Walker G. Everett

Présentation de Walker G. Everett :

Walker G. Everett vit le jour en l’an 1904 dans la métropole de Chicago, dans l’État de l’Illinois, et s’éteignit en 1968 à New York. Il convient de préciser d’emblée que ce monsieur ne fut point un homme de lettres par vocation première. Ses contemporains le connurent davantage comme un artiste peintre, dont les toiles figurent aujourd’hui encore dans quelques salles des ventes, ainsi que comme un homme de l’industrie, œuvrant notamment dans les agences de publicité au sein des départements dédiés à la réclame radiophonique et télévisée naissante.

Si son nom résonne encore timidement dans les cénacles de l’anticipation et du fantastique, c’est à la faveur d’une incursion aussi brève que marquante. Au mois de juin de l’an 1935, il livra aux presses du mythique magazine d’épouvante « Weird Tales » une nouvelle intitulée « La Femme en gris » (The Woman in Gray). Ce récit macabre, mettant en scène un homme qui invente un spectre pour nuire à ses ennemis avant d’en devenir lui-même la victime, fit forte impression. Le jeune Henry Kuttner, appelé lui-même à devenir une plume maîtresse de notre époque, adressa d’ailleurs au courrier des lecteurs une vibrante lettre d’admiration pour saluer la subtilité de cette œuvre. Ce texte méritoire fut par la suite arraché à l’oubli et recueilli dans la fameuse anthologie « The Other Worlds », colligée par Phil Stong en 1941.

Outre ce coup d’éclat dans les contrées de l’étrange, les archivistes ne lui connaissent guère qu’une poignée d’écrits épars, à l’instar d’une nouvelle de mœurs (« Story Without Love ») parue en 1931 dans la revue « College Humor ».

C’est là, en somme, tout ce que le chercheur méticuleux peut affirmer sur ce curieux personnage : un amateur au sens noble, qui n’aura fait que traverser l’âge d’or des pulps, mais qui y laissa une empreinte assez frissonnante pour que les amateurs de bonne littérature fantastique s’en souviennent encore.

Livres de Walker G. Everett :

La femme en gris (1935)

Pour en savoir plus sur Walker G. Everett :

La page Wikipédia sur W. G. Everett
La page Noosfere sur W. G. Everett
La page isfdb de W. G. Everett

Laisser un commentaire