeux brillants à la perspective du beau spectacle qui s’annonçait, on aurait dit une volée de corbeaux. »

Extrait de : D. Eddings. « La cité occulte – trilogie des périls. »

Ceux-qui-brillent par David Eddings

Fiche de Ceux-qui-brillent

Titre : Ceux-qui-brillent (Tome 2 sur 3 – Trilogie des périls)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1993
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Ceux-qui-brillent

« Avis au lecteur : les travaux de compilation réalisés par un collectif de chercheurs reflètent inévitablement des points de vue différents. Bien que professant un profond respect pour l’éminent signataire du chapitre précédent, l’auteur de la présente partie des travaux ne partage pas son avis en ce qui concerne l’interprétation des récents événements, et en particulier sur le fait que l’intervention de l’Église de Chyrellos dans l’Affaire de Cyrga ait été complètement désintéressée.

L’auteur partage toutefois la haute opinion de son collègue pour Zalasta du Styricum. On ne saurait trop louer les inestimables services que cet homme d’État sage et fidèle rendit à l’empire. Quand la gravité de l’Affaire de Cyrga apparut au gouvernement de Sa Majesté, nos ministres se tournèrent tout naturellement vers Zalasta pour lui demander conseil. »

Extrait de : D. Eddings. « La trilogie des Périls – Ceux-qui-brillent. »