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Les laissés pour compte par David Eddings

Fiche de Les laissés-pour-compte

Titre : Les laissés-pour-compte
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1992
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket

Première page de Les laissés-pour-compte

« Muriel Taylor avait trente-huit ans quand elle découvrit qu’elle était enceinte. D’origine canadienne, c’était le genre de femme qui pousse la pâleur jusqu’à la transparence. Avant cet événement inattendu, elle vivait dans une sorte de rêverie éveillée meublée par une musique plus ou moins classique et par les poèmes inlassablement retravaillés qui occupaient deux bonnes heures de ses après-midi. Comme il se doit, elle n’autorisait personne à les lire.

Bien que Mme Taylor ait déjà fait deux fausses couches, la grossesse suivit son cours normal. Délaissant la poésie, elle se consacra à la vie qui grandissait en elle, semblant parfois souhaiter qu’elle la consume de l’intérieur, tel un insecte exotique, ou se débarrasse d’elle comme d’une mue au moment de la naissance. »

Extrait de : D. Eddings. « Les laissés pour compte. »

La chanson de Regina par David et Leigh Eddings

Fiche de La chanson de Regina

Titre : La chanson de Regina
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 2002
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket

Première page de La chanson de Regina

« Lester Greenleaf et mon père, Ben Austin, avaient servi dans la même compagnie pendant la guerre du Vietnam. Vingt-cinq ans après, ils pouvaient passer des après-midi à échanger des anecdotes sur cette période. Tous les deux avaient grandi à Everett, une ville située à cinquante kilomètres au nord de Seattle. Et ils travaillaient au même endroit, mon père étant employé – sur la chaîne de coupe – à la Manufacture de Portes et Fenêtres Greenleaf.

À part ça, ils n’auraient pas pu être plus différents. Lester Greenleaf était catholique, républicain et membre de l’Association nationale des Industriels. Mon père était méthodiste, démocrate et membre du syndicat AFL-CIO. Lester Greenleaf avait des titres en bourse et Ben Austin joignait à peine les deux bouts. »

Extrait de : D. L. Eddings. « La Chanson De Regina. »

Le codex de Riva par David et Leigh Eddings

Fiche de Le codex de Riva

Titre : Le codex de Riva (Tome 1 sur 1 – Le codex de Riva – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 1998
Traduction : I. Troin
Editeur : Pocket

Première page de Le codex de Riva

« Je suis né dans un village si minuscule qu’il n’avait pas de nom. Il se trouvait, si je me souviens bien, sur la berge verdoyante d’une petite rivière qui étincelait au soleil comme si sa surface eût été couverte de joyaux – et je donnerais tous les bijoux que j’ai jamais vus ou possédés pour être de nouveau assis au bord de cette rivière sans nom.

Notre village n’était pas riche, mais en ce temps-là, aucun ne l’était. Le monde vivait en paix ; nos dieux se promenaient parmi nous en souriant. Nous mangions à notre faim et nous avions un toit sur notre tête. Je ne me rappelle pas qui était notre dieu, et pas plus ses attributs ou son totem. J’étais très jeune, alors, et ça fait si longtemps…

Je jouais avec les autres enfants dans les rues chaudes et poussiéreuses ; je courais dans l’herbe haute et les fleurs des champs ; je pataugeais dans la rivière miroitante qui a disparu, envahie par la Mer du Levant, il y a tant d’années que j’en ai perdu le compte. »

Extrait de : D. L. Eddings. « Le Codex de Riva. »

Les années d’enfance par David et Leigh Eddings

Fiche de Les années d’enfance

Titre : Les années d’enfance (Tome 2 sur 2 – Polgara la sorcière – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 1997
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Les années d’enfance

« Je pense que mon père n’a pas encore compris à ce jour ce qu’Ontrose me dit au juste lors de notre dernière conversation, en invoquant mon « devoir ». En tant que membre de la cour de Vo Wacune, le devoir m’imposait d’obéir au duc Andrion, mais j’avais aussi des devoirs envers mon propre duché, et cette responsabilité passait avant toutes les autres. Garteon d’Asturie avait détruit Wacune. Son prochain mouvement, logiquement, devait être d’envahir Erat et de tenter de le détruire. Quand j’aurais dû y laisser la vie, j’aurais obéi au dernier ordre de mon bien-aimé. C’était mon devoir, et le devoir était tout ce qui me restait.

Je ne pris pas la peine d’expliquer tout cela à mon père. En réalité, je ne dis rien du tout alors que nous sortions de la forêt de Wacune pour nous engager dans le territoire plus dégagé de Sendarie. Essayer de le lui faire comprendre aurait été une perte de temps. Pour ce que j’en sais, mon père n’a jamais dirigé ne serait-ce qu’une baronnie ; il n’avait pas la moindre idée des responsabilités qu’impliquait le port de la couronne. »

Extrait de : D. L. Eddings. « Les années d’enfance – Polgara la sorcière. »

Le temps des souffrances par David et Leigh Eddings

Fiche de Le temps des souffrances

Titre : Le temps des souffrances (Tome 1 sur 2 – Polgara la sorcière – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 1997
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Le temps des souffrances

« Kail, le Gardien de Riva, protesta avec énergie quand Belgarion, son roi, l’informa qu’il avait l’intention de se rendre sans escorte au Val d’Aldur avec Ce’Nedra, mais Garion tapa du pied – à la grande surprise de sa petite épouse, parce que ce n’était vraiment pas son genre – et dit : C’est une réunion de famille, Kail. Nous n’avons pas besoin d’avoir une bardée de domestiques dans les pattes.

— Mais c’est dangereux, Majesté !

— Allons, mon vieil ami, rétorqua Garion, que pourrait-il arriver que je ne sois en mesure de régler moi-même ? Nous partirons seuls.

C’est alors qu’éclata la controverse sur les fourrures.
La reine de Riva était mi-tolnedraine, mi-dryade, or les Tolnedrains et les Dryades étaient du Sud, et l’idée de porter des dépouilles animales lui donnait la chair de poule. Alors que Garion était en partie alorien, et avait beaucoup voyagé dans le Nord en hiver.

— Ce’Nedra, tu vas emporter des fourrures, décréta-t-il fermement. Sans ça, je refuse de t’emmener où que ce soit avant le retour des beaux jours. »

Extrait de : D. L. Eddings. « Le temps des souffrances – Polgara la sorcière. »

Les années d’espoir par David et Leigh Eddings

Fiche de Les années d’espoir

Titre : Les années d’espoir (Tome 2 sur 2 – Belgarath le sorcier – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 1995
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Les années d’espoir

« L’assassinat de Gorek et de sa famille était inévitable et prévu de toute éternité, je le savais, et pourtant je ne pouvais me départir d’un terrible sentiment de culpabilité. Peut-être, en me concentrant un peu plus, aurais-je interprété ce passage du Codex Mrin une heure, ou même une demi-heure, plus tôt ; et nous serions arrivés à Riva à temps : Et si Pol n’avait pas discuté si longtemps…

Mais avec des « si » on mettrait l’Algarie en bouteille, n’est-ce pas ? J’ai parfois l’impression, quand je regarde en arrière, que ma vie n’est qu’une longue succession de « si » nostalgiques. Il faut croire que je ne suis pas armé, sur le plan émotionnel, pour accepter le principe de prédestination. Je me sens impuissant, et je n’aime pas ça. J’ai toujours l’impression que j’aurais pu infléchir le destin. Un salsifis peut se dire « advienne que pourra ». Moi, je suis censé disposer de certaines ressources.

Enfin…

En deux jours, comme d’habitude, nous arrivâmes à la côte de Sendarie. Brand me regarda d’un œil un peu hagard la première fois que je ferlai les voiles en restant assis. »

Extrait de : D.L. Eddings. « Belgarath le sorcier – Les années d’espoir. »

Les années noires par David et Leigh Eddings

Fiche de Les années noires

Titre : Les années noires (Tome 1 sur 2 – Belgarath le sorcier – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David et Leigh Eddings
Date de parution : 1995
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de Les années noires

« Il était bien plus de minuit, et il faisait très froid. La lune s’était levée, et les cristaux de givre étincelaient comme des diamants dans la neige. Garion eut l’impression étrange que le sol lui renvoyait une image en négatif du ciel étoilé.
— Ça y est, ils sont partis, remarqua Durnik en scrutant le firmament. Je ne vois plus l’arc-en-ciel.
— L’arc-en-ciel ? releva Belgarath, un peu amusé. Leur souffle se condensait dans l’air glacial, parfaitement immobile.
— Tu vois ce que je veux dire. Chacun est entouré d’une colonne de lumière particulière. Le bleu est associé à Aldur, le vert à Issa, le rouge à Chaldan ; ils ont tous leur couleur. Y a-t-il une raison à cela ?
— C’est sûrement un reflet de leur personnalité. Mais j’avoue que je n’ai jamais eu l’idée d’en parler à mon Maître. Bon, si on rentrait ? suggéra Belgarath en battant la semelle. Il fait froid, ici. »

Extrait de : D. L. Eddings. « Les années noires – Belgarath Le sorcier. »

10 livres à lire si vous avez aimé Le Seigneur des Anneaux

Si vous avez été captivé par l’univers de Le Seigneur des Anneaux, ses peuples mythiques, ses quêtes épiques et ses batailles entre le Bien et le Mal, alors vous êtes probablement en quête de nouvelles lectures capables de prolonger cette magie.

Bonne nouvelle : la fantasy regorge de chefs-d’œuvre qui sauront vous replonger dans des mondes riches et fascinants.

Voici 10 livres incontournables à lire après Tolkien.


1. Le Silmarillion – J. R. R. Tolkien

Impossible de passer à côté de cette œuvre si vous voulez approfondir la Terre du Milieu.
Le Silmarillion raconte la création du monde, les premières guerres et les origines des elfes et des anneaux.

👉 Plus dense que Le Seigneur des Anneaux, mais absolument fascinant.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Le Silmarillion


2. La Roue du Temps – Robert Jordan

Une saga monumentale avec :

  • une lutte entre lumière et ténèbres
  • une prophétie centrale
  • un univers extrêmement détaillé

👉 Parfait si vous cherchez une aventure longue et immersive.

👉 🔗 Voir la fiche complète : La Roue du Temps (Tome 1 : Nouveau Printemps)


3. L’Assassin royal – Robin Hobb

Moins épique dans sa forme, mais incroyablement profond sur le plan émotionnel.

👉 Vous y trouverez :

  • une narration à la première personne
  • un héros marqué par le destin
  • une intrigue politique subtile

👉 🔗 Voir la fiche complète : L’assassin royal (Tome 1 : L’apprenti assassin)


4. Les Chroniques de Krondor – Raymond E. Feist

Un classique de la fantasy :

  • magie
  • guerre
  • héros attachants

👉 Une lecture fluide, parfaite pour prolonger l’esprit Tolkien sans complexité excessive.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Les chroniques de Krondor (Tome 1 : Magicien)


5. Le Trône de Fer – George R. R. Martin

Plus sombre et réaliste, cette saga propose :

  • intrigues politiques
  • personnages moralement ambigus
  • violence et trahisons

👉 Idéal si vous aimez les univers riches mais moins manichéens.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Le Trône de Fer (Tome 1 : Le trône de Fer)


6. Eragon – Christopher Paolini

Un jeune héros, un dragon, une quête initiatique…

👉 Très accessible, c’est une excellente porte d’entrée vers la fantasy épique moderne.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Eragon (Tome 1 : Eragon)


7. La Belgariade – David Eddings

Une saga classique avec tous les codes du genre :

  • prophétie
  • groupe de héros
  • combat contre une force maléfique

👉 Simple, efficace, et très agréable à lire.

👉 🔗 Voir la fiche complète : La Belgariade (Tome 1 : Le pion blanc des présages)


8. Les Archives de Roshar – Brandon Sanderson

Une fantasy moderne ambitieuse :

  • système de magie original
  • monde ultra détaillé
  • personnages complexes

👉 Pour ceux qui veulent retrouver une épopée à grande échelle.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Les Archives de Roshar (Tome 1 : La voie des Rois)


9. Terremer – Ursula K. Le Guin

Une fantasy plus poétique et philosophique.

👉 Ici, la magie est liée aux mots, aux noms et à l’équilibre du monde.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Terremer (Tome 1 : Le sorcier de Terremer)


10. Les Royaumes oubliés – R. A. Salvatore

Plongez dans les aventures de Drizzt Do’Urden, un elfe noir devenu héros.

👉 Un univers riche, dynamique, et très proche de l’esprit jeu de rôle.

👉 🔗 Voir la fiche complète : Les Royaumes Oubliés (Tome 1 : Terre natale)


📚 Pourquoi ces livres vont vous plaire

Tous ces ouvrages partagent des éléments clés qui ont fait le succès du Seigneur des Anneaux :

  • des mondes riches et détaillés
  • des quêtes initiatiques
  • des personnages marquants
  • une lutte entre forces opposées

🔥 Conclusion

Après Le Seigneur des Anneaux, il existe encore des dizaines d’univers à explorer.

Que vous préfériez les récits épiques, politiques ou plus introspectifs, cette sélection vous garantit de belles heures de lecture.

La Sibylle de Kell par David Eddings

Fiche de La Sibylle de Kell

Titre : La Sibylle de Kell (Tome 5 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1989
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La Sibylle de Kell

« L’air était vif, piquant. La brise charriait la senteur résineuse des grands mélèzes d’un vert sombre, presque noir, qui montaient vers le ciel comme autant de muettes prières. Les champs de neige étincelaient au soleil, loin au-dessus d’eux, et mille torrents couraient alimenter des fleuves situés dans les plaines de Darshiva et de Gandahar, lesquels se ruaient vers la rencontre inéluctable avec l’immense Magan. Au rugissement des eaux se mêlait le soupir mélancolique du vent qui soufflait inlassablement dans la forêt. La route des caravanes grimpait encore et toujours en déroulant ses méandres sur les parois abruptes, passant parfois sous des cascades. En franchissant chaque sommet ils en embrassaient de nouveaux du regard, jusqu’à l’épine dorsale du continent qui dressait au-dessus de tous les autres ses pics d’une altitude inimaginable, purs et virginaux sous leur manteau de neige éternelle. Des montagnes, Garion en avait vu, mais jamais d’aussi colossales. Il savait que ces cimes qui effleuraient la voûte céleste étaient à des lieues et des lieues de là, pourtant l’air était si clair qu’elles lui semblaient à portée de la main. »

Extrait de : D. Eddings. « La sibylle de Kell – La Mallorée. »

La sorcière de Darshiva par David Eddings

Fiche de La sorcière de Darshivanda

Titre : La sorcière de Darshiva (Tome 4 sur 5 – La Mallorée – Cycle les Grandes Guerres des dieux)
Auteur : David Eddings
Date de parution : 1989
Traduction : D. Haas
Editeur : Pocket

Première page de La sorcière de Darshiva

« Sa Majesté la reine Porenn de Drasnie était d’humeur bien songeuse en ce beau matin de printemps. Elle regardait par la fenêtre de son boudoir rose son fils Kheva qui jouait dans les jardins du palais de Boktor avec Unrak, le rejeton de Barak, comte de Trellheim. Les deux garçons étaient à cet âge où ils donnent l’impression de grandir à vue d’œil et où leur voix hésite entre un soprano enfantin et un baryton viril.

— Ô Rhodar, mon tant aimé, comme tu serais fier de lui, murmura-t-elle en lissant le devant de sa
robe noire.

Car la reine de Drasnie portait le deuil depuis la mort de son mari.

On frappa discrètement à la porte.

— Oui ? répondit-elle sans se retourner. »

Extrait de : D. Eddings. « La sorciere de Darshiva – La Mallorée. »