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Gurvan – l’intégrale par Paul-Jean Hérault

Fiche de Gurvan – l’intégrale
Titre : Gurvan – l’intégrale
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2012
Editeur : Editions Critic
Sommaire de Gurvan – l’intégrale
- Sergent-pilote Gurvan
- Les premières victoires
- Officier-pilote Gurvan
Première page de Sergent-pilote Gurvan
« Tout le corps de Gurvan était raidi. Des éclairs jaillissaient devant et sur les côtés, blessant ses yeux. Il s’efforçait de résister, de se concentrer sur les commandes et les signaux de l’immense tableau de bord. Mais leur danse infernale de rouge, de vert, de jaune, l’éblouissaient. Le jeune homme ne distinguait même plus le violet des systèmes de support de l’assistance automatique, qui devait encaisser durement.
Son esprit lui soufflait qu’il oubliait quelque chose, mais il n’était plus capable de trouver le calme pour découvrir ce qui clochait.
In extremis il aperçut, dans le coin gauche, la silhouette du Vagabond… Quel idiot avait trouvé ce nom de code pour l’Intercepteur ennemi ? Aussi vite qu’il le put, il amena le curseur de tir juste sur l’avant du Vagabond en manœuvrant la petite tige de commandes de combat, puis il écrasa le bouton de feu. »
Extrait de : P.J Hérault. « Gurvan : l’Intégrale. »
Naufragés de l’espace par Paul-Jean Hérault

Fiche de Naufragés de l’espace
Titre : Naufragés de l’espace
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2020
Editeur : Critic
Sommaire de Naufragés de l’espace
- Circuit fermé par C. Leboulanger
- Attendre l’aurore par E. Quentin
- La cinquantième par M. Stern
- Retour à Altamira par T. Latil-Nicolas
- Les indésirables par L. Basseterre
- Mésaventure par D. Gallais
- Le lien par A. Pleynet
- Bételgeuse z-l par R.Benassaya
Première page de Circuit fermé
« Les formes grises des vaisseaux de recherche, des créatures de fer oblongues pilotées non pas par des mains humaines mais par des algorithmes inquisiteurs eux-mêmes conçus par des algorithmes industriels créateurs, s’éloignèrent, rétrécissant silencieusement contre le noir du vide interplanétaire jusqu’à disparaitre tout à fait, et Patrick Almavera-Tran-Elmosito – Pate, pour le dire vite – soupira, se trouvant enfin tout à fait seul. Il ne restait plus que lui parmi les débris de la brève bataille et il ne put s’empêcher de méditer que les Terriens étaient bien orgueilleux de tenir à piloter eux-mêmes leurs vaisseaux de guerre dans la bataille, quand des machines comme les sphères récupératrices auraient tout aussi bien fait le travail, si ce n’était mieux. Il se trouvait un élève dans chaque promotion de l’Académie pour soulever la question auquel on répondait invariablement : « La guerre, c’est un art. Les machines ne sont pas des artistes. Le jour où les algorithmes peindront, alors elles feront la guerre. » Pate, comme les autres, avait compris que cela ne souffrait aucune contestation et s’était concentré sur sa place dans la simulation du jour. C’était la raison même du conflit contre la Fédération : celle-ci poussait le sacrilège jusqu’à aligner contre eux des frégates robotisées. Puisque l’ennemi n’en respectait pas les règles, la guerre n’en était que plus nécessaire. »
Extrait de : P.J Hérault. « Naufragés de l’espace. »
Stratégie détonateur par Paul-Jean Hérault
Fiche de Stratégie détonateur
Titre : Stratégie détonateur
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Stratégie détonateur
« Le moteur du Beaver cafouille salement. Il semble, par instants, pris d’éternuements et l’aiguille du compte-tours descend par petits bonds. Jibé garde la main libre en permanence sur la manette des gaz. Je ne sais pas comment il la titille, mais il réussit, chaque fois, à faire renaître un grondement des 500 canassons qui nous tirent.
Très calme, le gars Jibé. À croire qu’il a volé toute sa vie sur un zinc vieux de 20 ans avec un moteur sur le point de lâcher. Si l’altimètre est juste, ce que je suis en train de me demander, le sol doit se trouver à 1 500 mètres en dessous. Curieux ! Moi, j’aurais dit 1 000. Qu’est-ce que je suis venu foutre ici ? Et il va falloir que je pilote cette grosse barcasse, ce cercueil volant, plutôt, vu l’état dans lequel il se trouve maintenant ! »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Stratégie détonnateur. »
Réseaux sommeil par Paul-Jean Hérault
Fiche de Réseaux sommeil
Titre : Réseaux sommeil
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 1971
Editeur : Fleuve noir
Première page de Réseaux sommeil
« Il faisait un temps magnifique, mais la mer, sans être grosse, faisait danser le Mousquetaire. Six mètres cinquante, quatre couchettes ; ce qui donnait un équipage de cinq personnes ; 21 mètres carrés de voile et insubmersible. Un bon voilier sur lequel j’étais patron depuis trois jours.
Nous étions ainsi cinq bateaux naviguant de conserve entre la Corse, quittée la veille au soir, et le nord de la Sardaigne. Un coin de rêve pour qui aime la voile : la Bretagne en Méditerranée ! Cinq bateaux du club Mare Nostrum, dont un village est installé sur une petite île au large de la Sardaigne. À bord de chaque bateau, un patron, vacancier comme les autres, un peu plus expérimenté tout de même. L’« Amiral » de cette flottille était un moniteur à bord du n° 1. Mon « grand âge » y était peut-être pour quelque chose, je commandais le n° 5. »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Réseaux-sommeil. »
Régression par Paul-Jean Hérault
Fiche de Régression
Titre : Régression
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2004
Editeur : Critic
Première page de Régression
« À l’est, derrière lui, la prairie était déserte jusqu’à l’horizon. Comme la veille. Cette fois, Roderick s’arrêta pour changer de cheval. Il était temps d’abandonner la dernière jument pour monter Pers. Elle était arrivée au bout de ses forces.
Quatrième jour, songea le jeune homme avec lassitude, en portant machinalement les mains à ses reins douloureux, tirant les épaules en arrière pour se détendre. Comment pouvait-il encore s’entêter dans cette fuite démente et sans issue, après une nuit de combats acharnés – bien que tout de suite désespérés, vu le nombre des envahisseurs ? La haine expliquait son obstination, sûrement. La haine de ses poursuivants et de leur maître, surtout, le maintenait éveillé, le faisait tenir. Cette haine qui ne le quittait pas depuis le début de sa fuite. Non, depuis le début de cette attaque sauvage. »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Régression. »
Quand il ne reste que l’honneur… par Paul-Jean Hérault
Fiche de Quand il ne reste que l’honneur…
Titre : Quand il ne reste que l’honneur…
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2011
Editeur : Rivière blanche
Première page de Quand il ne reste que l’honneur…
« La voix résonna dans son casque. Morgad identifia le signal de leur com interne : « réseau de commandement ». Celui qui ne reliait que les officiers ou sous-officiers supérieurs d’une mission. Un système spécial dont la portée était volontairement limitée. Non recevable au-delà de quelques milliers de mètres. Alors que le réseau général des casques d’une unité portait à 50 kilomètres pour joindre des éléments séparés. La discrétion était primordiale dans leur spécialité. Il disposait quand même – comme tous ses adjoints – d’une com primitive mais longue distance, interne aux casques, pour recevoir des ordres ou rendre compte, très loin.
— Dis, Cap’, deux jours que ça ne bouge toujours pas, tu crois que leur détection est toujours en veille, en face ?
Il ne répondit pas tout de suite, remuant dans son caméléon. »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Quand il ne reste que l’honneur … »
Les ennemis par Paul-Jean Hérault
Fiche de Les ennemis
Titre : Les ennemis
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2005
Editeur : Editions l’officine
Première page de Les ennemis
« — « Capitaine, voilà le Destructeur Centaurien, DEVANT… Il ne vient pas de l’arrière, il est DEVANT ! »
Dans ses haut-parleurs de casque, Ewen avait reconnu la voix, affolée, de Djekar le Lieutenant-Détection. Quelqu’un avait dû oublier de couper le réseau général et ce qui se disait sur la petite passerelle-poste de commandement du Patrouilleur était répercuté partout dans le bâtiment.
— « Il… il est tout près, il remplit l’écran du viseur de la batterie RCM, Capitaine ! »
Ça, c’était le Sarj-Armement, ahuri.
— « Le tube RCM avant : Feu ! lança le Capitaine Fardine, de sa voix rauque, répétant encore, Feu » ! »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Les ennemis. »
Les clones déviants par Paul-Jean Hérault
Fiche de Les clones déviants
Titre : Les clones déviants
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 2005
Editeur : Rivière blanche
Première page de Les clones déviants
« — Coordinateur Périch’, résonna la voix, glaciale, vibrante de colère.
Jivane fit pivoter son haut tabouret de commandement, avec le petit dossier rembourré à la hauteur des reins, qui surplombait l’immense écran-holo horizontal de cinquante mètres carrés — sous ses yeux, au milieu de la grande salle — représentant le champ de bataille, à l’échelle 1/100ème. La paroi d’en face était occupée par un autre écran-holo, vertical celui-là, montrant l’espace. De cet endroit, il pouvait tout voir. Il régnait d’ailleurs une atmosphère étrange dans cette si vaste salle, très haute de plafond, occupée par des hommes et des femmes en combinaison de quart, gris sombre. Chaque alvéole-poste de travail — composée de plusieurs écrans devant lesquels un opérateur donnait ses ordres, soit en mode vocal, soit en pressant les touches d’un clavier devant lui — était éclairée par un cône de »
Extrait de : P. -J. Hérault. « Les clones déviants. »
Le raid infernal par Paul-Jean Hérault
Fiche de Le raid infernal
Titre : Le raid infernal
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 1986
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le raid infernal
« Si les autres le prenaient pour un minable et le montraient bien, il faut dire qu’il y avait tout de même mis du sien. Il portait deux demi-combinaisons, coupées à la taille ! En haut une combinaison militaire, de ce gris sale qui se confonde avec n’importe quel décor, et en dessous une combinaison classique de travail, comme en utilisent les gars des sites miniers.
Dans le petit sark de liaison, les neuf autres passagers le dévisageaient avec un mépris évident. Ce qui le laissait parfaitement froid. Il dormait. Ils avaient même l’impression qu’il n’avait fait que dormir depuis quatre jours. Forcément, ça les agaçait…
Il n’y a pas grand-chose à faire dans un sark, où la place est mesurée, surtout pour un voyage de douze jours. Même compte tenu des escales relais installées sur de gros astéroïdes, où ils mangeaient chaud et se lavaient, on s’ennuie ferme dans un sark. Alors ils y allaient sec ! »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Le Raid Infernal. »
Le loupiot par Paul-Jean Hérault
Fiche de Le loupiot
Titre : Le loupiot
Auteur : Paul-Jean Hérault
Date de parution : 1991
Editeur : Fleuve noir
Première page de Le loupiot
« Ils le virent arriver par la bande de circulation depuis la grande baie du bureau.
Il se tenait bizarrement, comme s’il s’appuyait sur sa jambe droite seulement. Et sa main droite paraissait prête à saisir la rampe. Pourtant, le déroulement de la bande était constant, et les rares secousses n’avaient rien de bien méchant.
Comme il se rapprochait, ils distinguèrent mieux sa vieille combinaison marron, tellement vague qu’elle flottait autour de lui, dissimulant les lignes de son corps.
Tout semblait anonyme, en lui. Taille moyenne, visage quelconque, à part une cicatrice qui barrait en oblique le sourcil droit… A la réflexion, sa figure presque trop banale incitait à revenir sur la première impression… parce qu’elle ne trahissait absolument rien, aucun sentiment. Brusquement, le personnage n’était plus si anonyme que ça ! »
Extrait de : P.-J. Hérault. « Le Loupiot. »