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La femme en gris par Walker G. Everett

Fiche de La femme en gris
Titre : La femme en gris
Auteur : Walker G. Everett
Date de parution : 1935
Traduction : Mais-Encore.fr
Editeur : Mais-Encore.fr
Première page de La femme en gris
« Bill était à un dîner chez les Carter quand le sujet fut abordé pour la première fois — un dîner auquel il ne serait jamais allé s’il avait pu se trouver la moindre excuse valable. Sarah Carter recevait une amie venue de la côte Est, une ancienne camarade de classe, ou quelque chose dans ce goût-là. Bill s’était retrouvé assis à côté d’elle. La jeune femme passa une bonne partie du repas à énumérer les personnes qu’elle ne pouvait pas encadrer.
— Et elles sont allées raconter partout en ville, enrageait-elle, que c’était moi qu’on avait surprise dans ce tripot routier, et que je portais une perruque rousse pour ne pas être reconnue ! Oh, ce que j’aimerais me venger d’elles… Ce sont les créatures les plus détestables qui soient. Tu n’as pas une idée à me suggérer ? »
Extrait de : W.G Everett. « La femme en gris. »
Walker G. Everett
Présentation de Walker G. Everett :
Walker G. Everett vit le jour en l’an 1904 dans la métropole de Chicago, dans l’État de l’Illinois, et s’éteignit en 1968 à New York. Il convient de préciser d’emblée que ce monsieur ne fut point un homme de lettres par vocation première. Ses contemporains le connurent davantage comme un artiste peintre, dont les toiles figurent aujourd’hui encore dans quelques salles des ventes, ainsi que comme un homme de l’industrie, œuvrant notamment dans les agences de publicité au sein des départements dédiés à la réclame radiophonique et télévisée naissante.
Si son nom résonne encore timidement dans les cénacles de l’anticipation et du fantastique, c’est à la faveur d’une incursion aussi brève que marquante. Au mois de juin de l’an 1935, il livra aux presses du mythique magazine d’épouvante « Weird Tales » une nouvelle intitulée « La Femme en gris » (The Woman in Gray). Ce récit macabre, mettant en scène un homme qui invente un spectre pour nuire à ses ennemis avant d’en devenir lui-même la victime, fit forte impression. Le jeune Henry Kuttner, appelé lui-même à devenir une plume maîtresse de notre époque, adressa d’ailleurs au courrier des lecteurs une vibrante lettre d’admiration pour saluer la subtilité de cette œuvre. Ce texte méritoire fut par la suite arraché à l’oubli et recueilli dans la fameuse anthologie « The Other Worlds », colligée par Phil Stong en 1941.
Outre ce coup d’éclat dans les contrées de l’étrange, les archivistes ne lui connaissent guère qu’une poignée d’écrits épars, à l’instar d’une nouvelle de mœurs (« Story Without Love ») parue en 1931 dans la revue « College Humor ».
C’est là, en somme, tout ce que le chercheur méticuleux peut affirmer sur ce curieux personnage : un amateur au sens noble, qui n’aura fait que traverser l’âge d’or des pulps, mais qui y laissa une empreinte assez frissonnante pour que les amateurs de bonne littérature fantastique s’en souviennent encore.
Livres de Walker G. Everett :
La femme en gris (1935)
Pour en savoir plus sur Walker G. Everett :
La page Wikipédia sur W. G. Everett
La page Noosfere sur W. G. Everett
La page isfdb de W. G. Everett